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lundi 1 avril 2013

Malika Matoub a réitéré son exigence sur la vérité concernant l’assassinat de son frère | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Célébration du 57e anniversaire de la naissance du Rebelle
« La famille de Lounès en général et moi en tant que sa sœur voulons voir à la barre des accusés directs », s’insurge la conférencière pour dire ensuite que c’est « aux autorités compétentes de se débrouiller ces accusés ».
25/01/2013 - 10:46 mis a jour le 25/01/2013 - 18:55 par Saïd Tissegouine
A l’occasion du 57e anniversaire de la naissance de feu Lounès Matoub dit « le Rebelle » qui se rapportait à la journée d’hier, soit le 24 janvier 2013, la fondation portant le nom du défunt a organisé un grand gala artistique à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou lequel gala a été également une opportunité pour Mme Malika Matoub d’organiser une conférence de presse pour faire part de ses douleurs et de ses espoirs sur ce qui est appelé « l’affaire Lounès Matoub ».
A l’issue de ce face à face avec la presse, la conférencière dira d’abord que la fondation Lounès Matoub qu’elle-même préside a décidé d’octroyer cette année le Prix de la Résistance Lounès Matoub, institué en avril 2000, au groupe artistique et militant targui dénommé« Tinariwin ». Malika Matoub expliquera que le choix de Tinariwin est justifié par son rôle dans la propulsion de la chanson engagée targuie.
De même, la sœur du Rebelle dira que la Fondation qu’elle préside a décidé le retrait du Prix de la résistance à M. Idir Zaïd Ahmed et son épouse Malika, tous deux enseignants à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, qu’elle leur a octroyé en 2003 pour leurs travaux et recherches dans le domaine amazigh. Malika Matoub a expliqué ce retrait du Prix de la Résistance au couple Ahmed-Zaïd pour avoir fait partie des enseignants de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou qui ont donné le titre de Docteur Honoris Causa en 2008 au défunt président Ahmed Ben Bella « à l’étonnement et à la réprobation de tous ». La conférencière s’étalera sur le rôle du défunt premier Président de la république algérienne dans les événements ayant suivi juste l’indépendance du pays connus sous l’appellation « affaire du FFS » et sur ses attaques contre feu Abane Ramdane lesquelles sont portées dans son ouvrage paru en 2011.
S’agissant du premier Prix de la Résistance, la soeur du Rebelle a affirmé que la fondation qu’elle préside a été dédié à la mémoire de tous les martyrs et blessés du Printemps Noir.
Le second volet de l’intervention de Malika Matoub sera essentiellement axé sur l’assassinat de son frère. Selon les déclarations et les intentions de la conférencière, l’affaire serait repartie de zéro. En effet, la sœur du Rebelle a souligné que le procès intenté par les pouvoirs publics contre Medjnoun et Chenoui dans l’affaire de l’assassinat de son frère est à considérer comme nul et non avenue dans la mesure où ces hommes ont été poursuivis pour « participation à un assassinat ».
« La famille de Lounès en général et moi en tant que sa sœur voulons voir à la barre des accusés directs », s’insurge la conférencière pour dire ensuite que c’est « aux autorités compétentes de se débrouiller ces accusés ». « A cette occasion de la célébration de la naissance de mon frère, continue Malika Matoub, j’interpelle le président de la république pour ordonner la réouverture du dossier concernant la mort de mon frère et que justice soit rendue ! ».
Revenant à la voie du raisonnement, la conférencière dira que « dès lors, on a jugé des personnes impliquées dans la participation à un assassinat, la question est de savoir donc qui sont les assassins directs ? ». « Non l’affaire n’est pas finie et nous continuons à dire que qu’elle (l’affaire) n’est pas encore jugée au bout de quinze années d’attentes et de deuil », clame la conférencière.
A ce moment, Me Aïssa Rahmouni, avocat assistant Malika Matoub, intervient. « Nous reposons, aujourd’hui encore, les trois questions clefs et qui sont : le pourquoi de l’assassinat, le comment et par qui ? », résume l’intervenant pour rappeler certaines zones laissées dans l’obscurité par la justice. « Tout d’abord, souligne Me Aïssa Rahmoun, il s’agit là d’un assassinat politique, ensuite il y avait 52 témoins dont la justice n’a pas voulu réceptionner le témoignage ». « Certaines déclarations, poursuit Me Aïssa Rahmoun, avaient trait directement à l’assassinat de Lounès Matoub ; il n’aurait été que normal donc que la justice exige de leurs auteurs de révéler les éléments ayant justifié les dites déclarations ». Reprenant la parole, Malika Matoub révélera que sa famille, nourrie par le souci de faire éclater la vérité, a fait appel un Bureau d’experts pour procéder à la reconstitution des faits, l’analyse balistique et l’analyse d’ADN à partir du sang du Rebelle laissé dans sa voiture. A la question de connaître l’identité de ce Bureau chargé d’expertise, la conférencière répondra par la négation puisque l’opération d’expertise est toujours en cours. La sœur du rebelle avouera seulement que l’opération de la reconstitution des faits et l’étude de la balistique sont terminées mais « reste cependant l’analyse ADN à partir du sang de la victime trouvé sur sa voiture ». « Pour les besoins de l’enquête, ajoute Malika Matoub, je suis même prête à autoriser l’exhumation du cadavre de mon frère pour les analyses ».
S’agissant de la source de financement de l’opération d’expertise qui est en train d’être menée, la conférencière dira qu’elle émane de la famille de sang de la victime et « Dieu seul sait que nous ne roulons pas sur de l’or ». La présidente de la fondation baptisée au nom de son frère a clairement souligné qu’une fois l’opération d’expertise terminée, les résultats seront remis aux mains de la justice qui « j’espère fera son travail car ce n’est qu’une fois que vérité soit connue de tous et que justice soit faite que mon frère reposera en paix et sa famille fera son deuil ». « Nous avons besoin de cette vérité que nous considérons tous et toutes comme une thérapeutique », ajoute Malika Matoub.
A la question de savoir si la justice n’arrivait pas à faire connaître la vérité sur l’assassinat du Rebelle en dépit de la présence des résultats de l’expertise entre ses mains, que pourrait être la réaction de la fondation Lounès Matoub, de sa famille de sang et de ses fans, la conférencière a répondu que dans ce cas de figure, les résultats en question seront portés à la connaissance du public par le biais de la presse. Notons enfin que Malika Matoub a révélé qu’à force de travailler et de la lourde mission qu’elle porte sur ses épaules dans le cadre de cette affaire ayant trait à la mort de son frère, elle a attrapé un AVC (accident vasculaire cérébral) en 2009. « Une fois remise de mon mal, je suis aussitôt remise au travail », a-t-elle conclu.
En ce qui relève directement du gala artistique, il y a lieu de retenir qu’il a été initié et préparé entièrement par la fondation Lounès Matoub. Son coup d’envoi a été donné, rappelons-le, hier en début d’après-midi à la grande salle de spectacle de la maison de la culture. Le programme a été marqué par des chants, des poèmes et de la musique. L’ouverture a été traduite par un morceau musical du genre chaâbi, joué impeccablement par l’orchestre « Moh-Tahi ». Un numéro musical que le défunt Lounès Matoub aurait applaudi. Après ce numéro, C’est Na Aldjia (la mère du Rebelle) qui arrive sur scène pour lancer de sa vive et tendre voix un long et triste antienne qui, d’ailleurs figure dans le dernier enregistrement de son fils (printemps I998). Après na Aldjia, quatre professionnels de la chanson devaient se succéder pour enflammer la salle. Il s’agit de Karim Becha, Saïd Khazem, Lounès Kheloui et Yasmina. La salle était archicomble. Certaines personnes ont parcouru de longues distances pour assister à ce gala en dépit de la météorologie qui n’était pas favorable ce jeudi pour la circulation de personnes. Mieux encore, parmi l’assistance figuraient de grandes personnalités du monde politique, de la culture et des sciences.
Saïd Tissegouine

