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mercredi 16 janvier 2013

TV5MONDE : actualites : Mali: les soldats français "au corps à corps" contre les islamistes


Mali: les soldats français "au corps à corps" contre les islamistes

MARKALA (Mali) (AFP) - 16.01.2013 14:03 - Par Michel MOUTOT à Markala et Serge DANIEL à Bamako

Les soldats français engagés pour la première fois au sol au Mali, affrontaient mercredi "au corps à corps" à Diabali (ouest) des combattants islamistes liés à Al-Qaïda, qui affirment avoir mené le même jour une attaque contre un site pétrolier en Algérie.
voir le zoom : Des soldats français quittent Bamako le 15 janvier 2013 pour le nord du MaliDes soldats français quittent Bamako le 15 janvier 2013 pour le nord du Mali
AFP - Eric Feferberg
voir le zoom : Photo non datée du site gazier d'In Amenas, dans le centre-est de l'AlgériePhoto non datée du site gazier d'In Amenas, dans le centre-est de l'Algérie
BP Petroleum/AFP -
voir le zoom : Carte du Mali et localisation de Diabali bombardé par les forces aériennes françaisesCarte du Mali et localisation de Diabali bombardé par les forces aériennes françaises
AFP -
voir le zoom : Des soldats français quittent Bamako le 15 janvier 2013 en direction du nord du MaliDes soldats français quittent Bamako le 15 janvier 2013 en direction du nord du Mali
AFP - Issouf Sanogo
Les soldats français engagés pour la première fois au sol auMali, affrontaient mercredi "au corps à corps" à Diabali (ouest) des combattants islamistes liés à Al-Qaïda, qui affirment avoir mené le même jour une attaque contre un site pétrolier en Algérie.
"Les forces spéciales françaises sont actuellement à Diabali, au corps à corps avec les islamistes. L'armée malienne est également sur les lieux", a expliqué une source de sécurité malienne. L'information a été confirmée par une source de sécurité régionale.
Diabali, à 400 km au nord de Bamako, a été prise lundi par lesislamistes, qui seraient dirigés par l'Algérien Abou Zeid, un des chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
La localité a été bombardée à plusieurs reprises mardi par l'aviation française, mais les islamistes ne l'ont pas pour autant totalement quittée et, selon divers témoignages, ils cherchent à se fondre dans la population dont ils se servent comme bouclier.
Dans cette zone, "nous avons les groupes les plus durs, les plus fanatiques, les mieux organisés, les plus déterminés et les mieux armés", selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. "On a affaire à plusieurs centaines, plus d'un millier - 1.200, 1.300 -, de terroristes dans la zone, avec peut-être des renforts demain", a-t-il ajouté.
Plus de 800 soldats français sont d'ores et déjà déployés au Mali, et leur nombre devrait à terme s'élever à 2.500.
Mais c'est en Algérie, au Sahara, que des jihadistes affirmant venir du Mali ont riposté mercredi matin.
Le site gazier d'In Amenas, dans le centre-est, près de la frontière libyenne, à environ 1.300 kilomètres d'Alger, exploité par le groupe britannique BP, le norvégien Statoil et l'algérien Sonatrach, a été attaqué par des hommes armés.
L'attaque "terroriste" a fait deux morts et 6 blessés, dont deux étrangers, a rapporté l'agence de presse algérienne APS.
Les attaquants ont pris des otages, notamment de nationalités britannique, norvégienne et japonaise, selon des sources diplomatiques occidentales, qui font aussi état d'une opération de l'armée algérienne en cours contre les assaillants. Un Irlandais d'origine britannique figure parmi les otages, a précisé Dublin.
"Nous sommes des membres d'Al-Qaïda et nous sommes venus du nord du Mali", a affirmé l'un des combattants, joint par téléphone, à l'AFP.
Il a a affirmé être sous les ordres de Mokhtar Belmokhtar, dit "le borgne", un des chefs historiques d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qu'il a introduit dans le nord du Mali. Il aurait cependant été récemment écarté du groupe jihadiste.
La frontière malienne se trouve à plus de 1.200 km d'In Amenas.
Au Mali, la progression vers le Nord des troupes françaises et les combats au sol constituent une nouvelle étape dans l'engagement de Paris après des raids aériens menés depuis le 11 janvier dans le centre et le nord du pays pour empêcher une avancée des islamistes vers la capitale Bamako (sud) et les déstabiliser.
"Jusqu'à présent, nous avions fait en sorte qu'il y ait quelques forces terrestres à Bamako, pour sécuriser d'abord nos populations, nos ressortissants, les ressortissants européens et la ville de Bamako. Maintenant les forces terrestres françaises sont en train de remonter vers le nord", a déclaré mercredi matin à la radio RTL Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense.
"Détruire" les terroristes
Des centaines de soldats maliens et français ont quitté mardi la ville de Niono, à 350 km au nord de Bamako, pour se rendre à Diabali.
Selon des témoins interrogés par l'AFP depuis Bamako, de nouveaux renforts français sont arrivés mercredi dans la zone "avec tout le matériel nécessaire" pour en déloger les jihadistes.
Une centaine de soldats français circulant dans une quinzaine de blindés qui avaient quitté Bamako mardi, sont par ailleurs arrivés mercredi à Markala, près de Ségou, à 235 km au nord-est de Bamako, afin d'y sécuriser un pont sur le fleuve Niger et en empêcher l'accès aux jihadistes qui se trouvent à 80 km plus au nord, a constaté un journaliste de l'AFP.
Dans la zone de Konna (centre), à 700 km au nord-est de Bamako, les islamistes qui avaient pris la ville le 10 janvier, déclenchant l'intervention française, sont toujours présents, contrairement aux affirmations de l'armée malienne, selon M. Le Drian.
"Que faire des terroristes? Les détruire. Les faire prisonniers? si possible", a martelé mardi le président français François Hollande à Dubaï.
Il a cependant affirmé que la France n'avait pas "vocation à rester au Mali". Une force militaire ouest-africaine de 3.300 hommes doit prendre le relais des troupes françaises.
Les chefs d'état-major de la région réunis à Bamako devaient mercredi procèder aux "derniers réglages" de cette force mise en place conformément à une résolution de l'ONU.
L'Allemagne a promis mercredi de lui fournir deux avions de transport et l'Italie s'est dite prête à apporter un soutien logistique.
© 2013 AFP

