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samedi 8 juin 2013

Le militant et cadre du MAK, Kamel Chetti, subit l’enfer au pénitencier de Tizi-Ouzou | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Les lecteurs et lectrices du présent article auront une certaine idée de ce que subit au quotidien ce prisonnier qui n’a commis de « crime » que celui de croire que seule l’autodétermination peut être la destinée du peuple kabyle, son peuple. Kamel Chetti, fils d’un éminent enfant de l’ALN qui a libéré l’Algérie du joug de la France au bout de sept ans et demi d’une guerre sanglante, partage sa cellule avec 70 de ses codétenus. Le malheureux couche à même le sol puisqu’il n’y a pas de lit.
05/06/2013 - 20:34 mis a jour le 05/06/2013 - 20:34 par Saïd Tissegouine
Le militant et cadre du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), Kamel Chetti, subit l’enfer au pénitencier de Tizi-Ouzou où, devons-nous le rappeler, il est incarcéré depuis le 3 mai dernier.
Les lecteurs et lectrices du présent article auront une certaine idée de ce que subit au quotidien ce prisonnier qui n’a commis de « crime » que celui de croire que seule l’autodétermination peut être la destinée du peuple kabyle, son peuple. Kamel Chetti, fils d’un éminent enfant de l’ALN qui a libéré l’Algérie du joug de la France au bout de sept ans et demi d’une guerre sanglante, partage sa cellule avec 70 de ses codétenus. Le malheureux couche à même le sol puisqu’il n’y a pas de lit.
Le malheur n’arrive jamais seul, dit le vieux dicton français. En effet, en plus d’être détenu et traînant une maladie appelée « cardiopathie », Kamel Chetti s’est retrouvé depuis dimanche dernier, soit le 02 juin, avec une fracture au bras suite à une chute dans une salle de bain de la prison.
Comment imaginer qu’un homme qui a le bras dans le plâtre puisse dormir par terre ? Rien que l’imaginer relève d’un purgatoire. Que dire alors de celui qui subit cet acte et dans l’indifférence ? Pire encore, le fils du combattant de l’ALN, originaire de Mekla, s’est vu refuser le droit au suivi médical rigoureux pour sa maladie. Même en souffrant de cardiopathie, les autorités pénitentiaires de Tizi-Ouzou ne lui accordent que les soins rudimentaires qui lui sont prodigués au niveau de l’infirmerie pénitentiaire.
Dans pareilles conditions, devrait-on s’étonner de la santé, déjà fragile, de Kamel Chetti qui se dégrade de jour en jour ? Son avocate, MeFatiha Rahmouni, fait des mains et des pieds pour le sauver. Cependant, le combat de Me Fatiha Rahmouni est d’une autre nature et d’une autre dimension. Elle doit effectivement prouver que son client est victime d’un coup monté puisque dans cette affaire, il n’y a pas eu de victime.
Dans le procès-verbal (PV) n° 096, le nommé Abdelhak Chaouchi (l’homme déclaré par la police judiciaire comme étant la victime de Kamel Chetti) déclare « refuser poursuivre en justice le nommé Kamel Chetti » . C’est pourquoi MeFatiha Rahmouni refuse même le vocable « victime » concernant le nommé Abdelhak Chaouchi.
En s’ouvrant aux colonnes de Tamurt.info, l’avocate de Kamel Chetti a déclaré qu’elle est en attente de la réponse à la demande en cassation qu’elle a introduite auprès de la cour suprême suite à la condamnation à six (06) mois de prison ferme prononcée par le tribunal criminel de Tizi-Ouzou en date du 13 mai dernier. Et naturellement si la révision du procès venait à être accordée, sa date serait mentionnée dans le document portant la réponse. « Vraisemblablement, laisse entendre Me Fatiha Rahmouni, nous aurons cette réponse tant attendue dans les tout prochains jours ».
Et attendant, Me Fatiha Rahmouni et l’ensemble de la famille militante et patriotique du MAK continuent à croire fermement que Kamel Chetti n’a commis aucun acte répréhensible et, par conséquent, son emprisonnement est dicté par une autre raison : celle de militer pour l’autodétermination de la Kabylie.
Said Tissegouine

vendredi 7 juin 2013

Par   | juin 6, 2013 3:13
bouteflika1
Les islamistes algériens sont de plus en plus inquiets par le vide politique dont est victime l’Algérie depuis l’hospitalisation en France du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. « La situation dans le pays est grave. Le Président est absent et le peuple, qui est le premier concerné, ignore tout de son état de santé », a fait savoir ouvertement Mohamed Hadibi, porte-parole d’Ennahda, un parti politique d’obédience islamiste.
Dans une déclaration faite au quotidien en ligne Tout sur l’Algérie, ce responsable politique a expliqué qu’en concertation avec les autres islamistes de l’Alliance Verte, le MSP et El Islah, des discussions ont été entamées   »dans le cadre des concertations politiques autour de la situation dans le pays et le vide institutionnel provoqué par l’hospitalisation du président de la République au Val-de-Grâce depuis quarante jours ».  Une autre source a confié à Tout sur l’Algérie que les leaders islamistes sont aujourd’hui convaincus que « le moment est venu pour déclarer la vacance du poste de président de la République ».
« Si le Président se porte bien, comme ne cessent de le répéter les officiels algériens, qu’ils nous montrent une image de lui à la télévision. S’il va mal ou se trouve incapable de poursuivre son mandat, il faut actionner l’article 88″, a-t-on indiqué pour démontrer que les milieux islamistes algériens montent de plus en plus au créneau pour faire entendre leur voix sur la destitution d’Abdelaziz Bouteflika en raison de son état de santé.

jeudi 6 juin 2013

Harcèlement : Kamel Chetti, militant du MAK détenu dans des conditions inhumaines

Harcèlement : Kamel Chetti, militant du MAK détenu dans des conditions inhumaines

06/06/2013 - 12:19

TIZI-OUZOU(SIWEL) — Kamel Chetti, membre très actif du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) est détenu depuis le 3 mai à Tizi-Ouzou. Il est incarcéré avec plusieurs dizaines de détenus de droit commun dans une cellule exiguë. Les conditions de détentions sont inhumaines et dérogent aux règles élémentaires de la dignité humaine. Les conditions de détentions compromettent la santé fragile de Kamel Chetti qui souffre d’une cardiopathie nécessitant des soins et un strict suivi cardiologique qui lui sont refusés par l’administration pénitencière.


