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mardi 12 février 2013

La Kabylie visée par la mouvance salafiste ? | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


La Kabylie visée par la mouvance salafiste ?

Mohand T. pour Tamurt.info

Selon des villageois d’Illoulène Oumalou, depuis un moment, de nombreux villages de la région ont bénéficié de projets de réalisation de mosquées. Chose rejetée par de nombreux villageois. De l’avis de ces villageois, cette campagne de construction de mosquées cible particulièrement un bastion du mouvement pour l’autonomie de la Kabylie d’où est originaire le président de l’ANAVAD, M. Ferhat M’henni.
11/02/2013 - 14:52 mis a jour le 11/02/2013 - 20:06 par Mohand T.

Les salafistes veulent (ré) investir l’espace public en Kabylie ? Ils sont à l’affût de la moindre occasion afin de dicter leurs lois, exigeant même des petites filles le port obligatoire du voile. Des livres coraniques sont distribués gratuitement dans les lieux publics ou par le biais de groupes d’individus bien organisés qui essaient de créer leur réseau dans les villages.
Selon des villageois d’Illoulène Oumalou, depuis un moment, de nombreux villages de la région ont bénéficié de projets de réalisation de mosquées. Chose rejetée par de nombreux villageois. De l’avis de ces villageois, cette campagne de construction de mosquées cible particulièrement un bastion du mouvement pour l’autonomie de la Kabylie d’où est originaire le président de l’ANAVAD, M. Ferhat M’henni.
Des supports coraniques sont offerts gratuitement aux enfants. Au chef-lieu de Tizi-wezzu, des magasins de vente de manuels coraniques prolifèrent à une vitesse phénoménale. Des prédicateurs n’hésitent à essayer d’imposer leur doctrine à Tizi-wezzu en chassant les couples de leurs quartiers. « On ne tolère pas les couples ici, circulez », prêchent-ils sous la menace.
Des petites filles de 10 à 15 ans sont obligées à porter le voile. Selon nos informations, il y aurait un projet appelé « Projet Chasteté ». Il est lancé par des islamistes extrémistes dans le but d’expliquer l’importance du voile à travers des conférences propagandistes. Cette campagne dangereuse est autorisée par l’Etat Algérien qui ferme les yeux devant le phénomène qualifié de détournement de mineurs.
Des collectes d’argent sont organisées. Elles visent à alimenter les caisses de ces prédicateurs.
Mohand T.

lundi 11 février 2013

Mali : la France utilise des armes à uranium appauvri

Mali : la France utilise des armes à uranium appauvri

11/02/2013 - 15:40

PARIS (SIWEL) — Le site de l'écologie REPORTERRE affirme que l’armée française ne dément pas utiliser au Mali des obus flèche à l’uranium appauvri. Celui-ci est un déchet radioactif recyclé. Son usage militaire conduit à une contamination des zones impactées. Thierry Lamireau, militant écologiste, s'adresse dans une lettre au président de la république française, François Hollande.


Mine d'uranium à ciel ouvert d'Arlit, en plein pays Touareg du Niger. L'ranium est extrait au seul profit d'Aréva. Les déchets en sont utilisés comme arme de guerre dans l'Azawad. (PH/DR/Figaro)
Mine d'uranium à ciel ouvert d'Arlit, en plein pays Touareg du Niger. L'ranium est extrait au seul profit d'Aréva. Les déchets en sont utilisés comme arme de guerre dans l'Azawad. (PH/DR/Figaro)
Par Thierry Lamireau
Objet : non utilisation, destruction et interdiction des armes à l’uranium « appauvri » par l’Etat français.

Monsieur le Président de la République,

Vous avez choisi, récemment, de faire intervenir les différents corps de l’armée française sur le territoire du MALI.
A cette occasion, permettez-moi de vous envoyer cette LETTRE OUVERTE.

La France utilise des armes à l’uranium "appauvri"

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN » et également enseignant en Haute-Savoie auprès d’enfants de la maternelle, permettez-moi de vous indiquer que je reste très sensible à tout ce qui touche aux Droits de l’Homme et plus généralement à l’intégrité humaine.

En effet, la France, les Etats-Unis et quelques autres utilisent, lors de conflits (à travers par exemple les interventions de l’OTAN, les mandats de l’ONU ou en nom propre des pays) divers, des armes dites « munitions flèches » à l’uranium « appauvri ».

Certains aéronefs (avions de chasse, hélicoptères d’attaque, certains blindés) ont ainsi envoyé ces armes sur les sols de l’ex-Yougoslavie, en Bosnie, en Serbie, au Kosovo, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Liban, etc.

Au Mali, en votre nom, la France a décidé d’envoyer, entre autres, des Mirage 2000, des Rafale, des hélicoptères Tigre et certains blindés. Pour une destruction plus rapide et « efficace », ces appareils utilisent les « munitions flèches » à l’uranium « appauvri ».

Bizarrement, les médias ne peuvent témoigner des actions de l’armée française notamment dans le nord du Mali.
L’une des raisons de cette « omerta » est très certainement l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par les aéronefs français. Mon expérience de l’analyse des rares images présentées ici ou là m’amène justement à aller vers cette affirmation. Ainsi, cette utilisation d’armes nucléaires s’est banalisée dans l’indifférence générale.

L’uranium métal inclus dans le pénétrateur de ces armes est, si l’on peut dire, l’arbalète des temps modernes. L’uranium « appauvri » est plus dense que le plomb et, de ce fait, au lieu de traverser un char en traverse deux ou pénètre dans des bâtiments en béton à des profondeurs encore plus importantes. Après le lancement de l’obus, le sabot s’ouvre en libérant le pénétrateur à une vitesse supersonique de 1700 mètres par seconde. A cette vitesse, l’impact est celui d’un caillou dans l’eau, le blindage de l’objectif visé jouant le rôle de l’eau et la flèche de l’arme celui du caillou.

Environ 50 pays (dont la France) détiennent ou fabriquent (et peuvent donc utiliser) des munitions contenant de l’uranium « appauvri ».
Ces pays affirment que « l’utilisation de ces munitions se justifie sur un plan militaire car elles sont plus « efficaces » que celles au tungstène (l’autre option principale) pour pénétrer dans les blindages ou le béton » (Ministère de la Défense 2001, Memorandum : Gulf War Illnesses, présenté au Defence Select Committee de la Chambre des Communes, le 26 avril 2001, Londres, HMSO, P.37. Department of the Air Force, Headquarters United States Air Force).

Ajoutons que l’uranium “appauvri” coûte moins cher que le tungstène et qu’il est plus largement disponible.

