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jeudi 9 août 2012

Vers une application pure et dure de la charia sur les Kabyles | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Des arrestations et bastonnades de nombreux citoyens kabyles dans différentes régions de Kabylie ont été observées ces jours ci. En ce mois de jeûne et de « piété » la Kabylie est bel et bien dans collimateur du pouvoir raciste d’Alger.
04/08/2012 - 00:25 mis a jour le 04/08/2012 - 00:27 par Kader Dahdah
En effet, en l’espace de quelques jours, c’est la énième fois que des éléments de la police algérienne ont eu à intervenir pour faire respecter l’article 144 bis 2 du code pénal qui en réalité est un article qui vient annuler tout simplement la liberté de culte garantie par la constitution. Cette police s’est transformée carrément en une police religieuse de lutte contre le vice et la transgression des préceptes de l’islam.
Il y a quelques jours, des policiers d’At Douala (Tizi Ouzou) ont massacré le jeune homme Rebaine Slimane, 36 ans pour avoir étanché sa soiffe et s’être hydraté en cette canicule, puis récemment c’est autour de trois jeunes des Isseurs qui, pour avoir mangé, ont été conduits au commissariat par cette police religieuse et présentés devant le procureur général qui a ordonné leur placement en détention provisoire.
Auparavant une église chrétienne a été la cible de salafistes certainement encouragés par le pouvoir, qui ont tenté sa fermeture par la force si ce n’est l’intervention des habitants de ce village d’Ilmajen. Ces derniers, même s’ils sont musulmans, ont obéi à leur reflexe de tolérance et de respect pour toutes les religions. Ils ont secouru et défendu ces paisibles chrétiens, et ont ainsi évité un affrontement sanglant.
Les militants du mouvement pour l’autonomie de la Kabylie font également l’objet de poursuites, d’arrestations et d’intimidations constantes de la part de tous les services de la répression du pouvoir.
C’est ainsi que le dernier bastion de la tolérance et de la laïcité en Afrique du Nord risque de disparaitre à jamais. Le gouvernement provisoire kabyle prend à témoin la communauté internationale et l’appelle à condamner ces pratiques avilissantes, opposées aux principes des droits de l’homme et dangereuses pour la paix et la stabilité dans le pourtour méditerranéen.
Kader Dahdah
Conseiller auprès du président de lANAVAD

La coordination MAK de Michelet rend hommage à Mustapha Bacha


La coordination MAK de Michelet rend hommage à Mustapha Bacha

08/08/2012 - 23:41

ASEQQIF N TMANA-MICHELET (SIWEL) — La coordination MAK de Michelet a organisé une réunion le 08 août 2012, à laquelle a été invité le président du mouvement autonomiste, Bouaziz Ait Chebib. Un hommage a été rendu à Mustapaha Bacha, décédé il y a 18 ans, d'une crise cardiaque.


Mustapha Bacha, né le 27 Juillet 1956 , décédé le 08 Août 1994. (PH/DR)
Mustapha Bacha, né le 27 Juillet 1956 , décédé le 08 Août 1994. (PH/DR)
La réunion, tenue afin de débattre de la restructuration, du lancement de la Carte d'identité kabyle, prévu pour le 20 août, et des questions internationales relatives aux autres peuples amazighs, a été entamée par une minute de silence à la mémoire de celui qui fût parmi « les 24 détenus » lors du soulèvement kabyle d'Avril 1980. 

Pour Tarik Ben sliman, responsable de la coordination, le choix du 08 août pour l'organisation de cette réunion n'est pas fortuit : « C'est une façon pour nous de rendre hommage à Mustapha Bacha et d'exprimer notre détermination à poursuivre son oeuvre pour l'émancipation de notre peuple. » 

Le président du MAK, Bouaziz Ait Chebib, a profité de l'occasion pour parler de de ce « militant intègre et incorruptible », natif de Tassaft Ouguemmoun (Ath Yanni) : « du MCB au RCD, deux organisations dont il a été l'un des membres fondateurs, en passant par le GCR et le mouvement syndical qu'il a marqué de son empreinte en créant le premier syndicat autonome, Mustapha a été l'homme de tous les combats justes et nobles », assure le président du MAK, avant d’enchaîner : « La Kabylie est fière d'avoir enfanté ce grand bâtisseur qui avait, comme tous ses compagnons kabyles de lutte, cru et oeuvré pour une Algérie plurielle et démocratique, réconciliée avec son amazighité. Organisateur hors paire, modeste et respectueux du militant de base, clairvoyant, avangardiste, il a été pour nous et restra sûrement pour les futures générations un exemple. » 

Bouaziz Ait Chebbib a condamné le fait qu'aucune institution n'est baptisée au nom de Mustapha Bacha. «C'est un crime contre la mémoire collective du peuple kabyle. » s'indigne-t-il, avant d'assurer que « son nom est inscrit en lettres d'or en dépit de l'oubli officiel dont il fait l'objet. » 

mld 
SIWEL 090114 AOUT 2012

mercredi 8 août 2012

Trafiquants de drogues : la nouvelle arme du Hezbollah pour attaquer Israël • Armée de Défense d'Israël

Trafiquants de drogues : la nouvelle arme du Hezbollah pour attaquer Israël

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Les forces de sécurité israéliennes ont mis la main sur des explosifs qui avaient été transférés par des trafiquants de drogues depuis le Liban vers Israël. Ces explosifs, fournis par le Hezbollah, devaient être utilisés dans des attaques terroristes sur le territoire israélien. Le recours à des trafiquants de drogues libanais pour faire passer ses armes en Israël est l’une des méthodes du Hezbollah pour arriver à ses fins. Les marchandises découvertes comprenaient également des fusils M-16.
L’Agence de sécurité israélienne a démantelé le mois dernier un réseau de trafiquants de drogues dont les marchandises comprenaient également des explosifs du Hezbollah. Au début du mois de juin, ils avaient notamment fait entrer en Israël depuis le Liban 20 kg d’explosifs de type C4, ainsi que du matériel pour activer ces bombes.
Arsenal saisi au Hezbollah lors de la seconde guerre du Liban
Arsenal saisi au Hezbollah lors de la seconde guerre du Liban
12 suspects avaient été arrêtés après l’incident et parmi eux, huit ont été inculpés. Il s’agit pour la plupart de trafiquants de drogues originaires du village de Ghajar près de Nazareth, qui ne savaient pas que les marchandises contenaient aussi des armes. Les explosifs ont été transférés à un habitant de Nazareth qui les a dissimulés dans la cour de sa maison.
L’enquête a montré que les trafiquants de drogue libanais, qui ont intentionnellement envoyé des explosifs en Israël, étaient des agents du Hezbollah. L’Agence de Sécurité israélienne a précisé que “cet incident montre, encore une fois, les relations étroites qu’il existe entre le Hezbollah et les trafiquants de drogue libanais, considérés comme un bras-droit opérationnel pour l’organisation terroriste. Cet incident rappelle également que le Hezbollah opère comme une organisation criminelle pour arriver à ses fins”.

Abdelaziz Rehabi l’a révélé : « Zeroual voulait de tamazight comme langue nationale en 1996 »

Abdelaziz Rehabi l’a révélé : « Zeroual voulait de tamazight comme langue nationale en 1996 »

08/08/2012 - 13:20

ALGER (SIWEL) — Abdelaziz Rehabi, ancien ambassadeur d’Algérie à Madrid a révélé que l’ancien président algérien Liamine Zeroual « avait proposé dans le texte de la Constitution de 1996, tamazight comme langue nationale ».


Liamine Zeroual, ancien président. PH/DR
Liamine Zeroual, ancien président. PH/DR
Pour parachever ses engagements avec les authentiques animateurs du MCB, lors de la grève du cartable de 1994, l’ancien président qui avait négocié avec ces animateurs, avant avril 1995, voulait de tamazight comme langue nationale. 