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 Appel à tous les Kabyles
Appel à tous les Kabyles

Appel à tous les Kabyles

dimanche 7 octobre 2012, par Admin
Cet appel nous a été transmis par un groupe qui s’est constitué sur facebook : « Tudrin n iqvayliyen - Villages Kabyles ».
La situation en Kabylie empire du jour en jour. Les villages, dans l’attente d’une disparition programmée par le pouvoir algérien, sont maintenus dans un état de névrose, de panique perpétuelle. Tous les fléaux y ont élu domicile. Et les partis politiques, les « mouvements » pèsent bien trop peu pour y changer grand-chose.
Le constat est alarmant. Après des décennies de guerre sous toutes les formes, l’ennemi frappe cette fois au cœur même de la Kabylie : il s’attaque à la structure même du village, en commençant par tajmaεt, le noyau, le centre de décision. La structure ancestrale qui a permis aux anciens de gérer dans la démocratie, dans la transparence. Tajmaεt, ce joyau qui a su rassembler, faire face aux dangers, qui a permis de vaincre des adversaires bien plus puissants, mieux armés, plus nombreux.
Tajmaεt a su conserver, gérer, renforcer « tagmatt ».
Tajmaεt a défendu l’honneur.
C’est grâce à tajmaεt que l’orphelin, la veuve, le démuni étaient pris en charge par taddart.
Qu’un mendiant en Kabylie était toujours un non-kabyle.
Que ce mendiant non-kabyle trouvait toujours à manger en Kabylie. Eh oui, les Kabyles avaient des surplus à donner aux… non-kabyles ! C’était avant le pétrolarabe.

Que les Kabyles se sont levés comme un seul homme un certain avril 80, en septembre 94, juin 98, en 2001.
Le pouvoir arabe d’Alger a fait le plan d’anéantir, de détruire taddart avec tous les moyens de l’Etat. L’armée, la gendarmerie, la police, l’alcool et la drogue, l’insécurité et l’appauvrissement… En somme la part du Kabyle dans l’argent du pétrole est dépensée pour le détruire ! Car Alger l’arabe est convaincue que sa survie dépend de la destruction de la Kabylie.
Qui peut nier l’évidence : les incendies, les enlèvements, les services de « sécurité » qui encouragent tous les fléaux au lieu de les combattre, l’armée à chaque tournant qui fait régulièrement des bavures, cette présence hostile d’un Etat colonial, cette haine que l’Etat arabe ne cache plus et qui justifie toutes formes d’humiliation contre le Kabyle, cet ennemi congénital… tout ce génocide en marche ne peut réussir sans la destruction du village kabyle.
Alger sait qu’une fois le système politique ancestral mort, le village kabyle ne sera plus qu’un amas de maisons sans chefs de famille, c’est-à-dire des familles sans tête dans des villages sans structure dirigeante. Les hommes kabyles deviendront, grâce aux moyens de l’Etat, des clochards, des drogués et les femmes des péripatéticiennes à la disposition des serviteurs de l’Etat en service commandé. Le peuple kabyle ne sera plus qu’un troupeau d’individus sans défense livrés pieds et poings liés aux hordes de pillards et de violeurs venus d’ailleurs. L’Etat arabe aura réussi : il pourra perdurer !

C’est clair, entre la Kabylie et les assassins d’Alger c’est une question de vie ou de mort. L’un doit disparaître pour que l’autre vive.
Peuple kabyle,
Afin que la Kabylie ne disparaisse pas, qu’elle ne serve pas de bouc émissaire aux marchands de drogue et aux assassins de nos frères, nous devons préserver taddart et sa structure sociopolitique. Elles sont irremplaçables.

