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samedi 17 novembre 2012

Le pouvoir algérien monnaye sa survie au péril de la souveraineté | Débats

Le pouvoir algérien monnaye sa survie au péril de la souveraineté

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Par Le Matin DZ | Il y a 20 heures 53 minutes | 3698 lecture(s) | Réactions (1)
Le pouvoir algérien, pris en tenaille entre les rivalités sino-américaines pour le contrôle des richesses de l’Afrique, n’a d’autres choix que de se soumettre au plus fort ou disparaître. Éclairée par l’imposture et l’opportunisme de Bouteflika, sa stratégie se réduit à monnayer la survie du système au péril de la souveraineté nationale.
Bouteflika. Bouteflika.
Pendant les moments chauds du "printemps arabe", lorsque l’impérialisme occidental avait réussi à monter une opération militaire pour chasser le régime tyrannique de Kadhafi et s’emparer de ses richesses, le pouvoir algérien misait tout son espoir à ce moment-là sur un mince veto anti-occidental et à sa tête la Chine pour empêcher une opération similaire contre lui. Car la similitude en tyrannie entre ces deux pays aurait justifié suffisamment aux yeux de l’opinion mondiale une telle aventure. C’était d’ailleurs sous cette pression, que le pouvoir algérien, pris de panique, avait annoncé des réformes tous azimuts, d’abord pour gagner du temps et ensuite négocier sa survie avec toutes les parties concernées, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il lui a fallu réévaluer la redistribution de la rente à l’intérieur pour acheter la paix civile et faire des concessions considérables aux puissances impérialistes américano-européennes et à leurs vassaux du conseil de coopération du Golfe principalement le Qatar et l’Arabie Saoudite. Les concessions faites aux forces impérialistes, renforcées dans leur position par la réussite de l’opération libyenne, ont encouragé ces dernières à les retourner en chantage permanent contre le pouvoir algérien, l’obligeant à des concessions de plus en plus importantes en échange de sa survie. L’évidente issue qui se profile pour la crise syrienne, - qui se dirige inévitablement en défaveur du régime de Damas, malgré le véto anti-occidental qui n’a pas empêché les forces impérialistes à soutenir la rébellion financièrement, politiquement et militairement pour inverser le rapport de forces au profit de la révolution - est venue lui rappeler que son sort est scellé et n’avait d’autres choix que de se soumettre ou disparaître. Sa soumission se traduit par un bradage intempestif des richesses de l’Algérie, aussi bien au profit des puissances impérialistes, qu’à leurs vassaux arabes en des contrats économiques très faiblement négociés et des concessions considérables à l’islam politique. Auquel il faut ajouter le récent élargissement de terroristes détenus dans ses geôles, au profit de l’idéologie wahhabite envahissante et menaçante qu’instrumentalise l’impérialisme américain.
Avec l’entrée en scène de la crise malienne, qui met au grand jour les rivalités sino-américaines pour le contrôle des richesses de l’Afrique, s’ouvre un nouveau chapitre des pressions sans relâche des forces impérialistes sur le pouvoir algérien, qui sont venues cette fois se resserrer contre lui par le front sud. Le mettant en demeure de collaborer à leur stratégie sous peine de le menacer directement, par la déstabilisation du pays avec en perspective sa partition et la disqualification de son autorité.
Alerté par la percée spectaculaire de la Chine en Afrique pour la convoitise de ses richesses depuis une décennie, et l’affaiblissement de l’emprise néocoloniale européenne sur le continent, l’Empire américain n’a pas attendu la crise malienne pour manifester ses visées coloniales dans cette région qui regorge de richesses. Devant la crise structurelle qui affecte son modèle libéral, entré dans une phase terminale, l’Afrique devient un continent de prédation de première importance. Son objectif principal pour assurer sa survie sera dès lors de contrer la progression de la Chine pour le contrôle des richesses de l’Afrique et généralement pour le contrôle de toutes les ressources de la planète. C’est dans la perspective de cette Grande guerre Chine-Etats Unis, dont l’enjeu est la gouvernance de la planète, que les Américains avaient pris l’initiative d’implanter l’Africom en Afrique.
C’est en 2006, que les États-unis ont décidé de quadriller l’Afrique par un dispositif militaire sous l’appellation de l’Africom, afin de recoloniser le continent. Notamment, par l’implantation de bases militaires plus ou moins secrètes sur l’ensemble du continent. Le Mali est apparu dans ce cadre une cible privilégiée, où l’Africom a entamé son implantation par des programmes de formation au profit de près de 6 000 soldats de l’armée malienne. En parallèle, et sous couvert d’une opération dénommée "Creek Sand", des militaires et des entrepreneurs américains ont investi le Mali pour des missions de renseignements. En 2009, l’armée américaine avait envisagé l’intégration dans l’armée malienne de commandos américains et le survol du territoire par des avions de surveillance. Aujourd’hui, avec la crise malienne, l’intervention de la CEDEAO au Mali apparaît comme une implantation directe au grand jour d’une présence militaire américaine camouflée derrière des armées locales acquises au préalable à leur cause. Avec la présence militaire américaine au Mali, l’accès aux richesses naturelles, notamment l’uranium, devient facile à contrôler directement et de donner une profondeur stratégique à leur action colonisatrice, dans un premier temps en Afrique de l’Ouest et par la suite sur tout le continent. Par cette action, l’obstruction à la progression de la Chine dans la région devient facilement maîtrisable, en même temps que d’empêcher toute volonté des peuples africains de résister à l’ordre impérialiste américain.
Par ailleurs, au nord Mali, des unités d’élite ont été investies dans des actions secrètes, officiellement sous couvert de poursuite des groupes terroristes, qui sont probablement encore présentes à ce jour. La lutte contre le terrorisme, inaugurée par Bush en tant que lutte de l’"Axe du Bien" contre l’"Axe du Mal" (représenté par le terrorisme islamiste radical), devient l’argument rhétorique pour justifier la nouvelle offensive de la guerre impérialiste américaine. C’est avec la collaboration des Saoudiens et des Qataris, que cette justification s’est matérialisée et est devenue possible. Notamment par la favorisation de l’émergence, de la consolidation et du soutien aux groupes terroristes au nord Mali pour servir les intérêts des Occidentaux et particulièrement ceux des Américains. Car, l’Islam radical, globalement confondu par le terme «terrorisme», se prête aisément à conditionner l’opinion pour mieux faire accepter une intervention militaire. L’intérêt partagé des Américains, des Saoudiens et des Qataris dans cette collaboration réside naturellement dans leur projet d’islamisation de l’Afrique de l’Ouest, sur le modèle de l’islamisation du Maghreb et de l’Égypte post "printemps arabe", pour faire barrage à toute possibilité de démocratisation des sociétés africaines et de l’émancipation de leurs peuples. L'hypothèse de la poursuite d'un soutien militaire et financier par le Qatar des groupes terroristes du Mujao, Aqmi et Ansar Eddine dans l’Azawad, dans une stratégie de double jeu, est largement attestée par des témoins présents sur place. C’est ainsi que plusieurs témoignages attestent que la présence d’ONG qataries au nord Mali et au Niger (le Croissant-Rouge et Charity Qatarie) opèrent dans cette zone sans coordination et sans actions communes avec les autres ONG sur le terrain. Cette information a été confirmée, y compris par un humanitaire du CICR (Comité international de la Croix-Rouge) qui coordonne pourtant l’aide d’urgence dans les zones de conflits. Le sentiment du comportement suspect des ONG qataries est largement partagé par la quasi-totalité des intervenants humanitaires dans le nord Mali, qui se plaignent du manque de concertation en amont avec les autres ONG. L’attitude