Elle s’annonce déjà grandiose ! | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Le MAK appel à la marche du 20 avril

L’appel est lancé à toutes les associations afin de ne pas programmer des activités locales avant la fin des marches des trois grands chefs-lieux kabyles, lit-on dans le communiqué du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, qui informe par ailleurs que « des invités surprise vont marquer de leur présence les trois marches organisées dans les trois grandes villes de la Kabylie ».

01/04/2013 - 14:07 mis a jour le 01/04/2013 - 14:07 par Juba A.


Vgayet, Tuvirett et Tizi-Wezzu, seront au rendez-vous avec l’histoire ce 20 avril 2013, à l’occasion de la célébration du double anniversaire du printemps berbère (printemps 80) et du printemps noir (printemps 2001).
L’appel est lancé à toutes les associations afin de ne pas programmer des activités locales avant la fin des marches des trois grands chefs-lieux kabyles, lit-on dans le communiqué du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, qui informe par ailleurs que « des invités surprise vont marquer de leur présence les trois marches organisées dans les trois grandes villes de la Kabylie » et d’ajouter « unissons-nous pour le droit du peuple Kabyle à son autodétermination.
L’une des occasions pour une telle perspective est de se mobiliser en masse pour les marches du 20 avril 2013 à Vgayet, Tuvirett et Tizi-Wezzu pour l’autodétermination de la Kabylie ».
Pour rappel, le 10 mars dernier, des militants et le président du MAK Bouaziz Ait Chebib, ont été interpellés par la police lors d’un rassemblement pacifique à Tizi-wezzu à l’occasion de la célébration du 10 mars, une date symbolique qui rappel l’annulation d’une conférence de Mouloud Mammeri en 1980.
Des arrestations qui n’ont pas manqué de susciter la réaction des associations de défense des droits de l’Homme et du RCD. Le RCD avait dénoncé avec « vigueur ce fascisme rampant et de plus en plus visible et cet anti-kabylisme récurrent », exprimant « sa solidarité agissante aux militants du MAK qui ont fait l’objet de violences abjectes et d’arrestations arbitraires », et de lancer, au même titre que le MAK, un appel à toutes « les forces vives de la région pour faire du 20 avril prochain la journée de démonstration contre le pouvoir et ses relais qui confisquent, tous les jours, un peu plus, les maigres acquis, arrachés de haute lutte et au prix de nombreux sacrifices ».
Juba A.
Itinéraire des marches : VGAYET Université Targa Ouzemmour - Aâamriou - Wilaya TuviretUniversité Mohand Oulhadj – Wilaya Tizi Wezzu : Université Hasnaoua – Ancienne mairie

Les cambrioleurs de la Cour d’Alger ont dérobé d’importants dossiers de corruption


Par   | mars 31, 2013 11:58
La cour d'Alger / DR
Aussi incroyable qu’inimaginable, des voleurs de nuit se sont engouffrés dans les bureaux de la Cour d’Alger. Ils ont « visité » plusieurs étages et se sont permis de prendre avec eux des documents et des unités centrales de micro-ordinateurs. Tout cela s’es passé dans la nuit de jeudi à vendredi dernier.
L’information aurait pu être un « joli » fait divers insolite si cela ne concernait pas l’une des institutions les plus sensibles du pays. Mais il se trouve que, contre toute attente ou logique, c’est la Cour d’Alger, d’habitude ultra-surveillée, qui est visée. Pis encore, selon les premiers témoignages, il n’y a ni effraction, ni violence ni autre chose. Les « voleurs », au nombre de 6 selon plusieurs sources concordantes, parmi lesquelles des voisins habitant dans les alentours de la Cour d’ALGER, se sont permis de « détruire » une base de données, donc le serveur de la plus importante institution judiciaire à Alger. D’autres témoignages affirment que les « visiteurs » se sont emparés de micro-ordinateurs et autres objets importants, notamment des documents classés confidentiels.
Plus grave que tout, d’après le quotidien arabophone El-Khabar qui cite dimanche une source judiciaire,  les écrans des vidéos de surveillances « fonctionnaient à minima » au moment des faits. On apprend encore que les agents de sécurité de la Cour d’Alger n’ont prévu aucune «permanence de nuit» pour  veiller sur les vidéosurveillances. Enfin, une chose est certaine : il ne peut y avoir intrusion dans le siège d’une telle institution sans qu’il n’y ait de complicités à l’intérieur du corps de sécurité chargée d’assurer la protection de cet édifice stratégique.
L’affaire intervient, en plus, dans un contexte marqué par des révélations sur des affaires de corruption impliquant de plus en plus de gros bonnets. Y-t-il un lien entre ce cambriolage rocambolesque et les investigations en cours concernant les affaires de corruption ? « L’Enquête » du parquet le dira peut-être un jour.
Essaïd Wakli

dimanche 31 mars 2013

« Notre mouvement n’est pas clandestin ! » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Le président du MAK à Smaoun (Béjaia)
Pour sa part, Bouaziz Aït-Chebib a commencé son discours par lever toute équivoque sur le MAK : « Notre mouvement n’est pas clandestin ! Et nous n’avons peur de personne ! Nous n’arrêterons le combat que lorsque le peuple kabyle aura sa victoire ! ». Ensuite, le président du MAK revient longuement sur les raisons de la création du MAK. Dans ce même passage, Bouaziz Aït-Chebib fournit les preuves du droit légitime du peuple kabyle à demander à jouir de son autodétermination.
31/03/2013 - 11:49 mis a jour le 31/03/2013 - 11:49 par Saïd Tissegouine

