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vendredi 22 février 2013

Réponse d'un kabyle au fils du général Nezzar : Occupez vous des dessous de votre père accusé de crimes de guerre


Réponse d'un kabyle au fils du général Nezzar : Occupez vous des dessous de votre père accusé de crimes de guerre

22/02/2013 - 14:44

ALGER (SIWEL) — Dans un édito signé sur le site Algériepatriotique, appartenant au fils du général Khaled Nezzar, le rédacteur s'attaque à M. Ferhat Mehenni et au MAK. Un militant du MAK a réagit à cette attaque et conseille au fils du général Nezzar de s'occuper des dessous de son père, accusé, rappelle le militant, de crime de guerre et poursuivi par la justice suisse.


Pour Algeriepatriotique 

Occupez-vous des dessous de votre père accusé de crimes de guerre 

Dans un écrito faisant office d’un édito, le site de désinformation algériepatriotique, appartenant au fils du généralissime Khaled Nezzar, s’attaque à M. Ferhat Mehenni et au MAK. Le fils du général Nezzar a le droit de donner son appréciation sur une idée, mais de loin, puisqu’elle ne concerne, outre mesure, que les Kabyles et rien que les Kabyles. Pour donner un sens à ses péroraisons, le fils Nezzar, en bon élève de caste au pouvoir, empreinte un sentier déjà connu de ses pairs. Signer d’un nom kabyle (Ait Amara), comme le font tous les autres apparatchiks du régime, pour se cacher derrière le pseudo kabyle, et taire ainsi, aux yeux des électeurs de son site, sa haine du kabyle. 

Loin s’en faut, le fils de Nezzar doit d’abord s’occuper des dessous de son père, accusé, pour rappel de crimes de guerre. Faut-il rappeler au rejeton de Nezzar que son père, dont les dessous vont êtres déballés par la Justice suisse, est le premier ennemi de l’Algérie au même titre que les islamistes. Il doit s’occuper du cas clinique de son père pour nous dire qui a tué Boudiaf et dans quel objectif. Le rejeton Nezzar doit nous expliquer comment il a acquis sa fortune, ses terrains à Alger et dans d’autres wilayas. Le fils Nezzar doit nous expliquer comment son paternel a autant de moyens même pour arrêter de fumer, il part en Europe? 

Il doit nous expliquer comment son père s’est accaparé des terrains à Ben Aknoun, avant qu’une faculté de l’information ne soit réalisée. Il doit nous expliquer comment un gros poisson comme Nezzar a pu passer entre les petits filets de la justice pour le sort réservé aux appelés de l’ANP durant les années du terrorisme ? Il doit aussi expliquer ce revirement spectaculaire de son père durant les premières années du règne de Boutef, avec son livre, Bouteflika, l’homme et son bilan, et ensuite, son soutien à ce même personnage? Il doit aussi nous expliquer comment des milliers d’Algériens ont trouvé la mort devant les casernes de l’armée, sans voir réagir les soldats qui obéissaient aux ordres de leurs supérieurs ? 

Khaled Nezzar et sa clique ne sont pas le meilleur exemple de nationalisme ou d’amour du pays. Son fils doit nous informer si son père, général de l’armée, ancien ministre de la Défense, conseiller de Boudiaf, membre du HCE, perçoit toujours sa retraite en tant qu’ancien de l’armée française qui a combattu les moudjahidine jusqu’en 1961 ? Il doit s’expliquer sur sa responsabilité dans la décennie dite noire qu’a vécu le pays et son lot de mort. Nezzar doit d’abord répondre de ses crimes contre les manifestants d’Octobre 88, où 500 jeunes ont trouvé la mort, des milliers de victimes de torture, de viol… 
Ce sujet intéressera les Algériens mieux que les pérégrinations de son fils, patron et agresseur de journalistes …. 

Amnay Ait Ifilkou 
Siwel 22 1444 FEV 13 

jeudi 21 février 2013

DRAPEAU KABYLE | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


DRAPEAU KABYLE

APPEL A PROPOSITIONS

Dans le concert des nations, un peuple est immédiatement identifié par son drapeau et son hymne national.
Dans les rencontres sportives internationales, par exemple, ils sont déclinés ensemble pour accompagner la victoire des champions. Plus généralement, ce sont des symboles qui donnent un caractère officiel et solennel aux événements.
20/02/2013 - 20:36 mis a jour le 20/02/2013 - 20:36 par Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement Provisoire Kabyle

A ce titre, pour que la Kabylie prenne place dans le concert des nations, dans les meilleurs délais, elle a besoin d’un drapeau au même titre que toutes les nations du monde aux côté desquelles elle sera amenée, un jour ou l’autre, à siéger.
L’Anavad, après en avoir validé le principe, lance un appel à propositions.
Un drapeau ne se monnaye pas. La contribution se veut bénévole et financièrement désintéressée. Le prestige que les participants en tireront sera d’une dimension Historique.
Les citoyens sont donc invités à nous faire part de leurs propositions en les dotant des symboles et couleurs de leur choix.
L’Anavad estime que l’emblème national kabyle devrait avoir pour base, l’actuel drapeau amazigh dont, toutefois, il se distinguera par des caractéristiques spécifiques de la Kabylie.
Par exemple, il serait souhaitable que l’olivier symbolisant l’Anavad figure dans les modèles proposés.
Le choix final du drapeau Kabyle se fera sous la très haute autorité de l’Anavad qui a constitué une commission citoyenne à cet effet.
Elle est présidée par Mme Kamila Adli assistée par une quinzaine de personnes en Kabylie et dans le monde.
Le site de l’Anavad www.anavad.org accueillera les propositions qui seront sélectionnées, par la Commission « Drapeau-Kabyle », parmi les plus significatives.
Le drapeau qui sera finalement adopté, pourrait également être une synthèse des éléments, couleurs et modèles proposés.
Dans un délai de 45 jours à compter de ce moment, la commission rendra un premier rapport à l’Anavad qui, en collaboration avec la Direction du MAK et du Réseau-Anavad, optera lors d’un Conseil des Ministres Elargi, spécialement consacré à ce sujet, pour notre drapeau officiel, du moins, jusqu’à l’avènement d’un Etat kabyle.
Bien entendu, comme pour l’hymne national kabyle, Il appartiendra à une Constituante Kabyle d’adopter le drapeau définitif.
20/02/2013
Ferhat At Said (Mehenni)

mercredi 20 février 2013

La voiture d’un journaliste volée et ses comptes Internet piratés | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Des personnes sans foi et ni loi, n’hésitent pas à s’attaquer au bien des journalistes. Un moyen de pression qui vise à faire taire les journalistes. Ces personnes dont l’identité n’est pas encore connue semble agir en toute quiétude.
19/02/2013 - 18:47 mis a jour le 19/02/2013 - 19:19 par Mohand T.

A Tizi-wezzu, des journalistes font encore face à des menaces et à des pressions par des énergumènes sans foi ni loi qui n’hésitent pas à s’attaquer aux biens des gens des médias.
Vraisemblablement, un moyen de pression qui vise à faire taire les journalistes. Ces individus dont l’identité n’est pas encore connue semble agir en toute quiétude. Le cas d’un journaliste de Tigzirt qui vient de subir le vol de sa voiture. Quelques jours auparavant, c’est son compte facebook et sa boite E-mail qui ont été piratés. Dans communiqué publié sur le net, le journaliste écrit que « depuis le 13 septembre je suis entré dans une zones de déstabilisation qui vise ma personne et mon entreprise. Je pense que mon rôle et mes activités dérangent peut être certains milieux occulte. En l’espace de quatre jours, des malfaiteurs ont réussi à pirater ma boite e-mail et mon compte facebook et dans la nuit de vendredi aux environs de 3h du matin ils ont volé ma voiture ».
Selon le journaliste, « on ne va pas baisser les bras, le combat et les efforts se poursuivront, nous sommes déterminés. Que ces personnes sachent que nous sommes des montagnards durs et aguerris ». Une plainte est déposée auprès des services de sécurités de Tigzirt.
Ces pratiques sont courantes en kabylie. Des journalistes sont régulièrement malmenés et agressés dans l’exercice de leur fonction, quelquefois par ceux même qui sont sensés faire la loi. Et pourtant une association de correspondants et journalistes de Tizi-wezzu existe. Cependant celle-ci ne fait rien pour défendre le droit des journalistes. Elle limite ses activités à la célébration de la journée mondiale de la presse.
Mohand T.