Nous devons nous mettre au travail tant qu’il en est encore temps. L’appel est lancé à tous les Kabyles sans exception.
Il nous faut
– faire revivre et moderniser les lois qui régissent le village sous tous ses aspects
– réinstaurer la démocratie kabyle par le retour de tajmaεt
– organiser (comme dans le temps) des fédérations de villages.

Le travail est à notre portée.
Il permettra d’éviter la mort programmée de la Kabylie en faisant échouer les plans diaboliques d’Alger et de ses alliés.

De rendre à la Kabylie sa gloire au sein de Tamazɣa, la patrie-mère.
De faire participer une Kabylie forte au noble combat des Imaziɣen partout en Afrique et ailleurs.

D’assurer à nos enfants un avenir de liberté et de prospérité, un avenir de dignité sur les terres de leurs ancêtres. Un avenir AMAZIGH et non arabo-islamique.
D’éviter qu’un jour nos enfants deviennent des esclaves, des sujets de deuxième classe dans un sultanat arabe.
Mettons-nous à l’œuvre pour recenser, travailler, moderniser nos lois, nos traditions, nos valeurs.
Nous les remettrons en vigueur, elles nous éviteront la destruction.
Toutes les contributions, toutes les adhésions sont les bienvenues, individuelles ou collectives.


Yeḥzen Lwad Aεisi
Mi gevda imenɣi
Yebbweḍ-iten lεeskeṛ deg iḍ
Tuddar slant irkwelli
Ṣubbent ɣer Tizi
Yal avrid a yettfeggiḍ
Aayen a yettfeggiḍ
Ur telli d tisselvi
Neḥwağ tilelli
Uqvel a ɣ-ḥeṛṛen ɣer lhiḍ

“MATUB”

Pour tout renseignement, contacter :
kabylien000@gmail.com
aqvayliamnek@gmail.com

Tanemmirt nwen.

Mali : les militaires français se déploient au sol | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique


16/01/2013 à 09h:23
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Des soldats français quittent Bamako le 15 janvier 2013 en direction du nord.Des soldats français quittent Bamako le 15 janvier 2013 en direction du nord. © AFP
Après cinq jours de raids aériens contre les positions des islamistes radicaux, la France a pour la première fois engagé, mardi 15 janvier, des troupes au sol au Mali. Cette intervention sur le terrain vise notamment à reprendre la petite ville de Diabali (ouest) tombée la veille aux mains des jihadistes.
Pour la première fois depuis le début de l'opération Serval, la France a engagé, mardi 15 janvier,  des troupes au sol sur le territoire malien. Objectif : reprendre Diabali, petite localité de l'Ouest du pays tombée la veille aux mains des islamistes radicaux.
Des forces terrestres françaises engagées au Mali « sont en train de remonter vers le nord » du pays, a annoncé mercredi matin le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. « Jusqu'à présent, nous avions fait en sorte qu'il y ait quelques forces terrestres à Bamako, pour sécuriser d'abord nos populations, nos ressortissants, les ressortissants européens et la ville de Bamako. Maintenant les forces terrestres françaises sont en train de remonter vers le Nord », a-t-il déclaré sur la radio française RTL.
Dans l'attente de l'arrivée de la force ouest-africaine, la France a également poursuivi mardi ses frappes aériennes contre les combattants islamistes et annoncé le déploiement à terme de 2 500 soldats au Mali. « Plusieurs centaines de militaires maliens et français ont quitté Niono (environ 50 km au sud de Diabali) pour prendre Diabali », a déclaré un élu de Niono, ce qu'ont confirmé un habitant de cette ville et une source de sécurité malienne, qui a précisé : « d'ici à demain, nous allons reprendre Diabali avec les Français ». À Bamako, un vidéaste de l'AFP a vu en fin d'après-midi une trentaine de véhicules blindés français quitter la capitale en direction du Nord.
Konna toujours aux mains des jihadistes
Diabali, à environ 400 km au nord de Bamako, est tombée mardi aux mains de jihadistes commandés par Abou Zeid, un émir algérien d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Autre résistance inattendue, celle des islamistes radicaux dans la ville de Konna (centre, 700 km de Bamako) dont ils ont pris le contrôle le 10 janvier. Jean-Yves Le Drian a reconnu mardi que Konna n'avait pas encore été reprise, contrairement aux affirmations maliennes. La zone n'est pas accessible à des observateurs indépendants. La chute de Konna avait déclenché l'intervention militaire de la France, qui redoutait une percée des jihadistes vers Bamako.
Un porte-parole d'Ansar Eddine (défenseurs de l'islam), Aboul Habib Sidi Mohamed, a confirmé que ses compagnons d'armes contrôlaient toujours Konna, dans une vidéo datée de lundi et mise en ligne mardi sur le site mauritanien Sahara Media. Il a apporté une justification à l'offensive surprise des combattants islamistes sur Konna, alors que le front entre armée malienne et groupes jihadistes était gelé depuis des mois. « C'est après avoir échoué à convaincre le gouvernement malien à négocier et dialoguer pour une solution pacifique négociée que nous avons pris notre initiative, qui n'a de but que le devoir de protéger les populations », assure en arabe Aboul Habib Sidi Mohamed, barbu et portant un chèche. Un habitant de Konna, qui a fui la ville lundi , a précisé que l'armée malienne se trouvait « à une vingtaine de kilomètres de Konna » et que les islamistes, cachés dans les environs, « viennent souvent se ravitailler en nourriture à Konna ».
Des bébés "Hollande"
Plus de 800 soldats français sont déjà déployés au Mali. En déplacement dans les Émirats arabes unis, le président français François Hollande a rappelé que l'intervention militaire française avait trois objectifs : « Arrêter l'agression terroriste », « sécuriser Bamako » et permettre au Mali de préserver son « intégrité territoriale ». « La France n'a pas vocation à rester au Mali, mais nous avons un objectif, c'est de faire en sorte que lorsque nous partirons il y ait une sécurité au Mali, des autorités légitimes, un processus électoral et plus de terroristes », a-t-il souligné.
L'intervention française a suscité l'enthousiasme à Bamako, où les commerçants ont même signalé mardi une « pénurie » de drapeaux français. Plusieurs médias maliens ont même rapporté que des enfants nés ces derniers jours ont été prénommés « Hollande ».
Inquiétude des ONG
De leur côté, les chefs d'état-major ouest-africains se sont réunis mardi à Bamako pour préparer la « libération » du nord du Mali en formant une force internationale africaine. Ils poursuivront leur réunion mercredi matin, afin de procéder aux « réglages de dernière minute », selon un participant. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) doit préparer une force d'intervention de 3 300 soldats, conformément à une résolution de l'ONU. Baptisée Misma (Mission internationale de soutien au Mali), cette unité sera dirigée par le général nigérian Shehu Abdulkadir. Le Nigeria doit fournir 900 hommes, le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Sénégal 500 hommes, le Bénin 300, la Guinée et le Ghana une centaine chacun.
Le secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, a appelé mardi à un « cessez-le-feu immédiat » au Mali, membre de l'organisation, et à un retour aux négociations avec les islamistes. Selon l'ONU, près de 150 000 personnes fuyant le conflit se sont réfugiées dans les pays voisins et le nombre de personnes déplacées dans le pays est proche de 230 000. Une réunion sur la situation humanitaire et des droits de l'homme au Mali est prévue jeudi au centre de crise du Quai d'Orsay à Paris en présence d'ONG, au moment où plusieurs d'entre elles exprimaient des inquiétudes en matière de défense des droits de l'homme et de risques d'exactions accrus.
(Avec AFP)


