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dimanche 7 avril 2013

Réponse de Mouloud Mammeri à l'article : « Des donneurs de leçons » publié par le journal El Moudjahid paru le 20 mars 1980 | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Dans la page culturelle du N° 4579 de votre journal, en date du 20 mars 1980, vous avez fait un article me mettant directement en cause, sous le titre les donneurs de leçons. Le texte contenant un certain nombre de contre-vérités, je vous prierai de faire paraître ce rectificatif dans la même page de votre prochain numéro.
07/04/2013 - 15:52 mis a jour le 07/04/2013 - 15:58 parMurad Irnaten
Les donneurs de leçons
K.B
Les étudiants du centre universitaire de Tizi-Ouzou ont exprimé leur mécontentement il y quelques jours à la suite d’une conférence annulée d’un homme qui, pour prétendre être le chantre de la culture berbère, n’a rien fait de tel comme contribution à son pays que rédiger un travail de « création intellectuelle sur la culture aztèque » avant d’accorder une interview à un quotidien parisien où il confond inquisition chrétienne, monarchie marocaine et islam et la révolution algérienne.
On peut facilement comprendre pourquoi notre jeune génération a tout à gagner en se défiant de tels intellectuels. Les vérités d’un Kateb Yacine ou d’un Malek Haddad, même si elles ne font pas l’unanimité, sont des actes de foi patriotiques, un désir profond de communier.
L’incident que certains milieux ont tenté de récupérer n’a, il faut le dire, aucune commune mesure avec la tournure qu’il a prise.
Les valeurs arabo-islamiques fondamentales de notre société et, principalement de l’islam, qui a trouvé meilleur accueil en Kabylie, n’ont jamais été édifiées sur l’intolérance et le repli sur soi-même.
La Nation algérienne a trouvé son unité dans sa diversité et si, à un moment donné, nous avions jugé avec une grande sévérité les passions non retenues de jeunes enthousiastes certes, au nom de l’arabisation, ils convient par ailleurs, en pareil cas, de dire à ceux qui se réfugient derrière d’autres slogans, d’observer la plus grande vigilance à l’égard de ces slogans.
Au moment où la direction politique, à l’écoute des masses, prend en charge tous les problèmes des citoyens, à fin de les résoudre de manière globale est- jusque –là, notre peuple n’a que faire des donneurs de leçons et particulièrement de gens qui, n’ont rien donner ni à leur peuple ni à la révolution, à des moment, où la contribution de chaque algérien à la cause nationale était symbole de sacrifice total et d’amour de la partie.
La langue arabe- revendication de notre peuple- et notre langue nationale et il est temps qu’elle reprenne la place qu’il lui revient dans les secteurs d’activité du pays. Ne nous pouvons en effet continuer à lier le destin des générations futures et notre indépendance à une langue étrangère qui fut la langue de nos oppresseurs, de notre dépersonnalisation.
L’arabisation, contrairement à ce que pensent certains passéistes bornés et « maccarthystes » de la culture se traduira dans notre vie de tous les jours de façon réfléchie et révolutionnaire et avec l’adhésion de l’ensemble des algériens. L’expérience nous a appris que toute tentative d’imposer quelque chose à notre peuple est vaine et relève de l’irresponsabilité.
La culture algérienne, sortie des ghettos, de ses inhibitions, et de ses interdits-dus le plus souvent à quelques bureaucrates zélés qu’à autre chose-doit renaître grâce à l’apport des algériens qui n’ont pas été engendrés quoi qu’on dise certains dans le berceau de romantique ni dans celui de ceux du royaume du Machrek. Elle est l’expression d’une civilisation arabo-islamique qui s’est fondu harmonieusement dans les traditions et spécificités des peuples d’Afrique du Nord. Les plus grands acquis de notre peuple, ne se sont pas réalisés à coups de slogans ni contre la volonté des masses populaires.
Réponse de Mouloud Mammeri a propos « des donneurs de leçons »
Dans la page culturelle du N° 4579 de votre journal, en date du 20 mars 1980, vous avez fait un article me mettant directement en cause, sous le titre les donneurs de leçons. Le texte contenant un certain nombre de contre-vérités, je vous prierai de faire paraître ce rectificatif dans la même page de votre prochain numéro.
Sur les allégations me concernant personnellement je fais l’hypothèse charitable que votre bonne foi a été surprise et que ce qui d’ailleurs s’appellerait mensonge et diffamation (et serait à ce titre passible des tribunaux) n’a été chez vous qu’erreur d’information. Il va de soi que je n’ai jamais écrit dans « l’Echo d’Alger » l’article mentionné dans votre texte. Il va sans dire que je n’ai jamais eu à refuser de signer le mystérieux manifeste de 1956 que vous évoquez en termes sibyllins.
Je serais heureux néanmoins que cet incident soit pour vous l’occasion de prendre une dernière leçon sur la façon même dont vous concevez votre métier. Le journalisme est un métier noble mais difficile. La première fonction et à vrai dire le premier devoir d’un journal d’information comme le vôtre est naturellement d’informer. Objectivement s’il se peut, en tout cas en toute conscience. Votre premier devoir était donc, quand vous avez appris ces événements (et ne pas dix jours plus tard) d’envoyer un de vos collaborateurs se renseigner sur place sur ce qui s’est passé exactement afin de le relater ensuite dans vos colonnes.
Vous avez ainsi oublié de rapporter à vos lecteurs l’objet de mécontentement des étudiants. Cela les aurait pourtant beaucoup intéressés. Cela leur aurait permis en même temps de se faire une opinion personnelle. Ils n’ont eu hélas droit qu’à la vôtre. Vous auriez pu pourtant leur apprendre qu’il est des Algériens pour penser qu’on ne peut pas parler de la poésie kabyle ancienne à des universitaires algériens.
Nous sommes cependant quelques-uns à penser que la poésie kabyle est tout simplement une poésie algérienne, dont les kabyles n’ont pas la propriété exclusive, qu’elle appartient au contraire à tous les algériens, tout comme la poésie d’autres poètes algériens anciens comme Ben Mseyyab, Ben Triki, Ben Sahla, Lakhdar Ben Khelouf, fait partie de notre commun patrimoine.
En second lieu un journaliste digne (et il en est beaucoup, je vous assure) considère que l’honnêteté intellectuelle, cela existe, et que c’est un des beaux attributs. Attributs de la fonction_ même et surtout quand on écrit dans un organe national : là moins qu’ailleurs on ne peut se permettre de batifoler avec la vérité.
Je parle de la vérité des faits, car pour cela des idées il faut une dose solide d’outrecuidance pour prétendre qu’on la détient. Mais visiblement pareil scrupule ne vous étouffe pas. Avec une superbe assurance et dans une confusion extrême vous légiférez, mieux : vous donnez des leçons. Vous dites la volonté, que vous-même appelez unanime, du peuple algérien, comme si ce peuple vous avait par délégation expresse communiqué ses pensées profondes et chargé de les exprimer. Entreprise risquée ou prétention candide ? Quelques affirmations aussi péremptoires dans la forme qu’approximatives dans le font peuvent être l’expression de vos idées (si l’on peut dire) personnelles. Pourquoi en accabler le peuple ?
Il n’est naturellement pas possible de traiter en quelques lignes la masse des problèmes auxquels vous avez, vous, la chance d’avoir déjà trouvé les solutions. Je vais donc tenter de ramener quelque cohérence la confusion des points que vous évoquez.
Vous me faites le chantre de la culture berbère et c’est vrai. Cette culture est la miennes, elle est aussi la vôtre. Elle est une des composantes de la culture algérienne, elle contribue à l’enrichir, à la diversifier, et à ce titre je tiens (comme vous devriez le faire avec moi) non seulement à la maintenir mais à la développée.
Mais, si du moins j’ai bien compris votre propos, vous concéderez comme incompatibles le fait de vouloir le développement de cette culture avec ce qu’en vrac et au hasard de votre plume vous appelez : les valeurs arabo-islamiques, l’indépendance culturelle etc…
Vous êtes naturellement libre d’avoir une pareille opinion. Ce n’est pas la mienne. Je considère personnellement qu’au fonds la culture berbère, qui nous est commun à tous, l’Islam et les valeurs islamiques sont venus apporter un élément essentiel à la définition de notre identité. Je considère que l’Islam des premiers siècles a été un instrument de libération et d’émancipation de l’homme maghrébin. Je pense que par la suite le ciment idéologique de la résistance nationale aux menées espagnoles et portugaises sur nos côtes. Naturellement entre les différents visages qu’il peut prendre dans la réalité j’opte quant à moi pour le plus humain, celui qui est le plus progressiste, le plus libérateur et non pour le visage différent qu’il a pu présenter aux heures sombres de notre histoire.
La contradiction visiblement ne vous gêne pas. « La nation algérienne, écrivez-vous, a trouvé son unité dans sa diversité ». Voilà un sain principe, mais comment le conciliez-vous avec l’article que vous venez de commettre ? Cette diversité que vous êtes fier d’affirmer dans les mots, cela ne vous gêne-t-il pas de la refuser aussitôt dans les faits ? Si je comprends bien, vous voulez-vous donner en même temps le beau rôle d’un libéralisme de principe avec les avantages de la tyrannie idéologique, en un mot être en même temps progressiste dans les termes et totalitaire dans les faits. Ne vous y trempez pas : je genre d’agissement n’a pas la vie longue. On peut tremper tout le monde quelque temps, on peut tremper tout le temps quelques hommes, on ne peut pas tremper tout le monde tout le temps. C’est un autre que moi qui l’a dit au XIXesiècle et l’adage depuis a toujours été vérifié.
Le véritable problème est donc premièrement dans la conception étrange que vous avez de votre métier. Que vous soyez totalitaire c’est votre droit, mais vous concevrez aisément que d’autres algériens préfèrent à la pratique des slogans contradictoires celle de l’analyse honnête. Le véritable problème est deuxièmement dans la vision que vous voulez imposer de la culture algérienne, évoluant entre l’oukase et la déclaration de bonne intention toujours démentie dans les faits. L’unité algérienne est une donnée de fait. Elle se définit, comme incidemment vous l’avez écrit, dans la diversité, et non point dans l’unicité.
A cette dans la diversité correspond une culture vivante. La culture algérienne est, dites-vous, « sortie de ses ghettos, de ses inhibitions et de ses interdits ». Votre article est la preuve éclatante qu’hélas elle y est enfoncée jusqu’au cou. Mais soyez tranquille : elle en a vu d’autres, la culture algérienne, une fois de plus elle s’en sortira. Elle s’en sortira car « toute tentative d’imposer quelque chose à notre peuple est vaine et relève de l’irresponsabilité ». C’est votre propre prose. Dommage que vous n’y croyiez pas !
Mouloud Mammeri
source : Revue Awal, 1990, édition spéciale, Hommage à Mouloud Mammeri, pp. 142-146.