« Le texte a été proposé aux anciens membres du Conseil de la révolution, dont l’actuel président », a-t-il ajouté, en soulignant que « le même texte a été soumis à tous les partis politiques, y compris ceux de l’opposition ». 

Cette révélation d’un ancien agent du pouvoir mis à nu les différentes déclarations de ceux qui avaient négocié lors des accords de la honte du 22 avril 1995, consistant seulement en la création d’un Haut commissariat à l’amazighité. Cette équipe de nouveau négociateurs, la plupart ont fini comme responsables politiques de campagne de Bouteflika, avaient tout fait pour écarter, avec la bénédiction de leur chapelle politique de l’époque, les authentiques et engagés animateurs du MCB. 

Elle confirme aussi que la position de certains responsables de partis politiques, impliqués dans le mouvement était contraire à celle de ses militants et adhérents. Quelques semaines après les accords de la honte, plusieurs militants ont claqué la porte du parti et y ont créé une autre aile du MCB. 

aai 
SIWEL 81320 août12

Kabylie : souriez, tout va bien chez nous ! - Le Matin DZ - Les idées et le débat

Kabylie : souriez, tout va bien chez nous !

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Par Le Matin DZ | Il y a 6 heures 3 minutes | 1423 lecture(s) | Réactions(1)
Depuis près d’un mois, la Kabylie est en train de vivre un été particulièrement cauchemardesque.
Les nombreuses luttes des Kabyles leur ont appris à se méfier des luttes au sein du pouvoir.
Outre la canicule et les nombreux foyers d’incendie qui détruisent encore des milliers d’hectares de végétation dans la vallée du Djurdjura et en Kabylie maritime, s’ajoute désormais au calvaire des populations locales une série de supplices et de contraintes allant de la recrudescence des violences terroristes aux coupures fréquentes d’électricité en passant par des pénuries organisées, touchant exclusivement les produits de large consommation. Comme un malheur n'arrive jamais seul, l’eau, elle aussi, a cessé de couler par enchantement dans nos robinets depuis plusieurs jours, alors que les défaillances programmées d’Algérie Telecom continuent de priver cette région de l'accès à Internet.
Rien qu’au cours de ces deux dernières semaines, on a recensé plusieurs faux barrages, accompagnés d’incursions et autres attentats ciblant les forces de l’ordre, sans parler de toute la panoplie quotidienne d’incivilités et d’actes de délinquance qui choquent l’entendement. Devant une telle situation, un observateur étranger peut conclure aisément et en toute légitimité à un pacte visant a séparer la Kabylie du reste du pays. Sauf que durant ces nuits ramadanesques qui bruissent de violences et de rumeurs angoissantes sur une prétendue guerre de clans au sommet de l’Etat, la Kabylie montre un visage serein et ferme.
En dépit de toutes les contraintes et des conditions météorologiques extrêmes qui le plongent dans l’obscurité depuis le début du mois sacré de ramadan, le Djurdjura n’a rien perdu de sa lucidité politique. Les militants de villages ne manquent pas de se payer le luxe de tourner en dérision la propagande du pouvoir qui fait tout pour se donner des apparences d’un régime démocratique soucieux du respect des droits de l’homme et des attente légitimes du peuple. De même, l’opposition qui ne demande qu’à être associée aux décisions du pouvoir et la presse complice qui tente depuis des lustres de s’abîmer dans des réflexions qui incitent l’opinion publique nationale et internationale à interpréter de façon oblitérée le cours de l’actualité en Algérie, ne sont pas épargnés.
A peine l’ardeur des passions soulevée par la querelle "des secrétaires jalouses", sobriquet donné aux cadres dissidents et aux membres de la direction actuelle du FFS, s’est-elle estompée que déjà les militants de villages se moquent de fort belle manière de l’affaire Nezzar dont on dit qu’elle est d’inspiration présidentielle. Pour les Kabyles, les requins ne s’entredévorent jamais entre eux. Dans cette affaire, ils voient plutôt une autre manipulation hautement scientifique dont seul le régime d’Alger a le secret. Une manipulation qu, selon nos interlocuteurs, n’a d’autre objectif que celui de faire oublier ou retarder la perspective du changement. "Où est la différence entre Nezzar, Bouteflika et les autres hauts dignitaires du régime ?", interrogent-ils en guise d’arguments à leurs thèses. Et d’ajouter en chœur : "Ils appartiennent tous à la même graine, au même pouvoir qui est là depuis plus d’un demi-siècle."
C’est le feuilleton de l’été, commentent pour leur part deux journalistes qui travaillent pour le compte du Quotidien d’Oran et El Watan. "Une comédie qui pue le mensonge et la manipulation, très mal interprétée de surcroît", expliquent-ils encore.
Le tapage médiatique soulevé par l’affaire Nezzar, les coupures d’électricité, la pénurie des produits de large consommation, les incendies, les violences terroristes, la délinquance industrialisée et la défection programmée du réseau Internet qui dure maintenant depuis un mois, n’ont pas raison de la lucidité et de la sagesse des militants de villages. Ces derniers pensent qu’un changement radical et pacifique est possible, pour peu que les volontés et les compétences s’unissent autour d’un seul et même mot d’ordre.
Où que vous alliez ces jours-ci au Djurdjura, vous n’entendrez qu’une seule espérance, celle du changement, et un seul son de cloche : l’Algérie est devenue un endroit imprévisible et incertain, et les prédateurs qui l’entourent ont de multiples apparences. C’est ce qui explique en partie la réticence et la prudence (qui ne sont pas des signes de soumission et de résignation) des militants de villages d’engager l’ultime bras de fer avec le régime gérontocratique au moment où les rafales du changement soufflent de plus en plus fort sur le pays, en dévoilent la stupidité d’un système archaïque arrivé à terme.
Saïd Radjef

lundi 6 août 2012

Meeting du président du MAK à Ath-Douala : « le peuple kabyle est capable d’assumer son autonomie » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



Meeting du président du MAK à Ath-Douala : « le peuple kabyle est capable d’assumer son autonomie »


Dans le cadre de sa poursuite de la campagne de sensibilisation sur l’autonomie de la Kabylie, le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), M. Bouaziz Aït-Chebib, a animé, hier dans la soirée, un meeting à Ath-Douala. Signalons d’emblée que le premier responsable du MAK n’est pas allée avec le dos de la cuillère pour dénoncer d’abord la politique d’exclusion de la Kabylie menée par le régime d’Alger depuis l’indépendance de l’Algérie à ce jour, celle-là même qui est à l’origine de la revendication de son autonomie par le peuple kabyle et prouver ensuite que le peuple kabyle est capable de prendre sa destinée en main dès lors que sa civilisation véhiculant l’universalisme est l’une des premières à venir au monde.


06/08/2012 - 11:49 mis a jour le 06/08/2012 - 13:13 par Saïd Tissegouine




De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine


Le coup de starter de cette rencontre avec la population d’Ath-Douala laquelle était venue en masse a été donné aux environs de 22 heures, soit au moment où les hommes et les femmes peuvent se mettre quelque chose sous la dent sans risque d’être agressés par les « Fous de Dieu » avec la complicité et l’aide du régime maladif d’Alger. Il faut reconnaître que le dernier incident survenu à Ath-Douala où, rappelons-le, des policiers ont torturé un jeune homme pour non-observation de jeun a donné du fil à retordre au président du MAK.


En effet, après avoir fait un dithyrambe à la région d’Ath-Douala qui a enfanté d’illustres personnage à l’image de Mouloud Feraoun, Fadhma Ath Mansour, Rachid Aliche, Lounès Matoub, le premier responsable du MAK reviendra aussitôt sur le cas de ce jeune homme qui a subi la foudre policière parce qu’il a osé étancher sa soif d’un verre d’eau la semaine dernière en plein jour. M. Bouaziz Aït-Chebib ne s’est pas contenté de dénoncer l’extrémisme islamiste « institutionnalisé » mais appelé également les policiers kabyles à faire preuve de vigilance dans l’exercice de leurs fonctions vis-à-vis du régime d’Alger, et ce, en refusant d’obéir aveuglément à ses directives. Le président du MAK a rappelé à l’adresse des policiers kabyles le cas des gardes communaux lesquels, après avoir servi de chair à canon contre le terrorisme, ont fait l’objet d’une ignoble trahison.