En outre, la densité et la vitesse de ces armes permettent aux pilotes qui les lancent de se trouver plus loin de la cible lorsqu’ils tirent, ce qui accroît leur sécurité (Pour une étude de l’intérêt militaire de l’uranium appauvri, voir Carnaham, 2008).

Mais ces armes possèdent d’autres effets, ceux-là, plus dévastateurs et à très longs termes.

L’entrée brutale dans la cible entraîne une surpression terrible capable de faire sauter une tourelle de char comme un bouchon de champagne. De plus, la vitesse et le contact entre les deux matériaux (celui de l’arme et de la cible) dégagent une énorme chaleur de rayonnement dont l’effet destructeur s’ajoute aux précédents.

Enfin, l’uranium est un matériau pyrophorique, c’est-à-dire qu’il prend feu dans l’air. L’uranium s’oxyde si vite qu’il prend feu en libérant in situ différentes particules radioactives ET chimiques.

Je tire ces informations d’un document de l’OTAN en date du 25 août 1992 (Document AC/258-D/425).

L’on peut lire dans ce même document :
« Un dépôt important de poussière d’uranium, de l’ordre de quelques g/m2, peut avoir un effet toxique sur les plantes et sur le bétail en pâture. Le dépôt d’uranium ’appauvri’ pourrait alors finir par être ingéré par l’homme, si la contamination se met dans la chaîne alimentaire.

Le taux de conversion de l’uranium ’appauvri’ métallique en oxyde, sous la forme de particules d’un format potentiellement respirable (très petites), est bien plus important (de 10 à 1000 fois) en cas d’explosion qu’en cas d’incendie. En outre, des éclats d’uranium ’appauvri’ en feu peuvent être projetés à des distances considérables, créant des sources secondaires de fumée d’uranium ’appauvri’ et de contamination de la surface. »

Les pays voisins des régions bombardées n’ont pas été épargnés par les retombées de particules radioactives et chimiques… comme le Koweït, l’Arabie Saoudite, l’Iran, des régions d’Albanie, de Macédoine, de Grèce, du Pakistan, pour ne citer qu’eux.

Il y a donc une pollution des sols, des eaux et de l’air pour plusieurs milliards d’années et cela provoque des problèmes importants de morbidité (nombreuses maladies induites), de mortalité et d’apparition de malformations congénitales monstrueuses puisque l’ADN est touché… il y a, de ce fait, une transmission aux générations suivantes.

Une arme radioactive

L’uranium « appauvri » est un déchet nucléaire « recyclé » par les pays utilisateurs comme une munition classique. C’est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs nucléaires civils et militaires.

Il contient environ 0,2% d’uranium 235 et 99,75% d’uranium 238 dont la demie vie (période) est de 4,5 milliards d’années (l’âge de la terre !). On l’appelle « appauvri » parce que son activité est de 40% inférieure à celle de l’uranium naturel…ce qui ne signifie nullement qu’il est moins dangereux !

Il faut, en effet, rappeler que l’uranium « appauvri » utilisé dans l’armement est mélangé à de l’uranium issu des usines de retraitement qui contient des produits de fission hautement radioactifs comme l’uranium 236, le plutonium 238 et 239, le technétium 99 ou le ruthénium 106 qui potentialisent de fait sa nocivité.

Le mythe de la « guerre propre » a fait long feu… si je puis dire !... pour les peuples autochtones comme pour les militaires et journalistes ayant approché de trop près les pollutions de ces armes.

L’Agence Internationale de l’Energie Atomique prévoit d’ailleurs un excès d’un demi million de morts rien que pour l’Irak !

Il y a une violation des règles internationales de radioprotection.

Selon le Droit International sur le contrôle des armements, les armes à l’uranium « appauvri » sont illégales (Convention de LA HAYE de 1899 et 1907, de GENEVE de 1925 et 1949, Charte de NUREMBERG de 1945, Convention des Nations Unies du 10 octobre 1980 dite « Convention des armes inhumaines ») pour les raisons citées précédemment.

« Dans la plupart des rapports officiels, la question du respect de la réglementation et des normes de radioprotection est totalement éludée. Pareillement, le terme de « déchets radioactifs » et les prescriptions qui s’y rapportent sont tabous. C’est pourtant la terminologie appropriée pour décrire les obus et munitions à l’uranium appauvri dispersés dans l’environnement. » (Document CRIIRAD Corinne Castanier et Bruno Chareyron).

La désinformation, qui présente l’uranium « appauvri » comme un produit anodin, permet aux pays comme la France de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de telles armes dans les conflits en condamnant pour « l’éternité » des populations civiles innocentes.

Arrêtons ce massacre sous couvert de l’OMS et de l’ONU !

L’utilisation de ces armes à l’uranium « appauvri » est un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Il y a, malheureusement, pire que la folie fanatique d’un individu comme celle, par exemple, de Mohamed MERAH… il y a la folie meurtrière des Etats comme la France et bien d’autres.

Les efforts de désarmement ont enregistré, au fil des années, des succès remarquables… même si toutes les armes devraient être interdites ! Ces initiatives n’étaient pas complètement aléatoires ; elles visaient généralement à neutraliser et à retirer de la circulation des armes pouvant enfreindre le droit des conflits armés.

Les Etats ont interdit les armes chimiques en 1993, puis les armes à laser aveuglantes en 1995 et les mines antipersonnel en 1997. La campagne de désarmement la plus récente a conduit à l’interdiction des armes à sous-munitions (pour les pays qui adhèrent à la Convention sur les armes à sous-munitions de 2008).

Quelles armes « nouvelles » devraient faire l’objet d’un prochain traité d’interdiction ? Nombre de personnes pensent que ce devrait être les armes à l’uranium « appauvri » !

Vous êtes le Président de la République française.

Vous avez décidé d’engager les forces françaises dans un conflit au Mali en utilisant des aéronefs qui « consomment » des munitions flèches à l’uranium « appauvri ».

Je souhaiterais donc connaître votre engagement concernant ce grave problème… bien plus important que celui d’un individu fanatique puisqu’il concerne l’engagement moral de notre Nation vis-à-vis du peuple français et des Nations de la planète comme au Mali.

Vous engagez-vous à arrêter, détruire et interdire l’usage des armes à l’uranium « appauvri » et à œuvrer sans relâche auprès des instances internationales comme l’ONU pour que ces munitions soient définitivement interdites dans tous les conflits sur la planète ?