vendredi 5 avril 2013

Le MAK dénonce la répression du régime algérien dans le Mzab


Le MAK dénonce la répression du régime algérien dans le Mzab

05/04/2013 - 15:00

Kabylie (SIWEL) — Hier, le mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) a rendu public un communiqué dans lequel il condamnait fermement la « sauvage répression du régime raciste d’Alger » dans la région amazighe de Ghardaïa où une « vingtaine de citoyens ont été violemment tabassés avant d’être incarcérés ». Par la voix de sa secrétaire nationale aux droits de l’Homme, Fatiha Rahmouni, le mouvement kabyle dénonce « La répression des forces saines en Algérie » [..] « inversement proportionnelle aux largesses accordées à des assassins multirécidivistes » faisant allusion aux terroristes repentis de Bouteflika.


Fondé en 1048, Ghardaïa « Taghardaït » est la capitale de la vallée du Mzab.(PH/DR)
Fondé en 1048, Ghardaïa « Taghardaït » est la capitale de la vallée du Mzab.(PH/DR)
Le Mouvement autonomiste kabyle dénonce le fait que « pendant que la corruption, au plus haut sommet de l’Etat, ravage l’Algérie et que les terroristes "repentis" font la loi, les citoyens assoiffés de liberté et de dignité son soumis à la violence de l’Etat ; ils sont interdits de parole, tabassés et traînés en justice » et accuse le régime algérien de chercher « détourner la contestation sociale, aussi bien à Ouargla qu’à Ghardaia, au profit d’une unité nationale qu’il veut construire sur la négation des peuples, le crime et la corruption ». 

La secrétaire nationale aux droits de l’Homme du MAK rappelle que les mozabites constituent une « entité amazighe de rite Ibadite, non conforme au dictat islamiste du régime et de ses assassins, toutes catégories confondues » qui « évolue dans un environnement hostile » où « Régulièrement, des affrontements ont lieu entre les Mozabites et les Châambas qui bénéficient du soutien actif (car racial) de l’Etat contre les Mozabites », accusant ainsi le régime algérien de faire du favoritisme « racial ». 

Madame Rahmouni conclue le communiqué de soutien aux frères amazighs du Mzab en réitérant la « profonde conviction » de son mouvement « que les Amazighs, n’ont pas d’autre voie de salut que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » du fait que « les Mozabites, comme tous les peuples amazighs d’Algérie, tout comme ceux des faux Etats qui usurpent les territoires de Tamazgha, sont soumis à des politiques d’assimilation ». 

