http://makkabylie.blogspot.fr/

mercredi 19 décembre 2012

Hollande en Algérie: "Je ne viens pas ici faire repentance ou excuse, je viens dire la vérité" - L'EXPRESS


Hollande en Algérie: "Je ne viens pas ici faire repentance ou excuse, je viens dire la vérité"

Par , publié le 
Le président français est arrivé ce mercredi à Alger avec sa délégation pour un voyage d'Etat de 36 heures. Lors d'une conférence de presse, François Hollande a insisté sur la nécessité d'"un partenariat d'égal à égal" entre les deux pays. 
Hollande en Algérie: "Je ne viens pas ici faire repentance ou excuse, je viens dire la vérité"
ALGERIE - "Il y a beaucoup de Français qui on avec l'Algérie une relation humaine, singulière, parfois douloureuse", a dit le président François Hollande après sa rencontre avec le président algérien Bouteflika.
AFP PHOTO/FAROUK BATICHE
Une nouvelle ère dans les relations franco-algériennes? PourFrançois Hollande, à Alger ce mercredi, "ce voyage était nécessaire, il vient comme un aboutissement mais aussi comme le temps d'un nouvel âge que je veux engager entre la France et l'Algérie 50 ans après". Le président français a d'ailleurs invité son homologue algérien Abdelaziz Bouteflikaà venir en visite d'Etat en France. 
"Je veux saluer le courage des Algériens, la manière dont ils sont restés unis ces dernières années (...) Il y a beaucoup de Français qui ont avec l'Algérie une relation humaine, singulière, parfois douloureuse", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. "Il y a une vérité à dire sur le passé et il y a surtout une volonté à prononcer pour l'avenir", a encore déclaré le président, qui a précisé "Je ne viens pas ici faire repentance ou excuse, je viens dire la vérité, ce qu'est l'Histoire". 
François Hollande a aussi plaidé pour un "partenariat stratégique d'égal à égal" entre Paris et Alger. "Il y aura donc une déclaration d'amitié et de coopération, c'était la meilleure formule (...) ce document sera suivi par un autre qui est le document cadre du partenariat et qui est un programme de travail sur cinq ans dans les domaines économiques, financiers, culturels, agricoles et même de défense", a-t-il aussi dit.  
Interrogé sur la loi d'indemnisation des victimes des essais nucléaires français, conduits notamment dans le Sahara, le chef de l'Etat français a déclaré que la loi devait être appliquée "pleinement". "S'il apparaît qu'il y a des conditions qui ne permettent pas à des victimes de faire valoir leur droit, nous regarderons comment faire", a précisé François Hollande. 
Avant ce rendez-vous avec les journalistes, François Hollande -venu lors de ce voyage d'Etat avec une délégation de 200 personnes- et le président Bouteflika, ont parcouru en voiture et à pied le boulevard longeant le front de mer d'Alger, rafraîchi à la hâte ces derniers jours. 
Une foule considérable les a accueilli, avec des youyous et des drapeaux, dans une atmosphère chaleureuse et bon enfant, encadrés de groupes folkloriques venus de toute l'Algérie et une garde d'honneur traditionnelle à cheval. 
La police, venue en masse, avait posté un homme tous les trois mètres sur le parcours officiel depuis l'aéroport d'Alger, tandis qu'un hélicoptère survolait le cortège officiel.  
Pas moins de neuf ministres français suivaient les présidents sur le boulevard. Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, cheminait au côté de Yamina Benguigui, ministre d ela Francophonie, tandis que Laurent Fabius,Manuel Valls et Arnaud Montebourg restaient un peu en marge, abasourdis par les tirs de bienvenue de la garde montée. Le cortège s'est déplacé à pied sur plusieurs centaines de mètres pendant une bonne demi-heure. 

Une visite de 36h, l'année des 50 ans d'indépendance

Chacun s'arrêtait aux barrières, serraient des dizaines de mains qui se tendaient dans la foule, tandis que du riz était jeté des balcons des immeubles haussmanniens de ce boulevard décoré des couleurs de l'Algérie. Par moments, la sécurité sur les nerfs semblait sur le point d'être débordée. 
Le cortège a ainsi parcouru plusieurs centaines de mètres face à cette foule, avec des centaines de drapeaux français et algériens disposés de part et d'autre de cette corniche immortalisée sur toutes les photos historiques d'Alger. 
L'avion de François Hollande s'était posé à Alger moins d'une heure plus tôt, peu avant 12h GMT pour une visite de 36 heures. Elle doit être consacrée à un resserrement des liens politiques et économiques, alors que l'Algérie fête cette année 50 ans d'indépendance de la France. Ce mercredi, le pésident a annoncé qu'il ira aussi au Maroc "au début de l'année prochaine", mais aussi en Tunisie. 
Dans le centre-ville, au moment de l'arrivée des deux présidents, un incendie s'est déclenché dans les galeries souterraines de la Grande Poste, non loin du passage du convoi, ont constaté des journalistes. Les causes en restaient inconnues mercredi après-midi, mais il n'a fait aucune victime, selon des sources officielles. 
Avec 
Avertissement de modération: compte tenu du caractère sensible de ce thème, nous serons particulièrement sensibles à la bonne tenue des débats. Merci donc de ne pas tenir de propos xénophobes, antisémites ou discriminatoires. 
 