Tandis que le grand rendez-vous du 20 avril approche inexorablement, le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), M. Bouaziz Aït-Chebib, multiplie ses sorties sur le terrain pour convaincre le peuple kabyle que seule l’autodétermination constitue son Salut. C’est pour rappeler cette « ultime vérité » que le président du MAK s’est rendu, hier, à Sémaoun (Béjaia) juste après avoir honoré son rendez-vous d’Ath-Mansour (Bouira).
Au village d’Ath-Smaoun où le deuxième rendez-vous a été pris, la conférence commença par l’observation d’une minute de silence à la mémoire du chanteur, feu Mouloud Habib, et des martyrs de la démocratie et l’écoute de l’hymne national kabyle. C’est Farid Djennadi, secrétaire général du MAK, qui, devant une assistance fort nombreuse et attentionnée, a ouvert le bal en déclarant d’emblée avec véhémence que « Nous n’arrêterons la lutte que lorsque l’iniquité cessera de cibler le peuple kabyle ! ». Voulant rappeler également la spécificité de la Kabylie a déclaré sans ambages que « l’Algérie indépendante nous appris qu’il n’y a que la Kabylie qui se bat pour faire respecter la justice ». Etalant ensuite « une succession de preuves » des Kabyles comme étant un peuple à part entière et qu’il faut absolument le confirmer, l’orateur s’adresse à l’assistance en ces termes : « Il faut toujours garder à l’esprit que cette option d’autodétermination d’elle-même à vous ». Et pour stipuler que l’autonomie de la Kabylie ne relève ni de l’utopie ni n’obéit à quelque caprice de certains individus en mal d’équilibre psychologique, Farid Djennadi martèle : « Il est vrai que nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout de notre revendication ». L’assistance, plus que jamais « hypnotisée » par les mots du secrétaire général du MAK eut doit ensuite alors à un cours sur l’histoire du peuple kabyle et ses ordres sociologique, politique, administratif, culturel et linguistique lesquels constituent des preuves indiscutables qu’il est un peuple à part entière. Farid Djennadi conclut ensuite que tergiverser sur la question d’autodétermination du peuple kabyle ne peut profiter qu’à ses ennemis.
Pour sa part, Bouaziz Aït-Chebib a commencé son discours par lever toute équivoque sur le MAK : « Notre mouvement n’est pas clandestin ! Et nous n’avons peur de personne ! Nous n’arrêterons le combat que lorsque le peuple kabyle aura sa victoire ! ». Ensuite, le président du MAK revient longuement sur les raisons de la création du MAK. Dans ce même passage, Bouaziz Aït-Chebib fournit les preuves du droit légitime du peuple kabyle à demander à jouir de son autodétermination. « Nous connaissons parfaitement l’histoire ; personne ne peut nous en donner de leçon », a-t-il crié avant de souligner que « n’était-ce la Kabylie, la France serait toujours présente en Algérie ». « A partir de l’année I958, il n’ y a qu’en Kabylie où les armes ne se sont pas tues, et ce, jusqu’à l’indépendance », a martelé encore Bouaziz Aït-Chebib pour signifier le rôle prépondérant joué par la Kabylie durant la guerre de libération nationale. Emboîtant le pas à Farid Djennadi sur la particularité es kabyles des autres Algériens, l’orateur dit d’une voix calme : « Les autres Algériens nous voient comme un peuple. Il n’y a que certains Kabyles qui font semblant de croire le contraire ». A ce moment, le président du MAK a cité certains personnages kabyles qu’il a qualifiés de « traîtres ».
Tout en démontrant « la traîtrise » de ces personnages, l’orateur expliquera à l’assistance que « nous ne sommes des racistes, mais nous sommes seulement fiers de notre kabylité ». A partir de là, le président du MAK s’attelè à démontrer qu’un peuple sans Etat n’a pas d’existence officielle et, par conséquent, sa langue et sa culture sont vouées à la disparition. Abordant ensuite la question portant sur la suggestion de certains renégats ayant consisté à proposition de déchoir le président du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) de sa nationalité algérienne, Bouaziz Aït-Chebib exprima fort son indignation.
De son côté, l’assistance se sentit profondément choquée par cette nouvelle. En effet, beaucoup de personnes présentes dans la grande salle exprimèrent leur vive indignation par une multitude de signes. Pour sa part, le président du MAK a fait « le procès » de ces renégats ayant commis le sacrilège de faire cette proposition indécente et insultante envers l’Algérie entière et, surtout, la Kabylie. Après avoir magistralement « puni » les renégats, Bouaziz Aït-Chebib porta un nouveau costume : celui d’un pédagogue. Dans cette nouvelle fonction, le président du MAK aborda plusieurs volets relatifs à la Kabylie actuelle et future. En effet, il mit en avant deux segments : le premier est celui qui constitue la cause de sa destruction et son auteur. Le second a porté sur les grands dividendes que tirera la Kabylie une fois son autonomie acquise.
Il va sans dire que le discours de Bouaziz Aït-Chebib a été appuyé par des preuves scientifiques. Notons enfin que le président du MAK doit encore animer deux conférences à Béjaia.
Said Tissegouine