Vous exprimant par avance ma très vive gratitude, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’hommage de mon profond respect.

zp,
SIWEL 111540 FEV 13

Source: REPORTERRE, le site de l'écologie

Mali/Azawad : " Tribulations françaises dans les sables sahariens 120 ans après "

Mali/Azawad : " Tribulations françaises dans les sables sahariens 120 ans après "

11/02/2013 - 16:53

AZAWAD (SIWEL) — "Maladroite, la France socialiste vient de montrer sa vraie face. Le 8 février, à Ménaka, position tenue par le MNLA, un membre du mouvement sur invitation d’un officier français est allé à l’encontre d’une patrouille française. A sa grande surprise, il se rendit compte qu’il vient de tomber dans un piége tendu par les maliens avec la complicité des forces françaises. Mr Abdoul Karim ag Matafa et ses compagnons sont depuis détenus par les maliens et auraient été transférés à Bamako. L’acte est d’une extrême gravité... Faute d’éclairer cette affaire, l’armée française aura perdu toute sa crédibilité dans le Sahara. Il démontre enfin que la France de Hollande a choisi son camp et a donc implicitement déclaré la guerre aux azawadiens !!! "


Manifestation de Kidal le 27 janvier 2013 contre la présence de l'armée malienne qui a depuis confirmé son caractère assassin. Le silence des uns et le concours des autres n'est rien de moins qu'une abominable complicité( PH/DR/Archives)
Manifestation de Kidal le 27 janvier 2013 contre la présence de l'armée malienne qui a depuis confirmé son caractère assassin. Le silence des uns et le concours des autres n'est rien de moins qu'une abominable complicité( PH/DR/Archives)
"...La ville est à vous, mon colonel…"



‘’… la ville est à vous, mon colonel….’’, ces mots d’un officier français à son homologue malien à l’entrée de Gao, tout autant que l’image du farfelu maire de Gao, tenant dans la main le drapeau français, éjecté des entrailles de la carlingue de l’avion de transport de troupes sur le tarmac de l’aéroport de Gao, resteront à jamais gravé dans la mémoire des téléspectateurs des grands médias en cette fin de janvier 2013. Un an après le déclenchement de la lutte de libération de l’Azawad, la France revient au secours du soudan français devenu Mali en 1960
Depuis le 11 janvier les soldats français se promènent, d’abord au Mali puis progressivement dans l’Azawad comme si on était encore au début du 20ème siècle à l’époque de la pacification bienfaitrice et de l’occupation civilisatrice.

Dès les premières sorties, pendant que l’armée française affrontaient les groupes narco terroristes, les maliens arrivées dans les bagages des français tels des tirailleurs sénégalais, se livraient à leur sport favori : massacrer des touaregs et des arabes identifiés au Mali par le vocable ‘’peaux rouges’’ et pour la première fois, aussi, d’autres groupes azawadiens (peuls et songhaïs). L’imaginaire collectif peul n’oubliera jamais l’hécatombe faite par les maliens parmi la communauté peule de la zone de Konna.
Au fur et à mesure que les français livraient les villes reconquises aux maliens, ceux-ci comprirent cela comme un blanc seing de la France à mater et massacrer du touareg et du maure azawadien.
Les maliens venus dans les soutes des avions français de Bamako et du sud se livrent à une véritable chasse aux ‘’peaux rouges’’ à Sevaré, Niono, Diabali, Tombouctou, Ber, Gossi et Gao. Les maliens, dès lors couvrent les pillages et le vandalisme par des populations locales des biens appartenant aux touaregs et maures, leurs voisins, même les mauritaniens n’ont pas échappé pour signifier que ce n’est point la nationalité qui est ciblée mais la couleur de la peau.

Rien de tout cela ne serait arrivé si la France avait écouté les mises en garde du MNLA et des communautés de l’Azawad qui alertaient sur les dangers de ramener l’armée malienne dans l’Azawad sans aucune précaution, sans implication des azawadiens et sans préalablement régler le problème quant au fond.
Ayant choisi l’entêtement dans une orgueilleuse assurance, la France s’enlise doucement dans un conflit qui ne la concerne pas et dont elle paiera le prix le plus fort.
L’Etat français, tout d’abord, est en train de se rendre complice d’un génocide rampant tout comme il est resté silencieux depuis 1963 sur les crimes et les massacres perpétrés par les différents régimes maliens contre les communautés touarègues et arabes de l’Azawad.
Ensuite, la France, au Mali et dans l’Azawad, joue maladroitement malgré toutes les alertes fournies depuis de nombreuses années par des azawadiens et d’autres amis. Dans son discours, la France justifie l’intervention en s’appuyant sur un appel d’un Etat membre de l’ONU menacé dans sa sécurité. Dès lors que le régime de Dioncounda n’était plus menacé, il était devenu difficile de poursuivre l’intervention sans le reste de la communauté internationale. Hollande a franchi le rubicond et malheureusement, cette intrépidité à un prix.

La France a endossé la responsabilité de rétablir l’intégralité territoriale du Mali sans que cela ne soit fondé sur aucun texte juridique international pertinent. Plus curieux, la France ne soucie que de la seule intégrité territoriale mais pas de l’unité nationale. Encore une erreur majeure dans l’attitude d’un pouvoir donneur de leçons et qui se revendique un modèle de la normalité.
Pire lorsque les militaires français ramènent dans les soutes des C – 130 des maliens prétendument militaires et des élus, ces derniers sont toujours noirs comme si ni Gao, ni Tombouctou n’ont pas d’élus touaregs ou maures, commis du régime malien et bien terrés à Bamako.
Il aurait été plus seyant de mettre Ag Imbarcawane tel le cafard qu’il est dans la soute de l’avion aux cotés du troublant maire de Gao, Mr Diallo. Il aurait été encore plus malin de ramener Oumarou, le patriote et zélé président du Haut Conseil des collectivités locales, dans la soute à bagage de l’avion de Papa François le libérateur de Tombouctou et le sauveur de Dioncounda II.