du Qatar interroge y compris chez les Nigériens, qui s’étonnent aussi du fonctionnement des ONG qataries, qui travaillent dans leur coin, sans coopération et sans transparence. À noter que l’aide alimentaire rentre au nord du Mali via le Niger, par la route. Les humanitaires sont tous d’accord sur le fait, que le rôle exact des Qataris depuis qu’ils sont arrivés au nord Mali, c’est bien d’aider les groupes terroristes financièrement et logistiquement et que leur action humanitaire n’est qu’une couverture pour un soutien moins avouable à ces groupes terroristes. Au point que certains y voient une démarche plus politique qu’humanitaire. Plus flagrant encore est que certains ont constaté qu’ils plantent un drapeau dans des endroits stratégiques, ce qui pourrait être déterminant lors d’une intervention militaire. Un acteur économique nigérien avait lui aussi relevé des investissements qataris suspects au Niger, qui ne sont que de grossières manipulations par des opérations de clientélisation de personnes peu recommandables et qui sont loin de faire du développement. Des témoins rapportent que des avions affrétés par le Qatar atterrissent ces derniers mois dans le nord du Mali et la nuit seulement, avec à leurs bords des cargaisons suspectes. Il s’agit sûrement d’armement destiné aux groupes terroristes, malgré les démentis officiels du Qatar et des services secrets français, qui n’ont pas réussi à lever le doute des autorités de Bamako, tenues à l’écart des réelles intentions occidentales.
Tous les "vis cachées" de cette crise sont là ! préparer une intervention militaire avec une CEDEAO moribonde, en même temps consolider l’ennemi et poursuivre les négociations avec lui. Pour d’une part, permettre l’enlisement du conflit, pour appeler en renfort l’armée américaine et justifier sa présence sur le sol malien, et, d’autre part, dans la négociation, le mettre en confiance pour revenir sur la scène politique après le conflit. Armer la partie adverse, l’armée malienne, et lui dissimuler les véritables intentions de la coalition, venue faussement la délivrer de bandes terroristes qui occupent plus que la moitié de son territoire ! De toute évidence, les gagnants ne peuvent être que ceux qui manœuvrent derrière les coulisses. Et derrière les coulisses, en plus des Occidentaux avec à leur tête les Américains et le nouvel impérialisme wahhabite, on trouve le pouvoir algérien, qui manœuvre quant à lui, pour le seul but de sauvegarder son hégémonie sur son peuple au péril de sa souveraineté nationale. Cet objectif ne pourra être atteint que par l’abandon du principe de non-ingérence dans les affaires internes d’États souverains et sa soumission au projet impérialiste américain par la caution de l’intervention militaire au Mali. Car, jusqu'à ce jour, l’Algérie a refusé toute intervention militaire hors de ses frontières. Si depuis l’indépendance, cette position était surtout liée à un principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de pays souverains, depuis l’avènement du "printemps arabe", elle fût surtout motivée par la crainte de se voir elle-même l’objet d’une intervention militaire coalisée, motivée par les mêmes conditions qui ont prévalu dans les pays concernés par ce "printemps arabe". Sa non-reconnaissance de la nouvelle coalition de l’opposition syrienne est stratégique comme cela s’est passé pour le CNT libyen pour ensuite le reconnaître après coup. Toutes ces manœuvres de soutien et de négociations avec les groupes terroristes, arrangent en fin de compte toutes les parties en conflit au détriment des populations locales. L’objectif consiste à recycler les groupes terroristes les plus accommodants et à éliminer les récalcitrants. Instaurer des régimes islamistes dans toute l’Afrique de l’Ouest, contrôlés par l’impérialisme américain, pour faire barrage aux véritables forces démocratiques de ces pays, pour rendre leur inféodation facile. Car, les régimes islamistes sont généralement plus maniables et plus perméables à la corruption. 
C’est la mission qui a été confiée à l’Algérie. Les négociations entamées par Bouteflika avec Ansar Eddine semblent de toute évidence avoir été imposées par les Américains, pour amener les groupes terroristes à coopérer pour les associer, en échange, au nouveau pouvoir qui se dessine au Mali après la résolution de la crise. Toutefois en fixant comme objectif l’abandon formel de l’application de la Charia par les groupes terroristes, sans pour autant abandonner le projet d’instauration d’un État islamique dans une future association de ces groupes terroristes au gouvernement du Mali, maquillé sous forme de reddition. Seule condition pour faire barrage à toute émergence d’une coalition démocratique et en écartant le MNLA (laïc) d’un éventuel retour sur la scène politique. Ce qui vient d’être confirmé par le groupe Ansar Eddine, promettant d’abandonner son projet d’application stricte de la Charia et le refus du Parlement européen d’auditionner le MNLA. Pourtant, le MNLA est le seul groupe à avoir un véritable ancrage dans la population locale et dont l’idéologie est véritablement démocratique et respectueuse des droits de l’homme. L’attitude du Parlement européen s’affiche ainsi en contradiction totale avec le principe de la politique européenne de voisinage (PEV), qui repose sur la promotion de la démocratie et des droits de l’homme. L’Algérie devait en prime mettre à disposition des forces américaines un pont aérien à partir des aéroports de Tamanrasset et de Reggane et un appui logistique à la future force africaine d’intervention dans le nord du Mali. En toute conscience, le pouvoir algérien cautionne de fait cette grossière manipulation de la politique impérialiste américaine en Afrique, pour sauvegarder son pouvoir au détriment de la souveraineté nationale.
Entre sa grande prédisposition à l’imposture, dans la peau d’un Janus qui se joue de la crédulité de la grande masse du peuple par le mensonge et le discours populiste, et son opportunisme, à s’attirer la sympathie de forces antagoniques pour dissiper toute menace sur le système despotique qui l’emploie, les manœuvres politiciennes de Bouteflika mènent l’Algérie droit à sa perte. Le pouvoir occulte algérien, après avoir investi pendant trois mandatures sa confiance en Bouteflika, pour le sauver d’un naufrage inévitable, ne trouve toujours pas de remplaçant à lui succéder pour les présidentielles de 2014. Il est du devoir des patriotes au sein de l’armée et du DRS, s’il en existe, de mettre fin à l’imposture et à l’opportunisme de cet aventuriste narcissique qui agit pour une gloire, qu’il sait chimérique, en monnayant au profit d’une junte despotique la survie du système au péril de la souveraineté nationale. Le danger qui guette aujourd’hui l’Algérie, c’est aussi l’opportunisme qui s’étend dangereusement à la société civile et aux partis politiques. Une presse "libre et indépendante" impuissante à s’exprimer, se contentant de survivre dans ce chaos en se réservant le droit à sa part de la rente contre son silence complice. Des organisations de la nébuleuse de l’ex-FIS et des partis politiques islamistes déjà existants ou nouvellement constitués sont financées sans compter par l’impérialisme Wahhabite, représentant de l’impérialisme Occidentalo-Américain pour le Moyen-Orient et l’Afrique. Les militants de la société civile ou de partis politiques et le peu de presse libre qui résistent et tentent tant bien que mal de motiver les consciences à agir, se comptent en nombre insignifiant devant la gravité de la menace qui guette la souveraineté nationale. Jeudi 15 novembre une poignée de manifestants ont protesté contre le soutien de l’Algérie à l’intervention militaire au Mali, qui s’est soldée par l’arrestation des manifestants sans ménagement. Ils maintiennent néanmoins la mèche de la résistance à la dictature et à l’impérialisme occidental allumée par sa faible lueur, malgré un harcèlement et une répression permanente de la part des forces de sécurité, comme unique réponse que leur réserve un pouvoir despotique et hégémonique, dans l’exercice de leur devoir de citoyens.
Youcef Benzatat