Le rassemblement du MAK empêché, la place de l’ancienne mairie occupée par la police et les CRS


Le rassemblement du MAK empêché, la place de l’ancienne mairie occupée par la police et les CRS

19/12/2012 - 12:08

TIZI-WEZZU (SIWEL) — Le rassemblement du MAK pour protester contre la caution politique de François Hollande au régime de Bouteflika a été empêchée. Tôt dans la matinée, un important dispositif répressif a occupé la place de l’ancienne mairie de Tizi-Ouzou avant que les partisans de l’autonomie ne viennent occuper le lieu prévu pour ce rassemblement. Malgré tous les moyens dissuasifs employés par les services de l'Etat répressif algérien, un peu plus de 600 personnes ont défiés la peur et ont affronté le dispositif répressif.


Kamira Nait Sid devant les CRS au cours de la marche interdite du MAK pour Yennayer 2962.
Kamira Nait Sid devant les CRS au cours de la marche interdite du MAK pour Yennayer 2962.
Tôt dans la matinée d’aujourd’hui, un important dispositif répressif composé de policiers et de brigades anti-émeute ont occupé la place de l’ancienne mairie de Tizi-Ouzou. En arrivant sur les lieux, 2 heures avant le rassemblement, les responsables du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie l’ont immédiatement constaté. Ils ont été d’emblé intercepté par un commandant de la police qui leur a demandé d’appeler à l’annulation du rassemblement « votre rassemblement n’est pas autorisé » leur dit-il, alors même que personne en Kabylie n’a jamais demandé d’autorisation. « Les autorisations sont demandées à des gouvernement légitimes. En Kabylie, on ne demande pas d’autorisation au régime raciste d’Alger. Nous ne vous reconnaissons pas » rétorque alors le Président du MAK. 

Le commandant chargé de négocier avec les organisateurs a tenté de persuader la direction du MAK d’appeler à la dispersion « Il y aura répression si vous vous obstinez. Nous vous conseillons d’appeler à la dispersion. L’Etat est fort, ne l’oubliez jamais », déclare-t-il. Le premier responsable du MAK, Bouaziz Ait Chebib, lui assène alors une réplique cinglante en lui répondant « Oui, nous savons que votre pouvoir est fort quand il s’agit de réprimer la société civile et les actions pacifistes. En revanche, vous vous mettez à plat ventre face à vos terroristes et à vos repentis qui représentent maintenant ouvertement votre gouvernance criminelle » 

La place étant occupée par les CRS et la police, les organisateurs ont décidé de déplacer le rassemblement sur la chaussée aux abords de la place de l’ancienne mairie. Le dispositif répressif a tenté de s’interposer en repoussant par un corps à corps les manifestants sur le trottoir mais sans trop les charger tout en faisant de la provocation sur les manifestants. Il semble que les forces de répressions ne savaient pas trop comment gérer la situation face refus d’obtempérer des citoyens. 

Durant plus d’une heure, il y a eu plusieurs prises de parole, dont celle du Président du MAK et de la Présidente du Conseil fédéral de Kabylie du congrès mondial Amazigh, Kamira Nait Sid, également militante du Mouvement autonomiste. Il ya lieu de mentionner la présence d'un membre des droits de l’Homme de Tizi-ouzou, Arezki Abbout, d’un ancien élu et même d’un membre fraichement élu du RCD. 