« En étant Kabyles, seuls la Kabylie et son peuple reconnaîtront vos mérites et préserveront vos intérêts », souligne encore M. Bouaziz Aït-Chebib à l’endroit des fonctionnaires de la police kabyles avant de leur préciser ensuite : « le peuple kabyle a bonne mémoire. Il se rappellera toujours celles et ceux qui l’ont servi et celles et ceux qui ont œuvré contre son émancipation. Chacun récoltera ce qu’il a semé ». Quant à la victime de l’agression policière, l’orateur l’assura du soutien indéfectible de la famille militante et patriotique du MAK. Ce témoignage de sympathie et de soutien à la victime des « Fous de Dieu » vaudra à son auteur (M. Bouaziz Aït-Chebib) de grandes ovations de la part de l’assistance.


Une fois ce volet terminé, le premier responsable du MAK en abordera un autre ; à savoir la politique d’exclusion menée d’une façon outrancière menée par le régime d’Alger contre la Kabylie. Et pour appuyer le bien-fondé de ses accusations contre « l’oppresseur », l’orateur mettra en avant les réalités économique, sociologique, géographique, historique, linguistique et culturelle vécues par la Kabylie dans son quotidien. « Est-ce normal qu’en Kabylie, le citoyen kabyle soit obligé de s’exprimer en arabe dans un commissariat ou dans un tribunal », s’interroge M. Bouaziz Aït-Chebib pour donner ensuite la réponse : « C’est à ces fonctionnaires venus d’ailleurs en Kabylie qui sont tenus d’apprendre le kabyle et non citoyen kabyle d’être obligé de parler dans la langue qui n’est pas la sienne ».


Toujours à propos de cette campagne d’arabisation vaille que vaille de la Kabylie, l’orateur ira jusqu’à puiser des textes officiels de la république algérienne pour appuyer sa thèse. « C’est le cas en effet, dit-il, des délibérations communales que les élus sont tenus de rédiger en arabe ». S’agissant de l’économie désastreuse de la Kabylie, le président du MAK accusera le président de la république, M. Abdelaziz Bouteflika, d’en entre le principal responsable. Nous devons noter que la colère du président du MAK vis-à-vis du chef de l’Etat algérien est telle qu’il fait dans la dérision pour prononcer son nom. En effet, il prononce « Boutklikha » au lieu de Bouteflika. « Boutefklikha » peut être interprété comme « tricheur, menteur, flibustier, homme de mauvaise foi etc. « Pour sa justifier sa politique improductive, Bouteklikha a, lors de son premier mandat, accusé ses ministres d’incompétents.


Lors de son deuxième mandat, il a porté son accusation sur les walis et au cours de ce troisième mandat, il jette la pierre sur les maires ». « Selon Buteklikha, insiste M. Bouaziz Aït-Chebib, si le développement local souffre de graves lacunes, c’est à cause de l’inertie des maires ». A partir de là, l’orateur s’emploie à prouver le pouvoir limité des maires lequel « pouvoir limité » est bien stipulé par le code communal. « Le véritable responsable au niveau local est bien le chef de daïra qui est bien entendu un commis de l’Etat car, conformément aux textes légaux, c’est lui qui décide des missions des élus de l’APC », souligne l’orateur. « Même au niveau de la wilaya, le véritable décideur est le wali et non le président de l’APW », révèle le président du MAK avant de citer l’exemple que voici : « lors des intempéries de l’hiver dernier, l’APW de Tizi-Ouzou dont la délibération a porté sur la reconnaissance de la wilaya de Tizi-Ouzou comme « zone sinistrée » s’est heurtée au refus du wali. En parfait stratège de communication, M. Bouaziz Aït-Chebib abordera à partir de ce moment le sujet relatif aux élections, locales notamment.


« A quoi bon servira l’empressement de devenir maire puisque l’élu à ce poste ne jouera pas pleinement son rôle pour ne pas dire qu’il ne servira que le rôle d’épouvantail », s’interrogera l’orateur. Cette interrogation est en réalité une affirmation. Le président du MAK saisira cette occasion pour lancer un appel « fraternel » aux familles politiques du Front des Forces Socialistes (FFS) et du Rassemblement pour la Culture de la Démocratie (RCD) pour servir d’alibi au pouvoir d’Alger pour détruire la Kabylie. Dans cette même logique, M. Bouaziz Aït-Chebib jugera « irrecevable » l’argument avancé par ces deux formations politiques kabyles selon lequel leur non-participation à la course électorale, les APC de Kabylie tomberont entre les mains du Front de Libération Nationale (FLN) et du rassemblement National Démocratique (RND).


« Si réellement, le FFS et le RCD avaient le souci de faire éviter les griffes du FLN et RND aux Kabyles, ils auraient fait une alliance entre eux et non avec ces deux partis du pouvoir », dénonce l’orateur pour rappeler aussitôt que pour avoir la tête de l’APW de Tizi-Ouzou, le RCD a fait alliance avec le FLN et à Béjaia, le FFS a fait alliance avec le RND. Cependant, M. Bouaziz Aït-Chebib donnera un satisfecit pour le RCD pour avoir boycotté les législatives du I0 mai dernier et manifestera de l’indulgence à l’endroit du FFS. « Même si le FFS a commis une incartade le I0 mai dernier, nous le considérons toujours comme un frère », a affirmé le président du MAK pour manifester ensuite son désir à ce que le RCD affiche la même attitude vis-à-vis des élections locales prochaines et que le FFS ne refasse pas la même chose.


« Le seul bulletin qui intéresse la Kabylie est celui portant sur l’autonomie de la Kabylie », a crié le président du MAK. A partir de là, M. Bouaziz Aït-Chebib entame le second volet qui est, rappelons-le, la capacité du peuple kabyle a assumer pleinement son autonomie. Remonter dans l’histoire, le premier responsable du MAK a cité des cas prouvant que le monde amazigh dont est issue le peuple kabyle a été l’un des premiers à développer une civilisation et l’universalisme. « La civilisation amazighe a vu le jour bien avant notre ère », a clamé l’orateur avant de citer des noms des savants et penseurs berbères qui ont participé aux premiers fondements de la civilisation et de l’universalité. Apulée, Saint-Cyprien, Saint-Augustin, Saint-Donate sont seulement quelques uns de cette multitude de penseurs berbères à avoir jeter les premières pierres de l ‘édifice de la civilisation. « De nos jours, les savants et chercheurs kabyles ne manquent pas non plus », signale l’orateur.


« Ils sont présents dans le monde entier et n’attendent que le moment où la Kabylie sera autonome pour rentrer et la servir », clame B. Bouaziz Aït-Chebib. Aussi, il ne manque pas cette fois-ci encore de citer quelques noms à l’exemple du Dr Hamid Aït-Abderrahim, le savant qui a « atomisé les secrets du nucléaire » et qui fait profiter ses connaissances scientifiques à la Belgique, le Dr Rachid Ouyed en astrophysique, le Dr Lakhdar Saïs, récompensé par un prix international pour ses grands travaux sur « l’intelligence artificielle », etc. « Nous ne disons pas que le peuple kabyle est meilleur que tous les autres mais nous disons seulement que le peuple kabyle est comme tous les autres peuples et, par conséquent, mérite respect comme tous les autres peuples d’où son droit à l’autodétermination », conclut le président du MAK. Une fois posé le micro, M. Mohand-Ouamar le reprend. Celui-ci a également mis en avant une batterie d’arguments, aussi scientifiques que politiques, justifiant la demande du peuple kabyle à obtenir son autodétermination.