Global Firepower 2012 : 5 pays africains dans le top 55 des armées | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

15/11/2012 à 17h:05
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L'armée égyptienne est considérée comme la première du continent. L'armée égyptienne est considérée comme la première du continent. © AFP
Au classement des cinquante-cinq premières armées du monde élaboré par le site Global Firepower, l'Afrique est représentée par l'Égypte, l'Afrique du Sud, l'Algérie, la Libye et l'Éthiopie.
Le site spécialisé Global Firepower, qui étudie les armées conventionnelles (à l'exclusion de l'armement nucléaire) en fonction de quarante-cinq critères affinés chaque année, a diffusé début novembre son index 2012. Si le classement des cinq premières armées du monde ne présente pas de surprises (dans l'ordre : États-Unis, Russie, Chine, Inde, Royaume-Uni), la France n'apparaît qu'en huitième position, devancée par la Turquie et la Corée du Sud. Avec son budget annuel de 16 milliards de dollars, ses 2 000 avions et ses quelque 3 000 blindés, Israël dispose de la dixième armée, alors que l'Iran (9 milliards de dollars et un millier d'avions) pointe à la douzième place.
Le Maroc absent
En Afrique, c'est l'armée égyptienne (16e place) qui est considérée comme la plus forte (7 milliards de dollars, 880 appareils, 4 000 blindés), devant la sud-africaine (qui dispose de la deuxième marine de guerre du continent et figure à la 31e place), l'algérienne (38e place avec 6 milliards de dollars, 440 avions et un millier de blindés), la libyenne (39e place pour un budget de 1,5 milliard de dollars) et... l'éthiopienne (44e place). En 2011, le gouvernement d'Addis-Abeba a consacré 450 millions de dollars à la Défense. Curieusement, l'armée marocaine, avec ses 3 milliards de dollars de budget annuel, ses quelque 200 avions et ses 3 000 blindés, ne figure pas dans ce classement des cinquante-cinq premières armées du monde.


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15/11/2012 à 17h:05
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L'armée égyptienne est considérée comme la première du continent. L'armée égyptienne est considérée comme la première du continent. © AFP
Au classement des cinquante-cinq premières armées du monde élaboré par le site Global Firepower, l'Afrique est représentée par l'Égypte, l'Afrique du Sud, l'Algérie, la Libye et l'Éthiopie.

Vidéo : l’enfer des roquettes dans le sud d’Israël depuis 12 ans | Europe Israel - analyses, informations sur Israel, l'Europe et le Moyen-Orient