L’intégralité du communiqué est disponible sur le site officiel du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie 

Première édition du Festival international des films berbères | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



Elle se tiendra du 19 au 21 avril prochain à Paris
Paris, la Ville Lumière, est un endroit idéal pour démarrer ce Festival. Paris est également une ville berbère : les Berbères y sont venus, il y a très longtemps de cela. Paris est un grand carrefour du cinéma mondial : c’est donc ici que les films berbères ont la possibilité de raconter l’Homme libre », peut-on lire sur le site du festival. Les préparatifs vont bon train.
05/04/2013 - 12:55 mis a jour le 28/03/2013 - 22:19 parYouva Ifraouèn
C’est un pas de géant que la culture amazighe vient de franchir. Le festival international du film berbère est né. La première édition aura lieu du 19 au 21 avril à Paris. Le Festival est créé avec l’appui d’Institutions françaises, comme le Ministère de la Culture, la ville de Paris, le CNC, l’ACSE, L’Image à la diversité, l’Ile de France. L’initiative est plus que louable. Les Berbères comptent relever le défi eux mêmes.
Plusieurs productions filmiques d’expression amazighe ne sont pas mises en valeurs. Elles sont marginalisées par les régimes en place des pays de l’Afrique du nord. « A bien des égards, le cinéma berbère reste encore méconnu, ici et là. Pourtant, depuis déjà quelques décennies, des films berbères ont été réalisés et ont eu un succès d’estime fort intéressant.
Le Festival international des films berbères sera une belle halte pour montrer au grand jour les créations des cinéastes berbères. Paris, la Ville Lumière, est un endroit idéal pour démarrer ce Festival. Paris est également une ville berbère : les Berbères y sont venus, il y a très longtemps de cela. Paris est un grand carrefour du cinéma mondial : c’est donc ici que les films berbères ont la possibilité de raconter l’Homme libre », peut-on lire sur le site du festival. Les préparatifs vont bon train.
Plusieurs films et documentaires prendront part à cette manifestation tant attendue par le peuple amazigh, dont la diaspora est fortement présente dans plusieurs pays européens. Un prix sera décerné aux meilleures productions. D’éminentes personnalités du monde du cinéma de divers horizons prendront part à ce festival qui s’annonce d’ores et déjà grandiose.
Seul le Maroc a enregistré une avancée significative dans le domaine du septième art d’expression Amazigh. « Au Maroc, le cinéma berbère a également beaucoup progressé ; il a d’abord commencé il y a deux décennies par la production de films vidéo pour, ensuite, s’améliorer avec des films long métrage. Ce cinéma raconte avec réalisme le vécu du Maroc profond, surtout le Maroc du sud. Ici également, on trouve des cinéastes qui partent à la recherche d’un passé où toute la région de l’Afrique du nord était unifiée. Ainsi les films " Tirukza i Temghart" de Abdelaziz Oussayah, "Anaruz" de Abdellah Abdaoui ou encore "Tabrat" de Ali Ait Bouzid sont des fictions qui apportent un plus certain au cinéma berbère », selon les propos de l’un des organisateur de cet évènement culturel annuel.
Le Festival dit du film amazigh qui a été clôturé hier soir à Tizi Ouzou est une insulte envers la culture berbère. La ministre de la culture a isolé la culture kabyle davantage des autres régions d’Afrique du nord. A vrai dire, ce n’était qu’une occasion pour brader des milliards de centimes.
Youva Ifraouèn

jeudi 4 avril 2013

La MAK apporte son soutien | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Répression dirigée contre les Mozabites
Ayant intégré le Mouvement pour l’Autonomie de l a Kabylie (MAK) il a y quelques jours seulement, et nommée au poste de secrétaire national aux droits de l’homme, l’avocate Fatiha Rahmouni vient signer son premier communiqué au non du Mouvement pour apporter le soutien du Mak au peuple mozabite contre qui uen terrible et féroce répression est dirigée ces derniers temps.
04/04/2013 - 17:05 mis a jour le 04/04/2013 - 17:05 par

« La sauvage répression du régime raciste d’Alger s’amplifie sur les honnêtes citoyens qui ne revendiquent que leurs droits » écrit-elle d’entrée de jeu et de poursuivre : « Après la violente répression du rassemblement du MAK, le 10 mars dernier, les services du sinistre Ould Kablia répriment sauvagement des jeunes à Ghardaia pour avoir tenté d’organiser un rassemblement de jeunes citoyens réclamant dignité et travail. Une vingtaine de citoyens parmi lesquels figurent Kameleddine Fekhar et Kacem Soufghalem ont été violemment tabassés avant d’être incarcérés ».
Elle fera part aussi du soulagement du Mak suite à cette libération « provisoire » avant de condamner avec force cette « violence étatique qui caractérise les régimes totalitaires tels que ce régime qui prend en otage la société civile dans toute l’Algérie » et d’exiger « l’arrêt des poursuites contre ces militants et exprime la solidarité du peuple kabyle avec ses frères amazighs du Mzab ».
Dans le communiqué, il est aussi fait le constat que « la répression des forces saines en Algérie, par un régime raciste et corrompu, est inversement proportionnelle aux largesses accordées à des assassins multirécidivistes. En effet, pendant que la corruption, au plus haut sommet de l’Etat, ravage l’Algérie et que les terroristes "repentis" font la loi, les citoyens assoiffés de liberté et de dignité son soumis à la violence de l’Etat ; ils sont interdits de parole, tabassés et traînés en justice par un pouvoir qui tente en plus de détourner la contestation sociale, aussi bien à Ouargla qu’à Ghardaia, au profit d’une unité nationale qu’il veut construire sur la négation des peuples, le crime et la corruption ».
Plus loin encore, la secrétaire national aux droits de l’homme a ajouté que « la communauté Mozabite, qui est une entité amazighe de rite Ibadite, et donc non conforme au dictat islamiste du régime et de ses assassins, toutes catégories confondues, évolue dans un environnement hostile. Régulièrement, des affrontements ont lieu entre les Mozabites et les Châambas qui bénéficient du soutien actif (car racial) de l’Etat contre les Mozabites » et de rappeler que « les Mozabites, comme tous les peuples amazighs d’Algérie, tout comme ceux des faux Etats qui usurpent les territoires de Tamazgha, sont soumis à des politiques d’assimilation. Le MAK réitère sa profonde conviction que les Amazighs, n’ont pas d’autre voie de salut que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
Rédaction Tamurt

Appel de Ferhat Mehenni au Peuple Kabyle pour la Marche du 20 Avril - YouTube

Appel de Ferhat 

Mehenni au Peuple Kabyle pour la Marche du 20 Avril

Publiée le 3 avril 2013
Le 20 avril 2013 à 10h00, 3 marches simultanées en Kabylie ! Soyons nombreux pour célébrer nos Printemps, dans l'unité, arrachons le droit du peuple Kabyle à son autodétermination !
Itinéraire des marches :
VGAYET
Université Targa Ouzemmour - Aâamriou - Wilaya
Tuviret
Université Mohand Oulhadj -- Wilaya
Tizi Wezzu :
Université Hasnaoua -- Ancienne mairie
Ad yidir uγref aqvayli di tlelli
PS : : Des invités surprise vont marquer de leur présence les trois marches organisées dans les trois grandes villes de la Kabylie.
 http://www.youtube.com/watch?v=QV0c9YCVgao

« La Baltagia du régime » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


« La Baltagia du régime »