vendredi 29 mars 2013

L’olivier d’or attribué à un ami ! | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Clôture du festival du film Amazigh à Tizi Wezzu
Le prix de l’olivier d’or a été remis à un film muet dit de fiction de 12 minutes seulement, c’est-à-dire sans aucune parole lorsqu’il s’agit d’un festival du film Amazigh, et qui n’a ni queue ni tête. Intitulé « le banc d’Algérie », le film a été réalisé par le chanteur Djamel Allam avec uniquement quatre comédiens. Une médiocrité qui a suscité l’indignation même des plus opportunistes des Kabyles.
29/03/2013 - 10:41 mis a jour le 29/03/2013 - 11:38 parYouva Ifraouèn
La treizième édition de ce que le pouvoir appelle le festival du film Amazigh a été clôturée hier soir au théâtre régional de la ville de Tizi Wezzu. Le prix de l’olivier d’or a été remis à un film muet dit de fiction de 12 minutes seulement, c’est-à-dire sans aucune parole lorsqu’il s’agit d’un festival du film Amazigh, et qui n’a ni queue ni tête.
Intitulé « le banc d’Algérie », le film a été réalisé par le chanteur Djamel Allam avec uniquement quatre comédiens. Une médiocrité qui a suscité l’indignation même des plus opportunistes des Kabyles.
La raison de l’attribution de ce prix, qui n’a aucune valeur en réalité, n’est autre que ce chanteur Kabyle qui a tant rôdé autour du sérail est un ami du président du jury et également à El Hadi Ould Ali.
Le film primé, qui n’a d’ailleurs aucune histoire, est à vrai dire inspiré d’un sketch du célèbre humoriste Anglais, Mister Bean. Donc le film de ce Djamel Allam qui n’a rien à avoir avec le septième art est une œuvre de plagiat.
L’autre film primé et qui a obtenu le prix du jeune talent, est celui de Slimane Belharet. Ce réalisateur de 56 ans a eu le prix, tenez-vous bien, de l’olivier d’or pour….jeune talent ! Comme quoi on peut être jeune à 56 ans avec le festi….vol de Khalida Toumi.
Divers autres prix sont décernés à d’autres catégories le tout dans ambiance morose. D’ailleurs la cérémonie de clôture n’a duré que quelques minutes pour cacher un tant soit peu l’échec de cette édition.
Toutefois, il faut reconnaître que certains jeunes artistes et comédiens ont fait de leur mieux et ont présenté des travaux cinématographiques honorables lors de cette manifestation. Ils essayent de se perfectionner dans le domaine du septième art en dépit des moyens rudimentaires en leur possession. Ces jeunes méritent encouragement s et aides, mais avec ce festival du Khaida, ils ne font que sombrer dans la médiocrité. Dommage pour eux. Ils n’ont pas le choix.
Le forcing d’El Hadi Ould Ali
Les fiascos répétitifs du festival du film Amazigh, sédentarisé à Tizi Wezzu depuis 2010, fait l’affaire d’autres « prédateurs » du secteur de la culture. Vu l’enveloppe financières de plus 15 milliards de centimes accordés à cet évènement, El Hadi Ould Ali veut y s’accaparer. Il veut par tous les moyens évincer Si El Hachimi Assad. La médiocrité de ce festival arrange à plus d’un titre El Hadi. D’ailleurs certains journalistes proches d’El Hadi Ould Ali n’ont pas manqué de boycotter ou de rien écrire sur ce festival.
La guerre entre ces deux personnes reflète amplement les guéguerres de clanisme qui se trament au niveau de la haute sphère du régime central d’Alger.
Youva Ifraouène

Bouteflika, Khelil, le DRS et la justice | Éditorial


Bouteflika, Khelil, le DRS et la justice

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Par Le Matin | Il y a 1 heure | 138 lecture(s) | Réactions (0)
Pose de scellés au domicile de Chakib Khelil, doublée d’une enquête judiciaire, perquisition chez Abdelmadjid Attar.
Chakib Khelil est-il justiciable en Algérie ?Chakib Khelil est-il justiciable en Algérie ?
Ce n’est plus un scandale c’est un séisme politico-judiciaire. En jeu des centaines de millions de dollars qui seraient détournés sous formes de commissions, pots-de-vin ou autres. Les fins limiers du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) ont finalement mis la main dans le cambouis. Les Algériens remontés par tant d’actes de prévarication attendaient la justice, on trouve les hommes du DRS à la manœuvre. C’est pas mal. L’essentiel, dirons-nous, est que ces scandales à répétition révélés déjà pour certains, journaux depuis plusieurs années, soient élucidés au plus vite et leurs auteurs aillent le sort qu’ils méritent.
L’impunité dont ont bénéficié Chakib Khelil et un certain nombre de personnes appartenant au cercle proche du président renseigne sur le degré d’asservissement de la justice en Algérie. Une justice – muselée et aux ordres du président - qui a attendu les révélations du parquet de Milan pour rendre public un communiqué prudent signifiant l’ouverture d’une information judiciaire en pénal. Alors quand le président, promet de sévir, personne ne le croit. A la fin, ne se moque-t-il pas des Algériens en feignant de découvrir, comme le DRS d’ailleurs, maintenant ces scandales ? Les agissements de Khelil, d’Amar Ghoul et d’un certain nombre de ministres ou obscures conseillers ne pouvaient être ignorés.
L’impact de ces scandales au sein de la société est énorme. Il signe le divorce entre des dirigeants éloignés des réalités algériennes et une population en attente de cet hypothétique Etat de droit dont on lui rabat les oreilles depuis des décennies et impatiente de justice sociale et de transparence.
La justice italienne a déjà identifié en la personne de Chakib Khelil le cœur d’une vaste toile de passation de marchés avec en contrepartie de gros pots-de-vin. Outre un Chakib Khelil déjà cible de plusieurs enquêtes, une série d’anciens ou d’actuels hauts responsables sont visés par les investigations des officiers du DRS. C’est à ce titre que la demeure  d’Abdelmadjid Attar, ancien PDG de la Sonatrach, a subi une descente des hommes du général Toufik  dans le cadre de ce que la justice algérienne appelle désormais l’affaire Sonatrach 2.
Khelil serait-il justiciable en Algérie ?
C’est un truisme que de dire qu’on démocratie, la justice et la presse sont libres. Mais en Algérie, ce n’est pas le cas, la justice est malheureusement instrumentalisée par le pouvoir en place. A son corps défendant (car il y a des magistrats honnêtes), elle est muselée, réduite en un simple bras répressif au service du président. De fil en aiguille, une question s’impose : Chakib Khelil, comme au demeurant toutes les hauts dirigeants dont les noms sont régulièrement évoqués dans la presse, sont-ils justiciables en Algérie ? Peu sûr. Le puissant ancien ministre de l’Energie, soupçonné dans plusieurs affaires de corruption, est entré en Algérie puis reparti sans qu’il soit inquiété. En revanche, il y a quelques jours, des syndicalistes et militants blancs comme neige voulaient prendre part au Forum mondial social qui a lieu à Tunis, ils ont été empêchés de quitter le territoire par la police des frontières. Le seul argument avancé par les policiers : "La décision est venue d’en haut".
Fait du prince. Ni le ministre de l’Intérieur ni le DGSN, encore moins la justice ne sont enclins d’expliquer aux Algériens pourquoi de tels agissements. Aucun député n’a posé de question à l’APN sur cette grave atteinte à la liberté de circulation.
Mais personne n’est dupe. A la lumière des dysfonctionnements graves qui paralysent et empêchent les institutions de Etat de fonctionner normalement, on serait alors tenté d’attendre – voire d’espérer – que la justice d’un pays tiers (l’Italie, le Canada, ou autre) aille, elle, jusqu’au bout des enquêtes pour enfin fixer les responsabilités.
Sans vouloir insulter l'avenir, toute cette tempête autour de ces scandales risque de retomber et d’aboutir, simplement, à l’emprisonnement de quelques seconds couteaux comme ce fut le cas par le passé pour l’affaire Khalifa.
Hamid Arab 