Djafar Khenane : "Notre Kabylie est menacée de disparition" | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

L’heure est grave. Notre Kabylie est menacée de disparition. Notre identité d’extinction. Le pouvoir algérien, ou l’Algérie tout court, ne cesse de lancer des assauts pour normaliser la Kabylie, seul territoire où des poumons peuvent respirer l’air pur de la liberté.
20/02/2013 - 00:10 mis a jour le 20/02/2013 - 00:11 par Djafar Khenane

Malheureusement aujourd’hui, les ennemis du peuple kabyle sont sur le point d’achever leur plan. La preuve, dans la ville de Tizi Wezzu, les Kabyles deviennent, jour après jour, minoritaires. Et dire que Tizi Wezzu est la capitale du Djurdjura.
Si nous voulons vraiment sauver notre identité, commençons déjà par la définir :

-Sommes-nous Algériens ?
-Sommes-nous Amazighs ?
-Sommes-nous Kabyles ?
La réponse est simple. Nous sommes Kabyles. Nous appartenons bien entendu à la grande amazighe.
Dire que nous sommes Kabyles, ne signifie nullement vouloir nous éloigner des autres Amazigh, mais juste affirmer notre kabylité dans dans le respect des particularismes qui fondent chaque peuple de ce grand ensemble.
Si nous appuyons notre réflexion sur la proclamation de l’Etat de l’AZAWAD en avril 2012, il n’y a pas eu de revendications amazighes ches nos frères touaregs. Même leur drapeau est dépourvu de l’Aza Amazigh . Ils se sont définis en tant que peuple à part enitère assumant pleinement son droit à l’autodétermination .
Prenons-les donc comme exemple. Le MNLA a dépassé le cap de l’amazighité. Cessons à notre tour d’y noyer nos revendications nationales dans un cadre restrictif c’est-à-dire linguistique. Thamazgha, la Numidie, ... c’est notre passé dont nous sommes fiers, mais elles ne sont plus d’actualité ou du moins il faut les repenser d’une autre façon sur la base du droit de chaque peuple Amazigh de se disposer de lui-même.)
Désormais, une mise à jour doit être faite.
Dans le monde actuel, tout change, tout se transforme, tout évolue, c’est la même chose en ce qui concerne notre identité. Depuis 1926, notre combat, il faut l’admettre, était erroné en croyant que nous partageons les mêmes aspirations que le reste des algériens. On pensait que les Algériens, une fois libérés, se réjouiraient de se définir en tant qu’Amazighs et renoueraient rapidement avec leurs racines berbères. Mais force est de constater que ceux qu’on considéraient comme des amazighs arabisés s’assument en tant qu’Arabes. Laissons-les être ce qu’ils veulent.
Se définir comme Amazigh, aujourd’hui, aide beaucoup plus l’Etat algérien dans sa conquête de la Kabylie. C’est dans la berbérité que se fait la dissolution de notre kabylité.
· Primo : L’amazighité est manipulée par le pouvoir. pour minorer les kabyles, il met en avant son fameux slogan : nous sommes tous des amazighs, De ce fait, tous les algériens même ceux qui se proclament Amazighs arabisés par l’Islam ont leur mot à dire quant au statut et l’avenir de l’amazighité dans ses trois dimensions : identitaire , culturelle et linguistique.
· Secundo : Au jour d’aujourd’hui, il n’y a pas réellement de langue tamazight mais une famille de langues Amazighes. Taqvaylit est une langue, et non une variante du berbère. ça serait un mensonge de dire qu’un Chaoui parle la même langue qu’un Targui ou qu’un Targui parle la même langue qu’un Kabyle. Ces langues sont sœurs, certes mais aucune ne peut se confondre avec le Kabyle. D’ailleurs, ça se confirme dans le Congrès mondial Amazigh où les participants ont toujours été contraints d’empreinter une langue étrangère pour se comprendre. En linguistique, la parenté ne fait pas l’identité.
· Tertio : Tamazigh langue nationale et officielle sera un "cadeau" empoisonné pour la Kabylie. En effet, même si thamazigh est reconnue et enseignée, le pouvoir de décision et de rédaction des programmes d’enseignement resteront entre les mains de l’Etat algérien. Donc, le pouvoir algérien pourra l’instrumentaliser contre nous, et surtout la pervertir, ce qu’il est en train de faire avec la pseudo constitutionalisation de Tamazight comme langue nationale. Et qui sait, peut-être qu’un jour, nos enfants apprendront dans un cours d’histoire que Matoub est mort de vieillesse, que Ferhat était un traître et que nous, les Kabyles, sommes descendant des Vikings… Raisons pour lesquelles aujourd’hui certains élèves Kabyles ne « se sentent pas concernés » par ce soi-disant enseignement de cette langue.
L’algérianité ne peut en aucun cas incarner notre vraie identité dès lors que l’Algérie elle-même est une création coloniale. Pour Ferhat ABBAS : « Il n’y a pas de Nation algérienne ». donc, on ne peut pas appartenir à une nation fictive.
Cependant, rappelons que la définition de Nation est : groupe humain possédant une même langue, partageant des valeurs communes, uni par l’Histoire et vivant sur un territoire délimité par des frontières intangibles. Ce qui fait que normalement, si on se fie à cette carte d’identité algérienne, un Kabyle et un Oranais partageraient les mêmes valeurs, auraient la même Histoire et parleraient la même langue : ce qui est catégoriquement FAUX !
L’Histoire progresse et nous nous devons d’avancer avec elle. L’existence de la Nation et du peuple Kabyle ne sont plus à démontrer. Malheureusement, un peuple sans Etat n’existe pas. De même, une langue sans institution est condamnée à disparaître. Travaillons pour la création effective d’un Etat kabyle.
Dans son second Congrès, le MAK a adopté l’autodétermination comme objectif. L’autodétermination permet toutes les évolutions que jugera la kabylie utile pour son avenir et son devenir.
L’autodétermination est un droit donnant à tout peuple la possibilité de choisir son destin librement. Réjouissons-nous de cette nouvelle étape franchie par le MAK, car elle permet aux indépendantistes et aux autonomistes de rassembler leurs forces pour la libération de la Kabylie.

Vive le MAK !
Vive le Gouvernement Provisoire de la Kabylie !
Vive la Kabylie libre !
Djafar Khenane pour Tamurt.info

Azawad: Rassemblement réussi du collectif des Amazighe de France en soutien aux Touareg et à l'Azawad

Azawad: Rassemblement réussi du collectif des Amazighe de France en soutien aux Touareg et à l'Azawad

20/02/2013 - 01:17

PARIS (SIWEL) — La manifestation, transformée en rassemblement, a réuni bon nombre d'organisations amazighes allant des ONG, aux associations culturelles et aux mouvements politique Amazighs, tous réunis sous la bannière de la défense de l'un des leurs. C'est environ 300 personnes qui ont répondu à l'appel du Collectif des Amazighs de France pour apporter leur soutien au peuple Touareg et à l'Azawad. La manifestation prévue au départ n'a finalement pas été autorisée "personnes n'a jamais été autorisé à faire une manifestation au quai d'Orsay" ont répondu les services de la préfecture, mais deux jours seulement avant l'évènement. Le Collectif a décidé de maintenir l'appel et de se contenter, pour cette fois, d'un rassemblement en se promettant de poursuivre leur mobilisation car les massacres se poursuivent sur les civils azawadiens.


Rassemblement du collectif des Amazighs de France en soutien à l'Azawad lors de la lecture de la lettre adressée à Laurent Fabius.(PH/DR)
Rassemblement du collectif des Amazighs de France en soutien à l'Azawad lors de la lecture de la lettre adressée à Laurent Fabius.(PH/DR)
Les drapeaux amazighs étaient présents en masse. Beaucoup de manifestants étaient enveloppés dans leur drapeaux aux couleur de Tamazgha, l'antique Numidie (Berbérie). Il y avait également le drapeau Corse et le drapeau Kurde qui flottaient au côté du drapeau Amazigh et du drapeau de l'Azawad. Le collectif a confectionné deux grandes banderoles sur lesquelles ont pouvait lire, " Les Amazighs de France avec l'Azawad", et "Azawad souverain, ni Aqmi ni Mali". Sur un grand nombre de pancartes étaient inscrit des mots d'ordre favorable à l'Azawad, au MNLA et aux Touaregs, un des peuples amazighs qui vivent depuis des millénaires dans tout le quart Nord-Ouest de l'Afrique (Afrique du Nord + Sahel).
L'objectif de la manifestation, finalement interdite, était d’interpeller la France officielle sur ses lourdes responsabilités, celles d'hier et celles d'aujourd'hui, dans le drame que vit l'Azawad depuis le découpage colonial, de même que dans les massacres que subissent actuellement les civils azawadiens, victimes des exactions de l'armée malienne sans que rien ne soit fait pour les en empêcher, et même pire que cela puisque c'est bien l'armée française qui ouvre la voie aux soldats maliens qui s'en donnent à cœur joie pour massacrer des centaines de civils.