Vidéo : l’enfer des roquettes dans le sud d’Israël depuis 12 ans

enfer-roquettes Voici un aperçu du cauchemar vécu au quotidien par les habitants du sud d’Israël. Depuis 12 ans, le Hamas et les organisations terroristes ont tiré plus de 12.000 roquettes sur le sud de l’Etat juif. Nous rappelons, contrairement à ce qu’affirment certains médias, mettant sur un pied d’égalité les tirs terroristes du Hamas et les réponses défensives d’Israël que le Hamas EST l’assaillant. L’ONU, qui condamne les 2 camps (selon BFM TV) montre, un nouvelle fois, sa partialité. En réponse aux tirs incessants de roquettes depuis la bande de Gaza – plus de 1100 cette année,  et plus de 120 depuis samedi – Tsahal a lancé une opération de grande envergure contre des infrastructures et des responsables terroristes dans la bande de Gaza. L’opération, appelée “Pilier de Défense”, a deux objectifs principaux : protéger les civils israéliens et porter un coup sévère aux infrastructures terroristes dans la bande de Gaza. A 04h50 - 422 roquettes ont été tirées sur le sud d’Israël depuis le début de l’opération, portant ainsi à 1190 le nombre de missiles qui ont frappé le pays cette année Au cours des dernières 24 heurs, Tsahal a continué à viser des dizaines de sites de lancement de roquettes dans le cadre de l’opération Pilier de Défense portant ainsi un coup sévère aux capacités de frappe des organisations terroristes dans la bande de Gaza. Par ailleurs, l’armée de l’Air a ciblé plusieurs groupes terroristes impliqués dans des tirs de roquettes. Le but de ces frappes est de porter atteinte à la capacité de lancement de roquettes des organisations terroristes dans la bande de Gaza ainsi que de les empêcher de reconstituer ces capacités. Depuis le début de l’opération, plus de 300 sites terroristes ont été frappés par l’armée de l’Air dans la bande de Gaza. Ce soir, des soldats de la Marine ont tiré en direction de cibles du Hamas situées sur la côte. Au cours des derniers jours, plus de 300 roquettes ont été tirées sur des villes israéliennes, dont une sur Rishon LeTzion, située à 60 kilomètres de la bande de Gaza. Le Dôme de Fer a intercepté avec succès plus de 130 roquettes tirées en direction d’Israël. Le Hamas a transformé la bande de Gaza en un avant-poste de l’Iran en terrorisant les habitants de l’Etat d’Israël et en les forçant à vivre dans des conditions inacceptables. Tsahal continuera à cibler des sites utilisés à des fins terroristes contre les citoyens israéliens. source Tsahal es roquettes dans le sud d’Israël depuis 12 ans | Europe Israel - analyses, informations sur Israel, l'Europe et le Moyen-Orient

vendredi 16 novembre 2012

Netanyahu : « Il n'y a aucune symétrie, aucune équivalence morale entre Israël et les organisations terroristes de la bande de Gaza » | Crif - Conseil Représentatif des Institutions Juives de France

Revue de presse
Publié le 16 Novembre 2012

Netanyahu : « Il n'y a aucune symétrie, aucune équivalence morale entre Israël et les organisations terroristes de la bande de Gaza »

Le Premier ministre de l’État d’Israël, Benjamin Netanyahu, a fait la déclaration suivante à la presse étrangère cet après-midi (jeudi 15 novembre 2012):

« Ces derniers jours et ces dernières semaines, le Hamas et les autres organisations terroristes dans la bande de Gaza ont rendu la vie normale impossible pour plus d'un million d'Israéliens. Aucun gouvernement ne tolérerait une situation où près d'un cinquième de sa population vit sous un barrage constant de roquettes et de tirs de missiles, et Israël ne tolérera pas cette situation. 
« lors de mes entretiens avec les dirigeants du monde, j'ai clairement entendu leur compréhension affirmée »

C'est pourquoi mon gouvernement a chargé les Forces de défense israéliennes de mener des frappes chirurgicales contre l'infrastructure terroriste dans la bande de Gaza. Et c'est pourquoi Israël continuera à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre son peuple.
Je tiens à vous rappeler qu’il ya sept ans, Israël s'est retiré de chaque centimètre carré de Gaza. Aujourd’hui, le Hamas a repris le contrôle des territoires que nous avons libérés. Et qu'a-t-il fait?

Plutôt que de construire un avenir meilleur pour les habitants de Gaza, les dirigeants du Hamas, soutenus par l'Iran, ont transformé Gaza en un bastion terroriste. Ils ont tiré des milliers de roquettes sur nos villes, sur nos civils, sur nos enfants. Ils ont clandestinement introduit des milliers de roquettes et de missiles à Gaza, et ils ont délibérément placé ces roquettes et ces missiles dans des zones civiles: dans des foyers, dans des écoles, à proximité d’hôpitaux. Rien que cette année, ils ont tiré plus d'un millier de roquettes et de missiles sur Israël, y compris près de 200 roquettes dans les dernières 24 heures.

Je souligne cela parce que c'est important de comprendre qu’il n'y a aucune symétrie, aucune équivalence morale entre Israël et les organisations terroristes de la bande de Gaza.

Ces terroristes commettent un double crime de guerre. Ils tirent sur des civils israéliens et ils se cachent derrière les civils palestiniens.

En revanche, Israël prend toutes les mesures possibles pour éviter les victimes civiles.

J'ai vu aujourd'hui la photo d'un bébé israélien ensanglanté. Cette image dit tout.

Le Hamas vise délibérément nos enfants, et ils ont délibérément placé leurs roquettes à côté de leurs enfants.

En dépit de cette réalité - et c'est une réalité très difficile - Israël continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter les victimes civiles.

Je dois dire que lors de mes entretiens avec les dirigeants du monde, j'ai clairement entendu leur compréhension affirmée.

Hier, j'ai parlé au président Obama et je l'ai informé sur les opérations d'Israël. Je tiens à exprimer à nouveau ma reconnaissance au président Obama pour son soutien sans équivoque au droit d’Israël à se défendre. Je tiens également à exprimer ma gratitude aux autres dirigeants du monde à qui j'ai eu la chance de parler au cours des dernières 24 heures: le président français François Hollande, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, la représentante de l’UE Catherine Ashton et le représentant du Quartette Tony Blair.

Je tiens à les remercier de leur compréhension de la nécessité pour Israël de se défendre et du droit d'Israël à se défendre.

Au cours des dernières 24 heures, Israël a clairement indiqué qu'il ne tolérera pas les tirs de roquettes et de missiles sur les civils. J'espère que le Hamas et les autres organisations terroristes dans la bande de Gaza ont reçu ce message. Si ce n’est pas encore le cas, Israël est prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre son peuple. »

Pour la première fois, le tabou de la « Résistance » est brisé à Gaza | Crif - Conseil Représentatif des Institutions Juives de France

Pour la première fois, le tabou de la « Résistance » est brisé à Gaza

Pour la première fois depuis la prise de pouvoir du Hamas à Gaza, le tabou de la « Résistance » a été brisé à Gaza, sur les réseaux sociaux et en public. Selon un journaliste palestinien de la chaîne israélienne Arutz 2, les habitants de Gaza ont exprimé ouvertement leur volonté de retour à la paix.