Maladroite, la France socialiste vient de montrer sa vraie face. Le 8 février, à Ménaka, position tenue par le MNLA, un membre du mouvement sur invitation d’un officier français est allé à l’encontre d’une patrouille française. A sa grande surprise, il se rendit compte qu’il vient de tomber dans un piége tendu par les maliens avec la complicité des forces françaises. Mr Abdoul Karim ag Matafa et ses compagnons sont depuis détenus par les maliens et auraient été transférés à Bamako. L’acte est d’une extrême gravité. Il s’agit d’un abus de confiance sans précédent de la part d’un Etat et surtout de l’armée française qui fut jadis respectée dans la région justement en raison de sa parole d’honneur. Faute d’éclairer cette affaire, l’armée française aura perdu toute sa crédibilité dans le sahara. Il démontre enfin que la France de Hollande a choisi son camp et a donc implicitement déclaré la guerre aux azawadiens !!!
Les azawadiens ont tout cédé, multiplié les compromis, souvent les compromissions et démontré toute leur disponibilité à favoriser la paix et la sécurité dans la zone saharo sahélienne. Malheureusement, la France de Hollande dans un sursaut néo colonial et dans un réflexe de reconstitution de l’empire a choisi le mépris et la fuite en avant vers un enlisement sans précédent dans les sables du Sahara. Un Sahara, à tout point de vue, différent de l’Afghanistan, de la Somalie et de la Côte d’Ivoire.

Face au silence et à la complicité passive des forces françaises, nous nous tournons vers le Peuple français, élus, les organisations des droits de l’homme, les femmes et les hommes épris de paix et de justice afin qu’ils exigent de leur dirigeants de prendre toutes les mesures idoines pour que :
- cessent les massacres, les pillages et vandalismes de touaregs et de maures de l’azawad sur la seule base de la couleur de leur peau,
- soit immédiatement relâché notre frère, Abdoul Karim AG Matafa et ses compagnons et que des excuses soient présentés au MNLA par l’officier auteur de ce rapt,
- les populations civiles soient secourues aussi rapidement que possible tant à l’intérieur de l’Azawad qu’à l’extérieur,
- soient engagées immédiatement des négociations entre le MNLA et le gouvernement malien afin d’aboutir à un règlement définitif et durable du conflit conformément à l’engagement de la médiation Burkinabé sous la supervision de la CEDEAO et à la résolution 2085 des Nations Unies.

Habaye ag Mohamed

Porte parole de la coordination des cadres de l’Azawad

Le nouveau journal de Tamurt.TV en ligne

Le nouveau journal de Tamurt.TV en ligne

L’actualité en Kabylie en question

Aziz Ait-Amirouche pour Tamurt.info
Présenté par le journaliste Augustin Imerzuguen, le nouveau journal télévisé de Tamurt.TV évoque l’actualité en Kabylie, tout comme celle la diaspora.
11/02/2013 - 11:34 mis a jour le 11/02/2013 - 15:04 par Aziz Ait-Amirouche

S’agissant de son contenu, le nouveau journal en question, revient sur la mort du cinéaste et réalisateur Kabyle, Bouguermouh Abderrahmane, enterré la semaine dernière dans son village natal, à Ighzer Amuqran, au niveau de Vgayet. Le présentateur du journal télévisé est revenu sur le parcours de l’homme, sa biographie et ses œuvres, notamment son interprétation du roman de Mouloud Mammeri "La colline oubliée". L’on peut trouver dans le même journal, des impressions d’artistes et hommes de culture, recueillies sur place le jour de l’enterrement de Bouguermouh Abderrahmane, ainsi que le texte de condoléances adressées par le président du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK), M. Ferhat Mehenni, à sa famille et l’hommage consacré à cet effet par l’ANAVAD et le ministre de la culture, M. Lahcen Ziani. Le journal télévisé, nous propose par ailleurs un reportage inédit, sur la visite d’une délégation du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) à la maison du défunt, en mai 2012, la visite a été l’occasion pour le président du MAK, M. Bouaziz Ait-Chebib et la délégation qui l’accompagnait d’évoquer les questions de la culture et de l’art en Kabylie.
Sur un autre volet, le journal télévisé revient sur le dernier conseil national du MAK, tenu le 1er février dernier au niveau du village d’Ath-Hemdun à Tuvirett (Bouira), l’on évoque principalement la décision du C.N du M.A.K d’organiser trois (03) marches, lors du 20 avril prochain, au niveau des villes de Tizi-Wezzu, Vgayet et Tuvirett.
L’on peut visionner dans la même édition, un reportage vidéo sur les inondations survenues en Kabylie dernièrement, dans le village d’Illiten et un autre reportage vidéo s’agissant de la marche populaire organisée dernièrement par les Amazighs du Maroc, ainsi que la campagne de répression et d’arrestations des militants ayant pris à la manifestation, on pourra entendre, en effet, un témoignage sur place.
Dans la rubrique culturelle, le journal évoque la sortie du dernier album du chanteur Kabyle, Idir, on pourra l’entendre s’exprimant sur son œuvre notamment et chantant un passage musical sur la nécessité de l’engagement et du courage pour Tamazight.
Le journal télévisé est disponible sur le site Tamurt.tv, en page d’accueil du journal Tamurt.info, ou bien sur le lien suivant :
http://tamurt.tv/video/Isalen_n_ddu...
Aziz Ait-Amirouche pour Tamurt.info

dimanche 10 février 2013

Pour en finir avec la colonisation de la langue arabe - Kabyles.Net

Accueil du site > Actualités > Pour en finir avec la colonisation de la langue arabe

 Pour en finir avec la colonisation de la langue arabe

Pour en finir avec la colonisation de la langue arabe

dimanche 10 février 2013, par Mathieu Aksil Zaher

2 votes


La langue arabe imposée aux populations berbères d’Afrique du Nord est tout simplement une forme de colonisation, écrit Alexandre Martinez, jeune étudiant passionné de langues, dont tamazight.