Les principaux slogans du rassemblement étaient "Halte au néocolonialisme", "Non à la France, Non aux islamistes, Non au Mali", "Pour un Etat fédéral amazigh, fin des frontières coloniales", "Décolonisons Tamazgha", "MNLA seul représentant légitime de l'Azawad". Une grande pancarte était réservée à Abdoul Karim Ag Matafa, enlevé à Ménaka, par l'armée malienne dans des circonstances très obscures qui mettent en jeu la complicité de la France. Abdoul Karim Ag Matafa a été enlevé avec trois combattants du MNLA suite à un RDV avec un officier français, comme le stipule un communiqué du MNLA qui a été depuis suspendu en attendant la suite de ce trouble évènement. Sur une autre pancarte, on pouvait lire "la France livre nos frères pour le pétrole et l'uranium".

Ce samedi, le 16 février, à l'appel du collectif de soutien à l'Azawad, les azawadiens et le MNLA ont bénéficié du soutien des amazighs mais aussi de bon nombre de peuples, dont le peuple kurde. Sur une affiche plastifiée, on pouvait lire "le peuple kurde solidaire du peuple amazigh dans son combat pour l'égalité". Les représentants du Kurdistan n'ont pas pu prendre la parole pour exprimer leur soutien en raison d'une autre manifestation en faveur des kurdes de Syrie mais ils ont tenus à venir apporter leur soutien avant d'aller rejoindre la manifestation kurde. Il y avait également la présence d'artistes kabyles tel que Malika Domrane et Tenna, venues apporter leur soutien à la cause de l'Azawad.

Le rassemblement a débuté par la lecture de la lettre rédigée par le collectif et remise au cabinet de Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères. C'est Nadia Ouldsaid, membre du collectif des Amazighs de France qui a lu cette lettre dans laquelle il était précisé que l'Azawad avait été "discriminé par la France dans la mesure où il n'avait jamais bénéficié d'aucune aide dans la lutte qu'il mène seul, depuis des années, contre le terrorisme." réduisant ainsi le MNLA "à affronter seul une coalition d'islamo-terroristes et de narcotrafiquants qui sévissent dans l'Azawad depuis plus de 10 ans à l'ombre des régimes maliens."

La lettre souligne également que les Amazighs de France, considèrent que "la responsabilité de la France est doublement engagée dans le drame que vit le peuple Touareg de même que l'ensemble des communautés de l'Azawad. D'abord dans la création d’un Etat artificiel qui a refusé de tenir compte de la volonté des peuples concernés, notamment du peuple Touareg, puis dans l’opération Serval puisque celle-ci semble prendre l'allure d'un règlement du problème malien qui passerait par le sacrifice des aspirations des Azawadiens livrés à la vengeance du pouvoir malien". Un pouvoir malien dont il convenait par ailleurs de "souligner l'illégitimité institutionnelle, car issu directement d'un coup d'Etat militaire.".

A travers cette lettre, le collectif a également rappelé que le MNLA est un "mouvement démocratique et laïc qui n'a d'autres buts que la défense des droits et des intérêts du peuple de l’Azawad". Des droits "normalement garantis par le droit international relatif au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes". Le collectif a également préconisé "de mettre en place une force d’interposition onusienne comme l'ont suggéré récemment le Président François Hollande et le Vice-Président américain Joe Biden" afin de "garantir la protection des populations" et d'éviter "tout nouveau conflit".

Nadia Ould Said a également demandé à tous les participants de bien vouloir envoyer cette lettre à Laurent Fabius, Ministre français des affaires étrangères, au 37 quai d'Orsay

Le porte parole du MNLA, Mossa Ag Attaher qui devait être là pour cette manifestation n'a pas eu son visa français. C'est Moussa Ag Assarid qui a pris la parole pour représenter l'Azawad. Il a commencé par remercier les amazighs pour leur soutien aux touaregs mais aussi à l'ensemble des composantes de l'Azawad car l'Azawad est effectivement multiple. Puis il a retracé l'Histoire de l'Azawad depuis la première révolte de 1963 en précisant que l'Azawad n'a rien contre le peuple malien qualifié de "peuple frère" mais contre un système qui a marginalisé les populations du Nord qui n'a cessé de vivre au rythme des révoltes pour acquérir le droit à une vie de dignité et de liberté. "Nous ne sommes contre aucun peuple au monde" dira-t-il mais "aujourd'hui il y a bien un risque d'ethnocide , de génocide dans l'Azawad" et "c'est la responsabilité de la France, en premier lieu, et de la communauté internationale, de tout faire pour que cela n'arrive pas". Moussa Ag Assarid est revenu sur les massacre relayé par la presse dans plusieurs localité du Sud comme de l'Azawad: "l'armée malienne est en train de massacrer notre population et c'est suite à la venue de l'armée française dans l'Azawad que l'armée malienne est revenue et commet des massacre sur les populations civiles". Moussa Ag Assarid a attiré l'attention sur les milices ethniques "formée, équipée et lancée pour commettre des crimes déjà commis en 1990". Il a également rappelé l'arrestation de Abdoul Karim Ag mataf et de ses trois compagnons aujourd'hui entre les mains des maliens ou des milices en demandant leur libération immédiate et sans condition. Citant l'Aménokal des Ifoghas, Intalah Ag Attaheri, il dira à propos de la France: "Vous êtes venus nous coloniser et en partant, vous nous avez mis entre les mains du Mali. Aujourd'hui vous revenez et vous devez régler les problèmes qui n'ont jamais été réglés depuis des décennies"

Ensuite plusieurs intervenants se sont succédés à la tribune pour exprimer leur solidarité avec les azawadiens qu'ils soient Touaregs, Peuls, Songhais ou Maures. Parmi les intervenants, il y avait François Alfonsi, président du Friendship euro-amazigh, Ferhat Mehenni, président de l'Anavad, Fathi Nkhlifa, président du Congrès mondial amazigh, Jean Jacob Bicep eurodéputé Europe- Ecologie, Malika Matoub de la Fondation Matoub Lounes, Mona Bras ,Vice Présidente de Régions et Peuples Solidaires, et Gael Simon, assistant de Paul Molac qui est venu représenter le député français.

Plusieurs représentants d'associations et de mouvement amazighs, dont certains sont membres du collectif, ont également pris la parole pour se porter solidaire de l'Azawad, des Touaregs et du MNLA. Tous ont dénoncé la position de la France qu'ils considèrent à l'unanimité comme étant la principale responsable du drame des Touaregs et de l'Azawad.

Mona Bras ,Vice Présidente de Régions et Peuples Solidaires a rappelé au cours de son allocution que "les breton et les corses sont les premiers peuples à avoir subi la colonisation française et qu'ils continuaient à la subir".

Fathi N Khlifa, le président du Congrès mondial Amazigh, a insisté pour souligner que "Ce qu’il était important de comprendre, c’est que ce qui s’est passé dans l’Azawad ne se réduit pas à quelques rebelles qui ont pris les armes contre l’armée malienne. C’est une vraie révolution". Sur la responsabilité française dans ce drame azawadiens, le président du Congrès mondial amazigh dira "Le gouvernement français savait tout de la corruption du gouvernement malien, de ses liens avec les trafiquants et les groupes armés fondamentalistes. Le Mali n’était qu’un nom : le gouvernement malien n’a jamais existé au Nord. Sinon, comment croyez-vous possible que le MNLA ait pu conquérir tout le Nord en deux mois en 2012 ?". Fathi Nkhlifa précisera par ailleurs que "Le MNLA n’est pas juste un mouvement touareg, il représente tous les gens du Nord. Le vice-président du MNLA est un Songhaï. Mais nous parlons beaucoup des Touaregs parce que ce sont eux qui ont pris les armes et donné leur sang. Ce sont les seuls. Ils se sentent intimement liés à ce territoire."

Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement provisoire kabyle, a rappelé que l'on pouvait "contraindre le MNLA à renoncer à sa déclaration d'indépendance" mais qu' "une fois que la France partira, il n'y aura pas de nouveau Mali, les pratiques anciennes reprendront le dessus". Fustigeant le rôle de la France, il a souligné l'incohérence de ses positions en rappelant que "la France est en train de soutenir aujourd'hui les putschistes qu'elle dénonçait hier". Puis il a rappelé le rôle nuisible de l'Algérie officielle : "C'est par peur de la contagion de l'indépendance de l'Azawad vers l'indépendance de la kabylie que l'Algérie a crée, armé, et financé le Mujao, Ansar Dine", il rajoutera que "l'Aqmi est aussi son œuvre". Poursuivant dans la mise à nu des noirs dessins de l'Algérie officielle, il dira "C'est l'Algérie qui a donné ordre à Ansar Dine d'attaquer Bamako pour précipiter l'intervention française" mais, précise-t-il: "une fois que la France est arrivée, où est Ansar Dine, ou est le Mujao,? il n'y a que le vrai qui reste: le MNLA ! le MNLA est un acteur privilégié, il est légitime et personne ne peut l'enlever de la table des négociations pour le droit à l'autodétermination de l'Azawad". C'est en s'adressant à la France officielle que Ferhat Mehenni termine son propos "Nous souhaiterions que la France comprenne une bonne fois pour toute que les frontières héritées de la colonisation sont un enfer pour les peuples et sont un frein au développement de la démocratie et de la liberté et de la prospérité en Afrique".

François Alfonsi, eurodéputé corse et président du Friendship euro-amazigh, a rappelé à la France officielle que "Les exactions de l’armée malienne et des milices qui lui sont associées engagent la responsabilité de la France". Il a également appelé à la tenue d'une "conférence sur l’avenir de l’Azawad" dans laquelle précise-t-il le MNLA "a toute sa place" François Alfonsi a précisé que "Sur le front militaire, le MLNA participe à l’action aux côtés de l’armée tchadienne et de l’armée française. La presse internationale en a fait état. C’est un fait militaire dont il faut tirer les conséquences politiques. Les autorités françaises ont pris l’initiative de l’intervention militaire, mais elles ne peuvent en rester là. L’initiative militaire doit s’accompagner d’une initiative politique. Une conférence sur l’avenir de l’Azawad doit impérativement être réunie, et c’est à la diplomatie française d’en prendre l’initiative, avec l’appui des organisations internationales majeures comme l’ONU, en associant l’Union Européenne, et en l’ouvrant à toutes les forces parties prenantes de la lutte contre le terrorisme. Le MLNA a toute sa place dans une telle conférence, comme il a aujourd’hui toute sa place dans l’action militaire."

Les interventions des invités étaient entrecoupées de passages musicaux de toutes les régions de la vaste Tamazgha. Des airs Tamashek, Kabyles, Rifains, Chelha, Chaoui ont enchanté les quelques 300 participants et même les services de sécurité ont apprécié le déroulement ordonné du rassemblement malgré la gravité de la situation et le ressentiment Amazigh vis à vis de la France. Il faut toutefois préciser que ce 16 février, la préfecture de police avait accordé deux manifestations, le même jour, à la même heure; mais comme nous dira un des policiers en faction "les manifestations berbères (amazighs) ne posent jamais de problème de sécurité, ce ne sont ni des extrémistes, ni des terroristes".
A la fin du rassemblement de solidarité avec l'Azawad, plusieurs manifestants dont la plupart des membres du collectif des amazighs de France qui ont organisé cette action de solidarité avec l'Azawad sont allé rejoindre, devant l'ambassade du Maroc à Paris, un autre sit in de protestation contre la répression des manifestations amazighes de Hoceïma et d'Agadir.

Le collectif des amazighs de France s'est promis de s'organiser en véritable rempart contre le déni d'existence, la répression et la spoliation de tous les amazighs sur la terre de leurs ancêtres.

En pièce jointe, la lettre adressée à Laurent Fabius, Ministre français des affaires étrangères.
Le collectif des Amazighs de France demande à toutes les bonnes volontés de l'envoyer à leur tour au ministère des affaires étrangères.

zp,
SIWEL 200117 FEV 13

lundi 18 février 2013

15 milliards pour Saipem, 264 millions pour les Algériens : Jackpot pour les amis de Chakib Khelil | DNA - Dernières nouvelles d'Algérie

15 milliards pour Saipem, 264 millions pour les Algériens : Jackpot pour les amis de Chakib Khelil

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Le parquet de Milan qui a ouvert en 2011 une information judiciaire sur les activités de l’entreprise italienne Saipem en Algérie a lancé une série d’investigations sur 8 contrats obtenus par cette filiale d’Eni avec le groupe pétrolier algérien Sonatrach entre 2007 et 2009. Ces investigations concernent également les commissions versées par Saipem à des intermédiaires algériens via la société Pearl Partners Limited, basée à Hong Kong et détenue avant sa liquidation en janvier 2013, par Farid Nourredine Bedjaoui, neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères Mohamed Bedjaoui.

Le 4 février 2011, les deux procureurs de Milan, Fabio De Pasquale et Sergio Spadaro, avaient envoyé une requête au groupe italien Eni réclamant les documents sur les contrats signés par sa filiale Saipem en Algérie durant les années 2007, 2008 et 2009.
Eni et Sapeim avaient répondu favorablement à la demande de la justice italienne quelques jours plus tard en fournissant tous les documents liés à ses transactions. Une année plus tard, de ces documents émergent les dessous des agissements douteux des Algériens et des Italiens.

Selon les documents de la justice italienne que DNA a pu consulter, le montant des huit contrats accordés à Saipem par les dirigeants de Sonatrach, avec l’aval de l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, sont de 10. 580. 500.000 milliards d’euros (environ 14,117 milliards de dollars).



Les détails de ces projets, dont celui du transport par canalisation de gaz naturel dénommé GK3 obtenu en juin 2009 et qui fait l’objet depuis 2010 d’une instruction judiciaire en Algérie, sont consignés dans ce document émis par les procureurs de Milan le 6 février 2013.

Les investigations du parquet de Milan concernent également les commissions versées par les dirigeants de Saipem à des intermédiaires algériens, proches ou étant de vieilles connaissances de  Chakib Khelil.

Le montant total de ces commissions versées via la société Peal Partners Limited est de l’ordre de 197 935 798,00 euros (264 111 600, 661 de dollars).
A titres d’exemples, la commission versée à Pearl Partners sur le contrat pour la canalisation de gaz naturel dénommé GK3 est de 13 004 730, 00 euros. Le pot-de-vin accordé à Pearl Partners sur le marché du train de liquéfaction du gaz naturel à Arzew, signé en juillet 2008, s'élève à 77 376 000 euros.
Selon les premières investigations de la justice italienne, ces pots-de-vin ont été versés sur des comptes détenus à la Habib Bank, domiciliée à Zurich, en Suisse, à la filiale de Habib Bank basée à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis ainsi que sur des comptes domiciliés à la Barclays Bank, toujours à Dubaï.

Parmi les bénéficiaires de ces commissions figurent bien sûr Farid Nourredine Bedjaoui, propriétaire de Pearl Partners Limited et de plusieurs autres compagnies basées aux Emirats. Y figure également Reda Hemche, ancien protégé de Chakib Khelil, anciennement présenté comme directeur de cabinet de Mohamed Meziane, ex-PDG de la compagnie pétrolière algérienne, inculpé dans le scandale de Sonatrach.

Reda Hemche, qui a été exfiltré d’Algérie à l’automne 2009 au moment où le DRS avait lancé les investigations sur ce qui deviendra le scandale Sonatrach, a encaissé 2 millions d’euros en guise d’honoraires comme consultant auprès de Pearl Partners Limited.

Un autre proche de M. Khelil, l'homme d'affaires Omar Habour, a perçu des commissions via Pearl Partners lilmited sans toutefois que le montant de ses honoraires ne soit connu pour l'heure.
Chakib Khelil, qui selon les révélations du patron de Saipem Contracting Algerie, a participé à des réunions tenues à Paris entre des dirigeants de Saipem et des intermédiaires algériens pour assurer l'obtention de ces contrats, pouvait-il ignorer l'existence de ces commissions? En a-t-il été lui aussi un des bénéficiaires?
Outre les justices algérienne et italienne qui enquêtent sur ces contrats obtenus par Saipem auprès de Sonatrach, le gendarme de la bourse américaine, The United states securities and exchange commission (SEC), mène de son côté des investigations sur ces marchés au nom du Foreign Corrupt Practices Act, la loi anti-corruption.
S’il échappe encore aujourd’hui à la justice de son pays, l’ancien ministre de l’Energie, débarqué du gouvernement en mai 2010, a des soucis à se faire auprès de la justice américaine dès lors qu’il est déclaré résident aux Etats-Unis.

