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mercredi 19 décembre 2012

Hollande inconnu au Djurdjura – DZactiviste.INFO


Hollande Inconnu Au Djurdjura


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Hollande presse algériennePar Said Radjef
Décidément, rien ne va plus en Kabylie ces derniers temps. Outre les élections qui se déroulent dans l’anonymat le plus total, la visite officielle du chef de l’Etat Français, François Hollande, en Algérie, n’a pas suscité la curiosité des populations kabyles. En tous les cas, l’attitude kabyle est loin de rimer avec ces faux airs d’hospitalité et de pays pleinement souverain que veut traduire l’Etat algérien à l’occasion du séjour de M.Hollande. En dépit de l’abattage « publicitaire » entamé depuis des semaines par la presse et les grands médias d’ici et d’ailleurs, le moins que l’on puisse dire, l’anonymat et l’indifférence sont les deux sentiments qui ressortent ici au Djurdjura au moment où le président Français foulait le sol algérien.
Et pourtant cette visite qui porte un cachet particulier en raison du passé douloureux qui lie les deux pays, n’est pas de nature à laisser indifférente la Kabylie qui compte, il faut le souligner, l’une des plus grandes communautés algérienne en France. Or, la venue de François Hollande, même surmédiatisée, vient de mettre en évidence une chose : le désintérêt et le mépris qu’a le Djurdjura pour la pratique politique, se sont visiblement enflés au cours de ces dix dernières années. Et à tout le moins les anachronismes d’un régime dans lequel les algériennes et les algériens refusent de se reconnaître ou de s’identifier.
A vrai dire, il n’y a pas que la visite du premier responsable Français qui est confrontée au rituel marquant de l’indifférence kabyle .Un pesant et retentissant dégoût entoure l’atmosphère depuis quelques temps déjà, au point qu’aucun évènement n’arrive a faire sortir la région de sa torpeur pour la réconcilier avec le discours politique.
Dans la plupart des endroits où nous nous étions rendus au Djurdjura au cours de cette semaine, la visité de M. Hollande est relatée comme un banal fait divers relevant de la rubrique des chiens écrasés. Pas un mot sur le sujet de la repentance qui chauffe les esprits sur les deux rives de la méditerranée. Eveil des consciences ou démission totale ? La frénésie qui s’est emparée des médias algériens et français, est vite, tournée en quelques commentaires de café, en dérision. « Le président algérien François Hollande rencontre Bouteflika » ou encore « le franco-algérien Hollande », traduisent l’atmosphère dans laquelle baigne le Djurdjura depuis quelques années.
Au fait, il n’y a pas que la servilité du régime qui choque et qui pousse les algériens à avoir ces sentiments d’indifférence et d’anonymat. A la vérité, nos sociologues, nos journalistes, nos politologues et les leaders d’opinions le savent très bien, les algériens veulent en finir une bonne fois pour toutes avec la complaisance, les connivences, la courtisanerie, les faux semblants …devenus des constantes nationales si nécessaires à la survie de chacun. Alors, attention aux grands silences qui précèdent la tempête. D’autant plus que le spectre du printemps arabe plane majestueusement sous le ciel d’Algérie.

Hollande et Bouteflika : un nouveau chapitre dans l'histoire des relations franco-algériennes | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique


18/12/2012 à 21h:29
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François Hollande et Abdelaziz Bouteflika.François Hollande et Abdelaziz Bouteflika. © AFP
La visite de François Hollande à Alger et Tlemcen, les 19 et 20 décembre, est l'occasion d'un rapprochement longtemps attendu entre la France et l'Algérie, deux pays aux relations tumultueuses. Programme d'une visite historique.
Mis à jour à 10h34.
À l’aéroport international Houari Boumédiène d’Alger, impossible aux visiteurs de rater les sticks du cinquantenaire de l’indépendance du pays. En cette année de commémoration de la libération du joug de l’ancienne puissance coloniale, c’est pourtant le nouveau président français, François Hollande, qui est reçu en grande pompe, ces 19 et 20 décembre. Une visite qui doit éclairer d’un jour nouveau les relations passionnelles et ombrageuses entre les deux États. Pour un nouveau départ fondé sur un partenariat débarrassé des scories du passé, les deux présidences ont minutieusement préparé ce voyage au cours duquel la symbolique aura toute sa place, à côté d’un contenu dense et varié.
Voir aussi notre chronologie : France-Algérie, 50 ans de rencontres au sommet.
Neuf ministres du gouvernement Ayrault (voir ci-dessous : Le Foll, Montebourg, Bricq, Arif, Valls, Conway-Mouret, Benguigui, Le Drian, Fabius), une trentaine de grands patrons français, des people comme l’acteur Kad Merad, la chanteuse Djur-Djura, l’historien Benjamin Stora et le militant socialiste Georges Morin, accompagnent le chef de l’État français. L’ex-ministre Jean-Pierre Chevènement et l’ancien Premier ministre (UMP), Jean-Pierre Raffarin, toujours engagé dans les relations entre les deux pays, seront aussi de la partie. François Hollande doit être accueilli à l’aéroport d'Alger, le 19 décembre à 13 heures, par son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika. Après avoir écouté les hymnes nationaux, il recevra les honneurs militaires et passera en revue les troupes algériennes.
S’ensuivra une promenade des deux dirigeants méditerranéens sur le front de mer avant qu'ils ne s’enferment à la résidence d’État de Zéralda pour un long entretien. Seront abordées notamment les crises internationale (la Syrie, le conflit israélo-palestinien et le Mali), où les deux pays tentent d’atténuer leurs divergences. Mais il sera aussi question des relations bilatérales, de la relance du dialogue des 5 + 5 et de l’Union pour la Méditerranée (UPM). La question du Sahara occidental pourrait aussi être évoquée alors que Paris soutient le plan d’autonomie proposé par les Marocains. 
Accords de coopération
Hollande recevra en fin de journée la communauté française établie en Algérie - environ 28 000 personnes dont 25 000 binationaux - à la résidence de l'Ambassadeur de France. Plus tard, vers 19 heures 30, il se rendra au Palais de la culture, situé sur les hauteurs de la ville, pour coprésider la cérémonie de signature d’une quinzaine d’accords de coopération, socle du nouveau partenariat que veulent établir les deux pays. Ceux-ci concernent, entre autres, la ratification des instruments de l’accord de 2008 portant sur la coopération militaire, un secteur où la France était très présente jusque dans les années 1990. Devraient aussi être signés des accords pour l’installation d’une usine d’assemblage de véhicules Renault à Oran, pour la création d’une université technologique pour la formation de techniciens supérieurs...  Après cet intense après-midi de travail, le président Bouteflika offrira à son hôte français un dîner officiel au Palais du peuple.
François Hollande prononcera un discours devant les deux chambres réunies du Parlement algérien au Palais des nations, une première pour un chef de l'État français depuis l'indépendance du pays.
Le lendemain matin, le 20 décembre à 9 heures, François Hollande prononcera un discours devant les deux chambres réunies du Parlement algérien au Palais des nations, une première pour un chef de l'État français depuis l'indépendance du pays. Un moment très attendu que certains parlementaires algériens, notamment issus de partis islamistes, ont prévu de boycotter. Il interviendra ensuite à l’occasion des rencontres économiques franco-algériennes organisées à l’hôtel Sheraton. Puis ira se recueillir au cimetière chrétien et juif de Bologhine et devant une plaque commémorative, Place Maurice Audin. Un geste mémoriel fort.
Visite à Tlemcen
Assistant de mathématiques à l'université d'Alger, membre du Parti communiste algérien (PCA), Maurice Audin avait été arrêté le 11 juin 1957 en pleine bataille d’Alger par les parachutistes. Il aurait été atrocement torturé avant de mourir de ses blessures. Mais les autorités civiles, militaires, juridiques françaises ont toujours prétendu qu’il s’était évadé au cours d’un transfert. Après avoir écrit à François Hollande, Josette Audin, sa veuve vient d’annoncer que la France s'était engagée à lui faire remettre tous les documents relatifs à la disparition de son mari.
Enfin, pour son dernier après-midi en Algérie, Hollande se déplacera jusqu’à Tlemcen à l’ouest du pays. Il y prononcera une allocution devant les étudiants de l’Université Aboubakr-Belkaïd de Tlemcen. Cette adresse à la jeunesse devrait être synonyme d’espoir. À cette occasion, il recevra le titre de docteur honoris causa. Le choix de cette ville de 150 000 habitants à plus de 500 km au sud-ouest d’Alger a surpris. Certains y voient un cadeau d’Hollande au président Bouteflika, député de Tlemcen dès 1962, afin de rendre hommage à Messali Hadj, père du nationalisme algérien, ou à l’ex-président Ahmed Ben Bella, tous deux natifs de cette région d’Oranie. Nul doute que durant ces deux jours, ses moindres gestes seront épiés et ses paroles disséquées. Mais s’il passe le test avec succès, le président français pourrait ouvrir avec son voisin algérien une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays.
_______
Par Pascal Airault, envoyé spécial à Alger