Alors qu’il était encore en prison, l’écrivain kényan Ngũgĩ wa Thiong’o a commencé l’écriture en langue kikuyu de Pour décoloniser l’esprit, son ouvrage le plus connu, signifiant ainsi son adieu à la langue anglaise.
Par la suite, Ngũgĩ continua ce processus de décolonisation en renonçant au christianisme et à son nom anglais. Ses théories ont inspiré nombre de militants africains confrontés à la marginalisation des langues indigènes au profit de la langue coloniale.
Ce sont les langues européennes, parlées par les derniers colonisateurs en date, qui sont majoritairement tenues pour responsables de cette marginalisation. Mais il ne faut pas oublier la dominance coloniale de l’arabe en l’Afrique du Nord. La confusion entre Afrique du Nord et du Moyen-Orient illustre d’ailleurs bien ce problème
L’hégémonie de l’arabe
Les Amazighs sont les habitants autochtones de l’Afrique du Nord, une région qu’ils appellent Tamazgha. Leur langue, le tamazight, est parlée par des millions de personnes en Afrique du Nord et dans la diaspora amazighe.
Depuis l’expansion de l’islam au Maghreb au VIIe siècle, l’arabe est devenu la langue coloniale du Tamazgha. Dans tous les pays d’Afrique du Nord, le processus d’arabisation s’est fortement accéléré après les indépendances du XXe siècle, exception faite de la Tunisie, dont le premier président Habib Bourguiba a refusé d’adopter le nationalisme arabe de Nasser et a préféré se tourner vers l’Europe, et la France en particulier.
Mais l’arabisation, sous couverture de décolonisation européenne, est en réalité une colonisation aboutissant à de fortes discriminations envers la langue tamazighe. La France a reconnu le tamazight comme faisant partie de son patrimoine linguistique, ce qui n’est toujours pas le cas dans le Maghreb.
Que vaut la décolonisation linguistique si seules les langues européennes sont prises en compte ? L’arabe a été aussi destructeur pour les langues africaines que le français ou l’anglais. Les pratiques discriminatoires dans les écoles continuent d’exister de nos jours. Les langues africaines disparaissent au profit de l’arabe, supposé plus prestigieux. Cette imposition de l’arabe fait donc des Amazighs des Arabes, ce qui est loin d’être le cas.
Une lutte contre la répression linguistique
En fait, les politiques d’arabisation avaient pour but d’unir les « peuples arabes ». A la place, cette imposition violente a débouché sur l’aliénation de l’identité amazighe, et à de fortes discriminations.
Aujourd’hui encore, les parents voulant donner un nom amazigh à leurs enfants se voient octroyer un refus, une pratique dénoncée par les associations de défense des droits de l’homme.
Battre les enfants pour qu’ils abandonnent leur langue est une pratique courante. Malgré le rôle dominant des populations amazighes en Tunisie notamment, le tamazight continue d’être exclu des langues officielles dans les pays concernés. Le retour sur le devant de la scène d’islamistes tels que Rached Ghannouchi ne va pas améliorer la situation.
Lors d’une séance parlementaire au Maroc, la député Fatima Tabaamrant s’exprima en tamazight, ce qui donna lieu à un arrêt interdisant l’usage de cette langue au sein du Parlement. L’opposition islamique au tamazight et à son alphabet (tifinagh) est donc en plein essor.
L’Afrique du Nord connaîtra peut-être dans le futur un rejet de l’arabe et un retour des langues autochtones. La décolonisation n’est pas qu’une métaphore : le rejet de l’hégémonie arabe en Tamazgha passe d’abord par la lutte contre la répression linguistique.
Par Alexandre Martinez

Concert des nations : l'Algérie cléricale aurait toujours honte du livre amazigh | Vous avez dit

Concert des nations : l'Algérie cléricale aurait toujours honte du livre amazigh

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Par Le Matin | Il y a 45 minutes | 99 lecture(s) | Réactions (0)
La 19ème édition du Salon International du Livre et de l'Edition de Casablanca (Maroc) ouvre du 29 Mars au 07 Avril prochains (2013). La participation est ouverte jusqu'au 31 janvier 2013.
Il serait intéressant combien de livres en tamazight seront exposés. Il serait intéressant combien de livres en tamazight seront exposés.
Le formulaire de participation que les éventuels participants sont tenus de remplir à cet effet est téléchargeable à partir du site officiel du Ministère marocain de la culture ; il ne comporte aucune discrimination de nature linguistique. Même si rien n'y rappelle que tamazight est désormais une langue officielle du Royaume.
Le 33e Salon du livre de Paris se tiendra, quant à lui, du vendredi 22 au lundi 25 mars 2013. Les professionnels du livre sont invités à se pré-accréditer afin d'obtenir le badge d'accès au Salon. La pré-accréditation s'effectuera prochainement en ligne, sur le site officiel du Salon. A un moment où la langue française est présente avec force dans l'aire culturelle amazighe (berbère), y compris désormais en Libye, il serait intéressant de savoir combien de livres écrits en tamazight seront présents à ce salon : ça serait une bonne manière de jauger l'état du dialogue des langues et des cultures.
L'Algérie participera à ces deux événements internationaux. Le regroupement et l'acheminement des ouvrages ainsi que la gestion du stand Algérie dans ces deux salons sont confiés à l'Entreprise nationale des arts graphiques (ENAG), entreprise dont relève le Salon international du livre d'Alger (Sila) en tant que filiale de celle-ci. Tout est beau. Cependant, dans le message que le manager officiel de cette participation a envoyé aux éditeurs et dont nous avons pu avoir une copie, ceux-ci sont invités à lui transmettre la liste de titres avec lesquels ceux-ci ont l'intention de participer à ces deux salons internationaux, en précisant que ces titres sont d'ouvrages écrits soit en arabe, soit en français, d'éditions récentes, c'est-à-dire de l'année en cours ou de l'année écoulée.
Passe que le site de l'ENAG propose à ses visiteurs un catalogue de livres édités en arabe et un autre en français, mais ne propose rien, pas même un lien non-fonctionnel (3la 3youn nnas) en ce qui est de tamazight. Mais que la suggestion ainsi faite que les livres écrits en tamazight ne feront pas partie du voyage est un indice trompeur de la honte que le manager officiel ressent à trimballer des œuvres d'esprit écrits dans une langue qui, pour lui, ne serait pas une œuvre d'esprit !
On la parle avec nos pieds, notre tamazight. Peut-être même qu'on la pète au lieu de la parler, mais on la pète désormais par écrit et cet écrit est visiblement censuré à l'ENAG, entreprise nationale, oui, mais qui ignore que tamazight est langue plus nationale que le français, oui, mais qui ignore aussi qu'elle est de même une entreprise publique et que tamazight a son public et que ce public a besoin de savoir s'il y a du nouveau au rayon de l'édition en tamazight.
Calmons-nous. L'ENAG est seulement le manager officiel de cette double participation. L'ordonnateur en est le ministère de la Culture, c'est-à-dire le Gouvernement. Et que le site de l'Entreprise nationale  des arts graphiques ne propose aucun titre en tamazight, et que le manager ENAG précise qu'il est preneur de livres en arabes et en français – et donc qu'il n'est pas preneur de livres en swahili, en tchèque, en tamazight, etc.- signifie que le Gouvernement est riche pour transporter des livres écrits en arabe et en français, mais très, très pauvre, tellement pauvre qu'il ne peut payer l'édition, encore moins le voyage à nul ouvrage écrit en tamazight. Vous êtes beaux, les mecs. La République risque de prendre exemple de coquetterie sur vous…
Tahar Hamadache
Auteur

vendredi 8 février 2013

Mali: Le MNLA appelle la communauté internationale à « exercer un contrôle » sur l'armée malienne

Mali: Le MNLA appelle la communauté internationale à « exercer un contrôle » sur l'armée malienne

08/02/2013 - 16:35

OUAGADOUGOU (SIWEL) — Le Mouvement national de libération de l’Azawad a rendu public, hier, un communiqué dans lequel il appelle « la communauté internationale à exercer un contrôle sur les patrouilles de l’armée malienne qui continuent à se venger sur les civils Azawadiens ». Le MNLA demande le «déploiement d’observateurs des droits de l’homme dans les villes déjà sous contrôle malien » et « souscrit à la mise en place d’une force d’interposition » au Mali, « seule possibilité de garantir la paix et la sécurité des civils en l’état actuel de la situation » précise le communiqué signé de son porte parole Mossa Ag Attaher.