Farid ATTOUI

La trotskyste à la vaisselle d’or ne fréquente désormais que la caste dominante, elle se pavane dans leurs salons et leurs châteaux, elle est admise à la cour du roi Boutef, devenue la plus active et la préférée de toutes les courtisanes. Elle assiste à toutes leurs manigances et leurs magouilles, elle veut que sa part du gâteau soit encore plus grande, elle veut sa part du butin, elle est informée de tous les coups tordus, diaboliques et morbides que le régime concocte contre le peuple algérien et contre les libertés.
04/04/2013 - 00:21 mis a jour le 04/04/2013 - 00:21 par Farid Attoui

On la voit partout, elle monopolise l’outrage et l’insulte, elle aboie à chaque fois que ses maîtres et ses sponsors sont mis en cause. Elle défend le régime algérien bec et ongles, c’est sa mission, sa destinée, elle en est fière. C’est « ne touche pas à mes maîtres sinon je mords et je griffe… ».
Elle tire sur tout ce qui n’est pas encore corrompu. Les misérables, les pauvres, les sans culottes, les opprimés, les ouvriers, les chômeurs n’ont qu’à se taire et s’écraser sinon ils risquent la foudre de la célèbre baltagia, elle les traitera de tous les noms, et des plus infamants, elle les désignera à la vindicte populaire comme des agents au service des ennemis étrangers de l’Algérie, comme des traitres, elle les mettra à coup sûr sur le bûcher…
Elle est la star des journaux affidés du régime pourri, ils ont les mêmes sponsors. Elle est sur toutes les pages d’El Chourouk d’Ali Fodil, d’El Nahar de Mohamed Mguedem (alias Anis Rahmani), d’Algérie Patriotique de Lotfi Nezzar , fils de Khaled Nezzar, et de Sid-Ali Médiène fils du reb dzair, l’homme qui possède l’Algérie… Et même l’Entv s’y met, preuve à quel point l’apport de Louisa pour le sérail des dominants est indispensable.
Elle est leur vedette, leur référence, ils l’ont mise sur l’estrade de l’esbroufe et de l’indignité. Toutes les insultes qu’ils n’osent pas, de peur d’apparaître, ils les sous-traitent à la baltagia Louisa. Toute honte bue, l’infamie c’est son truc à elle, c’est son dada, son visage n’en rougit plus. C’est l’aboyeuse du régime. Une marionnette-perroquet tombée entre de sales mains. Son égo est exacerbé par ses maîtres, elle s’autorise alors tout, elle crache partout, pas de limites à ses élucubrations et surtout, aucune décence.
La trotskyste à la vaisselle d’or ne fréquente désormais que la caste dominante, elle se pavane dans leurs salons et leurs châteaux, elle est admise à la cour du roi Boutef, devenue la plus active et la préférée de toutes les courtisanes. Elle assiste à toutes leurs manigances et leurs magouilles, elle veut que sa part du gâteau soit encore plus grande, elle veut sa part du butin, elle est informée de tous les coups tordus, diaboliques et morbides que le régime concocte contre le peuple algérien et contre les libertés. Et quand le roi et sa cour veulent se détendre, Louisa se mue aussi en bouffonne, elle est capable de toute la baltagia ! Et mêmes des servilités les plus méprisables.
Boutef c’est son roi et son Dieu, gare à celui qui ose toucher un seul cheveu du nain. C’est son protecteur, son bienfaiteur, sa raison d’être. Elle lui doit tout, jusqu’à son poste de député, sa villa, ses voitures et ses salaires indécents et insultants envers les millions de travailleurs qu’elle est censée représenter. Elle veut qu’il s’éternise au pouvoir, elle ne peut imaginer une Algérie sans boutef et sans Médiène, elle s’excite et perd ses nerfs contre ceux qui appellent à ce que ce roi, et aussi chef de la mafia, dégage.
Le pouvoir corrompu, morbide et immoral a érigé Louisa comme guide de la morale et de la vertu. Prête à donner des leçons à la terre entière, il suffit juste d’appuyer sur le bouton. Le formatage est bien achevé, la rengaine bien apprise et la lâcheté bien assumée.
Louisa dort bien, la pauvreté et la galère des algériens ne l’atteignent plus, elle en a cure, elle n’y a jamais été sensible d’ailleurs. Elle est tombée dans le trotskysme et désignée “défenseuse” des travailleurs par pur hasard. Elle a été incitée et mise sur orbite, c’est uniquement pour le besoin de la caste dominante et du clan qui a mis main basse sur l’Algérie.
Il fallait un larbin ambitieux pour ce créneau, il fallait un rat de laboratoire pour ce poste, et c’est Louisa qui était choisie, elle en a les qualités la baltagia !
Tout indiquait qu’elle allait bien assumer ce rôle, il suffisait juste de la faire bachoter sur quelques livres de référence du trotskysme afin qu’elle comprenne la mécanique et comment haranguer et tromper les foules. La DRS avait ses laïcards de laboratoire, ses islamistes de laboratoire, ses journalistes de laboratoire, ses syndicalistes de laboratoire, il lui a fallu une trotskyste de laboratoire.
Abdelmadjid Sidi Said, ce kabylo-syndicaliste de service, c’est du deux en un, était tout disponible à prêter main forte pour que Louisa ait la meilleure formation, dispensée par le maître de la flagornerie lui-même. Et depuis, l’élève a dépassé le maître, Louisa a fait d’énormes progrès dans la ruse, la trique, l’hypocrisie, la tromperie et dans son engagement indéfectible à défendre les intérêts du régime.
Elle déploie force et énergie pour que les mêmes suceurs de sang des algériens demeurent encore et encore au pouvoir. Sa fidélité envers ses créateurs a été garantie et certifiée, elle est inébranlable.
Le souci de Louisa n’est pas la galère des algériens, la trotskyste de lab s’en moque éperdument, mais bel et bien la sauvegarde de ses privilèges inhérente à la pérennité du régime. Elle a la trouille de se retrouver orpheline du roi et de ses sbires, sans protection et livrée à elle-même, alors elle fait feu de tout bois.
Les chômeurs du sud qui protestent et qui marchent contre la misère et la ségrégation, pour Louisa c’est la faute de Benbitour et des fomenteurs de complots de l’étranger.
Les nombreuses révélations sur la corruption du clan de bouteflika, pour la baltagia c’est juste un coup de la CIA et du Qatar pour discréditer son roi adoré et l’empêcher d’avoir un quatrième mandat.
Les algériens qui manifestent un peu partout contre la pauvreté, le mal-vivre et le mépris du clan au pouvoir, c’est juste des manipulés et des marionnettes aux mains des sionistes, les kabyles qui se défendent contre l’apartheid, le racisme, le déni identitaire et l’oppression des voyous du régime, pour miss Anti-kabyle c’est à cause de Ferhat Mhenni, c’est lui le comploteur.
Ferhat Mhenni, l’incorruptible, est devenu la tête de turc pour cette baltagia, pas un discours ou une intervention sans qu’elle ne le cite. Toujours en mal, toujours avec la même haine et la même outrance, la même infamie et les mêmes mensonges. Elle ne cesse de s’en prendre à lui, de faire des appels implicites à son assassinat et à sa liquidation physique. Elle lui a mis l’insigne du coupable à abattre. Pour la baltagia, la règle est simple et évidente, l’ennemi du régime devient l’ennemi de Louisa.
Et pourtant Ferhat Mhenni ne fait que défendre les siens et son peuple contre les oppressions, les humiliations et la domination que les amis de Louisa leur font subir. Ferhat Mhenni a été toujours constant dans ses valeurs et ses convictions, il n’est pas superficiel, il n’est pas avide du pouvoir et de la richesse. Il n’a jamais cédé aux sirènes du pouvoir. Il aurait pu, fils de chahid qu’il est, bénéficier de tout le confort matériel et social et faire parti du sérail et du clan. Comme Louisa ! Il aurait pu vivre parmi la caste des dominants s’il avait la mentalité et les valeurs de Louisa.
Mais l’homme n’est pas achetable, le système n’a pas pu le corrompre, ce n’est pas faute d’avoir essayé, il est resté digne, propre et irréprochable, c’est tout l’inverse de Louisa. Mêmes les menaces, les agressions, les coups bas et surtout l’assassinat lâche de son propre fils par les maîtres de Louisa n’ont pas pu briser son élan et sa détermination à vivre en homme libre. C’est un homme d’honneur et de convictions, les insultes de Louisa et de ses amis n’y pourront rien.
Louisa aurait pu jouer le rôle de commis aux sales besognes et se taire, ne pas s’en vanter ou, pire, prétendre donner des leçons à ceux qui sont restés propres et libres. Mais l’amour du régime déborde de son corps, elle veut l’assumer et le crier sur tous les toits, elle veut manifester sa gratitude envers ses maîtres.
Toute critique de boutef ou de son régime est blasphématoire à ses yeux et mérite les foudres divines, elle se charge pour allumer le bûcher et désigne les coupables. Toute critique de son roi adoré, elle la ressent comme un outrage envers elle-même. Elle s’est érigée en porte parole d’un pouvoir moribond et néfaste.
L’honneur, cette chose si précieuse pour celui ou celle qui la possède, Louisa l’avait vendu, elle l’avait échangé contre de l’argent, des villas, des voitures, des serviteurs, des robes, des voyages, des visas, des chaussures… La seule chose qui lui importe, c’était le prix que lui avait rapporté cette vente.
Farid ATTOUI