Kamel Chetti est détenu dans des conditions inhumaines avec plusieurs dizaines de détenus de droits commun dans une même cellule. Souffrant d'une cardiopathie nécessitant un suivi cardiologique rigoureux, l’administration pénitencière lui refuse ses soins, prétextant que l'infirmerie du pénitencier est largement suffisant.(PH/DR)
Kamel Chetti est détenu dans des conditions inhumaines avec plusieurs dizaines de détenus de droits commun dans une même cellule. Souffrant d'une cardiopathie nécessitant un suivi cardiologique rigoureux, l’administration pénitencière lui refuse ses soins, prétextant que l'infirmerie du pénitencier est largement suffisant.(PH/DR)
Pour rappel, Kamel Chetti a été incarcéré pour des délits imaginaires construits pour les besoins de la cause. Pour rappel, il a été arrêté pour un « « délit de fuite » qui n’a pas eu lieu, puisqu’il a été arrêté au niveau même du barrage, et pour « refus d’obtempérer » car il a refusé de se rendre à l’hôpital avec la Police, en précisant qu’il n’avait confiance ni en la police ni en les hôpitaux algériens. La police voulait effectivement lui faire faire un test d’alcoolémie en milieu hospitalier, suite à une prétendue plainte qui n’a jamais eu lieu. 

Kamel Chetti avait effectivement eu un léger accrochage avec un autre véhicule appartenant au dénommé Abdelhak Chaouchi qui ne justifie absolument pas les 6 mois d’incarcération, d’autant que le propriétaire du véhicule affirme par ailleurs n’avoir pas déposé de plainte. Madame Fatiha Rahmouni, avocate du collectif mis en place pour la défense de Kamel Chett, l’a confirmé dans les colonnes du journal Tamurt. En effet, précise-t-elle, dans le procès-verbal, ayant servi à incarcérer Kamel Chetti, le nommé Abdelhak Chaouchi, présenté par la police judiciaire de Tizi-Ouzou comme étant « la victime de Kamel Chetti ») déclare clairement avoir « refusé poursuivre en justice le nommé Kamel Chetti ». Alors sur la base de quoi Kamel Chetti st-il maintenu en détention ? D'autre part, même s'il y avait eu plainte( ce qui n'est du reste pas le cas, les accidents et les accrochage minimes de véhicules n'ont jamais fait l'objet d’incarcération et quand on pense que les terroristes à l'origine du massacre de plus de 2000 000 victimes assassinées dans des conditions monstrueuses ont été amnistiées par le régime algérien, on se pose sérieusement la question: où veut-on emmener ce pays ? 

Indiscutablement, Kamel Chetti, bien connu des services de répressions algériennes à Tizi-Ouzou, fait les frais de la politique colonialiste arabo-islamique qui persiste dans sa tenace ambition à dénaturer le peuple kabyle, à le couper de son amazighité, de ses valeurs de justice et de liberté afin de l’assimiler de force à la « oumma » arabe. 

Pour rappel, Kamel Chetti est fils de maquisard kabyle. Son père a combattu le colonialisme français pour que son enfant soit soumis à l’infamie du néocolonialisme dont l’arme de guerre est l’idéologie arabo-islamique contre laquelle se bat la Kabylie depuis la pseudo indépendance de 1962. 

Contacté par Siwel, la direction du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) affirme faire tout son possible pour extraire Kamel Chetti des « geôliers sadiques du régime raciste d’Alger ». L’affaire contre Kamel Chetti ne repose sur aucun élément concret. Un collectif d’avocat, dont fait parti la secrétaire nationale du MAK aux droits de l’homme, Fatiha Rahmouni, a été mis en place pour assurer sa défense. Le problème est que nous ne sommes pas dans un Etat de Droit et le harcèlement d’un citoyen kabyle qui ose défier publiquement la toute puissance d’un régime criminel relève de la routine dans les Etats despotiques tel que l’Algérie. 


Avec Tamurt, 

zp, 
SIWEL 061219 JUIN 13

Algérie : le suicide pour tous ! | Forums

Algérie : le suicide pour tous !