La protestation du MAK contre la caution française au régime de Bouteflika a réuni plus de 600 participants, dont un bon nombre de femmes, qui ont défié le dispositif répressif, sans compter les nombreux citoyens qui sont restés loin du lieu du rassemblement. « Les brigades anti-émeute ont tenté par diverses provocations de faire basculer les manifestants dans la violence dans le but de faire passer notre mouvement pacifiste pour une organisation prônant la violence » a déclaré le président du MAK qui a poursuivi, en s’adressant aux forces de la répression algérienne, « le gouvernement que vous représentez ici ne connait que la violence ! C’est votre seul et unique moyen de perdurer à la tête d’un pays que vous avez usurpé. La violence est votre caractéristique pas la notre ». S’adressant aux citoyens, Bouaziz Ait-Chebib les a appelé à ne pas répondre aux provocations des forces de répression et aux insultes de leurs agents en civils « Ils veulent nous entrainer dans la violence parce qu’ils vivent et ne perdurent que par ce seul et unique moyen » 

Malgré la campagne d’intox par des rumeurs de répression, les entraves à l’accès aux abords de la place de l'ancienne mairie de Tizi-Ouzou, puis carrément son occupation par les forces de répressions du régime algérien, la mobilisation citoyenne kabyle a bravé la peur. Elle a été à la hauteur du message envoyé à François Hollande qui a inauguré son premier jour en Algérie par une répression en Kabylie. 

Nous reviendrons avec plus de précisions sur le déroulement exact du rassemblement et les prises de paroles 

zp, 
SIWEL 191208 DEC 12 

"En Algérie, Hollande est moins populaire que Chirac, mais plus que Sarkozy" - DIPLOMATIE - FRANCE 24


"En Algérie, Hollande est moins populaire que Chirac, mais plus que Sarkozy"

Visite de François Hollande en Algérie en 2010.
© AFP

En visite officielle à Alger et Tlemcen les 19 et 20 décembre, le président français, qui a déjà séjourné à plusieurs reprises dans le pays, est considéré comme un "ami" par les Algériens. Contrairement à son prédécesseur Nicolas Sarkozy.

Par Jonathan WALSH (vidéo)
Assiya HAMZA , envoyée spéciale en Algérie (texte)
 
Son accueil promet d’être chaleureux. Alors que le président français entame, mercredi, sa première visite d’État en Algérie, François Hollande semble avoir déjà remporté la bataille de l’image. Dans un pays qu’il connaît bien pour y avoir séjourné à plusieurs reprises, il bénéficie d’un énorme capital sympathie auprès de la population algérienne. Rien de comparable, certes, avec un Jacques Chirac encore adulé aujourd’hui, mais aux antipodes du piètre souvenir laissé par son prédécesseur à l'Élysée...
"Il est mieux que Sarkozy !" s'exclament deux Algérois interrogés par FRANCE 24. 
EN IMAGES : LA VISITE DE FRANÇOIS HOLLANDE FAIT LA UNE DE LA PRESSE ALGÉRIENNE
"Hollande attendu comme le Messie". Caricature du quotidien algérien "Liberté".
"On le considère comme l'un des nôtres. Il a toujours eu des contacts avec l’Algérie avant d’être président et il n’a jamais rien fait contre nous". "Personne ne dira du mal de lui. C’est Monsieur Normal, Monsieur Tout-le-Monde", ajoute l'un deux avant de préciser qu’"il a tout de même une image plus fade que Chirac, qui était lui véritablement adulé !".
En mars 2003, Jacques Chirac avait été accueilli par une foule en liesse à Alger. Et pour cause. Il s’agissait non seulement de la première visite d’État d’un président français en Algérie depuis l’indépendance, en 1962, mais aussi de celui qui avait dit "non" à la guerre en Irak. Fidèle à ses habitudes, le président Chirac n’avait pas hésité à prendre un bain de foule, notamment à Oran. Un voyage immortalisé par la signature d’un traité d’amitié avec son homologue, Abdelaziz Bouteflika. Dans cette Déclaration d’Alger, les deux pays s’engageaient alors à établir un partenariat politique, économique et culturel renforcé.
"Les Algériens n’aimaient pas Sarkozy"
Une entente largement entamée par le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ce dernier a, en effet, échoué à refonder les relations franco-algériennes, comme en témoigne l’enterrement, en décembre 2007, du traité d’amitié initié par Jacques Chirac quatre ans plus tôt ou encore sa politique très ferme en matière d’immigration. Lors de la dernière campagne présidentielle, en 2012, le candidat de l'UMP a ainsi réitéré le souhait qu’il formulait depuis 2010 de réviser l'accord sur l'immigration qui lie les deux pays depuis 1968. Objectif : limiter les entrées des ressortissants algériens en France.
Ce texte confère aux immigrés algériens établis en France certains avantages par rapport aux ressortissants d’autres pays : obtention d'une carte de séjour de 10 ans, régularisation automatique des immigrés clandestins après dix ans de présence sur le territoire français… Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur entré en fonction avec l'arrivée de François Hollande au pouvoir, a lui annoncé, il y a quelques jours, qu’il n’y avait "pas de projet de modifier l'accord bilatéral". Un bon point pour le gouvernement socialiste...
"François Hollande a une très bonne image ici. Les Algériens n’aimaient pas Sarkozy. Quand il était au pouvoir, les relations entre nos deux pays étaient très mauvaises. On ne peut que rebondir", insiste Malik, étudiant de 25 ans.
Plusieurs séjours en Algérie depuis 1978
Contrairement à son prédécesseur, François Hollande suscite donc plutôt de la sympathie. Malgré un père partisan de l'"Algérie française", l’actuel chef de l'État a toujours œuvré pour refonder les liens entre les deux pays.
En 1978, l’étudiant à l’ENA choisit ainsi l’Algérie pour son stage de fin d’études. En 2006, il est par ailleurs le premier Premier secrétaire du Parti socialiste (PS) à fouler le sol algérien depuis 16 ans. Puis, en décembre 2010, celui qui ne s’est pas encore déclaré candidat à la primaire socialiste en vue de l’élection présidentielle de 2012 fait un séjour remarqué à Alger. Outre les entretiens avec quelques membres du Front de libération nationale (FLN), dont Ahmed Ben Bella, père de l’indépendance et premier président de la République algérienne, le député de Corrèze multiplie les interviews dans les médias algériens. Le quotidien "El Watan" le gratifie alors même d’une fausse une : "2012, j’y serai".