La liste complète de la délégation de François Hollande à Alger :

Ministres :
- M. Laurent FABIUS, Ministre des affaires étrangères
- M. Manuel VALLS, Ministre de l’intérieur
- Mme Nicole BRICQ, Ministre du commerce extérieur
- M. Arnaud MONTEBOURG, Ministre du redressement productif
- M. Jean-Yves LE DRIAN, Ministre de la défense
- M. Stéphane LE FOLL, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt
- Mme Yamina BENGUIGUI, Ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères, chargée de la francophonie
- M. Kader ARIF, Ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants
- Mme Hélène CONWAY-MOURET, Ministre déléguée aux Français de l’étranger
Parlementaires et élus locaux :
- M. Jean-Pierre RAFFARIN, Ancien Premier ministre, Sénateur de la Vienne, Vice-président du Sénat, chargé d’une mission sur les investissements en Algérie
- Mme Elisabeth GUIGOU, Ancienne ministre, Députée de Seine-Saint-Denis, Présidente de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale
- M. Michel VAUZELLE, Ancien ministre, Député des Bouches-du-Rhône, Vice-président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, chargé d’une mission sur la Méditerranée
- M. Daniel VAILLANT, Ancien ministre, Député de Paris
- M. Patrick MENNUCCI, Député des Bouches-du-Rhône, Président du groupe d’amitié France-Algérie de l’Assemblée nationale
- M. Pouria AMIRSHAHI, Député représentant les Français établis hors de France
- M. Razzi HAMMADI, Député de la Seine-Saint-Denis
- Mme Bariza KHIARI, Sénatrice de Paris, Vice-présidente du Sénat
- M. Jean-Pierre CHEVENEMENT, Ancien ministre, Sénateur du Territoire de Belfort, Président de l’Association France-Algérie
- M. Claude DOMEIZEL, Sénateur des Alpes-de-Haute-Provence, Président du Groupe d’amitié France-Algérie du Sénat
- Mme Hélène MANDROUX, Maire de Montpellier, ville jumelée avec Tlemcen
Milieu culturel :
- M. Anouar BENMALEK, Ecrivain
- M. Djamel BENSALAH, Réalisateur
- DJUR-DJURA, Chanteuse
- M. Kad MERAD, Comédien
- M. Bernard MURAT, Metteur en scène
- M. Benjamin STORA, Universitaire, historien
- Mme Zahia ZIOUANI, Chef d’orchestre
Monde associatif :
- M. Georges MORIN, Président du réseau français de coopération décentralisée avec l’Algérie, au sein des Cités Unies France
- M. Jean-Louis VIELAJUS, Délégué général du Comité français pour la solidarité internationale
Chefs d’entreprises
Energie :
- M. Philippe BARRIL, Vice-président exécutif de Technip
- M. Jean-Louis CHAUSSADE, Directeur général exécutif de Suez Environnement
- M. Ricardo CORDOBA, Président Directeur Général de GE Electric
- M. Yves-Louis DARRICARRERE, Membre du comité exécutif de Total, Président de Total Upstream
- M. Jean-Marie DAUGER, Directeur général adjoint de GDF-Suez, Président du Conseil de chefs d’entreprise France-Algérie
- M. Jacques GERAULT, Directeur des Affaires publiques d’Areva
- M. Michel SABATIER, Directeur de Midisun
- M. Robert VINCENT, Président directeur général de Vincent Industrie
Transports :
- M. Habib FEKIH, Président d’Airbus Moyen-Orient Afrique du Nord, Président d’Airbus Corporate Jets
- M. Patrick GRUAU, Président Directeur Général de GRUAU
- M. Jean-Pierre BERTRAND, Directeur général délégué de Colas Rail
- M. Philippe DELLEUR, Président directeur général d’Alstom International
- M. Jean-Christophe KUGLER, Directeur de la Région Euromed de Renault
- M. Meziane IDJEROUIDENE, Aigle Azur
- M. Pierre MONGIN, Président directeur général de la RATP
- M. Jacques SAADÉ, Président directeur général de CMA-CGM
- M. Reynald SEZNEC, Président directeur général de Thalès International
- M. Jean SOUCHAL, Président du directoire de Pomagalski
Bâtiments et Travaux Publics :
- M. René CAMART , Président du directoire de La pierre de France
- M. Christian COMBES, Directeur du développement grand international, Eiffage Travaux Publics
- M. Laurent FAYAT, Président Directeur général de Razel
- Mme Ouarda KARRAÏ, Directrice développement chez Bouygues Construction
- M. Bruno LAFONT, Président directeur général de Lafarge
- Mme Agnès LENOIR, Président directeur général d’Actiplast
- M. Olivier-Marie RACINE, Président directeur général de Bouygues Bâtiment International
- Mme Isabelle SCHLUMBERGER, Directrice générale commerce et développement,  J.C. Decaux
- M. Christian TERRASSOUX, Président directeur général de Pitch Promotion
- M. Jean-Jacques WAGNER, Directeur général de Ceric Technologies
Santé :
- M. Jean-Marc CHALOT, Président directeur général de Peters Surgical
- M. Arnaud GOBET, Président d’Innothera
- M. Antoine ORTOLI, Senior vice-president, Opérations pharmaceutiques intercontinentales, Sanofi Aventis
- M. Frédéric VAILLANT, Président directeur général de Medasys
Agro-alimentaire :
- M. Christian COUILLEAU, Groue Even
- M. Marc GILLAUX, SWING
- M. Bertrand PIGNOLET, Directeur général de Tecnoma
- M. Armel REMINIAC, Groupe Emeraude SFPI
- M. Benoît RIGAL, Gérant de France Exportea
- M. Emmanuel VALLENTIN-DULAC, Directeur général de SH Biaugeaud
Technologie de l’Information et de la Communication :
- M. Jean-François BEUZE, Président directeur général de Sifaris
- M. Nicolas DALLERY, Président de Thomson Broadcast
- Mme Nathalie MARTHE-BISMUTH, Directrice générale d’IGN France-International
- M. Stéphane RICHARD, Président directeur général de France Telecom Orange
MEDEF International :
- M. Thierry COURTAIGNE, Vice-président, directeur général du Medef International