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mardi 15 janvier 2013

Tripoli : les droits des Amazighs discutés au Congrès national général libyen


Tripoli : les droits des Amazighs discutés au Congrès national général libyen

14/01/2013 - 19:31

TRIPOLI (SIWEL) — Au cours du Forum international pour les droits constitutionnels des Amazighs de Libye, ces derniers ont livré un message très clair aux nouvelles autorités libyennes. Ils ont informé le Congrès national libyen que « c’était la dernière fois qu’ils discutaient du droit constitutionnel de Tamazight », « qu’ils exigeaient des moyens conséquents pour la protection et la promotion de la langue, de la culture et de l’identité Amazighes en Libye » et que « si la constitution ne reconnaissait pas Tamazight, ils ne reconnaîtraient ni la constitution ni le pouvoir libyen ». les Amazighs de Libye ont également affirmé qu’ils étaient « attachés à une reconnaissance globale des droits des Amazighs dans toute la Libye mais qu’en cas de refus d’une reconnaissance officielle, ils se dirigeraient vers un système de large autonomie ou de fédéralisme pour les régions amazighes »


Le président du Congrès national général libyen, Mohamed Magarief (Photo Zuwara Média)
Le président du Congrès national général libyen, Mohamed Magarief (Photo Zuwara Média)
Le Forum des droits constitutionnel pour les Amazighs de Libye s'est tenu au siège du Congrès national général libyen le samedi, 12 janvier 2013, le jour du Nouvel An amazigh 2963. Fathi Khelifa, président du Congrès mondail Amazigh, le principal organisateur de cette rencontre officielle avec les autorités de transition libyenne, a tenu a organiser l’évènement au siège du Congrès national libyen et à le faire coïncider avec la très symbolique fête de Yennayer. 

Le président du Congrès national général libyen, Mohamed Magarief, qui a inauguré les prises de paroles de la rencontre, a dit que « la langue amazighe devrait être une langue officielle dans la nouvelle constitution libyenne aux côtés de la langue arabe ». Il a cependant pris la précaution de souligner que ses propos n’engageaient que lui. Mohamed Magarief a rappelé que personne ne pouvait oublier ce que le peuple amazigh a fait pour la révolution libyenne et que la langue amazighe est une langue libyenne qui devrait être reconnue dans la Constitution. « Il n'y a rien à craindre en faisant cela », a-t-il dit. 