Sur la même chaîne, ce vendredi 16 novembre 2012, le porte-parole de Tsahal, Yohav Poli Mordehai, a expliqué que le Hamas et les groupes terroristes de Gaza ne possèdent en réalité qu’un très petit nombre de roquettes de type Farj, capables d’atteindre le centre d’Israël. Sans donner de chiffre, il a insisté sur le fait que cette quantité ne représente pas une menace stratégique réelle, et qu’il n’y a aucun changement au niveau sécuritaire sur la région centre. Le chef d’état-major Benny Gantz a par ailleurs validé ce vendredi la mobilisation de 16.000 réservistes en vue d’une éventuelle offensive terrestre à Gaza. 
« Benny Gantz a validé la mobilisation de 16.000 réservistes en vue d’une offensive terrestre à Gaza »

Pilier de Défense, heure par heure :

10h15 Une opération terrestre se prépare

Les commandants des unités d'infanterie ont été convoqués ce vendredi pour un briefing sur une éventuelle opération terrestre de Tsahal à Gaza dans les prochains jours.

09h46 Israel Katz : "Ismaïl Haniyeh et Mahmoud A-Zahar sont des cibles légitimes"

Le ministre israélien des Transports, Israel Katz a déclaré : "Ismaïl Haniyeh et Mahmoud A-Zahar sont des cibles légitimes"


09h30 : Le Premier ministre égyptien Hicham Qandil à Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté de suspendre une intense offensive aérienne contre les terroristes de la bande de Gaza pendant la visite du Premier ministre égyptien Hisham Qandil, qui de son côté a appelé les factions palestiniennes à s'unir. "l'Égypte d'après Moubarak est aux côtés de la Palestine", a déclaré le Premier ministre égyptien.

04h30 Cinq brigades d'infanterie prêtes à entrer dans la bande de Gaza

Le gouvernement devrait approuver la demande du ministre de la Défense de rappeler jusqu'à 30 000 réservistes afin de soutenir les forces régulières dans la bande de Gaza

02h47 Leon Panetta, a parlé avec Ehud Barak : Israël a le droit de se défendre

Le Secrétaire à la Défense, Leon Panetta, a parlé avec le ministre de la Défense Ehud Barak, sur les dernières évolutions dans la bande de Gaza.

02h00 Trois morts et plus de 30 blessés par des roquettes palestiniennes

00h58 Le Hezbollah prône une pression politique et économique

Dans un discours prononcé simultanément avec le discours d’Ismaïl Hanniyeh, le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah a exhorté  les pays arabes à utiliser toutes les formes de pression possibles, y compris économiques, en jouant notamment sur le prix du pétrole, pour que cessent les attaques israéliennes dans la bande de Gaza. Selon la traduction de son intervention faite en direct par la chaîne israélienne Arutz 2, Nasrallah aurait fait la promesse au Hamas de remplacer rapidement et sans difficultés la totalité des roquettes et obus de mortiers utilisés contre Israël.

00h58 Haniyeh : Israël ne nous connais pas !

Le leader terroriste Ismail Haniyeh, dans une intervention télévisée, a affirmé que le Hamas est bien plus fort aujourd’hui que lors de l’opération « Plomb Durci ». « Israël ne nous connaît pas », a-t-il déclaré.

00h37 Un millier d’activistes pro-palestiniens a manifesté devant l'ambassade d'Israël à Londres

00h16 Hamas : l'ennemi sioniste va regretter l'élimination de Jabari

Réitérant le fait qu'aucune trêve n'est prévue pour le moment, le porte-parole de l'aile militaire du Hamas, Abou Ubaidah, a menacé "l'ennemi sioniste", ajoutant qu’Israël  regrettera l'élimination de Jabari.

23h56 Cocktail Molotov sur un bus israélien qui prend feu près d'Hébron, un blessé léger

Un autobus israélien a pris feu sur la route Goush Etzion-Hébron près d'El-Aroub, après avoir essuyé un jet de cocktail Molotov palestinien. Le chauffeur a fait sortir les passagers. L'un d'entre eux, légèrement blessé, a été évacué pour recevoir des soins.

23h32 Égypte : nos relations avec Israël ne limiteront pas notre aide aux Palestiniens

Le chef de la diplomatie égyptienne, Mohamed Amro, s'est concerté avec ses homologues tunisien, jordanien, et britannique concernant les derniers développements et raids de Tsahal à Gaza. Selon le journal Al-Ahram, M. Amro a averti que l'Égypte ne laissera pas ses relations avec Israël limiter son aide aux Palestiniens.

23h00 Les USA appellent l'Égypte et la Turquie à retenir le Hamas

La Maison-Blanche a exhorté la Turquie, l'Égypte et d'autres pays à influer sur le Hamas pour éviter une escalade supplémentaire avec Israël, indique l'agence Reuters.

22h51 Kiryat Malachi : Itzik Amselem, 27 ans, tué par une roquette ce matin, sera inhumé vendredi 16 novembre 2012

22h37 Les cours sont annulés vendredi 16 novembre dans un rayon de 40 km de Gaza

22h29 Bilan : 300 roquettes lancées sur Israël, Tsahal a bombardé 320 sites terroristes, le Dôme de fer a intercepté 130 missiles

21h53 Ahmet Davutoglu, le chef de la diplomatie turque, qualifie l'opération israélienne de "crime contre l'humanité"

Ahmet Davutoglu, le chef de la diplomatie turque, a qualifié l'opération israélienne de "crime contre l'humanité" devant des journalistes en marge d'un sommet de l'Organisation de la coopération islamique à Djibouti, d'après l'agence de presse de Turquie : « Les attaques, dans une [bande de] Gaza qui est de toute façon déjà devenue une prison à ciel ouvert, sont un crime contre l'humanité visant la population [...] Il n'est pas possible de penser que la paix viendra au Proche-Orient avec des massacres et des attentats. »

21h44 Tsahal a touché un générateur près du domicile de Haniyeh

21h32 Le chef des Brigades d'Al-Aqsa échappe à une élimination ciblée

Selon des sources palestiniennes à Gaza, le chef local des Brigades d'Al-Aqsa -l'aile militaire du Fatah- Salem Tabat, a réchappé à une tentative d'élimination ciblée israélienne. Il serait sorti indemne d'un bombardement aérien de Tsahal contre son domicile.

21h28 Ban Ki-moon se rendra en Israël la semaine prochaine

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon arrivera mardi 20 prochain en Israël. Il se rendra à Jérusalem et Ramallah. Il devrait rencontrer le Premier ministre Binyamin Netanyahou ainsi que le ministre de la Défense Ehoud Barak et celui des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. À Ramallah, un entretien est prévu avec le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Aucune visite à Gaza n'est par contre prévue au programme.