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mardi 18 décembre 2012

Déclaration du Réseau ANAVAD


Déclaration du Réseau ANAVAD

18/12/2012 - 11:44

PARIS (SIWEL) — Le Réseau Anavad nous a fait parvenir une déclaration suite à son premier rassemblement à la place du Trocadéro « Pour sa première action, le Réseau Anavad a réuni plus de 300 personnes. C’est un très bon début et même une réussite au vu du très court délai entre la publication de l’appel à rassemblement et l’affluence enregistrée. »


Rassemblement du Réseau Anavad, le 16 décembre 2012 au parvis des droits de l'Homme du Trocadéro.PH/DR
Rassemblement du Réseau Anavad, le 16 décembre 2012 au parvis des droits de l'Homme du Trocadéro.PH/DR
Déclaration du réseau de l’ANAVAD 

Au nom du réseau ANAVAD, nous tenons à remercier toutes celles et tous ceux qui ont participé au rassemblement sur le parvis des droits de l'homme du Trocadéro à Paris pour : 

1) Dire à la France qu'elle se tromperait lourdement à apporter son soutien au régime assassin d’Alger 

2) Exiger que le droit à l’autodétermination du peuple kabyle soit évoqué par le Président François Hollande avec son homologue algérien 

3) Exprimer notre solidarité avec la Kabylie et son Gouvernement Provisoire en exil, l’Anavad. 

Pour sa première action, le Réseau Anavad a réuni plus de 300 personnes. C’est un très bon début et même une réussite au vu du très court délai entre la publication de l’appel et l’affluence enregistrée. 

Cependant, lors du rassemblement, un étrange évènement s’est produit. 

En effet, au moment de l’intervention du président de l’Anavad, Mass Ferhat Mehenni, un homme portant une barbe (pouvant être un islamiste ou la couverture d’un agent du régime algérien) s’est discrètement rapproché du côté gauche du cercle formé autour du président. Arrivé à proximité l’homme à la barbe échange un regard avec un autre homme, celui-ci en cravate, qui lui fait un signe de la tête signifiant « vas y ». N’était-ce la vigilance de nos jeunes qui se sont interposés entre le « barbu » et le président, on ne sait ce qui se serait passé. Le réseau Anavad tiens à remercier nos jeunes kabyles pour leur vigilance. Aussi, suite à l’interposition de nos jeunes, le barbu a fait demi-tour et a quitté la place. Questionné sur son signe de tête à l’adresse du barbu, l’homme en cravate déclare ne pas le connaître et s’est éloigné à son tour. 

Nous sommes actuellement en train de vérifier des informations sur l’homme en cravate que certaines personnes présentes au rassemblement connaissaient. Un de nos militants a affirmé que cette personne avait publiquement déclaré sur une chaîne de télévision qu’il était du DRS. Cependant, nous ne pouvons pas avons des personnes sans preuves dans des faits ce genre. Nous attendons donc de corroborer toutes nos informations. 

Nous avons longuement réfléchi avant communiquer cette information. Il nous semble cependant important de rendre publique ce type d’informations dans la perspective d’attirer l’attention de nos concitoyens sur l’attitude de vigilance que chacun d’entres-nous devra apporter pour la sécurité de tous. Nous avons toujours su et dit que le DRS se cache derrière les barbus et autres personnes peu recommandables pour éliminer nos hommes de valeur. 