Lire l'article original : 15 milliards pour Saipem, 264 millions pour les Algériens : Jackpot pour les amis de Chakib Khelil | DNA - Dernières nouvelles d'Algérie

Nouvelle brève | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

18/02/2013 - 10:55 par Tamurt.info



ANAVAḌ AQVAYLI UΣḌIL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA
TAGZEMT
DECRET N° : GZM/2013/0 2/ASAN/01

Considérant la déclaration du MCB-Rassemblement National du 5 juin 2001
Considérant le congrès constitutif du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) du 14/08/2007 et ses textes fondamentaux que sont le Projet d’Autonomie de la Kabylie (PAK) et la Charte des Droits du peuple Kabyle et de la Kabylie(CDK)

Considérant la création du Gouvernement Provisoire Kabyle du 21/04/2010 Considérant l’installation du Gouvernement Provisoire Kabyle ou l’Anavad, le 1er juin 2010
Considérant le IIe Congrès du MAK ayant élu M. Ferhat Mehenni (Ferhat At Sâid) à la Présidence du Gouvernement Provisoire Kabyle, le 09/12/2912 pour un mandat de quatre ans.
Considérant la nécessité d’une organisation de base de l’Anavad Le Président de l’Anavad (Gouvernement Kabyle)
DECRETE :
Article 1 : Il est créé une organisation de soutien à l’action de l’Anavad dénommée le RESEAU-ANAVD.
Article 2 : Le RESEAU-ANAVAD est sous l’autorité directe du Président de l’Anavad.
Article 3 : Le RESEAU ANAVD est une structure internationale dont les instances se déclinent sous forme d’associations suivant les lois de chaque pays d’accueil.
Article 4 : Les présidents du RESAU-ANAVAD, sont membres de l’ANAVAD dont ils assurent aussi la représentation diplomatique dans leur pays de vie.
Article 5 : Le présent décret est publié au Journal Officiel de l’Anavad. Fait le 15/02/2013

Signé : Ferhat At Said (Ferhat Mehenni) Président de l’Anavad

NAFA KIRECHE : "GPK-CRIF : des relations qui vont s’intensifier" La Rédaction Comme nous vous l’annoncions il y a quelques jours, une délégation du Gouvernement provisoire de kabylie (GPK) a été reçue par le président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF). Monsieur Nafa KIRECHE, Ministre des Relations avec les institutions françaises, qui faisait partie de cette délégation, nous a fait l’honneur de répondre à quelques questions au sujet de cette rencontre. 18/02/2013 - 00:05 mis a jour le 17/02/2013 - 23:33 par La Rédaction M. Kireche, une rencontre a eu lieu entre une délégation du GPK et le conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Quel en est l’objectif ? Le principe de cette rencontre était acté de longue date. Elle fait partie du travail diplomatique du GPK. L’objectif est de faire connaitre aux représentants qui comptent dans la société française nos revendications. Le président de l’Anavad a souhaité clarifier certains aspects de notre combat. Ainsi, la nécessité du passage de la revendication de l’autonomie de la Kabylie à l’autodétermination a longuement été évoqué. Ce fut un entretien cordial. D’autres sujets ont été soulevés, comme la crise malienne et ses conséquences sur la géopolitique de la région. Les revendications des peuples touaregs et kabyles sont concomittantes et constituent un prélude à un bouleversement de l’ancien ordre colonial. Des liens entre les communautés kabyles et juives de France existent-ils ? M. Prasquier nous a confié que pendant son parcours de médecin, il avait rencontré de nombreux médecins kabyles avec lesquels une sympathie naturelle s’était installée. Il existe de véritables liens et communautés de valeurs entre les communautés kabyles et juives. Son souhait, comme le notre, est d’approfondir et de donner des débouchés à ces liens afin, le cas échéant, de défendre des intérêts communs. Toutefois, sans un état kabyle, il est très difficile de donner une réelle existence à la communauté kabyle de France, souvent dispersée dans ses convictions. Une division qui profite à l’état algérien. Alors qu’un état kabyle constituerait une référence commune à tous les kabyles, indépendamment de leurs convictions politiques ou religieuses. Quelles sont les attentes mutuelles du GPK et du CRIF ? Ce qui inquiète le CRIF aujourd’hui, c’est la montée de l’antisémitisme sous diverses formes. Par exemple, l’antisémitisme issu de l’arabo-islamisme, mais également celui issu de certains courants nationalistes occidentaux. En période de crise, cela peut-être dramatique. A ce titre, les kabyles peuvent constituer un rempart, comme ils l’ont été lorsqu’ils ont caché des juifs à l’intérieur de la mosquée de Paris. Ferhat Mehenni a d’ailleurs présenté un document de cette époque écrit en kabyle (chose rare) demandant aux kabyles de cacher ces juifs comme s’ils cachaient leurs propres enfants. M. Prasquier a reconnu que ce document est la seule preuve dont il dispose concernant le rôle de la mosquée de Paris pendant la deuxième guerre mondiale. Pour finir, je tiens à informer les kabyles que Ferhat n’a plus de passeport et il a entamé une procédure à l’OFPRA pour obtenir un statut de réfugié politique. Déjà pour être cohérent avec ses convictions et en réponse à la procédure de déchéance de sa nationalité algérienne dont il fait l’objet de la part de l’administration algérienne. La Rédaction

NAFA KIRECHE :
Comme nous vous l’annoncions il y a quelques jours, une délégation du Gouvernement provisoire de kabylie (GPK) a été reçue par le président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF). Monsieur Nafa KIRECHE, Ministre des Relations avec les institutions françaises, qui faisait partie de cette délégation, nous a fait l’honneur de répondre à quelques questions au sujet de cette rencontre.
18/02/2013 - 00:05 mis a jour le 17/02/2013 - 23:33 par La Rédaction

M. Kireche, une rencontre a eu lieu entre une délégation du GPK et le conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Quel en est l’objectif ?
Le principe de cette rencontre était acté de longue date. Elle fait partie du travail diplomatique du GPK. L’objectif est de faire connaitre aux représentants qui comptent dans la société française nos revendications.
Le président de l’Anavad a souhaité clarifier certains aspects de notre combat. Ainsi, la nécessité du passage de la revendication de l’autonomie de la Kabylie à l’autodétermination a longuement été évoqué. Ce fut un entretien cordial. D’autres sujets ont été soulevés, comme la crise malienne et ses conséquences sur la géopolitique de la région. Les revendications des peuples touaregs et kabyles sont concomittantes et constituent un prélude à un bouleversement de l’ancien ordre colonial.
Des liens entre les communautés kabyles et juives de France existent-ils ?
M. Prasquier nous a confié que pendant son parcours de médecin, il avait rencontré de nombreux médecins kabyles avec lesquels une sympathie naturelle s’était installée. Il existe de véritables liens et communautés de valeurs entre les communautés kabyles et juives. Son souhait, comme le notre, est d’approfondir et de donner des débouchés à ces liens afin, le cas échéant, de défendre des intérêts communs.
Toutefois, sans un état kabyle, il est très difficile de donner une réelle existence à la communauté kabyle de France, souvent dispersée dans ses convictions. Une division qui profite à l’état algérien. Alors qu’un état kabyle constituerait une référence commune à tous les kabyles, indépendamment de leurs convictions politiques ou religieuses.
Quelles sont les attentes mutuelles du GPK et du CRIF ?
Ce qui inquiète le CRIF aujourd’hui, c’est la montée de l’antisémitisme sous diverses formes. Par exemple, l’antisémitisme issu de l’arabo-islamisme, mais également celui issu de certains courants nationalistes occidentaux. En période de crise, cela peut-être dramatique. A ce titre, les kabyles peuvent constituer un rempart, comme ils l’ont été lorsqu’ils ont caché des juifs à l’intérieur de la mosquée de Paris. Ferhat Mehenni a d’ailleurs présenté un document de cette époque écrit en kabyle (chose rare) demandant aux kabyles de cacher ces juifs comme s’ils cachaient leurs propres enfants.
M. Prasquier a reconnu que ce document est la seule preuve dont il dispose concernant le rôle de la mosquée de Paris pendant la deuxième guerre mondiale.
Pour finir, je tiens à informer les kabyles que Ferhat n’a plus de passeport et il a entamé une procédure à l’OFPRA pour obtenir un statut de réfugié politique. Déjà pour être cohérent avec ses convictions et en réponse à la procédure de déchéance de sa nationalité algérienne dont il fait l’objet de la part de l’administration algérienne.
La Rédaction

dimanche 17 février 2013

L’extraction du sable d’Acif N’Sébaou interdite aux Kabyles, permise aux algérois | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