21h26 Les forces terrestres israéliennes se dirigent vers Gaza

Au moins douze camions transportant des chars de combat et des véhicules blindés ont été repérés vers la frontière avec la Bande de Gaza. Des autocars transportaient également des soldats israéliens. Le ministre de la Défense Ehud Barak avait battu le rappel des réservistes un peu plus tôt. Selon l’armée, quelque 30.000 hommes pourraient être mobilisés. Il s’agit de préparations pour une possible intervention terrestre, mais aucune décision n’a été prise, ont précisé des responsables de l’armée israélienne.

21h22 L’Iran condamne l’opération militaire israélienne contre Gaza, et demande à l’ONU et de l’UE d’intervenir

L’Iran a appelé les Nations Unies et l’Union européenne à mettre fin à l’attaque « barbare » menée par Israël contre les groupes armés palestiniens dans la bande de Gaza, qualifiant l’opération de « terrorisme organisé ». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, cité par l’agence de presse IRNA, a déclaré qu’ « il faut une action sérieuse et immédiate par les organisations internationales pour mettre fin à la campagne militaire contre le peuple de Gaza ». Salehi a adressé sa demande dans des lettres séparées adressées aux dirigeants de l’ONU, de l’UE et de l’OCI. (Médias).

21h19 Des jets de pierres et autres incidents violents signalés dans les territoires disputés et à Jérusalem

21h13 Les cours sont annulés vendredi 16 novembre dans 2 collèges académiques du Centre

20h32 Kiryat Malachi : funérailles d'Aharon Smadja, 49 ans, tué jeudi matin par un tir de roquette

20h31 Jean Marc Ayrault : « Il est temps d'arrêter cette escalade dangereuse, à la fois pour la sécurité d'Israël, pour son peuple, mais aussi les Palestiniens »

Le Premier ministre français Jean Marc Ayrault déclare qu'il est "temps d'arrêter cette escalade dangereuse, à la fois pour la sécurité d'Israël, pour son peuple, mais aussi les Palestiniens": « Ce qui se passe a soulevé une émotion considérable [...] Le président de la République a engagé une intense activité diplomatique, il a pris des contacts directs avec le Premier ministre israélien. Il s'agit de rappeler le droit à la sécurité d'Israël, mais aussi il s'est adressé au président égyptien en lui demandant sa contribution pour éviter toute escalade. »

20h29 L’armée israélienne autorise le rappel de 30.000 réservistes

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a approuvé le rappel de jusqu’à 30.000 réservistes, susceptibles d’être mobilisés à tout moment, a annoncé le porte-parole de l’armée israélienne. Nous sommes en train d’étendre la campagne à Gaza, a déclaré à la télévision israélienne le porte-parole, le général Yoav Mordechaï, ajoutant que le ministre de la Défense venait sur demande de l’armée de rappeler 30.000 soldats, mobilisables immédiatement.

20h18 Tony Blair appelle le Hamas à cesser ses tirs de roquettes

L'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient Tony Blair a appelé le Hamas à cesser ses tirs de roquettes depuis Gaza sur Israël. Il a souligné également le rôle "constructif" de l'Égypte, qui "a un énorme intérêt stratégique à calmer les choses" : « Si le feu des roquettes continue depuis Gaza, en direction des villes et des villages israéliens, les représailles s'amplifieront [...] Je comprends les pressions qui existent sur la direction du Hamas, mais la réponse à cela n'est pas de continuer à tirer des roquettes, il faut trouver une autre solution ».

20h00 Enterrement de Mira Sharp, 20 ans et mère de trois enfants, tué à Kiryat Malachi

19h37 Tel-Aviv : Benjamin Netanyahu est descendu aux abris lors de l'alerte

18h49 Le Djihad islamique revendique le tir d'un missile Fajr sur Tel-Aviv

18h45 L’aéroport international Ben Gourion fermé

Selon la télévision israélienne, l’aéroport international David Ben Gurion, à Tel-Aviv, a été fermé et la navigation suspendue, après la multiplication des tirs de missiles de longue portée depuis Gaza sur le centre d’Israël. Peu avant, les sirènes avaient retenti au siège du ministère israélien de la Défense.

18h08 L'Organisation de la coopération islamique qualifie les raids d'attaques "contre la nation islamique dans son ensemble".

Elle en a appelé au Conseil de sécurité de l'ONU. L'Organisation met en garde contre "la tentative de réenvahir la bande de Gaza, qui [...] conduira la région au bord de l'explosion".

18h03 Le Jihad islamique revendique la roquette tirée vers Tel-Aviv.

Il s'agissait d'une roquette Fajr 5 de grande capacité développée par l'Iran dans les années 1990 avec une portée de 75 kilomètres. Quelques minutes auparavant, les sirènes ont retenti dans la ville, pour la première fois depuis la guerre du Golfe en 1991 souligne le quotidien Haaretz. L'engin s'est écrasé à quelques kilomètres au sud sans faire de victimes, a annoncé l'armée israélienne.

17h53 l’Arabie saoudite appelle ses ressortissants à éviter les rassemblements

Alors que les manifestations se poursuivent en Jordanie, pour contester les hausses des prix des carburants notamment (et qui se répercutent sur les prix à la consommation), et que les forces de l’ordre multiplient les interventions pour disperser les manifestants, y compris par la violence, les médias saoudiens affirment que l’ambassade d’Arabie à Amman a demandé à ses ressortissants d’éviter les lieux des rassemblements.