Le cas de Matoub Lounès et de tant d’autres sont édifiants. Tahar Djaout a déclaré savoir qui allait ordonner son assassinat et à travers qui cette lâche besogne allait être exécutée. Nous savons aussi que des crimes, de ce genre, ont été commis à l’étranger, comme ce fut le cas à Paris pour le cas d’Ali-André Mécili et Ameziane Mehenni, fils ainé du président de l'Anavad. 

Notre objectif dans cette troublante histoire est avant tout d’alerter l’opinion kabyle et française sur ce qui pourrait se produire et sur ce que pourrait projeter le DRS pour nous faire taire ainsi que sur le genre de complicité ou de couverture qu’il pourrait se donner dans l’hexagone. 

Bien que le Gouvernement provisoire ne dispose pas des moyens lui permettant d’engager des professionnels de la sécurité, nous demandons néanmoins au président du GPK de se doter d’une protection rapprochée mais nous avons des kabyles militants et de confiances en mesure d’accomplir cette mission. 

Nous reviendrons sur cette affaire dès que nous aurons plus d’informations. 

Notons par ailleurs un autre fait inhabituel : pour la première fois depuis la création du GPK, il y avait un journaliste de l’APS présent sur les lieux. 

Merci à tous 

Le Réseau Anavad, 

SIWEL 181144 DEC 12 

L’Algérie, le pays le plus ennuyeux du monde !


Par   | décembre 17, 2012 2:56
Ennui photo
L’ennui est devenu une constante nationale en Algérie. Nous en avons beaucoup parlé et l’avons soutenu à maintes reprises : en Algérie la vie routinière est si étouffante qu’il devient impossible de s’épanouir. Dans notre pays, l’ennui est devenu dès lors une maladie chronique. Une maladie que la sécurité sociale ne peut guère rembourser. Des salles de cinémas qui se comptent sur les doigts d’une main, des concerts et des spectacles aussi rares que certaines pierres précieuses, des animations culturelles épisodiques, des tournois sportifs et des matchs de foot insipides,  l’Algérie offre chaque jour à ses habitants un tableau maussade qui déprimerait le plus optimiste et jovial des hommes.
Rythmée par les mêmes et sempiternelles tâches, la vie quotidienne enfonce encore davantage les Algériens dans une spirale de stress. Embouteillages, bureaucratie, problèmes de stationnement, des réseaux de transports en commun catastrophiques, une présence policière disproportionnée et suffocante, des institutions publiques inhospitalières, toutes ces raisons, et d’autres encore, contribuent à rendre la vie morose. Les conséquences de cette sombre situation ne se sont pas fait attendre : un sentiment de malaise national et une qualité de vie des plus piètres dans le monde. Les classements mondiaux et les rapports internationaux confirment ce constat amer d’une année à une autre : en Algérie, il ne fait pas bon vivre !
De leur côté, les opérateurs privés ne font rien pour développer aussi une industrie du loisir en Algérie. Rares sont encore les investisseurs qui osent défricher ce créneau pourtant prometteur. Et pourtant, certaines expériences sont encourageantes à l’image des Piscines Kiffan Club à Bordj El Kiffan, Alger, qui sont devenues en l’espace de quelques années un pôle d’attraction notamment durant l’été. Le parc de loisir et d’attractions des Pins Maritimes à Alger, géré lui aussi par un opérateur privé, draine également une foule nombreuse notamment durant les Week-end. Ces exemples de réussite devraient inciter d’autres investisseurs à s’intéresser au secteur des loisirs. Un secteur qui demeure, au grand dam des algériens, vierge et inexploité.
Peu importe donc les milliards détenus dans nos réserves de change. L’argent ne fait pas notre bonheur et le pétrole encore moins. Un peuple heureux ne s’achète pas. Une société ouverte et joyeuse ne s’importe pas. Et l’épanouissement des citoyens ne se mesure certainement pas par les subventions accordées à tel ou tel produit alimentaire. Aujourd’hui, l’Algérie n’a pas besoin uniquement d’un plan de relance économique. Son état désespérant nécessite aussi un plan national de lutte contre l’ennui dont elle est victime depuis des années. Construire des logements et des autoroutes, c’est bien. Mais procurer le sentiment de bonheur et de plaisir à ses concitoyens, c’est mieux. De grâce, chers gouvernants, libérez-nous de cet ennui mortel…