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Par Le Matin | Il y a 12 heures 47 minutes | 3233 lecture(s) |Réactions (0)
"La tragédie ne commença pas quand la libération du pays tout entier anéantit, presque automatiquement, les îlots cachés de liberté qui étaient condamnés de toute façon, mais quand il s’avéra qu’il n’y avait aucune conscience pour hériter et questionner, méditer et se souvenir." (1)
Combien d'Algériens ou de Français ont les moyens de se soigner au Val-de-Grâce ?Combien d'Algériens ou de Français ont les moyens de se soigner au Val-de-Grâce ?
Un Printemps Arabe, est le titre du livre document de Benoist-Mechin datant de 1975, après avoir parcouru des dizaines de milliers de km à travers plusieurs pays du Proche-Orient côtoyant pendant des mois toutes les catégories sociales du fella, prince, sultan, raïs, l’auteur écrit dès l’introduction, : "Jadis (années 40), tout était baigné de lumière, mais périlleux. Aujourd’hui (années 70) tout est sombre, mais pacifique. Si pacifique vraiment ?" On peut ajouter sans pessimisme ajouté que le printemps arabe des années 2000 se montre bien sombre et bien périlleux. Le trio musulman, arabe, africain a l’aspect d’un triangle des Bermudes avec des gènes kamikazes à tous ses sommets. Musulman : avec le terrorisme, on l’a bien compris qu’il ne suffit pas de croire en Allah et son dernier prophète pour sauver sa tête, il faut aussi la baraka des prédicateurs à la mode. Arabe : sunnite ou chiite ? Pour nous les Algériens, on est à 100% du bon côté de la scission. Mais l’Afrique nous rattrape avec nos ethnies survivantes qui entretiennent le feu sous la marmite de l’ogresse : Kabyles Chaouias Mozabites Touaregs et le reste des harkis toutes catégories confondues avec combinaisons infinies.
On est dans des ensembles vicieux, une boîte de Pandore s’ouvrant en poupées russes dont chacune est clonée à la boîte-mère. Auparavant, on disait que c’est les colons qui divisaient, aujourd’hui, qui assure notre division ? Réponse officielle et officieuse : l’Occident et son compère Israël qui bavent sur notre âge d’or et or noir. Cela a un peu marché hier, maintenant cela ne marche plus. Malgré nos médias soporifiques, malgré nos paraboles pirates, malgré notre réseau internet fossilisé, nous sommes conscients que la locomotive mondiale va nous entraîner avec nos pharaons en carton de gré ou de force, mort ou vif. Dire que c’est l’ennemi qui nous manipule ce n’est pas flatteur pour la pyramide à tous ses étages. C’est nier la révolution revendiquée à cri et à corps, reconnaitre l’aliénation à distance et une indépendance attrape-nigaud. Par définition, une révolution n’est-elle pas un mal qui vire au bien ? Le proverbe dit qu’il vaut mieux avoir un ennemi intelligent qu’un ami idiot, nous avons perdu un ennemi étranger intelligent pour nous retrouver entre les griffes d’un ennemi frère idiot. Avec des nuances puisque ce dernier ne perd jamais la boule pour assurer ses arrières, quitte à faire de l’ennemi d’hier l’ami d’aujourd’hui. En parlant de l’époque coloniale, Mechin parle de lumière et péril. Or le mot lumière, l’auteur le tire d’un poème égyptien en l’honneur de Napoléon, le"Sultan el Kébir" : "Tu es doux comme le pépin de la grenade. Quand tu proclames la paix, Quand tes mains apportent l’Édit- Qui rend le peuple heureux – Ya Salaam !- Nous t’avons regretté, général, - Si beau dans ton manteau,- Toi dont l’épée a fait de l’Egypte, -Un cimetière de Mamelouks,- Ya Salaam ! – O Républicain génial- A la mèche légendaire,- Tu as apporté à l’Egypte la lumière, - Brillante comme une lampe de cristal,- Ya Salaam !" Les Egyptiens avaient leurs Mamelouks comme nous nos Janissaires, mais sans un Napoléon accompagné de sa pléiade de savants universels. Aujourd’hui, nos frères égyptiens revendiquent la démocratie, pour certains le droit à l’athéisme, à leurs frères musulmans pendant que nous, nous demandons une simple augmentation de salaire à nos frères révolutionnaires. Quant à la Turquie, l’Empire ottoman des Janissaires, le fauteuil du Premier ministre islamiste est en train de vaciller pour un espace vert planifié pour devenir un centre commercial et une mosquée.
Et puis quel intérêt ont les Occidentaux à manipuler la populace, il leur suffit de manipuler les chefs qui tiennent les robinets de l’or noir, c’est plus intelligent. La manipulation peut s’avérer contamination. Combien de Français de souche, blonds yeux bleus, peuvent se permettre de se soigner au Val-de-Grâce et prendre leur convalescence aux Invalides ? La Grèce berceau de la civilisation universelle a vendu 24 de ses îles aux 24 rejetons du prince du Qatar qui a détrôné son papa trop pressé pour réaliser ses "fabuleux" projets. Bébé monstre qui s’amuse à tout acheter pour tout faire exploser en feu d’artifice : printemps arabe télés foot etc. 
La division c’est l’opération la plus facile quand on a un gros ventre et un petit cerveau. Avant même l’Indépendance le trublion amazigh était dans le collimateur, la Kabylie cette rescapée de l’érosion historique qui avait bravé Romains, Turcs, Français trouva en Boumediene le moustique-tueur d’Alexandre le Grand. Et le grand Rais avait d’autres frayeurs surtout ces étudiants francophones malgré eux, toutes ethnies confondues, excités à l’idée de relever les défis de leur patrie libérée. Dans notre histoire, une hirondelle ne fait pas seulement le printemps mais toutes les saisons. Fait unique dans le monde arabe : un homme a décidé de tout "désalgerianisé" et gommer ainsi une histoire millénaire sous fond d’un socialisme spécifique marié à un Islam d’État rien que ça. Si l’impossible n’est pas Français selon Napoléon, Boumediene l’a fait son synonyme oubliant que l’empereur parlait en chef de guerre à son général pour l’encourager à tenir sa place et ne pas reculer face à l’ennemi. Il fallait attendre Chadli pour tout "déboumédiéniser" quoi, le chaos. Sur le Berbère, E.-F. Gautier écrit, "Une civilisation autonome, un art, une littérature, une langue même, un peuple conscient de son existence, un État organisé, tout cela ce sont des luxes très coûteux à base capitaliste…" L’impérialisme romain puis l’invasion (ou ouverture selon) des Arabes hilaliens avaient mis fin au projet de l’unité du Maghreb rêvée par Massinissa au II siècle av. J.-C. Si nous ne sommes pas issus d’une humanité inférieure, comment sommes arrivés à n’être dirigés que par des inférieurs honteux traumatisés par nos racines. On ne demande pas la lune, simplement un président qui commence son discours par : "Nous les Algériens…" et illico il fera de la pâte à modeler que nous sommes une nation pas des tribus dressées l’une contre l’autre afin qu’elles soient sauvées du messie par le messie.
En France, Le Pen s’adresse aux Français, il n’a pas osé remonter aux Gaulois. Aujourd’hui, les slogans creux ont tellement servi que nos politiciens ne prennent même plus la peine de les ânonner, la corruption en douce produit autant d’ethnies cannibales qu’on veut. La plus visible c’est les logements dits sociaux rien à voir avec ce qui se passe ailleurs où la transparence fait la loi au point où le bénéficiaire est le cas le plus social souvent l’émigré et sa nombreuse progéniture. Chez nous, effrayés à l’idée de payer des éboueurs pour maitriser des déchets qui nuisent à la santé de tous leurs administrés, nos responsables sont tous partants, mariée robe blanche youyous et talisman à l’appui, pour sacrifier des sommes diablement plus colossales pour offrir des logements à leurs chers SDF. Pas bêtes, ils ont légalement leur quota pour graisser les pattes qui les caressent sans oublier le gentil SDF bien efficace, une fois récompensé, pour surveiller le méchant SDF. La distribution de nos logements sociaux est vraiment une mine d’inspiration pour des chercheurs voulant répondre à la question où va l’Algérie de feu Boudiaf. Vaste est le sujet de notre humiliation, de notre baraka qui nous donne les émeutiers d’un côté les bienheureux d’un autre ; "après notre paradis leur enfer", l’entre-deux qui fait l’équilibre des autres nous est interdit. Dans cette diabolique charcuterie, il faut ajouter les catastrophes naturelles qui n’ont rien de naturelles quand elles frappent toujours les mêmes parias, le code de l’apartheid entre les deux sexes, les barrages qui font de l’état d’urgence l’état normal, des murs qui flirtent avec les nuages, un ciel à contempler à travers des barreaux… avec zéro touriste, zéro communauté venue d’ailleurs, zéro religion étrangère. Conclusion : le pire ennemi de l’Algérien est l’Algérien. Psychologiquement sociologiquement ça s’explique, heureusement. Chez tous les humains, les mêmes mécanismes produisent les mêmes résultats, la cocotte-minute fabriquée n’importe où explose suivant la même règle. Comment rêver de démocratie sans démocrates, d’avancées scientifiques sans élites, d’une cohésion sociale dans un asile de fous ? Sauf qu’avec le vrai fou, il n’y a pas de réputation à salir ni à blanchir, c’est pathologique. On dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu, le pire c’est le feu sans fumée, on y tombe dedans avec le sourire. "Le premier coup que les princes portent à la liberté n’est pas de violer avec audace les lois, mais de les faire oublier…Pour enchainer les peuples, ils commencent à les endormir" (2).
Dur d’être Algérien. Exemple, la déclaration récente du conseiller économique à l’ambassade chinoise affirmant que c’est les commerçants algériens qui choisissent exprès la camelote pour la vendre à leurs concitoyens. On le rassure, nous les damnés de la terre à la Frantz Fanon, on connaît ce que camelote veut dire avant même que le géant chinois ne se réveille et n’inonde le monde de ses produits de qualité. On s’habille camelote, on mange camelote, on vit camelote, nos maisons, nos rues, nos hôpitaux, nos écoles, tout est camelote, sauf notre système bien sûr. Mais il y a des degrés dans la camelote, du temps du Souk el fellah, pour une plaquette d’œufs, un kilo de beurre, l’État patron nous obligeait à acheter des boîtes de conserve pourries, de la semoule cancérigène direction la poubelle. Aujourd’hui, la camelote venue d’ailleurs ne se contente pas de nous ruiner, elle nous tue. Et la respectable ambassade chinoise qui délivre les visas à cette engeance doit avoir les dossiers de ces tueurs en série pour les dénoncer à qui de droit si la conscience y est. Ce n’est pas des pauvres harragas qui, s’ils échappent à la noyade finissent derrière nos barreaux ou dans un camp étranger. Un jour, un autre porte-parole chinois interpellé en Belgique au sujet d’un chargement de dentifrice frelaté, a affirmé face à la caméra que leurs produits pour l’Europe sont différents de ceux pour l’Afrique. On a bien compris que la Belgique comme récemment la France avec les fausses boîtes d’aspirine ne sont que des pays où transitent ces déchets y compris nucléaires . Au moins, l’irréprochable diplomate commercial de l’ambassade chinoise reconnait implicitement qu’en Algérie rien ne protège la populace, surtout pas les autorités censées le faire et que les réseaux criminels agissent en toute légalité avec moult complicités respectables. Il rassure, les mauvaises langues que nous sommes. Bien qu’il ait raté l’occasion de se taire car un mort chez nous est un mort, on crève d’une couleuvre empoisonnée ou naturelle chinoise ou martienne, pas d’enquête, notre meilleure autopsie c’est docteur mektoub.
Voilà, question réputation, nous sommes fichus, on nous divise du berceau au tombeau et nous nous divisons à tous les diables. Continuons comme cela et c’est le suicide pour tous. Nos ancêtres analphabètes ont cohabité pacifiquement avec toutes les races, toutes les religions, toutes les croyances et ils ne se sont pas réveillés un jour pour massacrer tout ce beau monde. Une guerre, un génocide, une épuration, c’est trop sérieux pour laisser leur planification à la masse, la preuve on ne peut même pas marcher dans les rues d’Alger pour un printemps qui au mieux nous débarrasserait d’un Rais moribond, au pire, mettrait un général derrière un mollah. Avec des médias réguliers piratés, des réseaux sociaux atteints du virus mouche tsé-tsé, nous savons que seule l’union fait la force surtout chez les plus faibles et malgré cela nous nous entêtons à être plus divisibles qu’avant. "Il ne fait pas bon être arabe de nos jours. Sentiment de persécution pour les uns, haine de soi pour les autres, le mal d’être est la chose du monde arabe la mieux partagée." (3) En Algérie, on peut commencer par être Algériens simplement. En tous les cas on n’a plus le choix… 
Mimi Missiva
(1) Hannah Arendt ( La Crise de la Culture)
(2) Jean-Paul Marat (L’Ami du Peuple)
(3) Samir Kassir, journaliste libanais assassiné à Beyrouth en 2004 (Considérations sur le Malheur Arabe)