Capture d'écran du site officiel du Mouvement national de libération de l'Azawad. (PH/DR)
Capture d'écran du site officiel du Mouvement national de libération de l'Azawad. (PH/DR)
Dans un communiqué rendu public sur son site officiel, le MNLA revient sur la prise de Ménaka par ses unités militaires. La déclaration signée de son porte parole Mossa Ag Attaher précise que « Le MNLA a entrepris et réussi seul la sécurisation de Ménaka sans aucune aide ni soutien d’aucune force engagée dans la lutte contre le terrorisme » signifiant ainsi « qu’ils ne bénéficient d’aucun soutien international » alors qu’ils sont « la seule force en présence sur le terrain susceptible de garantir efficacement la sécurité des citoyens et la lutte contre le terrorisme sur un territoire qu’il maitrise parfaitement pour peu qu’on lui en donne les moyens ». Mossa Ag Attaher étaye cette affirmation en soulignant le fait que la ville de Gao « a essuyé une attaque terroriste en plein centre de la ville » alors que « les villes contrôlées par le MNLA n’ont enregistrées aucune présence terroriste » prouvant ainsi que si on veut réellement combattre le terrorisme islamiste, le MNLA est incontournable.
D'autre part, la déclaration dénonce les exactions maliennes sur les civils azawadiens qui se poursuivent toujours « en toute impunité » dans les villes sous contrôle malien et ce « Malgré l’indignation internationale » souligne le communiqué du MNLA qui appelle « la communauté internationale à exercer un contrôle sur les patrouilles de l’armée malienne qui continuent à se venger sur les civils Azawadiens»

Le communiqué précise que « La liste des exactions ne cesse de s’allonger » et que le MNLA « n’envisage aucunement de collaborer avec l’armée malienne tant que celle-ci poursuit ses exactions sur les civils et tant qu’aucune ouverture de négociation politique n’intervient entre le MNLA et le gouvernement malien sous garantie internationale ».

Le mouvement des laïcs Touaregs, attend de la communauté internationale et des forces engagées dans la crise malienne qu’ils réagissent » aux appels aux meurtres publié par la presse malienne » et « qu’ils en tirent les conclusions qui s’imposent » étant donné que les publications n’ont suscité « aucune réaction des autorités maliennes signifiant par ce laxisme qu’ils autorisent en toute légalité la presse malienne à lancer des appels publics au meurtre » souligne le communiqué.

Le dernier point soulevé par le communiqué du MNLA est la force d’interposition onusienne, proposée notamment par le vice-président américain lors d’une visite à Paris. Le MNLA déclare «souscrire totalement à la mise en place d’une force d’interposition dans le cadre du déploiement d’une opération de maintien de la paix sous casques bleus afin de parer aux massacres collectifs qui se dessinent » et appelle « l’ONU, le Conseil de sécurité ainsi que la France, présente sur le terrain, à garantir la sécurité et la protection des populations Azawadiennes soumise à la vengeance de l’armée malienne »

zp,
SIWEL 081635 FEV 13

L'intégralité du communiqué en pièce jointe
mnla_ctea_menaka.pdf MNLA-CTEA Ménaka.pdf  (73.72 Ko)

Algérie : spectaculaire attaque terroriste contre une caserne militaire à Khenchela

Algérie : spectaculaire attaque terroriste contre une caserne militaire à Khenchela

Par | février 7, 2013 11:54
armée algérienne in aménas

Munis de lance-roquettes antichars, une cinquantaine de terroristes ont attaqué mercredi soir  une caserne militaire située à Khenchela, à 470 Km à l’est de la capitale, Alger. Le groupe terroriste avait tenté de pénétrer à l’intérieur de la Caserne pour assassiner le plus grand nombre de soldats. Et pour ce faire, les terroristes, armés de RPG, ont enlevé de deux civils, dont le chauffeur d’un camion qui ravitaillait la caserne en produits alimentaires. Selon le quotidien arabophone El Khabar, le camion a été rempli d’armes lourdes par les assaillants et a été utilisé pour forcer l’accès à la caserne. Pendant ce temps-là, un second groupe terroriste échangeait des tirs intensifs avec les militaires.
Les accrochages ont duré pas moins de trois heures. Trois heures durant lesquels les militaires avaient réussi à repousser les assaillants qui n’ont pas pu exécuter leur plan machiavélique. En effet, les terroristes n’ont pas pu forcé l’accès à la caserne et des avions militaires ainsi que des hélicoptères ont été dépêchés plus tard par les forces militaires pour bombarder les terroristes qui ont rebroussé chemin sous les frappes et raids intensifs de l’aviation. Selon El Khabar, deux terroristes ont été tués et six militaires blessés. Mais pour l’heure, il demeure impossible de vérifier l’authenticité de ce bilan au regard de la violence des accrochages qui ont opposé les terroristes aux forces militaires stationnées dans la caserne. Soulignons enfin que dés les premières heures de la matinée de jeudi, une opération de ratissage a été lancée  pour rechercher le reste du groupe terroriste qui serait composé, selon plusieurs sources locales, de plusieurs éléments étrangers dont des ressortissants libyens et tunisiens.

Les syndicalistes de l’UNPEF dénoncent : « nous sommes victimes d’une injustice » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Tizi-wezzu
L’UNPEF relève avec amertume le manque de volonté d’assainir les situations financières pesantes des travailleurs, qui n’ont que trop durer. Ce qui est considéré par l’UNPEF comme une fuite en avant de l’administration.
08/02/2013 - 00:05 mis a jour le 07/02/2013 - 23:16 par Mohand T.