Parmi les officiels libyens, ont également assisté le ministre de la Culture des autorités de transition libyennes, Habib Mohammed Al-Amin, qui a apporté un franc soutien à l’officialisation de Tamazight. Il y avait également plusieurs membres du Congrès national libyen qui sont venus apporter leur soutien au projet par leur simple présence. En outre, Il y avait des représentants diplomatiques de plusieurs pays mais ils se sont abstenus de prendre la parole. Rappelons que le jour même de la conférence internationale sur les droits des amazighs, le consul d'Italie à Benghazi a échappé à un attentat qui n’a fait aucune victime du fait que la voiture du consul était un véhicule blindé. 

Le forum a réunit une très forte concentration de mouvements amazighs dont les touaregs, les kabyles et les Amazighs de Tunisie. Il y avait bien sur une forte présence des amazighs libyens qui ont livré un message très clair aux nouvelles autorités libyennes. Ils ont informé le Congrès national libyen que « c’était la dernière fois qu’ils discutaient du droit constitutionnel de Tamazight », « qu’ils exigeaient des moyens conséquent pour la protection et la promotion de la langue, de culture et de l’identité Amazighe en Libye » et que « si la constitution ne reconnaissait pas Tamazight, ils ne reconnaitraient ni la constitution ni le pouvoir libyen ». Les amazighs de Libye ont également affirmé qu’ils étaient « attaché à une reconnaissance globale des droits des Amazighs dans toute la Libye mais qu’en cas de refus d’une reconnaissance officielle, ils se dirigeraient vers un système de large autonomie ou de fédéralisme pour les régions amazighes » 

Les Touaregs du MNLA n’ont pu être présents à cette rencontre en raison de la très grande difficulté de la situation dans l’Azawad mais plusieurs autres représentants touaregs ont participé à la rencontre, comme les Touaregs du Niger et ceux de Libye qui ont exprimé la nécessité d’une reconnaissance pleine et entière de la dimension amazighe. 

La Kabylie était fortement présente. Il y avait des organisations politiques telles que le MAK, représenté par son porte-parole à l'étranger, des ONG telle que le CMA, représenté par Kamira Nait-Sid pour les amazighs d'Algérie et par la fondation Tiregwa basée au Canada qui a été représentée par le professeur Rachid Beguenan et Fawzi At Hmed. Tous ont exprimé leur point de vue sur la question et ont apporté un soutien indéfectible aux Amazighs de Libye. Seule Kamira Nait-Sid, la Vice présidente du Congrès mondial amazigh (CMA) pour l’Algérie n’a pas pu prendre la parole faute de temps, le CMA ayant déjà pris la parole par la voix de son président Fathi Khlifa. des linguistes berbérisant se sont également exprimés sur la question de l'institutionalisation de Tamazight. Il y avait notamment 2 éminents linguistes, Ramdane Achab de Kabylie et Vermondo Brugnatelli d'Italie. 

Yasmina Oubouzar, qui s'est exprimée au nom du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) a affirmé au cours de son allocution que l’on « ne peut pas bâtir du vrai sur du faux » et que « la négation de l'amazighité de l'Afrique du Nord aboutira forcement à des tensions entre les Etats et les peuples amazighs, si les Etats persistent dans la négation identitaire ». Elle a précisé « C’est ce que Kadhafi avait voulu réaliser en Libye mais malgré la puissance de son régime, il a fini par chuter ». S’adressant aux autorités libyennes, elle a dit que « Si elles veulent réellement gouverner dans la légitimité populaire, les nouvelles autorités libyennes devront tenir compte de la dimension inaliénable de l'identité amazighe, seule garantie d'une véritable stabilité pour la nouvelle Libye ». La porte parole du MAK, également chargée des affaires amazighes auprès du GPK, a également livré un message de soutien et de fraternité de la part de Ferhat Mehenni, le Président du Gouvernement provisoire Kabyle en exil, qui n’a pu se rendre en Libye faute de documents de voyage. Ferhat Mehenni ne dispose plus en effet de passeport algérien et est, de fait, bloqué dans ses déplacements. Le président du GPK a tenu à transmettre son message de soutien et de solidarité et surtout à encourager ses frères amazighs de Libye dans leurs avancées politiques sur leurs droits inaliénables en Libye tout en rappelant que concrètement « un droit n’est réel que quand il est exercé » et qu’il faut en somme tenir compte des expériences des autres amazighs et ne pas reproduire les erreurs de la Kabylie qui s’est fourvoyée et épuisée dans des combats qui l’ont desservie et celle des touaregs de l’Azawad qui ont été piégés par les islamistes de Ansar Dine. 

Parmi les soutiens non Amazigh, il y avait un représentant du Kurdistan de Syrie, Hassan Salem, qui a tenu à marquer la présence du Kurdistan dans la rencontre internationale malgré la tragédie du triple assassinat qui a endeuillé le mouvement kurde. Etaient présents également des invités européens. Parmi ceux qui se sont exprimés sur la question, il y a eu Gustave Alirol, président de Régions et peuples solidaires et François Alfonsi, député européen et président du groupe d’amitié euro-amazigh au parlement européen. François Alfonsi a salué l’avancée des droits des amazighs en Libye mais il a précisé que la reconnaissance était certes un pas en avant mais qu’une langue avait besoin de vrais moyens d’Etat pour vivre et prospérer. 