Le troisième responsable du MAK à prendre la parole à l’issue de ce meeting d’Ath-Douala est M. Hocine Azem. Celui-ci expliquera surtout le paradoxe existant entre la politique réelle du pouvoir algérien et la panoplie de mécanismes juridiques dont dispose en réalité l’Algérie. « Rien que les conventions internationales, signale M. Hocine Azem, l’Algérie officielle en signé 72 ». « Le problème, ajoute cet intervenant, parfait connaisseur des lois internationales, réside au niveau de l’application ». Après de longues explications dans le détail sur la portée de ces lois, M. Hocine Azem a jeté la pierre dans le camp du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS). « Au lieu, dit-il, de s’occuper de ses missions républicaines (espionnage et contre-espionnage), il s’investit dans la surveillance et la filature des hommes et des femmes exprimant leurs opinions politiques ». En clair, M. Hocine Azem a dit tout haut ce que beaucoup de personnes, politiques notamment, chuchotent à l’oreille, surtout dans les bars.


Addenda : Selon notre enquête au sujet de ce regrettable incident d’Ath-Douala, le policier qui a agressé le jeune homme pour non observation de jeun est un Arabe et serait originaire de Biskra, pays où enterré le « légendaire » sanguinaire et maître-chanteur, Okka Ibn Nafaâ. Quant au passage à Tabac qui relève de tortures physiques dans le commissariat de police, on ignore combien de policiers qui y ont pris part comme on ignore égalment leurs régions respectives, hormis naturellement cette « petite descendance » d’Okba le sanguinaire.

www.kabyle.com/fr/articles/merveilleuse-kabylie-19983-14072012.html

La Kabylie une merveille du monde à préserver
ven, 2012-07-13 13:47 -- Tassadit Ould H...


Pour vos vacances d'été il n'y a pas de lieu aussi paradisiaque que la Kabylie. Tout est là : la mer bleue, le sable doré, le soleil et la montagne. Un panorama dont on ne pourra jamais se lasser.
La Kabylie maritime garde son charme
Azeffoun et sa plage "Le petit paradis" offre un cadre des plus ensorcelant. Des vacanciers viennent des quatre coins du pays passer des moments merveilleux, sans stress, profiter du soleil et du calme serein de cette belle region. Pour les fans de montagne; les collines se dressent juste devant permettant aux amateurs de se promener, de respirer l'air pur et de se detendre sous un arbre et profiter du calme de cette fôret interminable. Dans la petite ville d Azeffoun on a vraiment l'impression d'être dans l'une de ces petites villes touristiques des plus grands pays. Rien de comparable à certaines villes du pays que j'ai visité où les femmes sont devenues des momies noires à faire peur aux personnes qui osent se promener tête nue.


Tigzirt-Sur-Mer offre un cadre touristique des plus agréables. Avec ses plages, son fort et ses fôrets, on a l'impression d'être dans un rêve. Une chose que je trouve aberrante : Pourquoi une brigade de gendarmerie armée jusqu aux dents en pleine plage familiale.  En prenant des photos; j'ai été interpelée par l'un d'eux m'interdisant toute photographie du coté de la brigade.  Je trouve choquant les vas-et-vient de "ces hommes de loi" entre les enfants.


Le courage des habitants de Makouda
La Kabylie est une merveille du monde qu'il faut preserver.  C'est à chacun de nous d'apporter sa touche pour qu elle garde son authenticité, ses valeurs et tout ce qui fait d'elle ce qu'elle est aujourd hui. J'aimerai saluer tous les artisants-exposants du port de Tigzirt.  J'aimerai aussi saluer le courage des Kabyles de la région de Makouda qui ont eu l'idee de mettre à l'entree de leur village plusieurs drapeaux kabyles fixés sur des poteaux.


Tizi infernale
Tizi-Ouzou a beaucoup changé : trop de blocs de batiments, trop de monde, des rues trop serrées, pas d'espaces verts, une chaleur infernale et des mariages tous les jours. Avec l'arrivee imminente du Ramadhan; les gens célèbrent durant tous les jours de semaine. Les salles des fêtes privées de la ville ne suffisent plus pour répondre à la demande de la population tizi-ouzienne.  Ces salles qui coûtent excessivement chères ne sont pas du tout à la portee du "petit peuple".  On se demande pourquoi la Wilaya  ne vient pas en aide en construisant plusieurs salles qui seront plus accessibles afin d'arrêter ce fléau dont profitent les riches de la ville.


La ville qu'on appelait jadis "Le petit Paris" n'a rien gardé de sa splendeur; elle est devenue des blocs de ciment et de briques dont ne profitent que les riches et les fonctionnaires gradés ou ayant des "entrées passe-partout". Un simple salarié ne peut plus rien acheter dans la ville des genets ni logement ni terrain. S'il arrive à nourrir ses enfants; c'est déja un exploit.
Un vendredi à Tizi-0uzou 
Tizi-ouzou devient ville morte le vendredi : Tout est fermé. Les rues sont désertées. On n'entend que la voix des imams incitant les gens à suivre la voie de l'islam. Les mosquées sont pleines à craquer.
Ma ville laique d'antan n'existe plus. La ville ouverte sur les cultures du monde célebre maintenant les festivals arabes. Une question aux autorités de la ville : Pourquoi pas un "FESTIVAL DU MONDE KABYLE" puisque nous sommes bien en Kabylie ?
Tout est mis en oeuvre pour arabiser et islamiser  "Tamurt n Iqbaylyen" sans que les Kabyles ne prennent conscience..... et la vie continue....  : quelle tristesse.
Tassadit Ould Hamouda







dimanche 5 août 2012

Meeting du MAK aux At Dwala : « le peuple kabyle exige son droit à l'autodétermination »

Meeting du MAK aux At Dwala : « le peuple kabyle exige son droit à l'autodétermination »
05/08/2012 - 16:19


AT DWALA (SIWEL) — C’est une vraie démonstration de force qu’a réussi, hier-soir, le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie aux At Dwala.




Bouaziz Ait Chebib lors d'un meeting en Kabylie. PH/Siwel
Le MAK passe à l'action dans son soutien au non jeûneur d'At dwala tabassé par les agents des services de répression. Il a organisé à cet effet, hier soir à 22h, un meeting populaire au centre d'At Dwala, animé par son président Bouaziz Ait Chebib, Hachim Mohand Ouamer et Hocine Azem Membres de la direction du mouvement. 


Le président du MAK qui a entamé son discours par une dénonciation ferme de l'acte infâme perpétré par les policiers contre un citoyen qu'ils sont censés protéger, bafouant ainsi les libertés de culte et de conscience qui fonde l'âme de la Kabylie. « Nous ne laisserons personne nous dicter sa loi ou nous obliger à ignorer nos valeurs. La Kabylie a toujours été le bastion de la laïcité et de la liberté et elle le restera ». 


Le président du MAK a relevé que « la famille kabyle est unique dans le monde » du fait qu'elle contient en son sein « des chrétiens, des musulmans et des athées. Ils vivent tous en harmonie en plaçant la Kabylie et son esprit laïc au dessus de leurs différences religieuses ». 


Il a lancé un appel en direction des policiers kabyles: « ne vous trompez pas de camps. Ne cautionnez pas ce régime infâme qui veut anéantir la Kabylie dont vous êtes issus. Ce pouvoir, une fois qu'il vous a instrumentalisé contre vos frères, vous lâchera comme il l'a fait avec les gardes communaux. le peuple kabyle qui sait se montrer reconnaissant à l'égard de ceux qui le servent, ne pardonnera aucune trahison ». 


Le rejet des élections a été abordé par les animateurs du MAK en insistant sur le fait que les commis de l'Etat, le wali et le chef de Daïra, « ce sont eux qui commandent. Les élus ne sont que de simples fonctionnaires sans prérogatives ». 


« Les délibérations de l’assemblée ne sont exécutoires automatiquement qu’après validation du wali », ont-t-ils relevé, en ajoutant que le peuple kabyle « exige son droit à l'autodétermination pour instaurer un Etat kabyle, démocratique, laïc et social ». 