Révolte dans des cités U algériennes à l'abandon

À la cité du 17 octobre 1961, des étudiants ont mis le feu à leurs couvertures et saccagé notamment la loge des gardiens et la buanderie. 
 
Cantines fermées, immeubles insalubres, insécurité : les étudiants qui vivent en résidence universitaire, à Béjaïa, dans le nord de l’Algérie, vivent un véritable calvaire depuis que les travailleurs des œuvres universitaires ont entamé une grève il y a un mois. Témoignages.
  
Dimanche dernier, de violents affrontements ont éclaté entre étudiants et forces de l’ordre dans plusieurs résidences universitaires de la wilaya de Béjaïa. Les étudiants ont brûlé des matelas et saccagé des locaux de l’administration - notamment à la résidence Tahar Djaout, la Nouvelle pépinière à Béjaïa et celle de Berchiche, dans le village d’El Kseur - pour protester contre la dégradation des conditions d’hygiène et de sécurité dans leurs résidences. Ils ont également saccagé le siège de la direction des œuvres sociales, à Béjaïa, qui gère les résidences universitaires.
  
Le lendemain, des dizaines d’entre eux sont également sortis dans la rue et ont bloqué des axes routiers importants pour réclamer la libération de quatre de leurs camarades arrêtés dans les affrontements de la veille.
 
Des étudiants ont jeté leurs couvertures dans la cour avant de les brûler pour protester contre la dégradation de leurs conditions de vie.
 
Les conditions d’hébergement dans les cités universitaires se sont considérablement dégradées depuis que les travailleurs des œuvres universitaires ont entamé leur grève illimitée fin mars pour réclamer une revalorisation des salaires. Des revendications pourtant soutenues par de nombreux étudiants. 
CONTRIBUTEURS

"Cette situation est d'autant plus insupportable qu'elle intervient en pleine période d’examen"

Samira H. est étudiante en sciences mathématiques et informatiques à l’Université de Béjaïa. Elle habite la cité Tahar Djaout où ont eu lieu des affrontements ce week-end.
  
Je me suis enfuie chez ma tante dès que les violences ont éclaté dimanche mais je suis revenue à la cité aujourd’hui car nous sommes en pleine période d’examens. Je ne suis pas d’accord avec l’attitude des étudiants qui ont commis ces actes de saccages mais je comprends leur colère car la vie dans la cité universitaire est devenue insupportable depuis que les travailleurs des œuvres universitaires sont entrés en grève.
 
Les pompiers ont dû intervenir pour circonscrire le feu.
 
Les immondices qui s’entassent au bas des immeubles depuis un mois ont plongé la cité dans une odeur nauséabonde insoutenable. Les espaces communs de la résidence, comme les douches et les toilettes, n’ont pas non plus été nettoyées car les femmes de ménage sont, elles aussi, en grève. Nous faisons de notre mieux pour maintenir ces lieux propres mais des odeurs pestilentielles arrivent jusque dans les chambres.
 