Il est à signaler que la sécurité du Forum international a été assurée par les militaires amazighs libyens qui arboraient le drapeau Amazigh sur leurs véhicules. 
Le soir même, le concert organisé pour fêter Yennayer 2963 a été une grande réussite. Tout au long de la route qui menait au complexe sportif où était organisé le concert, des milliers de drapeau amazighs flottaient sur les véhicules particuliers comme sur les véhicules militaires qui assuraient la sécurité. L’omniprésence du drapeau Amazigh dans la salle était impressionnante et quelques anciens militants amazighs de Libye ont regretté que Mohand Aarab Bessaoud, créateur de ce drapeau qui a réussit à fédéré tous les amazighs, n’ait pas pu assister à cette démonstration de reconquête. 

zp, 
SIWEL 141931 JAN 13

Le drapeau Amazigh et une photo géante de Matoub Lounès à Johannesburg exhibé face à l’équipe algérienne de football qui représente le « monde arabe » à la CAN 2013.


Le drapeau Amazigh et une photo géante de Matoub Lounès à Johannesburg exhibé face à l’équipe algérienne de football qui représente le « monde arabe » à la CAN 2013.

15/01/2013 - 12:17

JOHANNESBURG (SIWEL) — Les Kabyles de Johannesburg se sont spécialement rendus à un match amical Algérie-Afrique du Sud pour la double symbolique de faire flotter le drapeau Amazigh dans un match où joue une équipe algérienne le jour même du nouvel an Amazigh. En plus du drapeau Amazigh et de la symbolique de Yennayer, les kabyles de la diaspora sud africaine ont également déployé un grand poster de l’icône qu’est devenu Matoub Lounes assassiné le 25 juin 1998 par les forces occultes algériennes.


La diaspora kabyle de Johannesbourg arborant le drapeau Amazigh et la photo géante de Matoub Lounes lors du match amical Algérie-Afrique du Sud, le jour de Yennayer (Photo SIWEL)
La diaspora kabyle de Johannesbourg arborant le drapeau Amazigh et la photo géante de Matoub Lounes lors du match amical Algérie-Afrique du Sud, le jour de Yennayer (Photo SIWEL)
La diaspora kabyle en Afrique du Sud, très liée au Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) a marqué Yennayer 2963 par une présence remarquée au stade de Soweto à Johannesburg (Afrique du Sud) en arborant une bonne dizaine de drapeau Amazigh. La diaspora kabyle sud-africaine, pourtant très récente, a tenu à faire entendre la voix de la Kabylie en profitant du fait que le match amical Algérie - Afrique du Sud se déroulait le 12 janvier 2013, précisément le jour du nouvel an Amazigh. rappelons que depuis le 4 janvier dernier, l’équipe algérienne est en stage de préparation pour la CAN 2013 organisée par l'Afrique du Sud du 19 janvier au 10 février prochain. 

Les Kabyles de Johannesburg se sont spécialement rendus à ce match pour la double symbolique de faire flotter le drapeau Amazigh dans un match où joue une équipe algérienne et le jour même du nouvel an Amazigh. En plus du drapeau Amazigh, les kabyles de la diaspora sud africaine ont déployé un grand poster de Matoub Lounes pour rappeler à l’Etat algérien le lâche assassinat de l’icône kabyle, le 25 juin 1998 par les forces occultes algériennes. 

Contrairement aux matchs se déroulant en Algérie, ceux de la JSK essentiellement, il n’est pas possible pour les forces de répression algérienne de fouiller les supporters kabyles et encore moins de leur confisquer les drapeaux Amazighs. A cet effet, les kabyles de Johannesburg avaient préparé leur action et avaient demandé à la direction du MAK de leur envoyer une dizaine de drapeau Amazighs pour marquer l’identité Amazighe non seulement de la Kabylie mais aussi de toute l’Afrique du Nord, faussement classée dans la catégorie « Monde arabe ». « L’Algérie officielle aura beau travestir l’identité de la Kabylie, partout où nous serons, nous apporterons la contradiction à cette Algérie présentée à l’échelle internationale comme un pays Arabe » a précisé Yuba Mohammedi de la région de Maataks (Kabylie), un des kabyles de la diaspora sud -africaine. 

zp, 
SIWEL 151217 JAN 13 

Lancement officiel de Tamurt TV : le premier journal diffusé aujourd’hui


Lancement officiel de Tamurt TV : le premier journal diffusé aujourd’hui

14/01/2013 - 22:50

PARIS (SIWEL) — La nouvelle chaîne de télévision kabyle baptisée "Tamurt TV", fruit de multiples efforts consentis par les journalistes du groupe médiatique Tamurt, a été lancée à l'occasion de Yennayer 2963. Elle couvrira en permanence l’actualité en Kabylie et celle de la diaspora.