Le président du MAK qui a développé un discours percutant sur les valeurs kabyles vantées par de grands philosophes et sociologues à l'image de Ernest, Karl Marx, Pierre Bourdieu, Durkheim, ... a mis en lumière la contribution des amazighs à l'enrichissement de la civilisation universelle à travers des géants comme: Appulé, Térence, Tertullien, Cyprien, st Augustin .... Il n'a pas omis de rendre hommage aux scientifiques kabyles qui font aujourd'hui le bonheur des universités occidentales à l'exemple de: Dr. Hamid Ait Abderrahim, Dr. Rachid Ouyed, Dr Lakhdar Saïs. 


Le président du MAK a réitéré en conclusion, le soutien de son mouvement à Rebaine en l'incitant à déposer plainte contre ses agresseurs. Il a renouvelé l'appel fraternel du mouvement autonomiste au RCD et au FFS « afin de boycotter les élections comme seul moyen d'aller dans le sens de la libération du peuple kabyle ». 




aai 
SIWEl 5 1623 Août12 

Pour dénoncer leur situation : les citoyens d’At Dwala bloquent la route à l’entrée de leur ville

Pour dénoncer leur situation : les citoyens d’At Dwala bloquent la route à l’entrée de leur ville
05/08/2012 - 14:58


AT DWALA- Beni Douala (SIWEL) — Les citoyens des villages At Bouyahia et At Khalfoun dans la région des At Dwala ont bloqué, ce matin, dimanche, l’accès à leur ville. Ils dénoncent le manque d’eau et la situation dont laquelle leur région est plongée depuis quelques années.




La Kabylie vit au rythme des marches, sit-in de protestations. PH/Siwel
Bloquée au niveau du commissariat de police, situé à l’entrée de la ville, les citoyens des villages At Bouyahia et At Khalfoun ne réclament que « la prise en charge par les autorités de leurs revendications ». Elles s’articulent autour notamment « le rétablissement de l’eau potable et l’amélioration du cadre de vie des citoyens ». 


« L’eau n’a pas coulé de nos robinets depuis bientôt deux mois », a dénoncé un citoyen interrogé par Siwel. Pour lui, « il est inconcevable que la région est touché de plein fouet par le micro-climat provoqué par le barrage d’eau Taksebt alors que nos robinets sont à sec ». 


Déterminés à ne pas reculer, ces citoyens, armés de leur seule volonté de faire entendre leur voix, ne comptent pas baisser les bras pour autant. Ils ont plaidé, par ailleurs, à une prise en charge locale de leur problème, loin de toutes les tergiversations et la bureaucratie de l’administration centrale. 


aai 
SIWEL 5 1507 Août 12

Lettre ouverte aux « miens » - Si nécessaire, la Kabylie (re)prendra son indépendance par la voie pacifique | Kabyle.com

Lettre ouverte aux « miens » - Si nécessaire, la Kabylie (re)prendra son indépendance par la voie pacifique
dim, 2012-08-05 01:25 -- Stéphane Arrami