Lettre ouverte de Ferhat Mehenni à François Hollande | Vous avez dit


Lettre ouverte de Ferhat Mehenni à François Hollande

Mots clés : , , , , , , , , , 
Par Le Matin | 17/12/2012 10:34:00 | 3220 lecture(s) | Réactions (5)
Le président du gouvernement provisoire kabyle interpelle dans cette lettre ouverte le président français à l'occasion de sa venue en Algérie.
Ferhat Mehenni, président du GPKFerhat Mehenni, président du GPK
Monsieur François Hollande
Président de la République française
Monsieur le Président,
Vous allez effectuer un voyage officiel en Algérie. Vous savez que vous aurez des partenaires difficiles qui, pour des raisons de politique interne, cultivent une opposition quasi systématique à la France depuis 50 ans. L’identité de vue sur des questions d’actualité internationale que vous avez avec le voisin marocain est plus problématique avec ceux que vous allez rencontrer. Ceci sera d’autant plus vraisemblable que vous aurez pour interlocuteurs non pas ceux qui représentent la réalité du pouvoir, mais son apparence, et ce, quelles que soient leurs fonctions officielles. Vos conseillers et vos experts ont dû vous en prévenir déjà.
Monsieur le Président,
Je vous écris en tant que président de l’Anavad, le Gouvernement provisoire kabyle. J’ai pour devoir et honneur, comme vous, la défense des intérêts de mon peuple, le peuple kabyle. L’exercice de son droit à l’autodétermination fera bientôt partie de l’actualité internationale. Par conséquent, serait-il heureux que la France distingue enfin nettement la Kabylie de l’Algérie. 
C’est d’ailleurs cette confusion des peuples et des pays qui a été à l’origine de la guerre d’Algérie. La Kabylie n’a jamais admis son annexion forcée à l’ensemble algérien. Elle continue de le faire. Depuis 1962, la Kabylie reste le sujet brûlant de la dramatique actualité algérienne. On peut en juger par les faits : 
1. Conflit armé du 29 septembre 1963 au 16 mars 1964. 
2. 1977 : Affront kabyle fait au dictateur Boumediene dans le plus grand stade d’Alger. 
3. Soulèvement populaire en avril 1980 (appelé Printemps berbère). 
4. 1985 : Création de la 1ère Ligue algérienne des droits de l’homme par des Kabyles dont la plupart des membres se sont retrouvés devant la Cour de sûreté de l’État qui les a condamnés. 
5. Septembre 1985 : manifestations violentes en faveur des prisonniers militants des droits de l’homme. 
6. Octobre 1988 : Grève générale en Kabylie pour laquelle le chanteur Matoub Lounes avait reçu à l’abdomen une décharge de kalachnikov de la part d’un gendarme algérien. 
7. Décembre 1991- janvier 1992 : Le FIS rafle les législatives partout en Algérie, à l’exception de la Kabylie où il n’avait obtenu aucun siège, ni réussi ne serait-ce qu’à être en ballottage. L’arrêt du processus électoral par le pouvoir algérien serait dû uniquement, selon le Général Nezzar, à la situation de dissidence nationale dans laquelle se retrouvait la Kabylie laïque.
8. 1994-95 : Boycott scolaire en Kabylie du primaire aux universités.
9. 1996 : Accord entre le pouvoir et les terroristes de l’Armée islamique du Salut ayant eu pour conséquence le transfert du terrorisme en Kabylie où, jusque-là, il était inexistant et y demeure toujours sans base sociale.
10. 1998 : Assassinat du chanteur Matoub Lounes et révolte populaire pendant plus d’un mois.
11. 2001-2003 : Révolte populaire durant trois ans (150 morts). Création du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie ayant débouché sur la mise sur pied de l’Anavad au nom duquel j’ai l’honneur de vous adresser cette lettre.
Depuis l’arrivée de Bouteflika en 1999 à la présidence, la situation se caractérise par une tension plus accrue qu’elle ne l’a jamais été. En plus des trois ans de bras de fer quotidien du Printemps noir (2001-2003), il est bon de rappeler ces données : la Kabylie boycotte toutes les élections. La seule consultation qu’elle attend est le référendum pour son autodétermination.
Bouteflika n’a jamais été élu par les Kabyles contre lesquels il se venge par des propos indignes. Il se sent en revanche dans l’obligation de nommer à chaque fois un premier ministre kabyle pour mener une sévère politique antikabyle. Les budgets alloués à la Kabylie sont réduits à leur portion congrue. N’eût été la communauté kabyle installée en France, évaluée à 2 millions d’âmes, les Kabyles mourraient de faim. Les ressources minières et hydrauliques kabyles profitent au régime et nullement à la Kabylie.
Le déploiement militaire en Kabylie, décidé après la fronde de 2001-2003, a atteint des chiffres que la France n’avait pas engagés durant la guerre d’Algérie. Et dire que nous sommes en temps de paix ! Cela s’est traduit par une insoutenable insécurité : 80 kidnappings d’entrepreneurs kabyles en 6 ans, insalubrité publique, drogue et fléaux en tous genres et une politique salafiste digne des Ben Laden. Rien qu’en 2010, pas moins de 147 terroristes "repentis" ont été nommés comme imams pour fanatiser les Kabyles. Leur produit sera votre danger de demain. Depuis 2004, nos oliveraies et nos forêts sont systématiquement incendiées volontairement par des militaires qui en ont reçu l’ordre. Ce crime contre la nature est aussi un crime contre l’humanité. L’avancée du désert qu’il provoque va inexorablement atteindre la France.
Monsieur le Président,
La rencontre entre la France et la Kabylie a certes été violente, mais leur relation s’est apaisée au fil du temps. Nous ne voudrions en retenir que les aspects positifs et mutuellement bénéfiques. À l’exception de la condition coloniale qui nous était insupportable, le Kabyle a su acquérir auprès du Français bien des savoirs et des techniques. La France a trouvé en lui un ouvrier et un fonctionnaire, un cadre et un chercheur d’une rare qualité. Ils ont en commun des valeurs qu’ils veulent universelles comme la laïcité et la liberté. Cela s’est enrichi de pratiques et de besoins réciproques. Le Kabyle est devenu un élément positif dans la lutte contre l’islamisme dans les banlieues françaises. La langue et la culture françaises sont intégrées dans les facteurs de résistance que la Kabylie a développés contre son oppression identitaire et linguistique.
Il serait donc plus que jamais temps que la France admette la Kabylie dans la défense de ses intérêts. Elle aura un allié sans précédent dans son environnement Sud méditerranéen.
Durant cette visite que vous allez effectuer en Algérie, même si le Sahel et l’AQMI (le bras armé de nos généraux), l’Azawad et la Syrie seraient les points sur lesquels vous insisteriez, notre souhait est que vous feriez autrement que l’un de vos prédécesseurs. En effet, en 2003, M. Chirac avait ignoré à tort la douleur des dizaines de mères kabyles qui venaient d’être endeuillées par ceux-là mêmes qui lui déroulaient le tapis rouge. Rouge du sang de nos pacifiques jeunes manifestants qui venaient d’être assassinés par le pouvoir raciste algérien. 
Défendre la francophonie en Kabylie sera, à coup sûr, profitable à la France. Son admission au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie est l’une des aspirations du peuple kabyle. En attendant la reconnaissance internationale de son gouvernement provisoire, il serait pour le moins positif que vous fassiez admettre à vos interlocuteurs algériens la nécessité de la réouverture du Consulat de France à Vgayet (ex-Bougie) et du Centre culturel français à Tizi-Ouzou. 
Dans l’espoir que votre voyage, associant la cause kabyle aux intérêts de la France, soit couronné de succès, veuillez croire Monsieur le Président en ma très haute considération.
Ferhat Mehenni
Président du gouvernement kabyle provisoire

François Hollande se rendra à Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011 et du clan d'Oujda


François Hollande se rendra à Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011 et du clan d'Oujda

17/12/2012 - 14:43

PARIS (SIWEL) — François Hollande, qui consacre la première visite d’Etat de son mandat à l’Algérie officielle, celle de Bouteflika et des généraux, se rendra en Algérie les 19 et 20 décembre. Il rendra visite au gouvernement algérien à Alger, capitale de la culture arabe 2007, puis se rendra à Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011, également capitale du clan d'Oujda. Y a-t-il lieu de comprendre que « la messe est dite » ?