mercredi 3 avril 2013

Vidéo-choc ! Appels à la haine en plein Paris lors de la prière interdit...


Mise en ligne le 22 sept. 2011
A dater du vendredi 16 septembre 2011, les prières collectives et illégales de rue sont interdites en France. Cette grande première (interdire ce qui est illégal...) a-t-elle été suivie d'effet ?

Les deux mosquées du 18ème arrondissement de Paris étaient closes aux "fidèles", et des panneaux indiquaient le nouveau lieu de prières, situé à l'intérieur de la caserne de la rue de la Porte des Poissonniers, offerte aux musulmans par la République "laïque".

Devant la mosquée de la rue Polonceau, nous avons filmé les imprécations haineuses et racistes d'un salafiste, incitant jusqu'à la révolte armée contre la France, le tout ponctué du hurlement répété qu' "Allah est grand", suivi d'applaudissements.

Puis, nous nous sommes rendus à la caserne, entourés de groupes de musulmans vociférant des propos haineux, tels "Mort aux juifs !", certainement objets de futures poursuites judiciaires impitoyables de SOS-Racistes et autres ligues habituelles...

De légers heurts, heureusement sans gravité, se sont produits entre le service de sécurité, composé d'agents relativement âgés, et quelques salafistes aux couleurs du Hamas, criant au scandale et incitant à la violence.

Le calme rétabli, et la prière en plein air (donc illégale) de plusieurs centaines de participants terminée, tout ce monde s'en est allé, sans autre violence que parlée.

Selon des témoignages concordants, une prière de rue illégale et interdite s'est déroulée au même moment devant la mosquée fermée de la rue Myrha.

Il n'y avait, en tous cas, nulle présence policière visible, partout où nous nous sommes rendus.

Attendons le prochain vendredi pour la suite de l'expérience...

mardi 2 avril 2013

Amizour (Vgayet) : Le président du MAK poursuit sa campagne d'explication du projet autonomiste kabyle


Amizour (Vgayet) : Le président du MAK poursuit sa campagne d'explication du projet autonomiste kabyle

01/04/2013 - 23:37

AMIZOUR (SIWEL) — Hier soir, le président du MAK a animé sa troisième conférence consécutive dans la région Amizour. Invité par la section locale, Bouaziz Ait Chebib, accompagné de Farid Djennadi, s’est déplacé au village de Tissa, commune de Smaoun, pour vulgariser le projet du mouvement autonomiste et répond à une multitude de questions posées par une assistance curieuse et intéressée.


A Amizour, dans la région de Vgayet, le président du MAK poursuit sa campagne d'explication du projet autonomiste kabyle
A Amizour, dans la région de Vgayet, le président du MAK poursuit sa campagne d'explication du projet autonomiste kabyle
Après une minute de silence accompagnée de l’hymne national kabyle, à la mémoire des martyrs de la Kabylie et de la démocratie, le président du MAK a entamé sa communication face à une assistance nombreuse. Il a entamé son allocution par un message de fraternité envers tous les kabyles: « ne nous trompons pas d’ennemi. Nous pouvons diverger entre kabyles mais ne perdons pas de vue l’intérêt suprême de la Kabylie qui est celui de la soustraire aux griffes du pouvoir assassin ». Le MAK, dira-t-il, « ne cultive aucune forme d’animosité vis-à-vis du RCD ou du FFS dont les bases militantes sont potentiellement autonomistes. Même si nous ne partageons pas la même vision stratégique concernant la Kabylie, nous éprouvons à leur égard du respect et de la fraternité. » a-t-il précisé. Il a ensuite détaillé le projet du MAK sur les plans politique, éducatif, sécuritaire et économique. Après un long exposé, Bouaziz Ait Chebib a répondu aux questions du public concernant des sujets d’actualité. 

Sur l'auto-détermination, il répondra: 
«Il n’y a rien de plus démocratique comme démarche que l’autodétermination. Le MAK ne veut rien imposer au peuple kabyle. Son combat consiste à lui arracher le droit de choisir librement sans aucune contrainte le statut politique qui lui sied et qu'il souhaite. Le peuple kabyle pourra exprimer son choix en toute liberté à travers un référendum» 

Sur la communauté internationale, il dira: 
«La communauté internationale doit cesser de violer le droit à l’autodétermination des peuples spoliés en soutenant des régimes totalitaires à disposer, comme bon leur semble, de leur peuple. L’ONU se conduit en syndicat des Etats établis au détriment des nations opprimées. Cette attitude ne fait que compromettre l’avènement d’un monde libre, tout en maintenant des dictatures sans nom qui n'hésitent pas à commettre des massacres en toute "légalité", ce qui n'est absolument pas normal, ni éthique. La communauté internationale ne peut se positionner en donneuse de leçons quant elle cautionne des régimes criminels». 