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Chères soeurs, chers frères,
Azul,
De prime abord, je tiens à féliciter notre jeunesse pour la création de l'organisme « Jeunesse Révolutionnaire Kabyle » même si je crois que, tôt ou tard, le monème « kabyle », de dénotation et de connotation colonialistes et péjoratives, devrait disparaître de notre dictionnaire, pour laisser place à un toponyme authentiquement amazigh puisé du fond du riche akufi (patrimoine) ancestral de notre patrie. Ce serait un geste hautement symbolique allant dans le sens de la décolonisation. L'essentiel, pour le moment, c'est qu'un organisme indépendant et transpolitique a été lancé (Je l'espère de tout mon coeur car tout déguisement politicien de polichinelle sera voué à l'échec. Ce sera une perte de temps et d'énergie précieux... Comme dirait le poète, nous tournerons en rond et nous retournerons à la case départ. Cela va, aussi, décourager davantage les militants sincères qui ne cherchent qu'une lueur d'espoir.) Le reste peut être, peut-être, relégué à « la division des détails », à régler plus tard en temps et lieu. Quoi qu'il en soit, je crois que c'est un pas encourageant vers la (con)fédération de la
majorité des forces progressistes de Kabylie (Celles qui refusent de voyager dans le train de l'Histoire, ont choisi de s'éjecter elles-mêmes des wagons qui leur sont pourtant réservés...) C'est un geste de bonne volonté de la part des autonomistes. Je pense que la balle est maintenant chez les autres acteurs...
Des photons d'espoir me gagnent comme un soleil-levant illuminant peu à peu une contrée plongée dans les ténèbres de la nuit... Que d'autres organismes libérateurs germent et croissent sur le terrain kabyle! Je n'ai aucun doute que tout ce qui est fédérateur et légitime en Kabylie sera soutenu, avec le temps, par la majorité des Kabyles. À ce propos, j'encourage nos jeunes, notamment les étudiants, jeûneurs et/ou non-jeûneurs, à faire le nécessaire pour lancer « OXFAM – Kabylie » en vue de collaborer, plus tard, avec les 17 ONG au sein de la Confédération « OXFAM International » luttant sur les terrains politique, économique et humanitaire contre la pauvreté et l'injustice dans le monde. Et pourquoi pas une CFDK (Confédération des Forces pour la Décolonisation de la Kabylie)? Il faudrait diversifier les organismes sérieux qui ne font pas que discourir, puis les (con)fédérer... Plus on en aura, mieux ce sera! Si l'on prétend être autonomiste ou indépendantiste, la première chose à faire est d'éviter d'imiter le pouvoir algérien jacobin. Des initiateurs d'un projet devraient se réjouir si celui-ci est adopté et en voie de réalisation par d'autres organismes en dehors du leur.
Chères soeurs, chers frères,
En réalité, les deux seules révolutions effectives en Kabylie, qui se passent d'ailleurs dans le reste du territoire dit algérien, sont la révolution mécanique et la révolution électronique (Usage révolutionnaire de voitures, cellulaires, ordinateurs... venant de l'étranger.) La révolution politique dans son sens le plus large a été théoriquement enclenchée mais reste largement dans le monde virtuel. Pour que le virtuel se concrétise en réel, il faudrait occuper le terrain et donner vie aux idées.
La Nature a horreur du vide, dit-on. Pour ce faire, il y a grand besoin de militants de terrain convaincus et intègres appuyés par la population à l'intérieur et les exilés à l'extérieur. Sinon, nos montagnes n'accoucheront que de souris, encore et encore.
Un collègue québécois que j'ai taquiné relativement à son laxisme et son immobilisme dans la cause souverainiste de sa nation, m'a dit, il y a quelques mois, que si les exilés kabyles avaient des couilles, ils resteraient chez eux pour lutter aux côtés des « leurs ». Il a eu un coup de gueule à chaud... Il sait pertinemment que ce n'est pas une question de couilles mais une question de rouille... et que c'est le grand « tabarnak » au bled des putschistes. La révolution en Algérie est tout sauf tranquille. Nos hurlements disparates se perdent dans les sifflements compacts des balles de kalachnikovs et se noient dans le sang des morts et blessés. Mais bon! Il faut voir pour croire, dit-on.
Au bout du compte, je crois que notre devoir en tant qu'exilés par rapport à notre nation est de simplement soutenir les bonnes actions entreprises en Kabylie. Je crois que personne n'a le droit d'imposer à la Kabylie, directement ou indirectement, quoi que ce soit à partir de l'étranger. Je crois, aussi, que personne n'a le droit de mettre, directement ou indirectement, les enfants de Kabylie en danger à partir de l'étranger pendant que les exilés jouissent de la paix et de la vie.
Chères soeurs, chers frères,
Il est peut-être nécessaire que nous rassurions - ou décevions, devrions-nous dire, les autorités algériennes en leur disant que les Kabyles et toutes les autres nations amazighes n'ont jamais agressé personne - mises à part les agressions internes des uns contre les autres. L'Histoire le confirme.
Aucune contrée au monde n'a été colonisée par les Imazighen et j'en suis fier. Oui, fier d'avoir pris racine de ces Hommes Libres profondément attachés à leur liberté sans priver les autres de la leur, faisant abstraction des dérapages personnels, notamment sur la toile électronique, de révoltés qui ont perdu patience sous le poids de l'oppression qui s'éternise depuis des millénaires. Les Imazighen, ont toujours essayé d'éviter les conflits. Ils ont même laissé leurs plaines fertiles (leur pain) aux envahisseurs et ont préféré trouver la paix dans des régions inhospitalières désertiques ou montagneuses. Mais quand les envahisseurs ont commencé à les comprimer dans leurs derniers remparts, ils étaient contraints à réagir. Les Hommes Libres ont fait la guerre en légitime défense face aux agresseurs qui les ont réduits à l'esclavage. Les Imazighen préfèrent faire l'amour à faire la guerre.
Bref! Tout cela pour rassurer les autorités algériennes que les Kabyles ne vont agresser personne, même pas leurs bourreaux. Mais, qu'elles sachent que notre révolution non-violente, c’est-à-dire le changement radical pacifique orienté vers la sécession, est désormais ré-enclenché et ne s’arrêtera pas si aucune autre solution n'est appliquée. Qu'elles sachent, aussi, au cas où elles ne le savent pas, qu'une Kabylie indépendante va dans le sens de l'Histoire, dans le sens naturel des choses, dans le sens de leurs propres intérêts et de ceux des autres régions. Cela s'appelle en arabe dialectal de ces contrées amazighes arabisées de cet immense territoire tracé à la règle par des administrateurs français et appelé par erreur Algérie: hennini nehennik 1 . En réalité, le seul moyen qui leur reste pour arrêter le processus indépendantiste est l'instauration d'un État kabyle convenablement décentralisé tout en amendant la constitution pour qu'il s'y retrouve parfaitement. On est à deux doigts du point du non retour et un pouvoir averti sera seul responsable, devant les Hommes et devant l'Histoire, des conséquences du processus sécessionniste.
Chères soeurs, chers frères,
Je voudrais assurer à notre jeunesse et à toute ma nation que, si nécessaire, notre région va (re)prendre son indépendance, et ce par la voie non-violente. Le pouvoir algérien fait tout pour pousser les Kabyles à prendre les armes. Nous nous souvenons de ses provocations en 2001 et de son impitoyable répression avec des armes de guerre. Nous nous souvenons aussi qu'il a fait circuler la rumeur de la création d'un mouvement armé (MAK: Mouvement Armé Kabyle). Oui! Nous nous souvenons encore que la Kabylie a été livrée à la destruction et au massacre programmés et exécutés par le pouvoir algérien et qu'elle n'a reçu aucune sorte de soutien d'aucune région ni d'aucun pays... Si la Kabylie prend les armes, elle sera réduite en cendres. Gardons-nous, gardons-nous et gardons-nous de rentrer dans le piège meurtrier du pouvoir algérien. Ses pétrodollars corrupteurs font taire les gendarmes de ce monde et achètent même des soeurs et des frères à l'intérieur de notre réserve. Mais, comme rien n'est éternel, le pétrole et le dollar vont finir par diminuer et finir. Le temps de "ma yenfaa ghair elssah" 2 viendra.
Chères soeurs, chers frères,
On doit, toutefois, admettre que dans certaines situations, les pouvoirs tyranniques ne laissent aucun autre choix aux peuples que les armes pour reconquérir leur dignité et leur liberté confisquées. C'était le cas de presque tous les pays colonisés par les puissances occidentales. C'est le cas, aujourd'hui, en Azawad colonisé par le Mali et les Terroristes Islamistes avec la bénédiction et l'aide des néocolonisateurs et autres suceurs de richesses naturelles et humaines. Eh oui! Malheureusement, souvent les tyrans imposent les révolutions armées. Dans de tels cas, Thomas Jefferson, avait déclaré un jour que « The tree of liberty must be refreshed from time to time with the blood of patriots and tyrants. »
Chères soeurs, chers frères,
La décolonisation de la Kabylie devrait commencer par de p'tites actions pacifiques sur le terrain.
Personnellement, j'aimerais, à titre d'exemple, que toutes les villes appelées "Souk El Tenine" symbolisant la colonisation et l'hégémonie panarabe changent de nom. Souk El Tenine d'à côté de chez moi pourrait s'appeler Ageryun, le nom du célèbre fleuve qui la traverse et qui la sépare de Melbou. D'aucuns diraient que cela n'est qu'un détail superflu... Au contraire, tout acte symbolisant la décolonisation effective de la Kabylie sera un catalyseur révolutionnaire. Ici, je voudrais que les choses soient claires : La décolonisation ne veut pas dire mettre les Arabes ou autres dehors mais, en tant qu'autochtones, nous aimerions retrouver un peu de place pour exister en tant que ce que nous sommes.
L'un de mes meilleurs véritables compagnons est constantinois, amazigh arabisé et musulman pratiquant ce qui lui semble bon de sa religion. Il est en faveur d'une Kabylie indépendante. Il sera toujours le bienvenu sur la plage de ma ville natale, Aokas, et l'un de nos bars où il trouve, dit-il, la paix et la joie de boire un p'tit coup et de savourer notre humour plus beau que Le Sable d'Or... Il pourra même y résider et demander la citoyenneté si la Kabylie devient un pays. Mais, comme il dit, si la Kabylie ne peut pas faire une seule bonne marche nationale un 20 avril, elle sera incapable de fonder un État.
Chères soeurs, chers frères,
Dans un monde parfait où le renard joue avec la poule et ne la mange pas, je souhaiterais qu'il n' y ait ni pays, ni religion, ni guerre, …, ni maux. Tout est beau et tout le monde est content. Mais, malheureusement, l'être humain n'a pas atteint un degré de maturité adéquat – humanisme allais-je dire, pour la concrétisation d'un "Peace and Love" universel. J'espère que le rêve de John Lennon et d'autres idéalistes se réalisera un jour... Je rêvasse souvent avec La Reine du Folk de New York, Le Promeneur Solitaire de Genève, le Troubadour de Bruxelles, La Fleur de la Douceur de Summer, Le Rêveur de Liverpool et d'autres. Mais... Mais quand je sors de mes rêveries, un p'tit coup d’oeil dans la rue me dit que Plaute et les autres qui l'ont repris avaient raison de croire que « Homo homini lupus » et qu'il faut faire avec jusqu'à nouvel ordre. Eh oui!
Pour le moment, tant qu'il y a des agresseurs qui grignotent le pain, la dignité et la liberté des autres, il y aura toujours des réactions qui peuvent être parfois violentes de la part des agressés. On ne leur laisse aucun autre choix. Eh oui! On est encore très loin de la vision cosmique de l'auteur de E = MC2 (Avec l'aide de sa première femme serbe et de ses collaborateurs mathématiciens et physiciens)... Eh oui! Jusqu'à présent, l'humanité applique à la lettre les lois naturelles universelles mises en équation par Isaac Newton et d'autres « fous » géniaux.
Chères soeurs, chers frères,
Le Prêcheur Lounès Matoub, seul, avec ses hauts et ses bas, après avoir tout fait pour que d'autres bougent, a accompli la première étape de notre destinée. Le Maquisard Ferhat Mehenni, presque seul en excluant le combat mené tout au long du siècle dernier, avec ses hauts et ses bas, en a accompli la deuxième. La troisième et dernière sera accomplie collectivement - à l'ancienne: Tiwizi, par les bonnes volontés de Kabylie qui se rallieront aux côtés de guides. Oui! Elle le sera. Assurément. Ces guides seront des femmes. C'est dans l'ordre naturel de notre mode de fonctionnement ancestral. Dans le langage des croyants, on dirait que cela était écrit dans le logiciel originel de l'Intellect Suprême depuis le Big Bang. Des êtres (hyper)sensibles et (hyper)intuitifs, ceux qu'on appelle communément voyants, médiums ou “fous” (Iderwicen), comme Lounès Matoub, ont pu y lire et décoder les lignes de l'algorithme originel.
Des femmes naîtront en Kabylie, des femme incorruptibles, y mûriront, et mèneront pacifiquement la nation kabyle à son sort naturel. La Kabylie connaîtra des Dihya, des centaines de milliers de Dihya, qui ne seront pas gangrenées par nos différents maux rongeant notre unité depuis toujours. D'ici là, gardons notre bougie allumée et préparons-leur le terrain. Elles apprendront à leurs enfants à ne pas se mordre les uns les autres comme des ânes (Les ânes sont bons et tolérants envers tous les autres animaux mais mauvais et impitoyable entre eux! Là où il y a au moins deux ânes, c'est la guerre! Nettemsečay am iɤyal!), La nation kabyle aura, à la fin, un État où tout le monde trouvera sa place, y compris ses membres non-autochtones et les descendants de « Lounis Aït-Menguellet, Le Banni! », dans le respect de nos valeurs ancestrales qui sont, dans le fond, semblables à celles d'autres nations progressistes en devenir comme le nation mohawke. Des générations futures naîtront et vivront libres en Kabylie. Nul doute.