Comment la Sonelgaz fait payer les frais non payés du printemps noir aux Kabyles | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Selon un responsable de cette entreprise publique
"Chaque Kabyle a payé ou paye encore les factures qui n’ont pas été réglées entre la période de 2001 à 2004, et ce, d’une manière indirecte et sans que le client ne se rende compte de rien", révéla notre source.
29/03/2013 - 00:05 mis a jour le 28/03/2013 - 23:09 par Youva Ifraouèn

Le régime central d’Alger réserve toujours une gestion spécifique à la région de la Kabylie. C’est une réalité qui n’est plus à démontrer. En plus du domaine culturel qu’il gère avec un système d’arabisation effréné, le domaine économique n’échappe pas à la politique d’hypocrisie généralisée du régime du DRS qui gère la Kabylie avec une main de fer.
Les révélations faites par un responsable de la Sonelgaz de Tizi Wezzu font froid au dos. Notre source, qui a exigé l’anonymat, nous a indiqué, et avec preuves à l’appui, que le protocole d’accord signé entre le gouvernement d’Ahmed Ouyahia en 2004 avec les 24 délégués des Aarch, lors de leurs négociations, n’est que de la poudre aux jeux, concernant le point relatif au non-paiement des factures d’électricité par les Kabyles durant les évènements du printemps noir, entre 2001 et 2003.
Le responsable de la Sonelgaz de la direction de Tizi Wezzu a affirmé que ce point n’est jamais respecté. « Normalement, il est stipulé dans le protocole d’accord signé par la délégation des aarch, conduite par Belaïd Abrika et le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia que les dettes des factures non-payées, en signe de désobéissance civile, seront épongées par l’Etat. Mais, le pouvoir n’a pas tenu ses engagements.
A vrai dire, chaque Kabyle a payé ou paye encore les factures qui n’ont pas été réglées de la période allant de 2001 à 2004, et ce, d’une manière indirecte et sans que le client ne se rende compte de rien », révéla notre source. « Nous étions destinataires d’une note spéciale et secrète de la part du gouvernement qui nous a ordonné d’établir le montant impayé de chaque abonné.
Par la suite, l’antécédent impayé sera inclus des factures d’après 2004 et le toit sera remboursé par le client réfractaire graduellement sans même qu’il ne se rende compte de rien. Par exemple, si un abonné cumule une somme de 20 000 dinars de factures impayées, on inclura 500 dinars dans chaque facture et au bout de 40 factures, le tout est réglé, mais avec l’inclusion d’une pénalité de retard de paiement qui est estimé à 50% des montants des factures impayées.
« Cette note est appliquée à la lettre par la Sonelgaz », ajoute le responsable. Ce dernier précise que des intérêts inestimables sont réalisés par la Sonelgaz. « C’est pour cette raison d’ailleurs que le nombre de clients qui font des réclamations ne cesse de grimper. Ils s’étonnent lorsqu’ils constatent les montants gonflés de leurs factures », ajoute interlocuteur pour étayer ses dires.
Il pense même que ce n’est pas le même barème de paiement qui est appliqué dans d’autres régions d’Algérie. « Je ne suis pas vraiment sûr, mais il me semble que les autres clients de notre entreprise, en dehors de la Kabylie, payent moins cher l’électricité. Sinon comment expliquer que des villes moins peuplées de la Kabylie engrangent des intérêts supérieurs comparativement à des villes plus peuplées du pays ? », ajoutera notre source.
Notons que le refus de régler les factures d’électricité a été décidé à l’unanimité des représentants de toutes les localités de la Kabylie.
La raison n’est autre que les insultes proférées par la télévision algérienne envers les Kabyles et la campagne de dénigrement et de propagande envers les jeunes de la région qui tombaient comme des mouches sous les balles assassines des gendarmes, rien que pour avoir réclamé leurs droits les plus élémentaires pour une vie digne. Cette télévision justement est financée par l’argent de la Sonelgaz. Donc les Kabyles avaient refusé de payer pour une chaîne de télévision qui les insulte et excelle dans le dénigrement, l’intox, la désinformation et la haine. Mais Ouyahia les a trahit. Il ne sait pas faire autre choses que de trahir les siens.
Youva Ifraouène

jeudi 28 mars 2013

Il s’immole à l’intérieur du commissariat | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Kherrata :
Ce dernier a voulu, par cet acte de désespoir, dénoncer le parti pris de l’état, par le biais de sa police, qui n’aurait réservé aucune suite à la plainte qu’il avait déposée, deux semaines auparavant, contre un autre citoyen qui l’avait poignardé.
28/03/2013 - 19:46 mis a jour le 28/03/2013 - 19:46 par Massidida

Un homme d’une trentaine d’années, répondant aux initiales de L.F, s’est immolé, dans la matinée d’hier, à l’intérieur du commissariat de police de Kherrata. Brulé au second et au troisième degré sur certaines parties de son corps, le malheureux a été évacué par les pompiers, appelés à la rescousse, à l’hôpital de la localité où il a été admis en soins intensifs.
Ce dernier a voulu, par cet acte de désespoir, dénoncer le parti pris de l’état, par le biais de sa police, qui n’aurait réservé aucune suite à la plainte qu’il avait déposée, deux semaines auparavant, contre un autre citoyen qui l’avait poignardé.
Ayant donc attendu une quinzaine de jours et voyant que son agresseur est toujours en liberté, au même titre que toutes les personnes qui ont leurs « entrées » dans les services de sécurité et de justice, le malheureux s’est emparé d’un bidon de gasoil et s’est dirigé droit vers le commissariat où il leur reprochera de n’avoir rien fait à son agresseur avant de s’asperger de mazout et d’y mettre le feu.
Le passe-droit et le clientélisme sont toujours de rigueur en Kabylie, à l’instar de toutes les autres contrées de l’Algérie, et les personnes épaulées et connues ne sont jamais inquiétées quel que soit le délit qu’elles commettront.
Massidida

Algérie : des perquisitions ont visé Chakib Khelil et deux ex-PDG de Sonatrach | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