Comme la cantine n’ouvre plus depuis des semaines, avec mes copines, nous nous cotisons tous les jours pour acheter de la nourriture pas chère, comme les pâtes, que nous cuisinons dans nos chambres. Certains n’ont pas cette chance, ils n’ont plus de quoi s’acheter à manger, notamment à cause du retard dans le versement de la bourse qui devait être effectué au mois de février. Il s’agit, même en temps normal, d’une somme tellement dérisoire [40 euros par trimestre environ] que, sans l’aide de ma famille, je ne pourrais personnellement pas tenir plus de dix jours.
 
Cette situation est d’autant plus insupportable qu’elle intervient en pleine période d’examen. Hier, plusieurs unités de formation ont annulé leurs partiels car les étudiants ne pouvaient plus se rendre à leur université, la route ayant été bloquée par des camardes pour protester contre les autorités. Aujourd’hui, les cours ont repris normalement mais, dans les cités, le calvaire des étudiants se poursuit. 
 
 

"En trois ans, l'eau n'a jamais coulé dans les douches"

Fadela B. vit dans la cité Berchiche, à El Kseur, à une vingtaine de kilomètres de Béjaïa ville.
  
Depuis le début de la grève des agents de sécurité, les gens entrent dans notre résidence comme dans un moulin. Des hommes, qui ne sont pas étudiants, profitent en effet de cette situation pour s’introduire dans la cité et n’hésitent pas à harceler les filles. Pour l’instant, rien de grave n’est arrivé mais, si une fille se fait agresser, personne ne sera là pour la protéger.
 
Notre situation n’a jamais été optimale. Dans cette résidence, il y des coupures d’eau fréquentes. Si on n’oublie d’en stocker, on n’a même pas de quoi cuisiner. Depuis trois ans que je vis dans cette résidence, l’eau n’est jamais arrivée dans les douches installées sur le pallier. C’est un mystère ! Nous sommes donc obligés de nous laver dans nos chambres qui ne sont pas équipées pour.
 
 
Toutes les photos ont été envoyées par notre Observateur Gacemi Khaled.

mercredi 5 juin 2013

L'indépendance confisquée | Kabyle.com

L'indépendance confisquée

mer, 2013-06-05 12:17 -- Azru
Contribution de M. Tayev Larbi Président du Conseil National Kabyle lue lors de la Convention régionale du RCD, le 25 mai 2013 à Tizi Ouzou.

I. La place de l'Amazigh dans la Méditerranée ou du Monde antique à aujourd'hui

I.1. Avant J.-C. :

- -950 : Funérailles de SHASHNOQ (Berbère de Numidie Libyquo Soudanaise)  qui ont duré 3 mois sur toute la Méditerranée.

- -850 : DIDON ELYSSA princesse de TYR actuel Liban chassée par son frère Pygmalion  fonda CARTHAGE (Nouvelle ville en Phénicien) sur la place BYSRA (peau de bœuf en punique), ce fut lapremière utilisation du cercle dans la transaction foncière des Berbères.

- -330 : Platon rédigea La République d’inspiration berbère fondé sur le mode de fonctionnement des villages de TAMAZGHA oû chaque village avait ses lois et codes de  bonne conduite.

- -201-146: Règne de Massinissa et en 148 Av.JC, fin des guerres puniques avec la chute définitive de Hannibal vaincu par Scipion dit l’Africain et  occupation de Carthage par Rome.

- -120 : Défaite de Jugurtha et début des colonisations successives de la Numidie par les Romains, les Vandales et les Byzantins.

I.2. Après J.-C.

- 270 : Naissance  de Saint Donat (Gaule ou Espagne) Evêque de Carthage DCD en 355 en exil à cause de son opposition à Rome qui voulait soumettre les Berbères sans contre partie. Il est à l’origine du protestantisme actuel basé sur son schisme de l’église africaine.

- 354 : Naissance  de Saint Augustin à Thagast actuelle Souk Ahras, décédé à Hippone actuelle Annaba en 430. Il a écrit à Rome une lettre de protestation rendue célèbre appelée « Lettre 10.2 l’enlèvement d’êtres humains et leurs mise en état d’esclavage » Il écrivait en substance ceci : « Ces gens qu’on appelle communément trafiquants d’esclaves, sont si nombreux en Afrique qu’ils vident en grande partie ce pays (Algérie Actuelle!) De sa population en déportant dans les provinces d’outre-mer ceux qu’ils achètent et qui sont tous des hommes libres !» Il est le fondateur de la Démocratie Chrétienne actuelle basée sur son livre très connu : «La cité de Dieu »

- de 440-590: occupation Vandale (les Visigoths) de presque la totalité de l’Afrique du Nord, de l’Egypte à la Mauritanie.

- 670 : Oqba Ibnu Nafa (venu de l’Orient arabe) fonda Kerwan en  Tunisie et la surnomma capitale de l’Ifriqiya.

- 680 : Koceila (venu de l’Awres - Nord constantinois) prend possession de Kerwan et est proclamé roi de l’Ifriqiya après avoir battu et tué Oqba Ibnu Nafa.  

- 711 : Tarik Ibnu Ziyad (venu de la même région que Koceila) sur ordre  du gouverneur de l’Ifriqiya Moussa Ibn  Noussair (venu d’Orient) a vaincu le roi Visigoth au sud de l’Espagne après avoir franchi le Détroit Maroc Espagne devenu  Gibraltar.

- 1061-1147 : Youcef Ibn Tachfint venu du Sahara occidental fonda Mrakech (qui veut dire lève toi en Tachelhit) capitale (Tamanaght) de l‘Ifriqiya, il régna sur tout le Maghreb et l’Andalousie sous la dynastie d’Elmoravides. C’est à cette date que le Chenwi BOLOGHINE fonda la république d’Alger dont la capitale (Tamanaght) Tipaza appelée Eldjazair à cause de ses plusieurs petites îles.

- 1147-1269 : Ibn Toumert venu des Chawi détruisit Kerwan et détona les Elmoravides et régna sur le Maghreb et  aida à la destruction de  l’Andalousie. C’est vers 1180 qu’Averroès (Ibn Roshd)  fuie à Mrakech.

- 1255-1353 : Si Mohand Ouadhris  professeur d’histoire des religions à l’université de Bougie (Saldaé) fut persécuté par les hachachines (assassins) pour avoir proposé l’abrogation des fetwates dans le Coran. A cette période les intellectuels de Saldaé ont inventé la Laïcité appelée Jmaa Liman (au nom de toutes les croyances). Fibus BONACCI (Fibonacci 1170-1240) venu de Rome fut l’un des étudiants les plus éminents de cette université et découvrit la calligraphie kabyle 0, 1,2…10.