17h50 Le Hamas rejette "toute discussion de trêve avec Israël"

"Nous ne nous laisserons plus abuser par les duperies de l'occupation. Nous considérons que discuter d'une trêve en ce moment reviendrait à fournir une couverture supplémentaire à la poursuite de l'escalade contre Gaza", a déclaré Sami Abou Zouhri, un porte-parole du Hamas, lors d'une conférence de presse à Gaza.  
17h42 L'université Ben Gurion de Beersheva fermée jusqu’à lundi 19 novembre 17h16 Mohamed Morsi condamne l'attaque de Tsahal à Gaza
Le président égyptien Mohamed Morsi a qualifié d'inacceptables les attaques aériennes de Tsahal contre la Bande de Gaza. "Nous sommes en contact avec les habitants de Gaza et avec les Palestiniens et nous les soutenons jusqu'à ce que l'agression cesse", a-t-il déclaré. "Les Israéliens doivent comprendre que cette agression est inacceptable et qu'elle ne conduira qu'à l'instabilité dans la région", a ajouté le président égyptien.
16h33 La municipalité de Haïfa appelle ses habitants à accueillir des familles de la région sud 16h30 Le premier ministre égyptien va se rendre à Gaza La télévision « Al Arabiya » a annoncé que le premier ministre égyptien, Hicham Kandil, se rend vendredi 16 novembre 2012 dans la Bande de Gaza. On ignore si cette visite relève d’une médiation égyptienne en vue d’arrêter les hostilités entre Gaza et Israël, ou s’il s’agit d’un message de soutien du nouveau pouvoir au Caire, issu des Frères musulmans, aux islamistes du Hamas, eux aussi issus de la Confrérie. Rappelons que l’Égypte a décidé d’ouvrir le point de passage de Rafah, depuis le lancement de l’opération militaire israélienne contre Gaza. 14h22 Israël ne l'emportera jamais à Gaza, a déclaré au Soudan Khaled Mechaal Le chef en exil du mouvement palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a affirmé", lors d'une conférence réunissant à Khartoum des islamistes soudanais : « Cet ennemi est faible et ne peut pas l'emporter à Gaza ». 

Mokrane ROUDJANE : l’honorable figure historique d’un village de Kabylie, Taourirt Moussa-Ou-Amar | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Mokrane ROUDJANE : l’honorable figure historique d’un village de Kabylie, Taourirt Moussa-Ou-Amar


Taourirt-Moussa-ou-Amar (Taourirt, en amazigh, signifie Colline), Kabylie (Algérie). Il fait partie de la commune d’Aït-Mahmoud, de la circonscription des Aït-Douala et du département de Tizi-Ouzou. C’est un village historique et révolutionnaire qui a contribué dans le long cheminement du mouvement national.
16/11/2012 - 12:11 mis a jour le 16/11/2012 - 11:49 par Smail Medjeber