Sur l’officialisation de Tamazigh, il répondra: 
«Après l'arnaque du HCA et le pseudo statut de langue nationale, dont on ne voit que trop bien les effets pervers notamment par l'interdiction faite aux députés de Kabylie de s'exprimer en tamazight la "langue nationale", cette officialisation sera tout simplement un leurre de trop visant à vider tamazight de tout sens tout en faisant diversion face à la volonté du peuple kabyle de s’émanciper d'un régime arabiste et profondément anti-kabyle. L'officialisation n’a rien d’une solution, elle sera juste un cadeau empoisonné qui placera ce que nous avons de plus cher sous l'autorité d'un Etat arabo-islamiste qui multiplie les fléaux en kabylie pour l'asservir définitivement. Par ailleurs, l’exemple du Maroc est plus qu’édifiant en la matière, et pour cause, car aucun "statut" consenti par un régime raciste ne vaut un Etat issu d'un combat qui place "Taqvaylit", dans tous les sens du terme, au dessus de tout. Vivement la Kabylie libre. ». 

Sur les négociation avec le pouvoir, il répondra: 
«A travers l’action diplomatique de l’Anavad, nous recherchons l'internationalisation du drame vécut pas la kabylie depuis l'avènement d'une indépendance qu'elle a très chèrement payée ainsi que la reconnaissance internationale du droit du peuple kabyle à son autodétermination. Il est vrai que tout conflit politique finit par se régler sur la table des négociations. Cependant, toute négociation avec ce régime infâme, indigne de confiance, se fera sous l’égide de l’ONU. D'autre part, quand le moment sera venu, nous ferons appel à toutes les compétences kabyles pour défendre de la meilleure manière qui soit, les intérêts moraux et matériels de la Kabylie». 

Sur ses propres conviction religieuse, le président du MAK répondra: 
«Conformément au principe de JMAA LIMAN (au nom de toute les croyances), je respecte évidemment toute les croyances religieuses, à condition qu'elle consacre la liberté de culte et de conscience, conformément à la culture kabyle et plus généralement amazighe qui distingue entre la gestion de la cité et de la société et le religieux. La foi religieuse relève de la sphère privée. De ce fait, je n'ai pas à révéler en public mes convictions religieuses. Je me définirai tout simplement comme un kabyle laïque qui respecte toutes les religions sans aucune distinction, à condition, encore une fois qu'elles n'empiètent pas sur les libertés des uns et des autres». 

Sur le festival du film Amazigh, il répondra: 
«Le pouvoir poursuit son entreprise d’humiliation des amazighs en général et de la Kabylie en particulier. Ce festival, transformé en farce de mauvais goût, a eu le culot d'attribuer le premier prix du festival "d'expression amazigh" à un film "MUET" et le prix jeune talent à un homme de "56 an"s, c'est du flagrant délit de mépris. Comment peut-on qualifier des abominations pareilles ? Les participants à cette mascarade auraient du avoir une attitude digne en se retirant de ce carnaval en signe de dénonciation de l’exclusion de nos frères amazighs du Maroc et de la Libye. Le pouvoir a décidé à la place des kabyles qui sont leurs frères. Cette humiliation de trop ne se serait jamais produite dans une Kabylie libre». 

Sur les kabyles du régime, il répondra: 
«Toufik, Touati, Ouyahia, khalida, ould ali … n’ont rien de kabyles dès lors que la Kabylie les a renié publiquement et dignement. Ils ne représente même pas leurs personnes étant donné qu’ils s’efforcent sans relâche à s’auto-humilier pour se faire accepter par un régime qu’ils auraient du combattre s’ils avaient un iota de dignité. Le peuple kabyle les a bannis à vie. 

Enfin, en réponse à ceux qui disent : nekni s leqvayle diri-yagh, il dira : 
«Aucune nation ne s’est réalisée sur ses faiblesses. Apprenons à valoriser et à développer nos forces qui sont par ailleurs vantées par d’imminents savants universels comme : Ernest Renan, Emile Durkheim, Karl Marx, Pierre Bourdieu … bannissons le fatalisme et construisons ensemble, dans l’union, un avenir de liberté. Notre sort dépend de nous. Ou nous prenons notre destin en main ou nous continuerons à subir un autre destin imposé jusqu’à notre totale disparition». 


cbd, 
SIWEL 012337 AVR13 

lundi 1 avril 2013

Kabylie News et Bouzeguene News: Agence Free Presse de BMS - 2011 -


Admirateurs du site
C'est le moment ou jamais d'aider votre site ou de renouveler votre soutien
Bouzeguene - C'est le moment ou jamais d'aider votre site ou de renouveler votre soutien. Certains se tromperaient lourdement s'ils croient que mon appel aux dons est destiné à gagner des sous. Je dois même vous avouer que je suis presque contraint de poursuivre l'administration du site à cause de ces dons que je reçois. Je ne veux pas décevoir tous ces donateurs, que je remercie, en arrêtant brusquement le site, qui s'est révélé d'une grande audience et utilité. 
    Mais cela risque d'arriver à tout moment. Parce que lorsque il y a presque deux années j'ai lancé mon appel, j'ai proposé un vrai portail mais j'attendais un soutien franc que j'avais évalué à 600.000 DA pour l'année pouvant me permettre d'engager des personnes pouvant m'aider à collecter l'information. 
    Le niveau des dons est pour moi trop faible pour concrétiser ce que j'ai promis. C'est pourquoi, je lance un dernier appel pour réunir cette somme pour l'année 2013. 
    Les dons que j'ai déjà reçus ont fait et font que je reste attentif au message réel qu'ils véhiculent, au delà de l'aspect financier qui est destiné à atténuer mes frais de gestion. Il s'agit pour moi d'un renouvellement de la confiance en l'utilité du site que je me garderai de décevoir de mon côté. 
    Les statistiques indiquent bien que Bouzeguene News reçoit jusqu'à 1745 visiteurs par jour voir au delà. Kabylie News reçoit jusqu'à 500 visites sur Voila.net et 750 visites sur unblog.fr. Mais les statistiques méritent d'être confirmées par des actes de soutien concret. 
    J'ai toujours ... converti tous les donateurs en amis (es). Même si ma mémoire vient à flancher lorsque je rencontre l'un d'eux, il suffit qu'ils me rappellent leur geste pour me sentir davantage honoré de les avoir croisé et ensuite connu et gardé comme amis.
    Le mois de décembre sera décisif dans ma décision de continuer à accorder plus de temps à Bouzeguene ou à aller vers d'autres zones de la Kabylie pour obtenir le soutien de sponsors ou d'autres donateurs. Alors il est temps à tous de faire le geste nécessaire ou le renouveler pour aider votre site.
    Je voudrais apporter enfin une précision sur le niveau des dons dont certains ont placé la barre très haute en raison de leur extrême générosité pour laquelle je les remercie vivement en offrant pour certains 15.000 dinars ou 100 euros. Mais recevoir 200, 500 ou 1.000 DA, 10 euros ou 20 euros, est pour moi un don aussi élevé et respectable que les autres. 
    Je mesure le geste et le moment de le faire pas le niveau de la générosité bien que je salue ceux qui le sont. 
    Mon objectif est de réunir 60000 DA sur l'année (200.000 DA sur trois mois) mais de préférence en même temps, par exemple ce mois de décembre, pour m'assurer un budget et des collaborateurs jusqu'à fin mars 2013. Alors à votre bon coeur comme ... le mien.(BMS)