- 1280-1600 : existence affirmée des républiques et royaumes kabyles tels que les Hamadites, Koukou, Iflissen, etc. -
- 1518 : Proclamation de la Régence d’Alger par les Turcs, qui ont décrété  un embargo économique de 3 siècles contre les Kabyles qui vivaient en lutte permanente avec eux.

- 1610 Un séisme de magnitude dépassant 8 de l’échelle de Richter détruisit tout Alger jusqu’à Tipaza. La partie est appelée Casbah a été reconstruite par les kabyles d’Azzefoun avec le bois de Yakourèn transporté par les bateaux d’Iflicène de Tigzirt et les marins de Dellys.

- 1830 : Débarquement de la France coloniale et prise d’Alger. Plus de 30.000 kabyles ont péri à Sidi fredj, plus de la moitié ont péri dans les combats qu’ils ont livrés aux turcs qui leur ont barré la route à  Ain Taya, Delly Brahim et Cherarga avant d’opposer de  veines résistances aux envahisseurs français.

- 1847 : Rédition d’Abdelkader après une opposition de 15 ans à l’occupation de la colonisation.

- 1848 : Proclamation officielle de l’Algérie française de tous les territoires occupés par le général Schneider.

- 1856 : Début de la colonisation française de la Kabylie avec la mort de Fatma N’soumer.

- 1871 : Fin de la résistance Kabyle avec l’élimination. D’Elmokrani et de chikh Ahedad.

- 1890 : Début de la guerre totale coloniale contre la Kabylie, sa nation et son peuple, la plus grande nation parmi  toutes les nations et peuples qui composent l’Algérie, cette guerre est exécutée par le bureau arabe désigné par la France qui voulait construire un grand empire arabe en Afrique du nord. C’est l’exécution sur le terrain du SÉNATUS consulte.

- 1926 : Début du mouvement national algérien pour la lutte contre le colonialisme sous la conduite de Laimèche Ali et Messali L’hadj puis d’Amar IMACHE pour la reconnaissance du peuple autochtone.

- 1954 : Début de la lutte armée.

- 1962 : Fin de la guerre contre la France.


II. L'indépendance confisquée par 4 pilliers idéologiques et politiques


II.1. Comparaison avec des pays développés et émergents dont l’indépendance est acquise après l’Algérie


- Vietnam : 11 ans après l’Algérie.

- Australie : 24 ans après l’Algérie.

- Afrique du Sud : 32 ans après l’Algérie.

Ces pays ont atteint leur niveau actuel parce qu’ils ne devaient pas exécuter un programme quelconque imposé par leurs ex. colonisateurs à la différence de l’Algérie qui devait exécuter le programme de réduction de ses peuples qui la composent et surtout l’anéantissement du plus déterminant le Kabyle, ce programme coûte à tous les algériens le déficit de tout développement ultérieur et l’inexistence de toute pratique démocratique,  comme d’ailleurs celui du Mali.

Comment le système Algérie a-t-il procédé ?


II.2.  Mise en place des 4 pilliers obstructeurs de l'Etat Nation et conséquences


-1976 : II.2.1 : Adoption de la charte nationale qui ignore toutes les composantes ethniques et sociologiques de l’Algérie, c’est le  premier pilier
II.2.2 : Mise en place de la révolution agraire qui a accentué les méfaits du SENATUS Consulte à savoir la dépossession des toutes les communautés nationales et surtout la Kabylie de ses biens fonciers.

II.2.3 : Installation de la GSE : Gestion Socialiste des Entreprises. Cette loi qui permettait à l’exécutif de l’Etat d’acheter des usines clefs en main et désigner qui il veut pour leur gestion.

II.2.4 : Adoption de l’Ordonnance du 16 Avril qui stipule dans son article 2: "L’école algérienne forme des arabo-Islamiques à conscience socialiste"

-1976 : USA lancement de la première version de l’Internet pour améliorer les flux d’information de l’armée nous en dépendons tous aujourd’hui.

France lancement du langage Pascal pour améliorer la gestion des services publiques, ce langage que nous n’arrivons encore pas à maîtriser dans nos universités dont les labos de recherche sont devenus des salles de prière

-1980 AVRIL 20 : Eclosion du printemps kabyle à Tizi-Ouzou appelé printemps d’Avril 80

-1981-1988 : Adoption du code de la famille qui rend toute femme mineure à vie

Adoption de l’Article 120 qui stipule que : "Tout responsable de la fonction publique ou d’entreprise publique doit Être membre du FLN".
Arabisation de l’environnement et moralisation islamique de la société (chasse à la mixité).
Octobre 88 : Eclatement de la colère de la jeunesse à l’échelle nationale. Plusieurs morts et découverte de la torture. Cela a mis une Fin transitoire à l’hégémonie du parti unique FLN.

-1990-2000 : Décennie noire avec 200.000 morts et disparus.
Adoption du principe de La Famille révolutionnaire qui divise les Algériens en deux catégories. Des citoyens de plein droit car membres de la famille révolutionnaire qui peuvent prétendre à : Exemption du service militaire.Droit aux licences de taxi, de café,de lignes de transport,de débits de boissons alcoolisées, d’importation de véhicules, de deux catégories au travail, de partir en retraite 7 ans et demi avant l’age légal. Devenu loi ce principe a remplacé l’article 120 en l’amplifiant.    

-2001 Avril: Eclatement du Printemps Noir en Kabylie faisant 126 morts parmi les jeunes et plus de 2000 blessés dont plus de 1000 handicapés à vie.

-2001-2013 : Adoption d’une nouvelle constitution reconnaissant Tamazight comme langue nationale et son enseignement à l’école en Kabylie.

Tout cela n’empêche pas les jeunes de s’immoler, de se jeter sur des radeaux pour fuir le pays réduit en enfer par notre seul égoïsme car même quand nous connaissons des choses nous ne les partageons pas avec nos autres même nos propres enfants. Ce que nos enfants veulent c’est de leur donner les clefs de leur pays pour le valoriser par leur vigueur et la maîtrise de nouvelles technologies.   