Ce village est connu pour être le premier refuge officiel parmi les villages environnants et pour avoir vécu le premier accrochage à l’échelle de la circonscription. Un village qui a payé le lourd tribut pour l’indépendance de l’Algérie par ses nombreux Martyrs : les ROUDJANE, les LAOUDI, les SALEMKOUR, Miloud SALMI et de nombreux autres (voir, sur le site de taourirtmoussasolidarité.com, la liste complète des Martyrs).
Un village, une noble terre dont seront originaires d’honorables personnalités, de grands écrivains et artistes : Aïni ATH-LARBI-OU-SAID, mère de Fadhma ATH-MANSOUR, l’auteure de « Histoire de ma vie », elle-même mère de Jean-Mouhoub AMROUCHE, poète-écrivain auteur de plusieurs ouvrages dont « Cendres », « Etoiles secrètes » et de Taos AMROUCHE, artiste et écrivaine , auteure de « Le grain magique », qui donnera, elle, vie à Laurence BOURDIL-AMROUCHE, femme de théâtre-écrivaine aussi ; Malika LAICHOUR-ROMANE , auteure et réalisatrice ; Samira NEGROUCHE, poétesse, écrivaine ; NaceraMEDJADEL, journaliste. Ainsi que de nombreux (ses) poètes et poétesses anonymes.
Sans oublier les grands artistes musiciens-chanteurs Moh-Ou-Smaïl MATOUB, Lounès MATOUB et, Mokrane ROUDJANE, mon défunt valeureux compagnon de combat, à qui je voue chaleureusement, spontanément, cet hommage. Mon cœur battant très fort.
Né le 1er janvier 1948, Mokrane deviendra très jeune orphelin de Martyr. Son père, Amrane ROUDJANE, dont la maison servait de refuge aux Combattants du FLN, fut tué par l’armée française en 1956. L’un de ses frères, Akli, un valeureux Combattant, tombera aussi, la même année, sous les balles de l’armée française, devenant ainsi un autre Martyr de sa famille. Il perdra aussi, très tôt, sa mère.
Perte de ses parents, de son frère et surtout son vécu au quotidien de la guerre sept années et demi durant. Il en souffrira douloureusement et profondément toute sa vie de ses traumatismes antérieurs.
Quoique étant du même village, je le connaîtrais à la cité Amirouche, à Hussein-dey, près d’Alger. On partagera la même passion : la poésie, en particulier, et la littérature française en général.
Autodidacte, Mokrane savait lire, écrire et parler parfaitement le français. Il écrira beaucoup : des nouvelles et des poèmes restés inédits. Il était très intelligent, très doué. Il s’inscrira même à la faculté d’Alger pour des cours de droit, en cours du soir, qu’il poursuivra après son travail étant à l’époque ouvrier dans une imprimerie.
Désireux d’apprendre d’autres langues, il s’offrira des cours d’allemand au Goethe Institut d’Alger. Mais sa passion la plus folle, la plus grande, celle qui l’habitait le plus : c’est la photographie. Il se payera, pour cela, afin de réaliser son rêve de jeunesse, sa passion, des cours par correspondance avec une école française de photographie. Ainsi, il apprendra notamment le traitement et l’impression des clichés photographiques. Il possédera, chez lui, un petit laboratoire professionnel, et, bien sûr, un appareil photo tout aussi professionnel qu’on utilisera, tous les deux, à tout bout de champ.
C’est pour toutes ces raisons que je l’encouragerai à saisir l’opportunité d’une formation qu’avait proposée, en 1974, le ministère algérien de l’hydraulique, afin de réaliser, à l’époque, des projets de barrages. Une formation qui aurait lieu en Allemagne.
Mokrane hésita, de crainte qu’il ne soit pas accepté, n’ayant pas, selon lui et à tort, tous les « bagages » exigés par le ministère pour ladite formation : ni Brevet, ni Bac (même pas le Certificat d’études primaire !).
A sa première démarche d’inscription, à mi-chemin il reviendra sans s’inscrire, pour le motif qu’il croisera devant ce ministère des jeunes candidats venant, selon leurs apparences, de la haute caste politico-financière algérienne, rien qu’en les voyant descendre de véhicules de luxe conduits par leurs chauffeurs.
- Comment veux-tu, me dira-t-il très fortement déçu et contrarié, que je sois accepté au milieu de ces fils de bourgeois ? C’est impensable ! C’est pas la peine que je m’inscrive. Une perte de temps et je risque, en plus, ce qui serait encore plus grave pour moi, une profonde et douloureuse déception que je garderais comme une blessure toute ma vie. Je préfère y renoncer. »
- Ah bon, je lui répondis, tu te laisses avoir par ces minables enfants de bourgeois ; ils te font peur, ils te découragent. Tu te compares à ces minus, à ces vauriens ! Tu veux leur faire plaisir, leur laisser ta place, cette place à laquelle tu as droit, tous les droits ! Toi qui as fait des cours de droit ? Tu connais déjà le métier de la photographie, et, en plus, tu maîtrises l’allemand, tu n’auras même pas besoin de faire la formation préalable pour la maîtrise obligatoire de cette langue, comme l’exige le ministère ! Tu ne dois pas te sous-estimer et te décourager. Demain, tu y retourneras ! Tu prendras avec toi, comme preuves que tu mérites, que tu es capable de faire cette formation, tous les certificats des études que tu as faites : droit, photographie et allemand. Et pour être accepté en priorité, avant ces minables enfants de bourgeois que s’y sont, eux, précipités, tu donnes la preuve que tu es un digne orphelin d’un Martyr qui a donné sa vie pour notre Pays. Fais, comme je te le dis ! Tu le mérites de plein droit !
Ce que je lui avais souhaité, il l’aura : inscrit, il sera accepté ; il ira faire sa formation en Allemagne ; il y sera l’un des meilleurs élèves. Il me fera part des excellentes appréciations de ses professeurs. (Mais aussi que, là-bas, on mange très peu de pain mais beaucoup de pomme de terre !) Il obtiendra, bien sûr, son diplôme de technicien en photographie aérienne et il sera recruté par le ministère de l’Hydraulique. Un bon emploi et un bon salaire.
Il passera ainsi de simple et modeste ouvrier manutentionnaire, au grade de technicien spécialisé dans la photographie aérienne ! Tout en restant simple et modeste toute sa vie.
Les enfants de bourgeois, eux, c’étaient des nuls, la plupart d’entre eux profiteront par favoritisme, de cette formation payée par l’argent du pauvre peuple algérien, et resteront en Allemagne, comme me le révèlera mon ami Mokrane, lui qui reviendra pour servir, par son savoir-faire, son Pays, l’Algérie.
En plus de ce génial Mokrane, j’ai connu aussi l’autre Mokrane : l’ardent militant, très engagé, pour l’identité, la langue et la culture amazighes. Ce que nous partagerons également, ensemble, étroitement, avec des communes, fortes et hautes convictions ainsi que des légitimes et patriotiques idéaux.
Durant les années 70, on fréquentera les cours d’amazigh que donnait le Grand écrivain feu Mouloud MAMMERI à la faculté d’Alger et ce, jusqu’à la fermeture dudit cours par le pouvoir dictatorial. Un régime de la postindépendance, implacablement et absolument amazighophobe jusqu’à renier ses racines et interdire l’enseignement voire l’usage courant de la langue ancestrale et majoritairement maternelle du peuple algérien.
Mokrane participera très activement à l’élaboration, à l’impression et à la diffusion de la revue Ittij (Le Soleil), une revue d’expression amazighe, la première B.D. algérienne, en outre, créée par mon cousin Mohamed-Ou-Salem MEDJEBER, un autre taourirtien. Un travail qui se faisait, bien sûr, clandestinement, dangereusement et courageusement, par militantisme.
C’est lui qui cachera, plus tard, dans un champ de notre village, la ronéo, la machine qui nous servait à l’impression de cette revue et autres tracts.
En 1972, certains taourirtiens s’en souviendront, Mokrane participera et servira de guide, touristique et linguistique, à deux Amazighs originaires du Niger, étudiants à Alger, que j’inviterais à découvrir la Kabylie. Nos villageois seront stupéfaits et contents de les rencontrer et de découvrir que nous parlions la même langue, tamazight ! Ces deux étudiants Nigériens aussi. D’ailleurs, avant de rentrer à Taourirt, Mokrane leur fera le tour des villages environnants : Taguemount-Azouz, Tizi-Hibel, Agouni Arous. Ils se recueilleront, en cette occasion, à leur passage, devant la tombe du Grand écrivain, Mouloud FERAOUN.
Avant de savourer un très bon couscous chez mes défuntes et très chères grand-mère et tante, Ldjouher LAICHOUR et Ouardia SALMI.
Mokrane était membre très actif de l’Organisation des Forces Berbères (OFB), organisation clandestine, luttant en Algérie pour la reconnaissance de l’identité, de la langue et culture amazighes. Pour cette raison, si c’était une « raison », il sera également arrêté, en 1976, par les services de la répression et de l’oppression sévissant en Algérie sous la dictature de Boumedienne.
Voilà l’exemple d’un militant et victime – parmi tant d’autres, à l’instar de mon autre défunt compagnon Mohamed HAROUN, digne fils de Martyr aussi – qui sera atrocement torturés,
martyrisé par les tortionnaires de cette ignoble dictature, de ce pouvoir militariste, illégal, illégitime, criminel, inculte, masochiste, tyrannique, hégémonique, drastique. Un pouvoir briseur de vies.
Mokrane en souffrira, physiquement et moralement, durement, des séquelles suites aux tortures et à l’incarcération qu’il subira. Cela s’ajoutant aux traumatismes de son enfance. Mokrane m’aidera enfin, de 1996 à 2001, lors de mon édition de la revue ABC Amazigh.
Le 15 décembre 2003, un jour qui deviendra triste pour son épouse et ses filles, pour moi comme pour tous ses frères et amis, Mokrane ROUDJANE le digne fils de Taourirt Moussa-ou-Amar nous quittera physiquement.
Son honorable vie sera ainsi éteinte. Mais il restera éternellement vivant dans notre mémoire et dans nos cœurs.
Hommage immense, même seulement avec ces quelques lignes, à toi, Mokrane, toi qui portait un prénom qui signifie Le Grand comme tu l’étais et le resteras, toi mon valeureux compagnon de combat, mon alter ego. Je ne t’oublierais jamais.
Tu mérites d’être reconnu comme figure historique non seulement de ton village natal, Taourirt Moussa-Ou-Amar, mais aussi de l’Algérie et même de toute l’Amazighie.