27/03/2013 à 17h:49
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Chakib Khelil a été ministre de l’Énergie de 2000 à 2010. Chakib Khelil a été ministre de l’Énergie de 2000 à 2010. © AFP
Le DRS a mené, lundi 25 mars, une série de perquisitions sans précédent depuis qu'un vaste scandale de corruption a éclaboussé Sonatrach en janvier 2000. L’ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khelil, et l'ex-PDG de la firme pétrolière algérienne, Abdelmadjid Attar, ont été particulièrement visés.
Lancée en février 2013 en Italie, l’enquête sur le scandale de corruption présumée à la Sonatrach a connu un brusque coup d’accélérateur en Algérie, lundi 25 mars. Selon des informations obtenues par Jeune Afrique à Rome et à Alger, environ quinze équipes d’officiers des services de renseignement ont été mobilisées pour mener de multiples perquisitions. À la clé, des camions de documents et de matériels informatiques saisis. Retour sur les faits.
La première perquisition a eu lieu au domicile de l’ex-ministre de l’Énergie, Chakib Khelil, à Oran, à l’ouest d’Alger. Toutefois, d’après nos informations, la descente des éléments du DRS a fait chou blanc, l’appartement étant vide. Au même moment, une autre équipe se rendait à la cité Chaabani, dans le quartier d’Hydra, pour perquisitionner un deuxième appartement de Khelil. Là encore, échec. La porte d’entrée ayant été récemment renforcée, les officiers n’ont pu la franchir.
Débarqué du gouvernement en mai 2010 après dix ans passés à la tête du département de l’Énergie, Chakib Khelil est suspecté d’avoir favorisé les Italiens de la société pétrolière Saipem en échange d’avantages financiers. C’est la première fois que l’ex-ministre, ami du président Bouteflika, est directement visé par la justice.
Commission rogatoire
C’est sur commission rogatoire du parquet de Milan que, dans le courant du mois de mars, le parquet d’Alger a reçu une liste de noms de personnes apparaissant dans l’enquête internationale ouverte sur les contrats obtenus par Saipem en Algérie. Et dans le cadre de l’entraide judiciaire entre l’Algérie et l’Italie, les magistrats italiens ont demandé aux Algériens de compléter les investigations en cours, notamment au sujet de 8 contrats de 11 milliards d’euros accordés à Saipem entre 2007 et 2009.
Les limiers du DRS, qui avaient déjà mené en 2009 les enquêtes préliminaires sur les scandales de corruption à Sonatrach et sur le projet de l’autoroute Est-Ouest (confiée à des entreprises chinoises et japonaises), filent ensuite à deux pas de l’appartement de Khelil. Ils investissent alors le siège de Saipem Contracting Algérie, filiale algérienne de Saipem. En quittant les lieux après une perquisition qui s’est achevée tard la nuit, la brigade embarque deux camions remplis de documents ainsi que des unités centrales d’ordinateurs.
Sur la liste remise aux Algériens par les procureurs de Milan figurait aussi le nom de Reda Hemche, ex-directeur de cabinet du PDG de Sonatrach et présenté comme le cerveau de la corruption au sein du groupe pétrolier algérien. Neveu de Khelil, Reda Hemche est aujourd’hui soupçonné par les magistrats italiens d’avoir encaissé de la part de Farid Bedjaoui des rétro-commissions provenant des 197 millions d’euros de commissions que celui-ci a perçues des dirigeants de Saipem.
Ordre est donc donné aux inspecteurs du DRS de fouiller le domicile de Hemche, sis à la résidence Chaabani, sa dernière adresse connue avant son départ en Suisse à l’automne 2009. Une fois de plus, la perquisition échoue. Selon nos informations, l’appartement a été mis en vente depuis plusieurs mois.
Chakib Khelil convoqué ?
Tout aussi visé par la commission rogatoire, Abdelmadjid Attar, ex-PDG de Sonatrach entre 1997 et 2000, dont le cabinet de consulting, sur les hauteurs d’Alger, sera longuement perquisitionné dans la même journée. Une source dans l’entourage immédiat de M. Attar confirme à Jeune Afrique la visite des services de sécurité qui ont réclamé des documents liés à ses activités de consultant, notamment celles en rapport avec Sonatrach. « La procédure qui a duré plusieurs heures s’est déroulée sans tension, témoigne cette source qui n’a pas souhaité être identifiée. M. Attar n’a pas été auditionné par les officiers. »
Un autre ancien PDG de Sonatrach, Nourdine Cherouati, nommé en mai 2010 et remercié en novembre 2011, et sa nièce, ont également été visé par la même procédure, tout comme Nouria Meliani dont les bureaux et le domicile seront longuement visités par les officiers du DRS.
Architecte et directrice d’un bureau d’études, Mme Meliani est une vieille connaissance de la justice algérienne. Bien introduite auprès de Reda Hemche, elle a obtenu pas moins de 11 contrats de Sonatrach durant la décennie précédente, notamment la réhabilitation du siège de la firme pétrolière à Alger, pour une valeur 64 millions d’euros. Déjà entendu dans le scandale dit « Sonatrach 1 », la dame est soupçonnée avoir construit une villa à Oran pour le compte de la mère de Chakib Khelil et offert de nombreux cadeaux aux cadres du groupe pétrolier. 
Que va-t-il se passer désormais après cette série de perquisitions sans précédent depuis que le scandale de corruption a éclaboussé Sonatrach en janvier 2000 ? Une fois les documents épluchés, les ordinateurs analysés, le DRS devra transmettre son dossier au parquet d’Alger qui le communiquera à son tour aux procureurs de Milan. La justice algérienne pourrait ensuite éventuellement auditionner les personnes dont les bureaux et les domiciles ont été perquisitionnés ce lundi 25 mars. Dans ce cas, on voit mal comment Chakib Khelil échapperait une convocation devant un juge à Alger.

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mercredi 27 mars 2013

"Nous avons pour mission d’obtenir la reconnaissance internationale de l’État kabyle" | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Lhacène ZIANI :
Le GPK s’attèle à renforcer ses contacts avec tous les organismes internationaux, les gouvernements, les partis politiques, les grandes associations et les personnalités aux fins de les sensibiliser à notre cause, de leur présenter notre programme et d’esquisser les relations futures de la Kabylie indépendante avec la communauté internationale.
27/03/2013 - 07:40 mis a jour le 27/03/2013 - 10:42 par R.T.