2013 : Personne ne peut plus dire que je ne savais pas ou je ne sais pas. FRIEDRICH HEGEL disait ceci :La disparition naturelle d’un peuple se manifeste par la nullité politique   

Dr.TAYEB LARBI

Timecrett en Kabylie païenne et socialiste libertaire | Kabyle.com

Timecrett en Kabylie païenne et socialiste libertaire

mer, 2013-06-05 11:13 -- Samia Ait Tahar
Le mois de mai de cette année n’a pas fait exception : lors du dernier vendredi, les At Wa3ban ont procédé au lâcher des ruisseaux nécessaires à l’irrigation de leurs terres agricoles. Pour que la saison soit bonne, les villageois sacrifient le même jour une dizaine de bêtes. C’est timecrett à At Wa3ban.
Des milliers de kabyle viennent de toute part du pays pour assister à cette tradition ancestrale, célébrée dans un esprit convivial, hospitalier et ouvert comme on le vit peu en Kabylie de 2013. Les At Wa3ban sont fiers de leur village, ils en ont une fierté saine et naturelle, qui ne frôle jamais l’arrogance ni l’agressivité. Ils sont foncièrement soucieux de mettre les étrangers à l’aise et de l’image que ces derniers auront de leur village. Ils sont fiers de réussir un évènement aussi généreux et de pouvoir y convier qui ils veulent.
C’est le matin très tôt que les habitants d’At Wa3ban lâchent tirrugwa. Historiquement, la tradition répond à la nécessité de pallier au manque d’eau qui se fait sentir dans les champs à la fin du printemps. Le partage se fait de façon équitable selon un système adéquat de déviations hydrauliques des fontes des neiges qui traversent le village. Essentiellement agricole, le village avait autrefois un besoin vital d’optimiser le travail de la terre.
Mais il n’y a pas que l’eau qui est partagée également entre les terres cultivables. La viande des bêtes sacrifiées est elle aussi équitablement divisée entre les familles du village. Il faut aussi souligner que le partage se fait en tenant systématiquement compte de la présence éventuelle d’invités pour les familles qui déclarent en avoir, qui recevront leur part pour diner. La viande est absolument délicieuse mais l’esprit de partage dans lequel se célèbre la tradition la rend tellement meilleure.
A coté du lâcher des tirrugwa et de timecrett, la tradition veut que les villageois et les visiteurs aillent ce jour-là se faire bénir en laissant une somme d’argent volontaire. L’argent est récupéré par le tajma3t, le comité de village. Cette année, les dons ont totalisé 86 millions de centimes de DA.
Mais il y a aussi lȣom, une autre habitude ancestrale qui doit être commentée. Elle consiste en la bénédiction des bébés nés peu avant la période de timecrett dans le mausolée érigé par le village à l’effigie de Muhend U3amran. Hormis la famille proche du nouveau-né, personne dans le village ne le verra jusqu’à au matin de timecrett. Ce jour-là, sa mère l’emmène au tombeau, le découvre et le fait passer par la fenêtre vers l’extérieur. Ainsi, son fils ou sa fille est protégée des mauvais sorts. Pendant ce temps, à l’intérieur du mausolée, c’est la fête, les femmes affluent pour chanter des chants traditionnels et danser au rythme de tbel.
Les villageoises ont pour habitude de visiter ce lieu qui est chargé de pouvoirs pour les At Wa3ban, même en dehors de timecrett. Par la présence de l’esprit de Muhend U3amran, le tombeau est perçu comme un lieu de recueil et de prière. « Seules les femmes y vont, nous explique un villageois. Si elle est stérile par exemple, ou si elle veut que sa fille se marie, une femme vient prier ici pour changer le cours du destin ». L’origine de ce personnage qui a marqué les At Wa3ban et continue à les fasciner n’est pas établie avec certitude pour les villageois, mais ils racontent tous l’histoire qu’il en reste aujourd’hui.
Amacahu, inid ahu
Il était une fois un village qui s’appelait At Wa3ban. C’était le dernier village qu’on rencontrait sur sa route si on bifurquait à droite à partir de I3attafen au lieu de continuer vers 3in-el-hamman. Arrivés à At Wa3ban, on arrivait au bout de la grande Kabylie. Isolé par son emplacement géographique, le village avait développé au fil des siècles une mentalité soudée et des mécanismes de fonctionnement originaux et efficaces, ainsi qu’une mentalité rebelle et fortement libertaire. Un jour arrive un étranger appelé Muhend. Il y vivra pour le reste de sa vie. Par sa bonté, sa sagesse et sa générosité, il bouleverse les villageois. Il en serait même venu à occuper un poste de responsable du village. A sa disparition, les At Wa3ban veulent l’immortaliser, le remercier et lui rendre hommage en l’enterrant dans un tombeau. Son nom, le sage le tient de « i3amranen », cette région d’où il avait dit être originaire. Ne sachant pas où il pourrait être enterré, il avait demandé reposer dans un endroit que les villageois craignaient particulièrement. Or, « Azrib n i3attaren, c’est cette route qui menait de la petite kabylie à At Wa3ban, la seule d’ailleurs à cette époque. Les villageois la surveillaient puisqu’elle représentait une entrée au village », nous explique Hammu At Sa3id, un villageois. C’est ainsi qu’on a exhaussé le vœu de U3mran en l’enterrant sur cette route. De son coté, Dda Tahar, habitant de Vgayet et de passage dans son village d’origine pour timecrett nous raconte comment le personnage continue à fasciner At Wa3ban. Comme le sort de cet imam arabophone soufi, ccix Dif, venu islamiser la Kabylie durant la guerre d’indépendance. Provoqué par le culte voué à U3mran, l’imam promet d’aller détruire son tombeau en commençant par le toit. Il ajouta: « S'il a vraiment elbarhan [des pouvoirs surnaturels, NDLR]; qu'il me fasse dégringoler depuis la platteforme [place centrale du village, NDLR]  ». Or, à peine quelque heures plus tard, l’imam fut exécuté par l’armée  francaise sur la place du village, continue Dda Tahar, laissant comprendre que le personnage de U3mran s'en trouvait grandit dans l’imaginaire kabyle. « Les gens ont interprété l’évènement comme une riposte de l’esprit de U3amran ». L’implication de l’armée française dans l’histoire la rend néanmoins peu claire : Pourquoi les français auraient-ils cherché à protéger le tombeau ? L’exécution de l’imam, relevait-t-elle de la coïncidence ? Les français avaient-ils joué aux exécutants de U3amran pour exploiter la superstition des kabyles et renforcer un culte culturel local ? Ou s’agissait-il réellement de la manifestation d’un pouvoir spirituel ?
La guerre d’indépendance