"Les camionneurs algérois sont munis d’autorisations spéciales délivrées par les services de la gendarmerie, alors que nous, les habitants du Tizi Wezzu, nous risquons deux ans de prison ferme et une saisie pour une durée de 5 ans de notre matériel si on trouve un kilo du sable sur nous".
17/02/2013 - 00:05 mis a jour le 17/02/2013 - 11:58 par Syfax N’Ath Wezguèn

Le pillage des richesses naturelles de la Kabylie par le pouvoir central d’Alger n’est plus à démontrer. Tous les moyens sont bons pour nuire à cette région. La nature est la première cible. L’interdiction de l’extraction du sable tout au long de la rivière du Sébaou qui prend naissance du haut des montagnes du Djurdjura pour se déverser dans la méditerranée du côté de Dellys ne concerne que les Kabyles, plus particulièrement ceux de Tizi Wezzu. Les patrons, ou bien la mafia du foncier et du sable d’Alger, est autorisée à puiser cette richesse naturelle en toute quiétude. Des centaines de camions de gros tonnage transportent d’inestimables quantités de sable à partir d’Acif N’Sebaou.
« Les camionneurs algérois sont munis d’autorisations spéciales délivrées par les services de la gendarmerie, alors que nous, les habitants du Tizi Wezzu nous risquons deux ans de prison ferme et une saisie pour une durée de 5 ans de notre matériel si on trouve un kilo du sable sur nous. D’ailleurs, nous les Kabyles, on nous appelle les trafiquants de sable, mais les algérois sont appelés les transporteurs de sable », nous révèle, d’un ton coléreux un chauffeur de camion de Larbaâ N’Ath Irathen. Cette information est vérifiée et confirmée.
« Nous serions d’accord si l’on interdisait l’extraction de sable à tout le monde Il s’agit de la protection de l’environnement, mais les gendarmes interdisent l’extraction de petites quantités pour des chantiers de particuliers en Kabylie et tolèrent, voire encouragent, ceux des autres régions à puiser dans notre région. C’est une colonisation qui ne dit pas son nom », fulmine notre interlocuteur qui , avec d’autres collègues à lui, sont venus alerter la rédaction Tamurt, étant donné qu’aucun autre journaliste ne veut signaler cette « ségrégation latente ».
« On comprend parfaitement les correspondants locaux. Ils risquent leur vie s’il publient une telle information, de plus même leurs rédacteurs n’accepteront jamais de la publier », ajoute le camionneur, qui, lui aussi, a requis l’anonymat de peur de représailles.
Une volonté manifeste est affichée par l’administration d’agresser la nature et l’environnement en Kabylie.
Syfax N’Ath Wezguen

mercredi 13 février 2013

Les habitants de Barbacha veulent la tête du wali de Bgayet | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Les habitants de Barbacha veulent la tête du wali de Bgayet


Tenaces, les sympathisants de Mohand Saddek Akrour, élu sur la liste du parti socialiste des travailleurs à l’APC de Barbacha, ne lâchent pas prise. Ils passent à un nouvel épisode du feuilleton qui ébranle la commune de Barbacha depuis les élections locales du 29 novembre dernier. Dans leur communiqué n° 11, daté du lundi 11 février, ils demandent carrément le départ du wali et de son chef de cabinet qu’ils accusent d’être des anti-kabyles primaires et racistes.
13/02/2013 - 15:37 mis a jour le 13/02/2013 - 16:02 par Massidida

Pour cela, ils appellent l’ensemble des mécontents de la wilaya et des personnes éprises d’amour de la liberté et d’esprit de justice de venir fédérer les colères et frapper ensemble dans le respect des diversités en participant au sit in qui se tiendra devant le siège de la wilaya le dimanche 17 février dès 7 heures du matin. La population en lutte de Barbacha qui veut imposer l’ex-maire, Md Saddek Akrour, au poste de P/APC suite à la récolte par sa liste de 6 sièges sur 15 que compte cette commune, considérant que cette majorité relative est synonyme d’une volonté populaire que le wali veut occulter en recourant au vote, dans son bureau, par une coalition de 8 élus issus de trois autres partis (RCD,FFS,FLN) au profit de Mohamed Benmeddour, élu RCD, au poste de Maire.
Ils traitent Hamou Ahmed Touhami dont le sobriquet qu’il avait ramené avec lui de Djelfa est Hamou10, en référence aux 10% de commission qu’il prenait sur toutes les transactions faites par les services de la wilaya,d’être une véritable calamité pour l’historique wilaya de Bgayet et d’en être hypertrophié en monsieur 1000 %. Ainsi donc, pour donner un coup fatal à la mise en mouvement de cet atavisme du pouvoir algérien qui malgré tout n’est pas arrivé à détourner Bgayet de sa capacité naturelle à se régénérer et à se maintenir avec son cordon ombilical non encore coupé de vraie identité amazighe, les barbachois appellent l’ensemble de la population à venir en masse le dimanche prochain pour scander à la face du wali de Bgayet "Dégage".
Massidida pour Tamurt.info

mardi 12 février 2013

Discrimination envers tamazight : le rapport accablant de l’association Amousnaw | Communiqués