En tant que ministre du premier Gouvernement Provisoire Kabyle, quel bilan faites-vous de trois années d’existence de cette instance ?
Il s’agit, à juste titre, de trois années d’action fondatrice puisque le mandat consiste, en premier lieu, à construire les bases d’un État kabyle. Précisément, la portée de ce projet inclut notamment la conception de notre constitution, de nos futures institutions ainsi que des autres attributs d’un État tel que le drapeau, la délimitation des frontières, la langue nationale et tous les mécanismes soutenant le fonctionnement d’une société moderne. Parallèlement, nous avons pour mission d’obtenir la reconnaissance internationale de l’État kabyle, d’entretenir la médiation avec toutes les forces agissantes kabyles ayant pour objectif la sauvegarde de la Kabylie, de tisser un réseau de soutien, de protéger nos citoyens et de mettre en place des organisations fonctionnelles à même de sauvegarder notre langue et notre patrimoine culturel.
De toute évidence, on ne peut construire sans fondations. L’élaboration de cette infrastructure dans un terrain rocailleux et miné n’est guère une sinécure. Ce travail est nécessairement lent et long. Il faut ajouter à cela que les Kabyles n’ont pour tout capital, aujourd’hui, que leur conviction et leur détermination. Aussi, n’oublions pas que c’est pour la première fois dans l’histoire que la Kabylie se dote d’un gouvernement. Le défi est donc de taille tant sur le plan de la création des moyens que celui de l’affrontement des adversités politiques. Les détracteurs sont nombreux : le salafisme, l’arabisme, le régime corrupteur d’Alger, ses relais locaux et j’en passe.
Bien entendu, toute initiative crée des attentes. À cela, la patience est de mise car nous sommes un gouvernement politique qui ne perçoit, à présent, ni taxe ni impôt. Nous fonctionnons grâce à la bonne volonté de nos militants. Ceci dit, je considère que le bilan est positif. Nous avons enregistré des avancées appréciables dans cette mission multidimensionnelle. Bien sûr, toute action constitue une expérience, nous nous réajustons au fur et à mesure et nous évoluons continument. Nous y reviendrons sûrement en détail.
Au cours de ces dernières semaines, les militants du MAK en Kabylie ont fait l’objet d’une répression généralisée qui s’est soldé par une série de rafles. Quels sont à votre avis les tenants et les aboutissants de ces événements ? Quelle lecture politique en faites-vous ?
Je ne fais pas une simple lecture de ces événements. Je procèderai à un constat objectif. Cette répression n’est autre qu’une mesure d’intimidation. Sachant que le peuple kabyle est indigné par la nullité de l’investissement dans la région, l’Insécurité sur tous les plans et l’offensive pour l’anéantissement de notre identité, de notre culture, notre langue, le régime d’Alger ne doute pas un instant d’une réponse Kabyle d’envergure. Dans sa logique de réduction de ce peuple, il n’a d’autre choix que de réprimer le plus tôt possible pour étouffer le poussin dans l’œuf. Mais il commet une avalanche d’erreurs dont les plus flagrantes sont :
1- Un système cesse d’exister lorsqu’il ne s’appuie que sur son appareil militaire et policier. Autrement dit que les sous- systèmes politiques, économiques et éducationnels ne suivent pas.
2- La violence engendre la violence. Notamment, les Kabyles n’ont jamais reculé devant quoi que ce soit pour défendre leur dignité.
3- L’œuf a éclos depuis longtemps et le poussin s’appelle aujourd’hui Anavad. Les kabyles n’agissent plus en rangs dispersés. Pour preuve, le RCD et bien d’autres entités kabyles ont réagi publiquement à ces exactions récentes dans le pays kabyle.
Pour revenir à votre fonction de ministre, est ce que vous pouvez nous dire un mot sur la manière dont vous avez organisé votre cabinet ministériel ? Et de quelle manière fonctionne-t-il ?
Le ministère de la langue Kabyle et de la culture est dirigé par le ministre. Il s’est doté d’un secrétariat général et de quatre directions : Langue et culture, Programmes, relations/ communication et administration générale. Le ministre préside le conseil général élaborant la stratégie globale, soient les grandes orientations ainsi que la planification à moyen et long terme. Le secrétaire général gère l’ensemble du fonctionnement interne du ministère. Il préside le conseil exécutif qui coordonne les actions des différentes directions. Les directeurs/directrices cordonnent le fonctionnement quotidien de leurs départements. Ils président les conseils de directions de leurs départements respectifs dont la mission est de procéder à la planification détaillée de leurs projets.
Quels sont vos projets prioritaires et comment comptez-vous les mettre en œuvre ?
Les projets en cours au sein du ministère de la langue et de la culture sont notamment : la réalisation du conservatoire du patrimoine kabyle, l’alphabétisation de la Kabylie, l’élaboration d’une stratégie de communication du ministère incluant le site ‘’Izwawen.com’’ et un projet de financement de nos activités. Relativement à la coordination de l’action gouvernementale, je dirige les projets de cartographie de la Kabylie et de l’office des statistiques.
Vous êtes également coordonnateur de l’action gouvernementale, en quoi cela consiste-t-il ?
Comme vous le savez, certaines missions impliquent deux ou trois ministères simultanément. Pour éviter des activités redondantes et optimiser la charge en général, nous avons éprouvé le besoin de coordonner l’action. Aussi, la reddition de compte au conseil des ministres et au président de l’Anavad se trouve ainsi simplifiée. Également, j’ai la charge d’organiser la tenue du conseil des ministres en temps et lieu.
Le GPK a effectué de multiples contacts avec des organisations et des instances de ce que l’on a l’habitude de désigner comme étant la communauté internationale. Qu’en est – il a juste ?
Le GPK s’attèle à renforcer ses contacts avec tous les organismes internationaux, les gouvernements, les partis politiques, les grandes associations et les personnalités aux fins de les sensibiliser à notre cause, de leur présenter notre programme et d’esquisser les relations futures de la Kabylie indépendante avec la communauté internationale.
Vous êtes chargé également de la coordination de l’action gouvernementale en exil, comment se présente cette tâche ? Cette tâche est très ardue. Elle est exigeante en matière de déplacements, de composition politique et de maintien des contacts. Nous connaissons des succès parfois inattendus sur ce volet. Mais aussi nous nous heurtons à des écueils liés à l’influence des barons du pétrole algérien qui ne manquent aucune occasion pour soudoyer des hommes politiques. Nous ne sommes pas dupes sur la question. Nous continuons d’installer des représentations du GPK partout où cela est possible pour que cette mission soit permanente et soutenue.
Qu’attendez-vous des Kabyles de l’exil et de ceux de la Kabyle ?
Le maître mot est SOLIDARITÉ. Kabyles où que vous soyez, soyez unis, ne cédez à aucune pression. Le réseau Anavad est né, il vous appartient de l’entretenir dans toutes dimensions. Une échéance incontournable est le 20 avril 2013. Démontrons notre attachement à notre Kabylie. On peut sortir un Kabyle de la Kabylie mais jamais la Kabylie d’un Kabyle !
Entretien réalisé par la Rédaction Tamurt.
Lhacène Ziani,
Ministre de la Langue et de la Culture kabyles
et Coordinateur de l’action du Gouvernement Provisoire Kabyle en exil

« Services » de quelle sécurité ? | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Tentative d’enlèvement de la fille d’un journaliste à Ath Douala (Tizi Ouzou)
L’heure est grave. Une fillette de 14 ans a échappé le 10 mars dernier à une tentative d’enlèvement en plein centre d’Ath Douala. Le père de la victime, qui n’est autre que notre confrère, le journaliste Lakhdar Siad vient de rendre publique une déclaration dans laquelle il retrace les faits.
27/03/2013 - 12:13 mis a jour le 27/03/2013 - 12:42 par Mohand T.