Attendu sur le dossier sensible des visas
Bien que le contexte lui soit donc plutôt favorable, François Hollande n’arrive pourtant pas en terrain conquis. Les attentes et les espoirs des Algériens sont nombreux, rappelle Rachid Tlemçani, enseignant-chercheur à la faculté de sciences politiques de l'université Alger III.
"François Hollande est un homme de gauche. Les Algériens apprécient les gens de gauche parce qu’ils sont sensibles au progrès social, analyse le politologue. Ils l’attendent d’ailleurs sur une question très sensible : le nombre de visas. Est-ce qu’ils vont augmenter ? Est-ce que la bureaucratie va être réduite pour que les Algériens puissent voyager en Europe ? Ils attendent que le gouvernement socialiste fasse un effort comme le gouvernement algérien, je suppose, va le faire en accordant la priorité aux entrepreneurs français dans le cadre de la relance économique de l’Algérie."
En 2006, François Hollande, qui s’est toujours présenté comme un "ami de l’Algérie", avait déclaré au journal "Le Soir d’Algérie" : "Ce qui unit nos deux pays est plus fort que ce qui les sépare". Alors que l’Algérie s’apprête à clore les célébrations organisées pour le 50e anniversaire de son indépendance, le président français doit désormais tourner la page Sarkozy, en scellant une réconciliation au sommet entre les deux pays.

Alger transformée en « fort » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Visite de François Hollande est depuis ce matin en Algérie
Le boulevard du front de mer qu’empruntera François Hollande pour se rendre de la Grande-Poste vers l’Assemblée est fermé à la circulation. Et là, vers midi, il s’est déclaré un incendie dans les locaux de la grande poste que les pompiers tentaient de maitriser avant l’arrivée du président français, vers 13 h à l’aéroport international d’Alger.
19/12/2012 - 13:18 mis a jour le 19/12/2012 - 13:15 par La Rédaction
La visite de deux jours qu’effectue le Président français, François Hollande en Algérie depuis aujourd’hui, aura révélé, une nouvelle fois l’incurie du régime autiste d’Alger qui s’adonnent encore à des pratiques qui n’ont aucun droit de citée dans des pays qui se respectent. En effet, quel argument à faire valoir pour justifier le fait d’avoir libéré les employés de la fonction publique pour les besoins d’une visite et le fallacieux prétexte d’aérer la circulation automobile et de décongestionner les axes routiers, alors que tout Alger-Centre, où Hollande devrait « s’offrir », en compagnie de Bouteflika, un bain de foule est déjà débarrassé de tout ce qui peut gêner : saletés, mendiants, voitures, etc.
Le boulevard du front de mer qu’empruntera François Hollande pour se rendre de la Grande-Poste vers l’Assemblée est fermé à la circulation. Et là, vers midi, il s’est déclaré un incendie dans les locaux de la grande poste que les pompiers tentaient de maitriser avant l’arrivée du président français, vers 13 h à l’aéroport international d’Alger.
Tous les salariés de la fonction publique, même ceux de des ministères, des grandes comme Sonelgaz et Sonatrach, ont, par la « grâce du « roi » obtenue un petit congé inespéré. Il est bien entendu que els élèves des différends cycle de l’enseignement sont en vacances avant l’heure étant donné que ces dernières interviendront demain. Fidèle donc à ses pratique uniques et iniques, le régime n’a pas mois de réquisitionner, comme d’habitude, des bus plein à craquer. Il est hors de question de rater le bain de foule. On y ramène des gens d’un peu partout. On ya amène surtout des femmes, des enfants, même ceux qui vivent dans le taudis de la périphérie de la capitale Alger. L’essentiel, c’est de faire le « plein ».
Ces derniers, une fois le bain de foule terminé, retourneront dans leurs tôles de misère côtoyer les saletés, les rats, et tout ce qu’on peut imaginer. C’est surtout ce qu’il faut éviter de dire à Hollande qui ne verra que ce qui est « bien », comme ces rues nettoyés au Karcher alors que juste à côté, les autres ressemblent, à s’y méprendre, aux Ecuries d’Augias. A l’Ouest, Tlemcen, ville natale de Bouteflika et de douze de ses ministres, aura droit au même spectacle. La ville a fait sa grande toilette pour « honorer » Hollande qui s’y rendra demain.
La Rédaction