Belkacemi Mohand Said - 0772.13.88.88- kabylienews@yahoo.fr
 La charte des dons  -  Dons par Western Union  -  Dons par CCP

BMS sites: - Bouzeguene News - Kabylie Newssur Unblog.fr  - Kabylie News

Recontre inter-azawadiens à Nouakchott : Rejet de tout extrémisme religieux et du narco-terrorisme


Recontre inter-azawadiens à Nouakchott : Rejet de tout extrémisme religieux et du narco-terrorisme

01/04/2013 - 18:52

NOUAKCHOTT (SIWEL) — A l'issue d'une rencontre inter-azawadiens, les amazighs touaregs ont adopté "une concertation" qui détermine les engagements du peuiple de l'Azawad dans la voie de la démocratie loin des extrémismes religieux. En voici le texte


Les territoires amazighs de l'Azawad. PH/DR
Les territoires amazighs de l'Azawad. PH/DR
CONCERTATION CIVILE DES AZAWADIENS 
Nouakchott, 30 Mars 2013
 
……………………………….. 

Déclaration de Nouakchott 


Nous, ressortissants de l’Azawad en Mauritanie, réunis en concertation civile à Nouakchott, le 30 mars 2013, 
- Considérant la situation dramatique dans laquelle vivent les communautés azawadiennes depuis 1960, 
- Considérant la situation chaotique que vivent ces communautés depuis l’intervention française à l’ombre de laquelle l’armée malienne se livre à des tueries, enlèvements, arrestations arbitraires, vols, viols, pillages et saccages contre les populations civiles, 

Exprimons 

1. notre ferme condamnation des exactions et crimes perpétrés par l’armée malienne depuis 1960, et surtout depuis janvier 2013, lorsqu’elle est revenue sur notre territoire dans le cadre de l’opération Serval, 

2. notre ferme condamnation de tous les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, de toutes les violations des droits de l’homme quels qu’en soient les victimes et les auteurs, 

3. notre dénonciation des pratiques de l’Etat malien consistant à extorquer des témoignages aux populations civiles pour blanchir les comportements génocidaires de son armée, 

4. notre indignation devant la passivité de la France face aux massacres de civils innocents par l’armée malienne et aux incitations multiformes visant à créer des conflits communautaires et détruire le lien social, 

5. notre indignation contre les actes de violence éprouvant des Azawadiens du fait d’autres Azawadiens et contre l’insécurité née de ses actes, 

6. notre rejet total de tous les extrémismes religieux et du narco- terrorisme, 

7. notre réprobation la plus vive, maintes fois réitérée, des prises d’otages sur notre territoire, 

8. notre inquiétude face à la situation humanitaire critique des réfugiés ainsi que de nos compatriotes déplacés ou restés sur leurs sites habituels,

9. notre impatience devant les lenteurs et autres obstacles dans la reconnaissance de notre état de réfugiés, 

10. notre conviction qu’aucun retour des réfugiés n’est envisageable alors que les conditions de sécurité ne sont guère remplies et qu’un accord de paix définitif et durable n’a pas été conclu, 

11. notre dénonciation du Mali qui refuse de négocier en vue d’une solution politique durable au conflit, 

12. notre déception face au faible engagement de la France pour un règlement politique du conflit 

13. notre détermination à jouir d’un statut politique clair, le plus abouti possible, permettant aux communautés de l’Azawad de prendre en charge leur destin, dans le respect de l’intégrité territoriale du Mali, 

Appelons 

1. Tous les Azawadiens à l’unité, à la solidarité et à l’action pacifique pour faire face à l’adversité et aux défis, 

2. A la cessation immédiate de toutes les formes de violences entre membres de nos communautés et exigeons des notables, des érudits, des chefs de fraction, tribu et village, des cadres qu’ils assument pleinement leur responsabilité afin que cessent les violences ignobles entre Azawadiens, 

3. A la cessation immédiate des crimes de guerre, crimes contre l’humanité, massacres, pillages et saccages à l’encontre des populations civiles de l’Azawad, notamment depuis le début de l’opération Serval, 

4. A la libération sans délais des personnes civiles enlevées, détenues par le Mali ou les forces spéciales françaises, 

5. A la libération immédiate et sans conditions des otages détenus sur notre territoire ainsi qu’au retrait de notre territoire de tous les groupes narco terroristes et jihadistes, 

6. La France, dont les forces contrôlent l’Azawad depuis janvier 2013, à assumer pleinement ses responsabilités en assurant la sécurité des populations, en exigeant la cessation immédiate des exactions et crimes par l’armée malienne et ses supplétifs 

7. A l’ouverture de couloirs humanitaires pour secourir les populations civiles restées sur place, 

8. A la justice internationale, pour enquêter, arrêter et juger les auteurs d’exactions et de crimes contre les populations civiles, dans le cadre d’un Tribunal Pénal Spécial pour le Mali, pour les actes commis de 1960 à 2002, et dans le cadre de la CPI pour les actes commis depuis 2002. 

9. A des réparations morales et matérielles intégrales de tous les dommages subis par les populations civiles depuis 1960, afin de mettre en échec la culture de l’impunité que cultive l’Etat malien depuis son accession à l’indépendance, 
Décidons 
1. De poursuivre ce processus de concertation civile des Azawadiens ici en Mauritanie et dans les autres principaux pays d’accueil : Niger, Burkina Faso, Algérie 

2. De nous doter d’un plan d’action, notamment de sensibilisation pour l’unité, la paix et la réconciliation entre Azawadiens, 

3. De la constitution d’une commission ad hoc pour traiter la question spécifique des violences entre des membres des communautés azawadiennes, 

Motion de remerciements
 

1. Au Peuple frère de Mauritanie pour son accueil fraternel en dépit de toutes les contraintes, 
2. A son Excellence, Mr Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de la Mauritanie, pour son engagement en vue d’une paix durable 
3. A toutes les autorités mauritaniennes pour leur compréhension et sollicitude à l’égard des Azawadiens 
4. Aux personnalités mauritaniennes ainsi qu’aux organisations humanitaires mauritaniennes qui ont exprimé leur empathie 
5. Aux medias mauritaniens publics et privés, aux correspondants de la presse internationale qui contribuent à lever le voile sur la situation difficile des réfugiés, sur les exactions et l’impunité dont sont victimes les communautés de l’Azawad toutes communautés confondues, 
6. A tous les Etats, organisations internationales gouvernementales ou non, qui se mobilisent afin de contribuer à soulager la misère et la détresse des réfugiés ici et ailleurs, 