François Hollande et Abdelaziz Bouteflika. PH/DR
François Hollande et Abdelaziz Bouteflika. PH/DR
La visite de François Hollande au régime de Bouteflika les 19 et 20 décembre est qualifiée d’historique et « intervient alors que l’Algérie célèbre le cinquantième anniversaire de son indépendance» selon l’Elysée, Soit. On se demande alors pourquoi dans le séjour présidentiel il n’est pas prévu une visite du président Hollande dans les Aurès ou en Kabylie, les 2 plus importants bastions de la guerre de libération algérienne. 

La Kabylie, une région qui, selon l’expression du célèbre Kateb Yacine, a pris comme « tribu de guerre » la langue française au colonialisme du même nom est décrétée « zone interdite » en raison soi-disant problèmes sécuritaires. Admettons que le président Français ne puisse pas faire autrement que d’éviter la région, évoquera-t-il pour autant l’opposition du gouvernement despotique d’Alger à l’ouverture d’un Centre culturel français à Tizi-Ouzou ? 

François Hollande qui honorera de sa présence la capitale islamique du clan d’Oujda, apportera-t-il une nouvelle caution au régime de Bouteklika ? Un régime qui a érigé en constante nationale le racisme antikabyle. Un racisme qu’il exprime concrètement sur le terrain par la coexistence d’une sur militarisation du territoire kabyle, un terrorisme « résiduel » qui ne survit que dans la seule région qui rejette la doctrine islamiste , un banditisme qui n’a jamais existé en Kabylie et un étouffement social et économique sans précédent. 

Cette visite, que François Hollande voudrait inscrire dans la «durée» et la «cohérence» s’annonce plus comme une visite d’affaire que comme une visite visant à établir une « relation apaisée » entre l’Algérie réelle et la France et l'on se demande quelle Algérie François Hollande compte-t-il visiter. Le président français sera en effet accompagné d’une importante délégation d’hommes d’affaires. Cela laisse présager qu’il s’agira plus d’une visite à l’Algérie des contrats plutôt qu’à l’Algérie des peuples. Il est fort probable que la France officielle n’évoque pas la gouvernance catastrophique du régime algérien. Une gouvernance qui se caractérise par une déliquescence de l’Etat, une aggravation de la corruption, l’encouragement de l’islamisme à travers notamment sa politique dite de réconciliation nationale_ une pseudo réconciliation établie sur le dos des victimes du terrorisme islamique) et le déni des droits et des libertés fondamentales. 

zp, 
SIWEL 171443 DEC 12

lundi 17 décembre 2012

(3) Hamrani Mouloud...

Hamrani Mouloud
L’autonomie, alternative et espoir ?

Les gens sont toujours sceptiques quand il s’agit de soutenir un projet porteur de mutations profondes dans leur vécu. Ceci s’applique parfaitement sur le projet pour l’autonomie de la kabylie. Partant de ce principe, on comprend aisément les réticences du peuple kabyle a s’unir autour de ce projet dont le seul objectif pourtant est de faire sortir la région d’une longue période de frustration et d’humiliation sur les plans social, économique et identitaire.
Aujourd’hui si on fait une analyse objective de tous les évènements qu’a vécu la Kabylie, la première constante qui saute aux yeux , c’est qu’elle est toujours en quête d’elle-même. Depuis la nuit des temps, le seul souci du kabyle, c’est de vivre sa kabylité en paix, à l’abri des frondeurs dont l’humanité regorge. Le peuple kabyle, a l’égal de tous les peuples amazigh, a lutté pour des idéaux qui sont aujourd’hui les valeurs prônées par les sociétés occidentales. Pouvons-nous rougir de nos coutumes ancestrales ? Au contraire, nous devrions être fiers d’être pionniers sur un terrain que les autres ont mis des siècles à découvrir. 
Or, depuis l’indépendance, notre région est tout le temps dans le collimateur de ceux qui se sont succédé à la gestion du pays. Ils considèrent la Kabylie comme la pépinière des ennuis des peuples d’Algérie. Leurs calomnies ne nous ont cependant pas découragés. Nous nous sommes lancés en offrande pour la libération de tous les peuples de l’Algérie alors même que c’est nous qui ont apporter le plus lourd tribut de l’indépendance territoriale du pays. Au nom de la fraternité et des idéaux sans connotation religieuse ni identitaire, la Kabylie a, une nouvelle fois, sacrifié les meilleurs de ses enfants pour le bien commun. Visiblement, ce n’est pas assez pour prouver aux autres peuples de la grande nation qu’est l’Algérie notre attachement à cette terre et notre intérêt pour son devenir. 
La situation est restée ainsi jusqu'à ce que l’irréparable ne soit commis par le pouvoir et ses relais. « En 2001, dans l’indifférence générale, un massacre est perpétrer par les forces gouvernementales. nous nous somme senti trahit, exclus un peu plus de cette Algérie ,qui se montre compatissante a l’égard des arabes moyen orientaux alors que des mères et des pères kabyle pleurent leurs enfants fauche par les balles des gendarmes algériens ,nous avons des lors réorienté notre réflexion vers la recherche d’une solution globale ,nous voulons avant tous sauvegarder l’unité du pays toute en offrant au peuple kabyle la possibilité de préside a son destin ,mais sans pour autant gêner ses compatriotes mais sans attendre que ceux-ci partage ses aspirations et ses convictions religieuses », pour le dire avec les mots de Ferhat. Ainsi, au lieu de nous contenter de requiem et de lamentations sur notre échec, œuvrons ensemble pour un avenir meilleur pour nous et pour nos enfants. Nous avons le devoir de bâtir une société qui les protège de toute forme de violence. Faisons de » THIMANIT » le socle de cet édifice. 
Aujourd’hui notre région est livrée a elle-même. C’est sa punition pour avoir osé dire non. Non à la corruption, non à la gabegie. Halte a la paupérisation des peuples au profit de l’étranger. Le kabyle aujourd’hui est réduit à de deux choix : accepter de vivre humilié, pauvre, colonisé, ou opter pour l’exil comme un refugié en panne d’espoir chez lui. Lui qui vient de cette terre fertile qui lui permettrait largement de vivre honorablement et a l’abri de tout besoin. Combien de temps continuerons-nous encore à rêver de nous expatrier loin des nôtres, de nos pères et mères, de tous ceux que nous aimons ? Je ne pense pas que cela puisse continuer longtemps ainsi. L’homme se doit toujours de trouver des solutions pour dépasser les obstacles qui entravent sa quête du bonheur. Si l’autonomie de la Kabylie est réclamée, c’est que le peuple kabyle a vu en elle une solution pour sa situation. Il a pris conscience de sa différence des autres peuples d’Algérie. Loin de se considérer supérieur, il chercher juste à ne plus jamais être traité comme inférieur ou immature. Il a vu dans ce projet l’aboutissement logique de toutes les luttes menées auparavant. 
Nous, les étudiants, nous sommes jeunes et représentons les protagonistes de la lutte pour une Kabylie émancipée. A ce titre, avons le devoir d’être a l’avant-garde de notre société et de porter son espoir. Œuvrons ensemble, main dans la main, hommes et femmes, pour une Kabylie prospère, une Algérie meilleur et une démocratie majeure.