Chères soeurs, chers frères,
Nous sommes à la troisième et dernière étape de ce que Mahatma Gandhi avait résumé en cette petite phrase: “First they ignore you, then they laugh at you, then they fight you, then you win.”


Chères soeurs, chers frères,
Je crois que j'ai (re)dit tout ce que je devais (re)dire. À vrai dire, tout a été dit par nos prédécesseurs.
On est là à ressasser ce qui a été déjà ressassé. S'il y a quelque chose qui vaille la peine d'être ressassé, il sera ressassé sur scène dès le mois d'octobre 2012 dans « Akli, Prend Sa Valise!». Il ne reste qu'à agir à bon escient...
Chères soeurs, chers frères,
Ce bas monde nous impose des luttes qu'on doit mener. C'est ainsi. C'est ainsi même si Jacques Brel avait raison de chanter haut et fort qu' « Aucun rêve ne vaut une guerre. » En définitive, je crois que la finalité des finalités ici-bas se résume à deux p'tits mots anglais commençant avec la lettre « l »: live, laugh. Et Omar Khayyám y aurait ajouté un détail alcoolisé : « Buvez du vin! »
À la fin, il ne restera plus rien sur terre. Plus d'Histoire. Plus d'histoires. Ici-bas repose tout le monde.
That's all folks!
Politically Incorrect,
Anzar Djabri
Oka, QC
Le samedi 4 août 2012
1. ar. Donne-moi tout le confort je t'en ferai profiter
2.  ar. Il n'y a de bénéfice qu'en vérité

Forza Mezghenna : corriger l'histoire d'Alger | Kabyle.com

Forza Mezghenna : corriger l'histoire d'Alger
dim, 2012-08-05 03:19 -- Awerwari
Qu'on veut tuer un peuple ou le dominer, il faut détruire son histoire et le rendre amnésique. C'est ainsi que le pouvoir illégitime d'Alger a procédé au cours de ces cinquante dernières années. Et le comble c'est qu'il continue et mène une course contre la montre tant que les Algérois sont encore dans un coma profond !
Ainsi, il a utilisé les fanatiques islamistes pour détruire les mausolées des saints d'Alger. Avec sa propagande contre les Kabyles, il a réussi à inculquer aux Algérois ''la haine du Kabyle''. On se souvient de la répression contre les manifestants pacifiques Kabyles de juin 2001 à Alger (le pouvoir a même utilisé des prisonniers de droits communs de la prison de Sarkadji pour poignarder du Kabyle.
On sait aussi que ce régime va construire à Alger une mé-gamosquée pour caresser dans le sens du poil tous les fanatiques islamistes et les pays du monyen orients. Alors que les Algériens méritant sont effacés de l'histoire, et n'ont droit à aucun égard.
La Fondation Forza Mezghenna entend fermenent réalisé son programme élaboré pour stopper les dérives du régime. La priorité est donnée à la réécrire de l'histoire et à la réhabilitation du patrimoine.
Manifeste de Forza Mezghenna
Considérant que les At (ou Beni) Mezghenna était une tribu berbère qui appartient aux Sanhadjas, selon Ibn Khaldoun. Ils habitaient toutes les pleines d'Alger et les environs (Mitidja); Considérant qu'Alger fut fondé en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium par Bologhine ibn Ziri qui lui donne le nom de Ziri pour honorer son père. Alger vient de l'anthroponyme Ziri, qui signifie en kabyle la Lune.
Considérant que la confédération des At Mezghenna fut chassée par les Taalibis, une des nombreuses tribus qui forment les peuplades des Beni Hilal et des Beni Suleim qui avaient envahi l'Afrique du Nord vers 1050. (Il existe dans les environs de Tablat une locallité appelée Beni Mezghana. La famille de Hadj Cherchali, membre de la direction du PPA, puis du PPA-MTLD et du FLN est appelée Dar Mezghena);
Considérant qu'à l'invasion française, la très grande majorité des Algérois parlaient encore le kabyle, le reste l'arabe derja ou le turc;
Considérant la guerre non-déclarée aux Kabyles par le régime algérien depuis l'indépendance;
Nous les Algérois de souche, fiers descendants des At Mezghenna, et les Kabyles de la diaspora du Grand d'Alger (arabophones ou amazighophones) avons décidé la création de l'organisation Forza Mezghenna ayant pour mission de :
1. Fédérer les membres de la grande famille Kabyle d'Alger (Mezghenna) en vue de constituer un puissant lobbye;
2. Établir des alliances stratégiques en réseautant les différents acteurs ayant à coeur la sauvegarde de la dimension Amazigh de Mezghenna;
Les principaux objectifs de Forza Mezghenna sont :
1. Appuyer tous les mouvements militants en faveur du respect de la dimension amazigh d'Alger et du pays tout entier.
2. Apporter un soutien aux organisations Kabyles oeuvrant pacifiquement pour l'autonomie régionale et/ou le fédéralisme à l'échelle du pays.
3. Transformer le paysage linguistique du Grand Alger pour en faire une vraie capitale trilingue respectant la diversité linguistique du pays ( tamazight, arabe, français).
4. En finir avec le racisme anti-kabyle savamment entretenu depuis le Beylicat Turc d'Alger, et amplifié depuis le coup d'état contre le GPRA en 1962 par la clique de Oujda.

Programme d'actions de Forza Mezghenna

A. Réhabiliter les qoba, mausolées d'Alger
Patrimoine d'une période allant du 12ème au 15ème siècle. Les Qouba de ces saints d'Alger ont été pour la plupart profanées et saccagées récemment par les fanatiques.


1. Le plus connu est incontestablement Sidi Abderahmane Et-thaâlabi qui se trouve à la rue Ben Cheneb (rond point de la rampe Valée en allant vers Djamâa Lihoud).
Ce mausolée est un lieu poétique, empreint de sérénité et de quiétude.


Dans ce même site, on trouve également Sidi Wali Dadda et Sidi Flih


2. Sidi Ben Ali (cimetière des 2 princesses: la légende que les deux soeurs enterrées en ce lieu moururent de chagrin d'amour)


3. Sid M'Hamed Bouqabrine (le saint aux 02 tombres, une à Belcourt et l'autre en Kabylie)


4. Sidi Brahim ("gardien de la mer") , son tombeau se trouve à l'Amirauté


5. Sidi H'lal (rue de Bab el Oued) connu surtout par ouled el kasba


6. Sidi Bougueddour (situé en plein centre de la Casbah)


7. Sidi Medjbar (perché sur les hauteurs d'Alger du côté de Zghara)


8. Sidi M'hamed Chérif (Casbah) On dit que pour apaiser ses angoisses, il suffit de boire 3 gorgées d'eau de ce lieu de culte


9. Sidi Ramdane (Casbah) très beau monument, ce quartier est aussi connu pour son Hammam d'une architecture remarquable


10. Sidi yahia à hydra


11. Sid lek'hal à bab el oued


12. Lala Setti Taklit, une maraboute à bab el oued


13. Sidi Fredj, à l'entré du port qui porte son nom


14. Stawali


15. Âssas El Kadous, son tombeau est situé près de oued el kadous, derrière le parc zoologique mais je ne connais pas son nom.