Le fait que U3amran nous mène à aborder 54-62 n’est que hasard. Car on ne peut jamais venir à At Wa3ban sans repenser à la guerre d’indépendance. Au courage incommensurable de ce village et aux barbaries commises par l’armée d’occupation. « Ma mère été torturée devant moi. Jamais je ne l’oublierai et jamais je ne le pardonnerai, raconte Hammu avec émotion. J’avais 12 ans en 1962. Mon père est mort en chahid à 39 ans ». Pikaso, un jeune du village, se joint à Hammu pour rappeler que At Wa3ban était le Quartier Général de la wilaya III et qu’il a été rasé le 11 Décembre 1957. Les habitants s’étaient alors réfugiés chez les Ibudraren. Le village avait enregistré une centaine de martyrs pendant la révolution, ce qui doit représenter une bonne partie des hommes qui pouvaient aller au combat à cette époque (At Wa3ban compte aujourd’hui 3 500 personnes). Nos interlocuteurs considèrent que les martyrs et les traumatismes de 54-62 sont une cause importante de la discontinuité de la transmission de l’histoire du village et en particulier de celle de timecrett. Il ne faut pourtant pas se tromper : la tradition a continué à être célébrée pendant la colonisation et pendant les années de guerre. « Sans aucun doute, timecrett était encore mieux organisée que maintenant », regrette Hammu, qui assure que la misère que vivait la Kabylie ne l’empêchait pas de sacrifier les bêtes : « A la différence de maintenant, il y’avait beaucoup d’élevage ici.  Et les bergers offraient des bêtes pour l’occasion. C’était une grande fête et elle se passait toujours très bien ». A cette époque-là, nuancera-t-il, les étrangers n’étaient pas invités à y participer.  
Aqdar
Mais le malheur des At Wa3ban ne s’est pas arrêté à la guerre anti-coloniale. L’Algérie indépendante a aussi apporté son lot d’oppression et de complications dans le droit du village à vivre et développer sa culture ancestrale. Le village célébrait beaucoup d’autres fêtes, se souviennent Hammu et Pikaso. « Tu te souviens de Aqdar ? demande Hammu à Pika. C’était juste une semaine ou deux avant timecrett. Elle correspondait au moment où les bêtes d’élevage étaient amenées dans le pré pour y passer l’été et brouter. Tous les bergers du village devaient ramener leurs bêtes à Amrah [un terrain vague au dessus du village NDLR] , y compris ceux qui habitaient en dehors d’At Wa3ban ». Hammu explique que durant tout l’été, la garde des troupeaux se faisait à tour de rôle. Deux bergers gardaient le troupeau ensemble chaque jour. La nuit tombée, deux autres venaient les remplacer pour le lendemain. Ils apportaient avec eux le diner. Ils mangeaient et passaient la nuit ensemble, tous les quatre. Le lendemain, les deux nouveaux arrivés prenait la relève pour s’occuper du troupeau et ainsi de suite. Cette tradition correspondait au besoin de consolider l’esprit communautariste du village et la cohésion de son élevage et de ses habitants. Aqdar était célébrée en coup d’envoie de la saison du pâturage collectif. On y faisait des combats de bœufs et des activités tout à fait singulières comme el ȣard, cette compétition au tir au fusil de chasse qui visait à toucher un rocher posé en objectif. « Gamin, je ne ratais jamais cette fête, plus amusante que timecrett pour moi, raconte Pikaso, 39 ans. Mais elle a complètement disparu depuis les années 90. Les villageois ont arrêté de la célébrer notamment à cause de l’insécurité due à l’installation de groupes terroristes aux alentours d’At Wa3ban à cette époque. Amrah se trouve à un bon kilomètre de marche du village et en pleine montagne ».
Socialisme kabyle, mais encore ?
En plus de l’âme d’équité qui imprègne la tradition, en plus de la générosité et l’hospitalité des At Wa3ban, rendue palpable par l’accueil impeccable des visiteurs, d’autres caractéristiques du village se manifestent à cette occasion. L’ouverture d’esprit des At Wa3ban en est une. « La mixité est naturelle pour nous », s’exclame Pikaso, lors de cet évènement fêté sans aucune séparation entre hommes et femmes y compris lorsqu’on danse. La mixité est d’ailleurs de règle ici lors des autres fêtes telles que les mariages. De plus, la laïcité et l’esprit républicain sont aussi surprenants. Pour les musulmans et les chrétiens du village, la religion se pratique pour soi et sans prendre de manifestation culturelle ni ostentatoire. Le nombre très limité de hidjabs dans l’évènement est une bonne illustration de la mentalité foncièrement laïque des At Wa3ban. Il est sans aucun doute difficile de trouver en Algérie un agroupement humain pris au hasard qui présente aussi peu de femmes voilées. Il faut aussi noter que les autres villages de la commune d’Aqbil ne sont pas épargnés par la montée de l’islamisme. Les At La3ziz et les At Meslayen sont cités ici en exemple pour illustrer des reculs vertigineux de la laïcité dans la région. Une influence que beaucoup de villageois ici sont déterminés à contenir, notamment en maintenant le caractère tolérant de la mosquée qui ne dérange pas les habitants par l’adan et qui refuse coup après coup l’intégration d’imams envoyés de l’extérieur.
Organisation collective
Avec une efficacité exemplaire, les villageois vivent et convient à une journée remplie, reproduisant une tradition ancestrale qui en dit long sur l’esprit d’organisation, de partage et d’ouverture kabyle. En termes d’organisation villageoise, timecrett est une preuve vivante que le peuple kabyle sait depuis la nuit des temps organiser des actions collectives, et ce, de façon véritablement efficace. Pour timecrett, aucun responsable n’arrive en retard. L’achat des bêtes a toujours lieu à temps. La viande est toujours également divisée, même lorsque les modalités de division sont compliquées. La répartition est toujours terminée à temps et les règles d’hygiène sont respectées. Le sérieux est de mise et le compromis est un compromis. On ne se dérobe ni par des « normalement », ni par des « nchallah » ni par des « ellah ghaleb ». Il est donc peu prudent de croire, comme beaucoup, les kabyles sont un peuple foncièrement désorganisé. Malmenés par l’histoire moderne, il semble que nous semblons avoir perdu l’aptitude de gérer des nouvelles situations. Mais  la capacité d’organisation se met en route de façon remarquable lorsqu’il s’agit de traditions bien ancrées. L’exemple de timecrett est à observer avec attention pour qui s’intéresse à organiser le peuple kabyle à travers dans des actions de terrain ou d’autonomisation.
Pour toutes les raisons qui font de timecrett un pari tenu depuis des siècles, le passage à At Wa3ban représente un indescriptible bol d’air frais. Pour les mêmes raisons, ceux qui n’y sont jamais allés sont vivement invités à y aller, tandis que ceux qui connaissent déjà apprécieront sans aucun doute possible d’y retourner.
Samia Ait Tahar
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