Le lancement de Tamurt TV a été fait aujourd’hui, par la présentation du premier journal télévisé, intitulé : « Isalen n Tmurt ». Il a été présenté par Augustin Imerzugen, journaliste à la rédaction Tamurt et présentateur du journal en question. 

C’est une initiative qui a pour objectif de se rapprocher du citoyen Kabyle et de lui proposer une couverture médiatique continue. "nous voulons rendre la Kabylie visible", nous dira Augustin. « On compte déjà un journal en ligne et une web-radio, le temps est venu pour nous investir dans le monde de la télévision et de relever les défis qui nous attendent », explique-t-il avant de préciser que l’objectif de ce projet est de "transmettre l’information aux Kabyles, en permanence". Cependant, notre interlocuteur explique, que Tamurt TV, ne sera pas le monopole de quiconque. 

Explication : ses initiateurs appellent l’ensemble des acteurs de la société civile et tous les citoyens à contribuer à la réussite de ce nouveau-né. Ainsi, le site de la télévision (www.tamurt.tv "donnera l’opportunité de créer un compte gratuitement et de poster des vidéos pour les diffuser sur la chaîne, ajoute Augustin. 

Nous apprenons par ailleurs qu’un journal hebdomadaire y sera assuré, comme un début avant qu’il ne devienne quotidien, dans un avenir très proche. Dans sa grille, Tamurt.TV projette de diffuser, sous peu, des programmes sportifs, culturels et d’autres liés à la vie sociale et politiques, etc. 

Le premier journal télévisé, est disponible sur le site de la chaîne et sur le site de Tamurt.info. Il a traité de l’actualité en Kabylie, de la commémoration de Yennayer, le nouvel an amazigh, des marches populaires auxquelles le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) avait appelé, ainsi que des vœux adressés par le Président du Gouvernement Provisoire Kabyle en exil (Anavad) M. Ferhat Mehenni, par M. Lyazid Abid Vice-président de l’Anavad et ceux du Président du MAK, M. Bouaziz Ait-Chebib, au peuple Kabyle. 

Aaa/tamurt 
SIWEL 142250 JAN 13

Le Mouvement National pour la Libération de l'Azawad (MNLA) demande à ce que la population civile ne soit pas victime | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



Guerre au Nord du Mali
Le communiqué signé par Bilal Ag Acherif, Secrétaire général du MNLA et Président du Conseil de Transition de l’Etat de l’Azawad (CTEA), le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad « participera dans la réussite des opérations contre les groupes terroristes, et la réduction du nombre de victimes civiles innocentes ».
15/01/2013 - 10:22 mis a jour le 15/01/2013 - 10:22 par Lounès O.
Le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA) a, dans un communiqué dont nous avons obtenu une copie, et après avoir soutenu les opérations militaires contre les groupes terroristes, alerté la communauté internationale que l’intervention armée étrangère ne « devrait pas autoriser l’armée malienne à franchir la ligne de démarcation entre l’Azawad et le Mali, avant un règlement politique du conflit entre les Touaregs et les Maliens ».
Le communiqué signé par Bilal Ag Acherif, Secrétaire général du MNLA et Président du Conseil de Transition de l’Etat de l’Azawad (CTEA), le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad « participera dans la réussite des opérations contre les groupes terroristes, et la réduction du nombre de victimes civiles innocentes » avant de demander que « la population civile ne soit pas victime de cette intervention armée et de la confusion entre elle et les terroristes ».
La guerre contre les groupes armés lancée depuis vendredi au Mali par l’armée malienne, soutenu par un appui aérien français après que l’Algérie eut autorisé le survol sans limite de son territoire par les appareils français, a déjà fait plusieurs morts. Les populations civiles restent toutefois, comme dans chaque guerre, les plus exposées. Hier, lundi, l’Algérie avait annoncé la fermeture de ses frontières avec le Mali. Il n’est pas exclu à ce que des réfugiés, fuyant la guerre et de peur de constituer des boucliers humains, arrivent par milliers sur le sol algérien, dans les jours à venir.
Lounes O.