Gloire a nos martyrs ,vive la Kabylie et vive l’Algérie 

HAMRANI MOULOUD

Perdants et gagnants du printemps arabe | Forums


Perdants et gagnants du printemps arabe

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Par Le Matin | 15/12/2012 13:28:00 | 3900 lecture(s) | Réactions (4)
"En public, ils adoptaient un langage intransigeant, nationaliste, fustigeant la corruption dans leur pays, alors qu’au même moment ils vendaient l’Algérie par morceaux aux plus offrants." (1)
Gagnant du printemps arabe, Bouteflika est passé maître des manoeuvres et des fraudes électorales.Gagnant du printemps arabe, Bouteflika est passé maître des manoeuvres et des fraudes électorales.
Les perdants du printemps arabe sont les dictateurs évincés, les  femmes les démocrates et les minorités non musulmanes. Dans l’Egypte de Morsi, on estime à 100000 le nombre de Coptes qui ont fait une demande d’émigration pour les USA et les pays scandinaves. De 15% de la population du Proche-Orient en 1900, les gens du livre ne représentent plus aujourd’hui que 6%. (2) Sur les 131 pays dits chrétiens aucun ne fait référence dans sa législation à Sidna Aissa (Jésus) alors que dans les 49 pays musulmans, 17 interdissent toutes les religions étrangères et 19 reconnaissent la liberté religieuse que sur le papier. En Arabie Saoudite, le grand Mufti a lancé une fatwa interdisant toute construction d’église et appelle à détruire toutes celles existantes dans la Péninsule. Il faut préciser que dans le monde arabe printemps ou pas, musulman ou pas, on n’a besoin ni d’une guerre ni d’une révolution ni d’une crise économique pour engendrer les "fuyards" souvent parmi les plus qualifiés. Curieusement, ces chrétiens qui ont contribué à la renaissance arabe, la Nahda, sont plus protégés par la dictature que l’ouverture démocratique.
Dans une interview dans Le Monde avec Abdelwahab Meddeb, Tarek Ramadan affirme : "Dans le monde arabe, la sécularisation est historiquement associée à la colonisation ou à la dictature." Quant aux gagnants, les islamistes bien sûr sont en première ligne. Chez nous, la police et l’armée ont saisi l’occasion pour montrer leur savoir-faire à défendre un temple sacré loin du champ de bataille. En Occident c’est  les fabricants d’armes qui se frottent les mains, l’immobilier de luxe  et les banques suisses. D’après le Figaro, le printemps arabe  une vraie manne pour l’immobilier de luxe parisien, les grandes familles du Maghreb et du Moyen Orient achètent des résidences par dizaines de millions d’euros. "En 2012, nous avons réalisé 50% de notre chiffre d’affaires avec des particuliers venus de ces pays (Liban, Syrie, Tunisie, Egypte…" affirme Jean Philippe Roux, directeur de John Taylor, spécialiste de l’immobilier haute gamme (3). Le journal français précise que les plus actifs sont les Libanais, préoccupés par la contagion syrienne. L’auteur de l’article ne parle pas de l’Algérie et pour cause, on est censé avoir fait notre printemps en 1988, donc nos "grandes familles" ont pris de l’avance par rapport à leurs consœurs. Même  si "Ce printemps (algérien, 1988) était devenu une espèce d’oiseau qu’un chasseur aurait abattu." (4)
Dès octobre 1962, avant même que l’indépendance ne s’installe que le pays ne commence à fonctionner, l’idée a germé et dare-dare concrétisée. Dans son livre, Corruption et Démocratie en Algérie, Djillali Hadjadj revient sur le fabuleux trésor du FLN (près de  43 millions de francs suisses de l’époque) disparu mystérieusement dans les banques suisses sans laisser de trace. Fortune colossale, fruit de lourds sacrifices de la part de nos émigrés et des sympathisants de la cause nationale contre le colonialisme. Puis rebelote avec la Caisse de Solidarité, Soundouk Ettadhamoun, raflant les bijoux des femmes algériennes et les louis en or représentant souvent toutes les économies des ex familles-indigènes. Personne n’a été inquiété, affaires classées secret d’Etat et le peuple payeur et "oublieur" a circulé sans demander le pourquoi et le comment de cette épidémie de disparitions. Au commencement, le ver était dans le fruit visait l’arbre jusqu’aux racines. La corruption en Algérie a été la seule politique menée avec réussite et en catimini, quiconque menace de lui arracher son voile et c’est la malédiction assurée. Boudiaf y a laissé sa peau et Boumediene est mort à temps, précise Hadjadj en s’étonnant : "Comment l’Algérie, qui possède un potentiel humain magnifique, un territoire gigantesque, une histoire millénaire  et de fantastiques ressources naturelles, peut-elle, 39 ans après son indépendance, compter d’un côté près de la moitie de sa population au-dessous du seuil de pauvreté et de l’autre une caste de nouveaux riches issus des cercles du pouvoir ? Comment, s’il n’existait une corruption généralisée, tentaculaire, féroce, et une caste prête à tout sacrifier à ses intérêts mafieux ?" 11 ans plus tard, on peut hélas affirmer que cette caste a tout sacrifié, on ne voit pas quel domaine a été épargné. Les experts disent que le plus grave ce n’est pas la corruption mais le devenir de l’argent détourné. Que fait-on avec ? On dit que la cause principale du printemps arabe c’est la corruption. Or il y a corruption et corruption. Ne parlons pas de la Chine qui est devenue la deuxième puissance planétaire mais comparons nous seulement avec les pays frères de ces grandes familles qui se délocalisent à Paris. La Tunisie qui nous dépasse dans tous les classements internationaux, ne pesait rien à son indépendance en 1956.