L’union nationale des personnels de l’enseignement et de la formation (UNPEF) déplore dans une déclaration de son bureau à Tizi-Wezzu, de nombreux dépassements et d’injustice observés par la direction de l’éducation à l’encontre de plusieurs salariés de l’éducation de la région de Tizi-wezzu. Ils subissent des accusations non fondées, des conseils de discipline allant vers une atteinte morale de leurs personnes.
L’UNPEF relève avec amertume le manque de volonté d’assainir les situations financières pesantes des travailleurs, qui n’ont que trop durer. Ce qui est considéré par l’UNPEF comme une fuite en avant de l’administration de la direction de l’éducation de Tizi-Wezzu. Les syndicalistes en colères réitèrent leurs soutiens à leurs adhérents tous corps confondus et dénoncent une fois de plus cette lenteur qui dénote le service paie de la direction de l’éducation.
Mohand.T

jeudi 7 février 2013

Messaoud Ouslimani, écrivain : « La liberté de culte fait partie de l'identité kabyle »

Messaoud Ouslimani, écrivain : « La liberté de culte fait partie de l'identité kabyle »

06/02/2013 - 16:20

PARIS (SIWEL) — Messaoud Ouslimani, médecin de formation, mais féru de la littérature. Écrivain et essayiste, avec "La vie dans la tourmente" et " La révolte des exclus" , édités en France, M. Ouslimani, expose la situation de la Kabylie depuis les années 20. Où il traite de la situation politique, économique et sociale. Dans cet entretien, il revient sur sa conception de la liberté, des religion, de la Kabylie et du pouvoir algérien.


M. Messaoud Ouslimani, écrivain kabyle. PH/DR
M. Messaoud Ouslimani, écrivain kabyle. PH/DR
Avant d'entrer dans le vif du sujet, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?

M. Ouslimani : Je suis né à Bouadnane, village Ath Slimane. J'ai 68 ans, marié, 1 enfant. Je suis médecin radiologue exerçant en cabinet libéral en France.

Dans votre essai sur la Kabylie "La vie dans la tourmente", vous avez traité une période cruciale qui a marqué la Kabylie par une misère atroce, la soumission...De toute l'histoire de la Kabylie, pourquoi ce choix sur cette période précise?
La période où se passe le récit de "la vie dans la tourmente", est chargée de signes avant-coureurs annonçant la guerre contre le dernier occupant du pays, en l'occurrence la France...

C'est un témoignage poignant, que d'aucuns estiment que c'est à travers ces épisodes que la région a forgé sa personnalité. Est-il un récit de vie ou des histoires imaginaires mais qui s'inspirent d'une réalité tangible?
"La vie dans la tourmente" relate le quotidien d'un village de la Haute-Kabylie; l'histoire commence au début du vingtième siècle. La famine décime des villages. Cette histoire s'inspire de faits réels. Les habitants du village dont il est question ont vécu reclus sur eux-mêmes, s'entraidant pour faire face aux besoins les plus élémentaires et à la rigueur extrême du climat. J'ai vécu cette tourmente. J'ai marché pieds nus comme tant d'autres enfants, j'ai eu faim et froid ! La misère était le lot quotidien qui accompagnait la plupart des Kabyles de la Haute-Kabylie pendant toute leur existence. Cette époque a en effet forgé la personnalité du Kabyle qui a compris qu'en définitive, il ne peut compter que sur lui-même.

Ecrit dans un style assez accrocheur et souple, pourquoi les histoires narrées se terminent-elles d'une manière assez marquante qu'est la mort...
Par cette liste macabre, j'ai voulu signifier que la vie des personnages ne peut se terminer que dans la mort en l'absence de tout espoir. La misère côtoie la mort que l'on peut considérer comme une délivrance, dans ce contexte.

Dans votre roman, "La révolte des exclus", vous avez parlé de sujets politiques qui restent, au jour d'aujourd'hui, des éléments de débats. Pourquoi êtes-vous allé aux années 70 pour traiter d'une situation que l'on vit actuellement?
Le fait est que les problèmes que nous vivons actuellement sont déjà arrivés, de façon cyclique, avec quelques nuances dans la forme. Le mal qui ronge le pays n'ayant jamais été détruit, ses effets restent récurrents. Les années 70 représentent, à mon sens, une période charnière de la dérive de l'Algérie, qui s'est accentuée au fil des années. L'Algérie depuis cette période, a commencé à creuser sa tombe par une descente aux enfers. Les différentes décisions politiques prises sur des coups de tête, telle que la gestion socialiste des entreprises, la réforme agraire, la médecine gratuite, l'arabisation généralisée, commencèrent à montrer leurs limites. Entre-temps, la misère des populations s'est accentuée. Et les laissés-pour-compte devinrent un vivier inespéré pour les islamistes qui s'attelèrent à les embrigader pour en faire les fossoyeurs de leur propre pays. Certains citoyens, pour la plupart Kabyles, choisirent, dans la clandestinité, une autre religion que celle imposée par le pouvoir algérien -et qui avait existé en Afrique du Nord, bien avant l'islam-.

Les personnages choisis dans le roman partagent une certaine idée de la liberté malgré leur appartenance religieuse aussi différente les unes des autres, quelle est la relation entre la liberté de culte, le chômage, le poids des traditions sur la situation politique de la Kabylie?
La liberté de culte fait partie de l'identité kabyle. L'islam comme religion unique, a été imposé par le pouvoir arabo-islamique et propagé et protégé par certains Kabyles. Le choix d'une autre religion reflète un désir d'émancipation spirituelle. Le chômage est une conséquence de la mauvaise gestion des différents pouvoirs qui se sont succédé -sachant que le pays est très riche et que cela n'aurait pas dû arriver. Quand on ne s'aligne pas sur les diktats du pouvoir arabe et islamique, on est marginalisé! Bien des personnes ont été limogées de leur emploi car non-croyantes ou Kabyles. Certaines traditions kabyles, qui ont un lien avec l'islam, contribuent à freiner la marche vers l'émancipation de notre peuple. Autant de freins pour une politique de libération de la Kabylie...

Vous avez cerné la situation chaotique de la Kabylie, selon vous quelle voie de salut pour cette région?
L'Autonomie ! La Liberté

Vos livres seront-ils un jour chez les libraires en Algérie?
Je le souhaiterais.

aai
SIWEL 06 1620 fev13

Les étudiants demandent la suppression de l’arabe comme langue de formation | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Faculté des sciences humaine de Tizi-Wezzu
Une situation catastrophique est dénoncée par les étudiants de la faculté qui réclament la suppression de la langue arabe comme langue de formation et qui ne correspond pas aux exigences de leur domaine.
07/02/2013 - 14:46 mis a jour le 07/02/2013 - 14:46 par Mohand T.