Discrimination envers tamazight : le rapport accablant de l’association Amousnaw

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Par Le Matin | Il y a 42 minutes | 69 lecture(s) | Réactions (0)
L’Association Amousnaw présentera son rapport alternatif devant le Comité de la convention pour l'élimination de la discrimination raciale (CEDR), affilié au Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme. L'Algérie passera devant le comité mercredi 13 et jeudi 14 février. Ici extrait du rapport de l’association.
Le rapport sera présenté au CEDR Le rapport sera présenté au CEDR
L’association, fondée en 1991, est basée à Tizi-Ouzou, en Kabylie. A sa création, elle œuvre à promouvoir des activités notamment culturelles. Depuis, elle s’est adaptée à la transformation du contexte dans lequel elle évolue et essaye de répondre à d’autres besoins de la population, notamment, les jeunes et les femmes. (…)
Introduction
L’Algérie a ratifié plusieurs conventions et traités internationaux en garantissant leur suprématie sur la législation interne dans sa Constitution :
Art. 131 : Les accords d’armistice, les traités de paix, d’alliances et d’union, les traités relatifs aux frontières de l’Etat, ainsi que les traités relatifs au statut des personnes et ceux entraînant des dépenses non prévues au budget de l’Etat, sont ratifiés par le Président de la République, après leur approbation expresse par chacune des chambres du Parlement.
Art. 132 : Les traités ratifiés par le Président de la République, dans les conditions prévues par la Constitution, sont supérieurs à la loi. (…)
I- Reconnaissance de la langue amazigh :
Amendement de la constitution et négation de l’officialisation de la langue amazigh :  A la suite des événements tragiques qu’a connu la Kabylie en 2001, la constitution algérienne a été complétée par un article 3bis qui indique que ‘Tamazight’ c'est-à-dire la langue amazighe, est également langue nationale. Mais il s’agit d’une reconnaissance de pure forme, imposée par les événements sanglants de la Kabylie, sans aucune réelle remise en cause de l’état de domination de la langue et de la culture arabo-islamique. Les organisations de la société civile ne cessent de répéter que la seule manière de résoudre définitivement la question amazighe et de la mettre à l'abri de toute manipulation politicienne, c'est la reconnaissance par la constitution de l'identité amazighe, ce qui implique que Tamazight soit reconnue comme langue nationale et officielle de l'Etat et qu'elle bénéficie d'une prise en charge institutionnelle mobilisant des ressources et des moyens de même niveau que ceux dont est dotée la langue arabe. (…)
1. Enseignement, transcription de la langue amazigh
Malgré son introduction dans la constitution comme langue nationale en novembre 2008, suite à l’accord signé entre le gouvernement et le mouvement citoyen en 2005 ; et depuis son introduction dans l’école en 1995, la langue amazigh est enseignée dans 16 wilayas, aujourd’hui, elle est enseignée dans 6 wilayas, la note sur le bulletin scolaire est facultative, l’épreuve de Tamazight n’est pas dans les examens scolaires, exemple, comme celui de fin du cycle primaire (la sixième). Et elle bénéficie d’un volume horaire en dessous de celui attribué aux autres matières, à savoir, un volume de trois par semaine seulement, et avec une absence chronique des moyens matériels et humains. Et certains parents peuvent même exiger que leurs progénitures n’étudient pas la langue amazighe, alors que dans le système éducatif algérien, aucun choix sur les programmes n’est donné aux parents. Mais sur le terrain, l’administration de l’éducation nationale met tout en œuvre pour faire échec à l’enseignement de cette langue :
- L’emploi des enseignants de Tamazight est précaire (contrats d’un an),
- Les enseignants de tamazight ont un statut moins avantageux par rapport à celui de leurs collègues,
- Le versement de leurs salaires accuse parfois jusqu’à une année de retard,
- Le nombre de postes budgétaires diminue, notamment dans certaines régions considérées comme moins revendicatives (Setif, Boumerdes, Bouira, les Aurès). Dans la seule wilaya de Bouira, 40 postes ont été supprimés durant année 2010
- Dans les programmes, Tamazight est reléguée au second plan, c’est une matière «optionnelle», son statut est dévalorisé par rapport aux autres matières,
- Dans le planning scolaire hebdomadaire, Tamazight occupe les créneaux horaires les plus «ingrats»,
- Les manuels scolaires de Tamazight sont plus chers car ils ne sont pas subventionnés comme les autres manuels.
En 2012, le ‘collectif autonome pour la défense et la promotion de l’enseignement de tamazight’, a constaté que certains responsables au niveau des directions de l’éducation et des établissements scolaires, n’hésitent aucunement à outrepasser les textes régissant l’enseignement de la langue amazighe. Le constat est illustré par deux cas : le cas en particulier du directeur de l’éducation de Bouira (DE) et du proviseur du lycée Sahoui Aldjia d’Azazga.
Pour le premier, le DE de Bouira, il tient la place de leader dans cette démarche, il n’a même pas daigné exprimer la demande en postes budgétaires pour la langue tamazight, de ce fait, aucun concours de recrutement des enseignants n’est organisé depuis deux ans dans cette wilaya malgré la demande pressante des parents et des élèves. Pourtant, Benbouzid, ex-ministre de l’Education nationale, avait déclaré lors de sa visite à Bouira en juin dernier, que « les postes pour tamazight sont systématiquement ouverts à condition qu’ils soient demandés par les directions d’éducation. » Interpelé par le Collectif autonome pour la défense de l’enseignement de tamazight de Bouira en date du 26/09/2012, ce DE a tenu à répondre par une conférence de presse animée au siège de sa direction en disant que « pour le cas de tamazight, celle-ci ayant un caractère facultatif, il n’était pas possible de l’inscrire lors de ce concours ouvert pour les matières qui en ont un caractère obligatoire» ; toutefois, ce DE s’est engagé, pendant sa conférence, à organiser un concours à part pour l’ouverture de 15 postes pour tamazight dans les prochains jours. A ce jour, et nous sommes au deuxième trimestre, aucun concours n’est organisé. Pour ce qui est du deuxième, le proviseur du lycée Sahoui d’Azazga, il n’a pas trouvé mieux pour satisfaire le vœu d’un ou deux parents dont leurs enfants ont obtenu de très mauvaises notes dans le 1er devoir de tamazight que de passer en tournée dans toutes les classes de 1er AS, en pleine composition de tamazight, pour leur annoncer ce qui suit : « Ecoutez, ne vous inquiétez pas, si vous arrivez à obtenir 10/20 ou plus, la note vous sera comptabilisée, dans le cas contraire, elle ne sera pas prise en compte » Ce responsable avait-il mesuré au préalable la gravité des conséquences avant de commettre sa bourde ?
S’avait-il qu’il peut semer le doute même parmi les élèves dévoués quant au sérieux et l’intérêt d’apprendre leur langue maternelle ? En plus de ce dépassement gravissime, ce responsable est le seul sur le territoire de la wilaya de Tizi-Ouzou à ne pas respecter le volume hebdomadaire octroyé à tamazight qui est de trois heures. Pour lui deux heures par semaine sont largement suffisantes.
2- Transcription de la langue amazighe :
Sur un autre plan, la question de la transcription, le tamazight s’écrit en tifinagh, caractères ancestrales, utilisés par les touarègues, et depuis le 19ème siècle, les spécialistes en la matière utilisent le caractère latin, et aujourd’hui les cercles arabo-baathistes an Algérie veulent imposer la transcription de tamazight avec des caractères arabes. Et officiellement, la télévision algérienne a opté pour la transcription en arabe, outre passant l’avis des spécialistes d’utiliser le caractère latin et le tifinagh.
3- Place de la langue dans la presse écrite :
Dans le domaine de la presse écrite, plusieurs tentatives privées de diffusion de l’information en langue amazighe ont échoué à cause de la multiplication des problèmes administratifs et de l’absence de soutien des pouvoirs publics. Dans le domaine de l’édition, il existe un ostracisme évident à l’encontre de toute production dans cette langue. Hormis quelques revues associatives de faible dimension, il n’existe aucun journal ou revue en langue amazighe.
4- Infrastructure pour le développement de tamazight, langue et culture
Aucun projet d’infrastructure pour le développement de tamazight n’a été mis en place, le projet de l’académie accordé lors du dialogue avec les représentants du mouvement citoyen, n’a pas encore vit le jour, est reste au stade de promesse.
Les populations amazighes d’Algérie ne jouissent pas de leur droit de participer pleinement à la vie culturelle dans leur langue. Ainsi, les aides publiques à la création et à l’expression culturelle amazighe sont pratiquement inexistantes ou instrumentalisées à des fins de propagande politique ou de marketing touristique (folklorisation de la culture amazighe).
Dans les festivals arabes organisés par l’Algérie, la culture amazighe est présentée de manière raciste, comme un sous-produit de la culture arabe. Cela a été particulièrement le cas au cours de l’événement « Alger, capitale de la culture arabe», ou le « festival des danses arabes et africaines », organisées en 2007. La radio et la TV publiques algériennes, sont souvent utilisées comme moyen de diffusion d’informations mensongères et de propos ouvertement racistes à l’encontre des Amazighs en général et des Kabyles en particulier, cas du traitement de l’information par la télévision algérienne lors des événements tragique du printemps noir.
II- Politique d’arabisation :
En Algérie, la population amazighophone (berbérophone) représente environ un tiers de la population totale, soit une douzaine de millions d’individus vivant principalement dans les régions de Kabylie (centre-nord), Tipaza, des Aurès (sud-est), Ouargla, M’Zab (sud) et le Sahara pour la composante touarègue. Il faut noter dans ces régions, on parle quotidiennement la langue amazighe.