Fait à Nouakchott, le 30 MARS 2013 
LES PARTICIPANTS
 

SIWEL 01 1852 AVR13 

Rachid Oulebsir présente le conte kabyle au centre culturel d’Aokas | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Etant depuis longtemps dominés et colonisés, les kabyles ont intériorisé une littérature orale non écrite et la chanson a été le support qui a le plus contribué à sa sauvegarde. L’orateur poursuivra en disant que si la chanson fait partie du domaine public, ce n’est pas le cas du conte qui est intime et qui est narré autour d’une atmosphère familiale.
01/04/2013 - 18:19 mis a jour le 01/04/2013 - 18:19 parMassidida
Le conte dans l’imaginaire kabyle a été le thème développé au centre culturel d’Aokas devant un parterre de jeunes avides de connaissances, par Rachid Oulebsir, romancier, qui a plusieurs essais à son actif. Ces trois concepts ont été expliqués par l’orateur qui dira que le conte est l’un des supports de la littérature orale kabyle laquelle est souvent interpellée du moment que le kabyle ne possède plus aucune référence en la matière du fait qu’on a tout le temps attribué les monuments historiques et autres sites à d’autres civilisations comme ce fut le cas, par exemple, des ruines romaines qui ont été construites par les kabyles du temps des romains.
Etant depuis longtemps dominés et colonisés, les kabyles ont intériorisé une littérature orale non écrite et la chanson a été le support qui a le plus contribué à sa sauvegarde. L’orateur poursuivra en disant que si la chanson fait partie du domaine public, ce n’est pas le cas du conte qui est intime et qui est narré autour d’une atmosphère familiale. D’ailleurs les psychanalystes le considèrent comme une préparation par la famille au passage, sans peine, de l’enfance vers l’âge adulte. C’est, en un mot, le miroir de notre intérieur qui permet le passage de l’immaturité enfantine à la maturité adulte. Même dans le milieu social, le conte joue un rôle de modérateur vers une régénération du groupe social. Il s’étalera aussi sur la cosmogonie kabyle où comment les kabyles avaient compris la création du monde avant l’avènement du monothéisme.
Sur le plan ethnographique, le conférencier dira que les kabyles se basent souvent sur le calendrier agraire dont la survivance a servi jusqu’au jour d’aujourd’hui. Le week-end d’avant, ce fut Kamel Bouamara, professeur en Tamazight à l’université de Bgayet, qui avait animé une conférence au niveau du même centre pour présenter son dictionnaire monolingue Kabylo-Kabyle, ISSIN, premier du genre qu’il a réalisé avec ses propres moyens. D’ailleurs ce dernier avait déclaré à l’assistance qu’il avait projeté de définir moins d’un millier de mots et qu’à l’achèvement de son œuvre, il s’est retrouvé avec plus de 3 000 mots, pour dire la richesse de la langue kabyle.
L’association culturelle Rahmani Slimane d’Aokas, du nom de la sommité culturelle berbère de la région, a pu redonner, avec la seule volonté de ses membres et aucune subvention étatique, une couleur au centre culturel de la localité en organisant plusieurs festivités notamment un cycle de conférences entamé depuis deux ans et demi et qui a vu une vingtaine de personnalités kabyles les animer.
Massidida

Saïd Radji qui est derrière l’initiative : Un film documentaire en cours de réalisation sur le MAK et le parcours de Ferhat Mehenni


Saïd Radji qui est derrière l’initiative : Un film documentaire en cours de réalisation sur le MAK et le parcours de Ferhat Mehenni

01/04/2013 - 15:27

PARIS (SIWEL) — Ce qu’il na pas pu faire dans sa Kabylie, verra enfin le jour en Hexagone. Plusieurs projets de ce jeune réalisateur sont déjà en ouevre. D’autres restent toujours un rêve, pour ce féru du septième art.


Louable initiative de la part du jeune réalisateur, Saïd Radji. PH/DR
Louable initiative de la part du jeune réalisateur, Saïd Radji. PH/DR
Saïd Radji s’affaire, ces jours-ci, à réaliser un film documentaire de 52 minutes sur le parcours du Mak, mouvement créé depuis 2001, et sur son leader, Ferhat Mehenni, forcé à l’exil. « Nous allons exploiter tous les moyens jusqu’à la liberation de la Kabylie : les artistes avec leur arts, les journalistes et les écrivains avec leurs plumes et nous avec nos cameras. Plus de 12 ans après la création du MAK, il est temps d’archiver les moments forts de la lutte de nos militants qui bravent les services de sécurité algériens », nous dira Saïd Radji, connu pour avoir réalisé un bon nombre de documentaires, notamment sur l’environnement et la nature en Kabylie. 
« Ce projet je l’ai entamé en Kabylie depuis maintenant 4 ans. Je suis confronté à plusieurs problèmes. Dès que les services ont découvert mon projet, je progresse très longtement. Au faite, je compte continuer mon travail ici, d’autant que je suis en possession de plusieurs cassettes vidéos de différentes marches et réunions de nos sympathisants et militants », ajouta Saïd. 

Le jeune réalisateur compte aussi mettre en exergue le parcours atypique de l’un des fondateurs de ce mouvement, qui n’est autre que le président du l’Anavad, Ferhat Mehenni, enfant prodige de Maraghna, en haute Kabylie. Un parcours parsemé par plusieurs obstacles, prison, torture, intimidation pour finir en exil. 
Saïd Radji, maintenant qu’il est installé en France, compte dépoussiérer ces vieux projets. 

Saïd a beaucoup de projets et la tête pleine de rêves. Il espère se rendre un jour en Libye pour réaliser un film documentaire sur Imazighen de ce pays, persécutés depuis plus de 40 ans par le tyran de Tripoli, Khadafi. « J’ai voulu me rendre en Libye lors de l’insurrection armée contre le dictateur déchu, mais on m’a empêché de sortir d’Algérie. Alger soutenait le régime dictatorial de Khadafi et ne voulait pas qu’il tombe. J’étais même menacé. C’est l’une des raisons qui m’ont obligé à plier bagages. Mais je vais faire tout pour me rendre un jour dans ce pays frère et réaliser mon projet », dira, dans d’un air déterminé Saïd Radji qui consacre tout son temps à la caméra et la photographie. 

« Un jour ou un autre, mes films sur le combat du MAK et sur la soif de liberté de tous les autres peuples Amazigh de l’Afrique du nord seront projetés de Mass le président de l’Anavad, en Kabylie, bien sur », espère Saïd. 

ni/tamurt.info 
SIWEL 01 1527 AVR13