La situation au niveau de la faculté des sciences humaine de l’université Mulud Ath Mammar de la région de Tizi-Wezzu est en souffrance.
Une situation catastrophique est dénoncée par les étudiants de la faculté qui réclament la suppression de la langue arabe comme langue de formation et qui ne correspond pas aux exigences de leur domaine.
« Nous subissons un manque flagrant d’enseignants et la bibliothèque est presque vide », déplore un étudiant.
Les étudiants en grève ont fermé leur faculté depuis quatre semaines et réclament l’ouverture du master pour tous les étudiants titulaires d’une licence en communication, une formation dispensée intégralement en français, le recrutement d’enseignants supplémentaires pour parer au manque d’encadrement, l’acquisition d’ouvrages supplémentaires pour la bibliothèque et faire des travaux de réaménagements au niveau de la faculté, sont entre autres les revendications de ces étudiants.
Mohand.T

Au Mali, des siècles d'antagonismes

Au Mali, des siècles d'antagonismes

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Des soldats maliens, en mars 2012 à Bamako. L'antagonisme entre les populations du sud et du nord est autant inscrit dans l'espace que dans l'histoire des hommes.

Sédentaires contre nomades, agriculteurs contre commerçants, hommes noirs contre hommes à la peau claire... L'éternel antagonisme entre les populations du sud et du nord du Mali, plus vivace que jamais depuis la sécession de l'Azawad, proclamée le 6 avril 2012, et le lancement de l'opération militaire franco-malienne, le 11 janvier, est autant inscrit dans l'espace que dans l'histoire des hommes.

CURIEUX ASSEMBLAGE
Construction étatique née de l'époque coloniale, aux frontières dessinées et redessinées (la dernière fois en 1943) par les Français, le Mali apparaît de prime abord comme le curieux assemblage de deux mondes étrangers l'un à l'autre. Au sud, les héritiers des grands ensembles politiques ouest-africains : l'empire du Mali, l'empire Songhaï ou le royaume de Ségou, qui furent tous confrontés, à un moment ou un autre de leur histoire, aux incursions de guerriers et de commerçants maures, arabes ou touareg.
Quant aux habitants des deux tiers nord du pays, ils appartiennent à l'histoire du Sahara, de ses royaumes nomades et des grandes routes caravanières. La ville de Tombouctou, dont le prestige culturel et la réputation d'opulence sont difficiles à relier aux images de désolation qui en parviennent depuis des mois, en est sans doute la trace la plus brillante. Ses mausolées comme ses précieux manuscrits, placés sous la protection toute symbolique de l'Unesco, en sont la face lumineuse. Quant au souvenir de la traite négrière transsaharienne, dont la ville a été un des centres névralgiques pendant des siècles (plusieurs centaines de milliers de captifs originaires des régions subsahariennes ont transité par elle jusqu'à la fin du XIXe siècle), il en est la part maudite. Ainsi, si le nord et le sud du pays interagissent depuis des siècles, leurs relations ont rarement été pacifiques. Et la colonisation française n'a rien arrangé.
La colonisation du Sahara, menée durant les dernières années du XIXe siècle depuis le Sénégal vers l'est et officiellement entérinée à la Conférence de Berlin, en 1885, a conduit la France à administrer une immense étendue désertique. Elle ne fut parachevée qu'au début du XXe siècle : Tombouctou est prise en 1894 et ce n'est qu'en 1907 qu'on peut implanter un gouverneur militaire à Kidal, au coeur du pays touareg.
Les relations entre la puissance coloniale et les populations arabes, maures et touareg du Soudan français, bientôt incorporées dans l'Afrique occidentale française (AOF), resteront, jusqu'aux indépendances de 1960, très superficielles. Et elles ne seront pas exemptes d'un certain aveuglement romantique : le mythe de l'inflexible guerrier touareg, tenant d'idéaux disparus en Europe, fascinera des générations de militaires français, souvent eux-mêmes d'ascendance noble et nostalgiques d'un certain âge d'or aristocratique. Même les nombreux accrochages, comme le massacre de la mission Flatters par des Touareg, en 1881, ou les révoltes qui agiteront la région de manière sporadique durant toute la période, ne viendront pas à bout de cette sympathie initiale. Le souvenir émerveillé des récits de René Caillié, premier Occidental arrivé à Tombouctou en 1828, ou les travaux de Charles de Foucauld sur la culture touareg ont durablement marqué les mémoires.
Cette fascination n'alla pas sans effets pervers. "Comme ils admiraient leur culture, les coloniaux n'ont pas cherché à changer les Touareg", souligne l'historien Pierre Boilley, directeur du Centre d'études des mondes africains. Ce faisant, les colons ont créé des déséquilibres sociaux dont la région ne s'est jamais remise. De fait, si la France a construit de nombreuses écoles dans le sud du pays, elle s'est bornée à tracer quelques pistes dans le nord, et n'a commencé à corriger cette faiblesse qu'à la fin des années 1940, alors que la logique de la décolonisation commençait à s'imposer.
"ETHNIQUEMENT DIFFÉRENTS"
Ce processus a été l'occasion de nouvelles tensions entre le Nord et le Sud. La raison principale en est la tentative menée par Paris de détacher des régions sahariennes d'Algérie, du Soudan français, du Niger et du Tchad, réputées riches en minerais, pour créer une Organisation commune des régions sahariennes (OCRS) sous domination française. Au Mali, les populations du Nord, et surtout les Touareg, seront des soutiens enthousiastes de l'initiative : en 1958, dans une lettre adressée à Charles de Gaulle, des milliers de pétitionnaires réclameront leur détachement de la tutelle de Bamako, en s'affirmant "ethniquement différents". "Cet épisode est largement oublié en France, mais il est dans tous les esprits au Mali, et il a beaucoup nourri la haine des habitants du Sud contre ceux du Nord", souligne Pierre Boilley.
Les chefs successifs de l'Etat malien indépendant s'emploieront (du reste, avec un certain succès) à faire émerger les bases d'une culture nationale propre, notamment en exaltant le souvenir d'un empire du Mali dont les contours n'ont pas grand-chose à voir avec les frontières actuelles. Mais ils ne viendront pas à bout de cet antagonisme nourri par un climat de sécession larvée. Et la colère, palpable, des habitants du Sud contre les Touareg accusés d'avoir, en déclenchant la révolte de janvier 2012, ouvert la voie à la barbarie djihadiste, risque d'accroître encore le fossé entre les deux régions.