Dès 1982, elle s’est libérée de la dépendance pétrolière et a réajusté son économie. Maintenant, l’industrie manufacturière et non manufacturière représente 82% des exportations au point de la classer 1ere d’Afrique devant l’Afrique du Sud. D’après le Groupement Interprofessionnel des Fruits, la Tunisie en est le 1er exportateur mondial avec des ventes annuelles de 30000 tonnes dont la moitié au marché européen. Elle est le 4eme pays le plus visité après l’Egypte l’Afrique du Sud et le Maroc en Afrique et dans le monde Arabe, sans parler de l’Europe ; 6,5 millions de touristes en 2006. Elle possède 30 aéroports dont 7 internationaux. Les émigrés représentent 22,7% de l’épargne nationale, 4eme apport de devises. En Allemagne, les 4200 Tunisiens rapportent plus de 50 millions d’euros par an. A titre comparatif ça représente à peu près l’or que Leila Trabelsie a pris de la Banque Centrale avant de fuir, et le ¼  des pots-de-vin touchés par Sonatrach en 2007 de la part d’une seule société italienne, Saipem. Grâce à son économie diversifiée et malgré les Trabelsi,  le pays du jasmin avec le Maroc sont les seuls pays de la région dans la catégorie des "pays à revenus moyens". Et enfin, la Tunisie est la 1ere économie la plus compétitive d’Afrique devançant l’Afrique du Sud, et en 2007 occupait la 29eme place sur 128 au niveau mondial. La Tunisie "fait partie de la poignée de nations du monde en développement qui a su tirer profit de la vague du redéploiement d’activités Nord-Sud", affirme André Wilmots. 
Quant à la Syrie, le pétrole ne représente que 30% du PIB et le commerce extérieur 70% du PIB (Figaro). Son économie repose sur l’agriculture, l’artisanat, les télécommunications, le commerce. Ses exportations sont encore plus diversifiées que la Tunisie : pétrole, minéraux, produits pétroliers, fruits légumes, textile, vêtements, viande, animaux et blé. Quand au tourisme, en 2010 elle accueilli plus de 7 millions de visiteurs. Et c’est grâce à Bachar Al Assad que le PIB a plus que doublé en 5 ans au point où l’OMC a ouvert ses portes à Damas en 2010 comme membre observateur. Quant à l’Egypte, 5 rentes l’arrosent : le Nil, les pyramides, le canal de Suez, sa position géopolitique et ses émigrés. En 2008, elles lui rapportent 39 milliards de dollars, le ¼ de son économie : 18 (hydrocarbures) 8 (tourisme) 6 (émigrés) 5 (canal de Suez) et 2 (aide américaine). 
Le Liban, le pays du cèdre, est un véritable aimant pour ses voisins même en temps de crise. Il peut compter sur sa diaspora et les pays du Golfe qui constituent la principale source d’investissement. La part du CCG (Conseil de coopération du Golfe) est de 60% du total IDE (investissement direct étranger) suivie par la France, l’Allemagne, etc. D’après le FMI, les transferts de fonds vers le Liban provenant de ses expatriés en % du PIB sont les plus élevés au monde.  Et selon un rapport récent de la Banque mondiale, le Liban a toujours attiré le flux en provenance de la région au cours des dernières décennies, des flux liés à la richesse pétrolière, l’attractivité de ses actifs immobiliers, la perception de son secteur bancaire etc. Certes beaucoup reste à faire quand on voit que le PIB cumulé de l’Algérie, Tunisie, Egypte Maroc Liban, Jordanie et la Syrie est quasi égal à celui de la minuscule Belgique qui ne possède comme rente que son facteur humain. D’après l’organisation de Washington (GFI) entre 1970 et 2008, l’Egypte l’Algérie le Maroc et la Tunisie ont perdu plus de capital par habitant que tout autre groupe de nations africaines, "niveau incroyable" juge la GFI. Entre 2000 et 2008, l’Egypte l’Algérie et le Maroc se placent dans le Top 6 du continent africain pour les "exportations de capitaux illicites". On voit que l’Algérie est citée toujours dans un groupe à nous de deviner qui pèse le plus dans la balance vu l’état de l’économie algérienne avec un bakchich s’élevant à 25% alors que la norme mondiale ne le tolère qu’à 2% au maximum. Pendant que la Tunisie de Merzouki se propose d’accueillir le 16eme congrès de Transparency International, notre pays accueille pour la 3eme fois le congrès des directeurs généraux et de sécurité arabes pour la manipulation de la foule et l’étouffement des révoltes populaires. On observe en Tunisie, Egypte, Liban et Syrie, un peuple acteur, de l’intérieur et de l’extérieur, dans l’économie nationale. La confiance règne malgré la pauvreté et la corruption.
En Algérie, c’est l’infernale exception, la bête ou l’extraterrestre, "tout absolument tout s’est fait dans la violence et s’est réglé dans la violence" (5). Or comme la violence n’a jamais rien réglé, l’Algérie apparait comme un colosse pourri qui se maintient debout grâce au reflexe musculaire de la grenouille morte traversée par un courant électrique (le pétrole). Soumise à une engeance fantomatique névrosée plongée dans la ruée vers l’or depuis plus d’un demi-siècle saccageant tout sur son passage se "bunkerisant" pour mieux s’envoler au moindre craquement de l’édifice. Comparé aux autres pays arabes, notre retard est abyssal dans tous les domaines sauf celui de l’armée et de la police où on est passé maitre et encore à voir le tapis rouge déroulé sous les pieds des repentis et la terreur face à une poignée de marcheurs pacifiques… En tous les cas le système algérien sort grand gagnant de ce printemps arabe. Il a non seulement récupéré sa force d’avant 1988, acheté un prestige à l’extérieur et surtout neutralisé la "bête", le vote-folklore des dernières élections locales en est la meilleure preuve. "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" (6) 
Mimi Massiva