L’heure est grave. Une fillette de 14 ans a échappé le 10 mars dernier à une tentative d’enlèvement en plein centre d’Ath Douala. Le père de la victime, qui n’est autre que notre confrère, le journaliste Lakhdar Siad vient de rendre publique une déclaration dans laquelle il retrace les faits. Selon Lakhdar Siad « notre fille S.T. âgée de 14 ans a fait l’objet d’une tentative d’enlèvement le 10 mars dernier peu avant midi sur le chemin de son collège situé dans la commune des Ath Douala, en haute Kabylie ».
« Trois individus à bord d’un véhicule léger l’ont violenté et tenté de l’embarquer dans leur voiture alors qu’elle se dirigeait à pied vers l’établissement situé à quelque 900 mètres du domicile pour passer sa dernière composition. Si le plan des trois criminels n’a pas abouti, c’est surtout grâce à sa vigilance, à l’aide de sa camarade et à sa connaissance parfaite des lieux de ce grave délit », a-t-il écrit.
Dans le même document, le père de la victime explique « les services de la sûreté de daïra ont été aussitôt informés des faits et les informations récoltées sur le véhicule des malfaiteurs leur ont été communiquées le jour même par le père de la camarade de notre fille afin d’avancer vite. Le lendemain, notre avocat dépose plainte contre X, au nom des parents des deux petites filles, pour tentative d’enlèvement (article 293 bis du Code pénal) auprès du Procureur de la république du Tribunal de Tizi-Ouzou qui a instruit dans l’après midi la sûreté de daïra des Ait Douala. Le 12 du même mois, la camarade de notre fille accompagnée de son père est entendue par la police et le lendemain, c’est au tour de notre fille de répondre aux questions de la police » et d’expliquer « si au début nous avons choisi de rester discrets sur cette affaire, c’est dans l’idée de ne pas gêner les enquêteurs dont la mission est d’identifier et de retrouver le plutôt possible les bandits et de ne pas rajouter aux réactions parfois exagérées alimentées par la rumeur et la manipulation médiatique d’un sujet aussi attractif que dangereux. Il y a aussi la position du Procureur de la république qui s’est montré « sensible » à l’affaire, selon l’avocat. Mais depuis, nos demandes d’en savoir plus sur l’affaire sont restées sans suite.
Notre enfant est toujours traumatisée, sa liberté contrariée et ses espaces amoindris et rien n’est fait pour apaiser notre inquiétude », précise Lakhdar Siad qui s’interroge « sur la nonchalance des services concernés malgré les indices formels qui leur sont transmis à ce propos ; aussi, aucun déploiement palpable n’a été entrepris pour rassurer les enfants scolarisés et leurs parents aux abords des collèges et des écoles de la région et ce bien après cette tentative d’enlèvement, les mesures annoncées lors du dernier conseil interministériel (CIM) convoqué à ce sujet et la phobie ambiante des kidnappings d’enfants induite par l’enlèvement et l’assassinat de deux enfants à Constantine à la même période ».
Le rédacteur de la déclaration se demande par ailleurs « que cache cette lenteur de la procédure et de la recherche des auteurs de cette violence sur mineur ? Absence de volonté politique ? Diversion ? Mais avec quoi joue-t-on encore dans ce pays pour se satisfaire et rester toujours le « raïs » ! Manque d’effectifs ? Des centaines de flics ont été actionnés le jour de ces faits graves pour réprimer un rassemblement pacifique du MAK (Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie) prévu à Tizi-Ouzou ! Et des centaines de barrages des services de sécurité, des casernes, des brigades, des campements et des groupements de sécurité déparent les localités déjà déshéritées de la région de Kabylie ! Ou alors c’est la sécurité à la carte politique ou la sécurité suivant le niveau de connivence avec les autorités ? Nous jouissons de la sécurité publique- que vous dites ! »
Moh T.

URGENT: Hocine Azem, membre de l’exécutif du MAK, a été intercepté ce matin à l’aéroport avant d’être transféré dans un commissariat à Alger.

URGENT: Hocine Azem, membre de l’exécutif du MAK, a été intercepté ce matin à l’aéroport avant d’être transféré dans un commissariat à Alger.

27/03/2013 - 14:06

ALGER (SIWEL) — Monsieur Hocine Azem, secrétaire national aux relations internationales du MAK, vient d'être intercepté à l’aéroport d’Alger avant d’être refoulé vers un commissariat à Alger. Le secrétaire national aux relations internationales du MAK devait se rendre au forum social Mondial pour y représenter son mouvement. Il s’était rendu à l’aéroport d’Alger pour prendre un vol sur la Tunisie où est organisé le forum social Mondial.


Hocine Azem, secrétaire national aux relations internationales du MAK, a été intercepté ce matin à l’aéroport avant d’être transféré dans un commissariat à Alger.
Hocine Azem, secrétaire national aux relations internationales du MAK, a été intercepté ce matin à l’aéroport avant d’être transféré dans un commissariat à Alger.
C’est au niveau du contrôle de police des frontières que monsieur Hocine Azem a été intercepté, la PAF lui reprochaient de ne pas avoir pris un vol sur une compagnie "nationale" et d’avoir favorisé une compagnie étrangère, à savoir Tunis Air.

Il a été par la suite emmené par la police en dehors de l’aéroport international d’Alger pour être transféré dans un commissariat d’Alger où son passeport lui a été confisqué. Il subit en ce moment un interrogatoire.

Nous reviendrons avec plus de détails sur cette nouvelle arrestation enregistrée par les membres du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie qui subissent régulièrement la répression du régime raciste d'Alger.

zp,
SIWEL 271406 MARS 13