lundi 14 janvier 2013

Pourquoi la France entre en guerre au Mali | Rue89


Pourquoi la France entre en guerre au Mali

Pascal Riché | Redchef Rue89

Manifestation au Mali pour une intervention militaire internationale, le 8 décembre (Harouna Traore/AP/SIPA)
La France, craignant que le nord du Mali ne devienne, au cœur de sa sphère d’influence en Afrique, un sanctuaire de groupes terroristes, a décidé d’intervenir militairement, déployant vendredi des Mirages et des hélicotères de combats pour stopper une colonne de combattants avançant vers le sud.
Il s’agit, selon le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, de « stopper la menace terroriste ». Cette menace, a-t-il déclaré lors d’une courte intervention télévisée samedi matin, porte non seulement sur les pays africains, mais aussi « sur la France et l’Europe ».
L’intervention au Mali – qui a pour nom de code « Serval », du nom d’un félin africain – a été engagée après l’adoption, le 20 décembre, de la résolution 2085 par le Conseil de sécurité de l’ONU et après consultation des responsables des principales formations politiques françaises. La résolution de l’ONU « autorise le déploiement d’une force internationale au Mali », la MISMA.
Jean-Yves Le Drian lors de la conférence de presse, ce samedi matin (capture d’écran de BFMTV)
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a donné samedi matin une conférence de presse pour décrire la situation et évoquer l’autre opération militaire, engagée en Somalie pour libérer un agent de la DGSE (voir encadré). Selon lui, la menace en jeu est « la mise en place d’un Etat terroriste à portée de l’Europe et de la France, dans les mains de groupes proche d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) ».
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Comment le nord du Mali est devenu une zone dangereuse ?

Carte du Mali et de ses pays frontaliers
Le nord du Mali est occupé par des Touaregs rêvant d’indépendance. Certains d’entre eux sont arrivés de Libye après la chute de Kadhafi. Une offensive a été engagée en janvier dernier par des combattants indépendantistes du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA).
Le 22 mars, le capitaine Amadou Aya Sanogo a pris le pouvoir à Bamako à l’occasion d’un putsch. Sanogo affirmait vouloir rétablir l’intégrité du pays, mais c’est l’inverse qui s’est produit : en moins de deux semaines, les forces du MNLA se sont emparées de la moitié nord du pays.
L’OPÉRATION EN SOMALIE
La France est également intervenue vendredi en Somalie, lors d’une opération commando au terme de laquelle on compte plusieurs morts. Un militaire français est mort, un autre disparu et l’otage qu’il s’agissait de libérer, Denis Allex (un agent de la DGSE), est également mort, selon Paris, vraisemblablement tué par ses geôliers. Du côté des ravisseurs, 17 combattants islamistes auraient été tués. Mais cette opération est distincte de l’intervention au Mali.
D’autres groupes, concurrents du MNLA, ont émergé dans la région, recrutant des combattants. Certains sont liés à AQMI, comme Ansar dine ou le Mujao. Ils ont occupé une grande partie de la région, y imposant la charia de façon souvent violente (châtiments corporels, restriction des libertés...).
Le problème dépasse la zone malienne : des groupes islamistes radicaux risquent de s’installer durablement dans la région sahélienne, de la Mauritanie au Nigeria.
La communauté internationale, à commencer par la France et plusieurs pays africains, se sont donc alarmés de ce qui se passait dans cette région instable. Une force militaire de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), regroupant 15 pays, est actuellement entraînée pour une intervention.
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Pourquoi la France est-elle intervenue vendredi ?

L’opération s’appelle « Serval », du nom du félin africain (Wikimédias commons)
Elle l’a fait à la demande du président malien, Dioncounda Traore, qui cherche à repousser une offensive des rebelles du nord : ils avaient capturé la ville de Konna jeudi et menaçaient de prendre Mopti (100 000 habitants). Avec l’appui de la France, l’armée malienne a repris Konna.
La France a déployé des hélicoptères jeudi après midi, sur décision du président français. Ils ont stoppé la colonne se dirigeant vers Mopti, mais un pilote français, visé par un tir nourri, est mort des suites de ses blessures, a annoncé Jean-Yves Le Drian.
Samedi matin, le ministre de la Défense a résumé ainsi la situation :
« La situation au Mali est grave. Elle s’est détériorée rapidement ces derniers jours. Les groupes terroristes, profitant des délais inévitables pour la mise en œuvre des décisions internationales, ont lancé une offensive qui vise à déstabiliser le Mali dans son ensemble. (...) Il fallait réagir avant qu’il ne soit trop tard. »
La prise de Konna par les rebelles, jeudi, posait abruptement la question de la crédibilité de l’ONU et de la France, et de leur capacité à aider un pays englué dans un conflit régional.
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Quelle est la sortie de crise envisagée ?

L’idée est de pousser le MNLA à négocier avec Bamako. En cas d’accord, il sera plus facile d’intervenir au nord du Mali contre les groupes les plus radicaux. Pour donner des chances à cette négociation, il fallait accroître la menace d’intervention militaire, d’où la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Les combattants islamistes du Nord entendent pour leur part faire dérailler le processus : d’où leur offensive vers le nord, jeudi.
  • Une
  • Il faut s’attendre, à l’automne prochain, à une intervention coordonnée, visant à traquer les groupes islamistes les plus radicaux. Mais le terrain, semi-désertique, n’est pas simple à couvrir : il est grand comme la France. solution politique : elle passe par des négociations, avec le MNLA et tous les groupes non-terroristes acceptant d’entrer dans un tel processus. Elle passe également par un processus de réforme constitutionnelle et de nouvelles élections au Mali.
  • Une intervention militaire internationale : la résolution de l’ONU ne précise pas de calendrier pour une intervention militaire forces de la CEDEAO doivent préalablement être formées, ce qui peut prendre plusieurs mois.

    La taille du Mali comparée à celle de la France