Depuis l’indépendance, l’Algérie a toujours pratiqué la même politique de négation et d’exclusion à l’encontre de l’identité amazighe. Les constitutions algériennes ont toujours réaffirmé la même définition de la nation reposant sur les seules composantes arabe et islamique excluant ainsi la composante amazighe. Après l’amendement qui a eu lieu en 1996, suite à la grève du cartable, où des écoliers de la Kabylie ont boycotté l’école pendant une année, il y a eu l’introduction de l’amazighité, à côté de l’islam et de l’arabité, comme fondements de l’identité algérienne, et cela en gardant les référentiels ‘Algérie terre d’islam et pays arabe’, ce qui constitue la contradiction quant à la réelle place réservée pour la dimension amazighe, et cela de point de vue culturel, linguistique et identitaire. Lors de l’amendement de la constitution en novembre 2008, il y a eu l’introduction de la langue amazighe, comme langue nationale (article 3 Bis), malgré cela, le processus d’assimilation des amazighs continue, étant donné que l’arsenal juridique est complété par la loi n°91-05, du 16 janvier 1991 portant « généralisation de l’utilisation de la langue arabe », modifiée par ordonnance du 21 décembre 1998, est toujours de vigueur. Cette loi soumet à des sanctions et amendes et même des peines de prison en cas de récidive, les auteurs de tout texte, contrat ou déclaration publique, écrits ou prononcés publiquement dans une autre langue que l’arabe. Tous les documents émanant des administrations, des entreprises publiques et privées et même des associations, doivent obligatoirement rédiger exclusivement en langue arabe, cette loi discriminatoire est complétée en 2009, lors de la révision du code des procédures civiles et administratives, par un article 08, qui stipule que tout document versé dans un dossier juridique doit être en arabe et toute intervention devant le juge, lors des plaidoiries doit être aussi en arabe. (…)
IV- IMPUNITE :
1- Assassinat du chanteur engagé Matoub Lounès
L’assassinat du chanteur et militant des droits de l’homme Matoub Lounès, le 25 juin 1998 a été imputé automatiquement par les autorités algériennes, à des groupes islamiques sans aucune enquête n’ait été menée à ce sujet. Cela fera 12 ans en juin 2010, sa veuve, sa famille, ses amis et la population amazighe attendent toujours que la vérité soit établie et que les auteurs de l’assassinat soient punis.
Le 24 juin 2008, le procureur de Tizi-Ouzou a promis la réouverture du dossier et la reconstitution des faits, mais depuis rien n’a été fait. Des présumés assassins sont restés en détention préventive au niveau de la prison de Tizi-Ouzou plus de 8ans ; libérés en 2012, à ce jour aucun procès n’est fait, et aucune vérité sur cet ignoble assassinat. A rappeler qu’au cours des manifestations qui ont suivi l’assassinat de Matoub Lounès, trois personnes ont été assassinées par la police, aucune enquête n’a été faite pour connaître les circonstances exactes de cet événement.
2- Les événements du printemps noir, Kabylie 2001 et 2002 :
Le 20 avril 2013, sera le treizième anniversaire du printemps noir, où les gendarmes, auteurs de l’assassinat de 126 jeunes durant les événements de Kabylie, n’ont pas encore été jugés ni inquiétés par la justice. Les autorités ont, en effet, prétendu que 24 gendarmes ont été poursuivis en justice et condamnés. Cependant, leur liste demeure inconnue ainsi que toute information relative à ce procès et à ses conclusions, il semblerait que le corps de gendarmerie impliqué dans ces crimes soit couvert contre tout recours à la justice.
3- Les évènements qui ont marqué la ville chaouie de Tkout et ses environs en 2004 :
Le 13 mai 2004, alors qu’il était sur le chemin du lycée, le jeune Chouaïb Argabi, alors âgé de 16 ans, fut tué par un garde communal algérien sous prétexte qu’il aurait volé des pommes. Ce fut le point de départ de manifestations populaires à Tkout. Plus de 3000 soldats de l’armée algérienne ont investis la ville le jour même. Torture, viols et passages à tabac ont fait partie du quotidien des habitants de la ville. Les affrontements furent quasi quotidiens et le mouvement a très vite gagné plusieurs régions chaouies dont Arris, Tazeggaght.
En juin 2004, l’essentiel des meneurs du mouvement furent arrêtés par les forces policières algériennes, et en juillet de la même année, 36 personnes ont été condamnées par le tribunal algérien de Batna à des peines de prison allant de un an et demi à 3 ans.
4- Ghardaïa : Événements de Berriane :
Tout a commencé le mois de Mai 2008, dans un quartier populaire de la commune de Berriane la wilaya de Ghardaïa. Le premier incident direct, déclencheur des affrontements entre les Arabes Malikites et les Mozabites Ibadites, est le jeu par les pétards à l’occasion de la fête de la naissance du prophète. En effet, des enfants ont jeté des pétards à la direction d’une femme mozabite, ce qui a fait réagir les partisans de sa communauté, qui ont rappelé à l’ordre le commanditaire de cet acte. Cela a fait réagir les membres de la communauté arabe dans ce quartier, qui ont considéré que ce qu’ont fait les mozabites, comme une provocation à leur égard. Alors ils ont organisé une campagne appelée de vengeance, durant laquelle ils ont saccagé les biens appartenant aux mozabites, et ce, au vu et su des services de sécurités qui n’ont pas réagis pour arrêter la prolifération de la violence dans cette localité sensible du pays.
Et face à cette situation les Mozabites se sont organisé de leur part aussi, pour se défendre. Ce qui a fait dégénérer la violence et les affrontements entre les deux parties, ce qui a causé le saccage des dizaines de maisons et des locaux commerciaux appartenant dans leur majorité à la communauté Mozabite, la nuit du 20 mars 2008. Le lendemain, les événements ont pris une autre tournante, avec l’arrivée des renforts pour les deux parties.
Comme les arabes sont plus nombreux dans cette ville, ils ont réussi à imposer leur diktat en forçant plusieurs familles mozabites à quitter leurs domiciles situés dans les quartiers mixtes. Ce qui a causé la clochardisation des dizaines de familles mozabites. Suite à plusieurs interventions et appels aux calmes lancés par des différentes parties, l’ordre est rétabli après plusieurs jours d’affrontements violents. Au moment où tout le monde croit que les choses se sont stabilisées, les échauffourées ont repris bel et bien dans plus d’un coin dans cette commune le 16 ou le 17 mai 2008, à l’origine de cette reprise inattendue, une bagarre entre des jeunes des deux communautés qui a amené un policier à faire usage de son arme pour protéger sa famille, pris pour cible par des émeutiers arabes, ce dernier originaire du Nord du pays n’a rien avoir avec le conflit ethnique. L’intervention du policier a engendré le mort d’un jeune Marouane Saifia, âgé de 30 ans, issu de la communauté arabe. Après l’enterrement de la victime, les jeunes de sa tribu ont tenté de s’attaquer à des quartiers habités par leurs adversaires, mais la présence des services de sécurité a empêché un vrai carnage. Malheureusement dans la journée de samedi le 18 mai 2008, B.A., Mozabite âgé de 70 ans, a été retrouvé égorgé dans sa maison. Des dizaines de maisons ont été carbonisées entre vendredi et samedi. Devant cette situation chaotique, il y a lieu de s’interroger sur le rôle du gouvernement pour redresser la situation. Comment se fait-il que l’Etat ne soit pas encore intervenu alors que chaque jour qui passe rend la situation encore plus difficile? Faut-il le souligner alors qu’il s’agit, tout d’abord et avant tout d’assurer la sécurité d’une minorité religieuse ?
Une nouvelle fois, la situation sécuritaire à Berriane, s’est dégradée à nouveau le 30 janvier 2009, juste après la prière de vendredi les partisans de la communauté arabe se sont livrés à des attaques contre Mozabites et leurs biens. Cette nouvelle vague de violence a causé le jour même la mort d’un jeune nommé Ben Zait Bachir âgé de 16 ans, qui encerclé par des inconnus chez lui,s’est réfugié à la Terrasse de sa maison, mais malheureusement ses agresseurs ont réussi à le kidnapper, à le tabasser jusqu’à la mort et à le jeter par terre. A noter que le domicile de la victime se trouve dans un lieu non loin de commissariat de police. Une journée après l’assassinat de Ben Zait Bachir, une autre personne de la même ethnie est assassinée sauvagement par un groupe d’individus cagoulés, la victime Karouchi Aomar âgée de 30 ans, enseignant dans cette localité.
A signaler que durant cette nouvelle vague de violence meurtrière, des dizaines de domiciles ont été brûlés, les écoles fermées et magasins totalement saccagés. Cela s’est produit sous les regards des services de sécurités qui ont pris clairement position avec les partisans de communauté arabe et ont même participé à des actes de violence dont ont fait objet les mozabites. Il est utile de rappeler que des images vidéo ont été enregistrées et qui démontrent clairement cette prise de position. Le cimetière mozabite a subit aussi pour sa part des dégâts importants. S’agissant des blessés leurs nombres se comptent par centaines pendant toute la période des affrontements, qui a fait au total 4 morts. Concernant l’intervention des services de sécurité, ces derniers affirment avoir arrêté quelques personnes présumées à être les responsables de ce qui s’est passé. D’après des témoignages, les agresseurs ont scandés durant ces émeutes des slogans hostiles aux Berbères et appelant à leur extermination. (…)
VI- Interdiction des prénoms amazighs (berbères) en Algérie :
Depuis 1988, l’algérien est libre de donner le prénom de son choix à son enfant. Les berbères et les arabophones donnaient des prénoms berbères ou arabes et il est courant de trouver dans une même famille un enfant portant un prénom berbère et son frère ayant un prénom arabe. L'attribution de prénoms se faisait tout naturellement sans considération par rapport à l'origine du prénom berbère ou arabe. Aujourd’hui, certaines mairies dans les wilayas de Tizi-Ouzou, Batna, Oran, et Tamanrasset, refusent les prénoms amazighs (berbères). (…)
Recommandations :
Nos principales recommandations afin de lutter contre les violations de la Convention internationale relative à la lutte contre toutes les formes de discrimination raciale:
• Octroyer le statut de langue officielle à la langue amazighe, conformément à la recommandation faite en 2001, par le Comité des Nations Unies pour les droits économiques, sociaux et culturels,
• Prendre des mesures législatives et administratives pour juger et punir les auteurs et les responsables des crimes commis en Kabylie pendant le printemps noir 2001 et dans la région de l’Aurès en mai-juin 2004,
• Prendre des mesures adéquates afin de juger et punir les auteurs et les responsables des actes de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants qui ont été commis par les gendarmes sur les citoyens à T’kout (Aurès) en 2004,
• Faire toute la lumière sur l’assassinat en 1998 du chanteur et défenseur des droits de l’homme, Lounes Matoub,
• Prendre des mesures législatives et administratives afin de mettre un terme au racisme et aux discriminations institutionnelles (économiques, sociales, culturelles et linguistiques) qui frappent les populations amazighes.