B. Construire un monument à la mémoire du fondateur d'Alger : Bologhine Ibn Ziri
Elle fût construite sur le territoire de la confédération de Mezghanna. A cette époque, tout le monde parlait tamazight à Alger. Certains endroits parlent encore cette langue vernaculaire tels que les toponymes Telemly (vient de Tala melal, fontaine blanche), Tamentefoust (vient de Tamenyefust, le rive droite), Bologguin (nom du chef ziride, fondateur d’Alger), etc...
On sait maintenant que ce sont les Kabyles (les Ketama) qui furent à l’origine de la création du 3ème Khalifat musulman : le Khalifat Fatimide.
En effet, les Imazighen d’Afrique du Nord se sont alliés vers l’an 900 aux shiites Perses pour mettre fin à la tyrannie des Khalifes abbasside de Baghdad et Omeiyade de Damas. Ibn Khaldoun écrit "...Quand les Fatimides furent parvenus à établir leur domination en Ifrikia, Ziri (fils de Menad, gouverneur de Tamazgha sous l’autorité Abbasside) passa de leur côté à cause des liens de clientèle qui attachaient sa famille à celle d’Ali Ibn Abi Taleb, et, dès lors, il se montra un de leurs partisans les plus dévoués...".
Ziri devint chef des Sanhadja et bâtit la ville d’Achir sur le flanc de la montagne du Titeri. Il reçut le commandement de la ville d’Achir et de la province de Tahert. Ibn Khaldoun écrit : "...Quelques temps après, Ziri autorisa son fils Bologguin à fonder trois villes, l’une sur le bord de la mer et appelée Djazaïr-Beni-Mezghanna (les îles des enfants de Mezghanna), et l’autre sur la rive orientale du Chélif et appelée Miliana ; la troisième porta le nom de Lemdia (Médéa). Bologguin fut investi par son père du gouvernement de ces trois places, qui sont encore aujourd’hui (à l’époque de Khaldun) les villes les plus importantes de Tamazgha centrale.
Ziri perdit la vie en juillet 971 dans un combat qui opposait les Fatimides aux Maghraoua (des partisans des Oméïades d’Espagne).
Son fils Bologguin lui succèda et réussit à assoir son autorité sur toute Tamazgha et à faire disparaître la domination des Omeyyades. Après avoir établi leur autorité sur toute l’Afrique du Nord, les Ketama s’emparent de la Sicile et conquirent l’Égypte pour établir leur capitale au Caire en 973.
Ils laissent le gouvernement de Tamazgha (Afrique du Nord) à leur lieutenant Bologguin, fils de Ziri, fils de Menad. Bologguin mourut en mai 984 , à Ouarekcen, localité située entre Sidjilmessa et Tlemcen, pendant qu’il rentrait d’une longue expédition. En 1045, les Zirides rejetèrent l’autorité du Khalifat Fatimide et proclamèrent la souveraineté de Tamazgha avec un retour à l’orthodoxie sunnite.
Gabriel Camps écrit "...Pour punir cette sécession, le Khalife fatimide "donna" Tamazgha aux tribus arabes, trop turbulentes, qui avaient été cantonnées dans le Saïs, à l’est du Nil, en Haute Egypte. Ces tribus, Djochem, Atbej, Zoghba, Riyah, Rebia et Adi, se rattachaient à un ancètre commun, Hilal, d’où le nom de l’invasion hilalienne ; les Beni Hilal, bientôt suivis des Beni Solaïm et des Beni Mâqil, pénètrent en Tamazgha vers 1051...". Ibn Khaldoun avait dépeint ces Arabes bédouins comme une armée de sauterelles détruisant tout sur son passage. En tout leur arrivée devait transformer radicalement le visage de Tamazgha et l’arabiser en grande partie. C’est de cette époque du Khalifat Fatimide que nous vient la célébration, jusqu’à maintenant, de l’Achoura (taâchurt)d’un bout à l’autre de Tamazgha. Dans les pays shiites, le 10 Moharram commémore l’anniversaire de la bataille de Kerbala en l’an 60 de l’Hégire (680 de notre ère) au cours de laquelle tomba Sidna l-Hocein fils de Sidna Ali Abu Thaleb et petit-fils du Prophète. La veille est marquée par le jeûne des ascètes shiites et le jour de l’achoura est un jour de deuil pour la shiaâ. Ce dernier élement est de très loin celui qui contribue le le plus à donner à cette fête, dans les populations rurales de Tamazgha, un caractère de gravité, inchangé depuis les Fatimides.


C. Construire un monument à la mémoire de roi d'Alger de 1520 à 1527
Sidi Ahmed ou el Kadhi fut le fondateur de la dynastie des Seigneurs puis rois du royaume de Koukou[1] qui a duré pendant deux siècles[2] et il sera roi d'Alger de 1520 à 1527. Sidi Ahmed ou el Kadhi symbolise la résistance kabyle à la colonisation turque.
En 1518, Aroudj trouvera la mort à Tlemcen, Kheireddin Barberousse, frère de ce dernier, prendra alors la tête de l’armée turque et accusera Sidi Ahmed ou el Kadhi de trahison. Touché dans son amour propre, Sidi Ahmed ou el Kadhi se réfugiera dans sa forteresse de Koukou en attendant le moment propice pour laver ce que toute la Kabylie considérait comme un affront[évasif].


En 1520, Kheireddine décide de mener une expédition contre Sidi Ahmed ou el Kadhi. La bataille aura lieu dans la plaine des Issers. La victoire des Kabyles sera sans équivoque et c'est avec beaucoup de chance que Kheireddin aura la vie sauve en ayant pris la fuite au bon moment[précision nécessaire]. Victorieux, Sidi Ahmed ou el Kadhi s'empare d'Alger et régnera jusqu'en 1527.


Kheireddine reviendra à l'improviste[précision nécessaire], débarquant à l'embouchure du Oued Sebaou, il vaincra quelques contingents kabyles à Bougdoura près de Draâ Ben Khedda (Mirabeau). Apprenant le retour de l'ennemi, Sidi Ahmed el ou Kadhi, fort d'une grande armée, prendra position au col d'Aït Aïcha des Issers. Cernés dans la plaine, Kheireddin et ses partisans allaient être anéantis, mais la veille du combat Sidi Ahmed ou el Kadhi fut, dans la nuit, assassiné dans son propre camp, d'une main que l'or turc avait soudoyée


D. Construire un monument à la mémoire des 20 000 guerriers Kabyles qui avaient défendu Alger lors de l'invasion coloniale francaise en 1830
Qu'ont fait les Turcs pour défendre l'Algérie face à l'invasion française? L'histoire rapporte que le dey n'avait distribué que deux balles à ses soldats qui en revendiquaient 100, de peur que ces derniers ne se retournent contre lui.
Il a fallu que 20.000 guerriers arrivent à la rescousse de Kabylie pour défendre Alger alors que le dey avait chargé ses trésors pour partir à Livourne en Italie.
Avant la France il y a eu donc l'Empire ottoman. Passons sur les sévices commis par les janissaires contre les populations algériennes. Les historiens sont unanimes à soutenir que la présence des Turcs en Afrique du Nord n'a pas fait de l'Algérie une Andalousie. Ils n'ont pas construit le château de Séville ou de l'Alhambra.
A part quelques forts, ils s'étaient limités à contrôler les grandes villes et laisser la gestion locale aux tribus. Le dramaturge Slimane Benaïssa a résumé ainsi les trois siècles de la présence turque en Algérie: «Ils ont ramené le bain maure, la zorna et les cubes de baklawa.».