Hollande inconnu au Djurdjura – DZactiviste.INFO


Hollande Inconnu Au Djurdjura


Print Friendly
Hollande presse algériennePar Said Radjef
Décidément, rien ne va plus en Kabylie ces derniers temps. Outre les élections qui se déroulent dans l’anonymat le plus total, la visite officielle du chef de l’Etat Français, François Hollande, en Algérie, n’a pas suscité la curiosité des populations kabyles. En tous les cas, l’attitude kabyle est loin de rimer avec ces faux airs d’hospitalité et de pays pleinement souverain que veut traduire l’Etat algérien à l’occasion du séjour de M.Hollande. En dépit de l’abattage « publicitaire » entamé depuis des semaines par la presse et les grands médias d’ici et d’ailleurs, le moins que l’on puisse dire, l’anonymat et l’indifférence sont les deux sentiments qui ressortent ici au Djurdjura au moment où le président Français foulait le sol algérien.
Et pourtant cette visite qui porte un cachet particulier en raison du passé douloureux qui lie les deux pays, n’est pas de nature à laisser indifférente la Kabylie qui compte, il faut le souligner, l’une des plus grandes communautés algérienne en France. Or, la venue de François Hollande, même surmédiatisée, vient de mettre en évidence une chose : le désintérêt et le mépris qu’a le Djurdjura pour la pratique politique, se sont visiblement enflés au cours de ces dix dernières années. Et à tout le moins les anachronismes d’un régime dans lequel les algériennes et les algériens refusent de se reconnaître ou de s’identifier.
A vrai dire, il n’y a pas que la visite du premier responsable Français qui est confrontée au rituel marquant de l’indifférence kabyle .Un pesant et retentissant dégoût entoure l’atmosphère depuis quelques temps déjà, au point qu’aucun évènement n’arrive a faire sortir la région de sa torpeur pour la réconcilier avec le discours politique.
Dans la plupart des endroits où nous nous étions rendus au Djurdjura au cours de cette semaine, la visité de M. Hollande est relatée comme un banal fait divers relevant de la rubrique des chiens écrasés. Pas un mot sur le sujet de la repentance qui chauffe les esprits sur les deux rives de la méditerranée. Eveil des consciences ou démission totale ? La frénésie qui s’est emparée des médias algériens et français, est vite, tournée en quelques commentaires de café, en dérision. « Le président algérien François Hollande rencontre Bouteflika » ou encore « le franco-algérien Hollande », traduisent l’atmosphère dans laquelle baigne le Djurdjura depuis quelques années.
Au fait, il n’y a pas que la servilité du régime qui choque et qui pousse les algériens à avoir ces sentiments d’indifférence et d’anonymat. A la vérité, nos sociologues, nos journalistes, nos politologues et les leaders d’opinions le savent très bien, les algériens veulent en finir une bonne fois pour toutes avec la complaisance, les connivences, la courtisanerie, les faux semblants …devenus des constantes nationales si nécessaires à la survie de chacun. Alors, attention aux grands silences qui précèdent la tempête. D’autant plus que le spectre du printemps arabe plane majestueusement sous le ciel d’Algérie.

Hollande et Bouteflika : un nouveau chapitre dans l'histoire des relations franco-algériennes | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique


18/12/2012 à 21h:29
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
François Hollande et Abdelaziz Bouteflika.François Hollande et Abdelaziz Bouteflika. © AFP
La visite de François Hollande à Alger et Tlemcen, les 19 et 20 décembre, est l'occasion d'un rapprochement longtemps attendu entre la France et l'Algérie, deux pays aux relations tumultueuses. Programme d'une visite historique.
Mis à jour à 10h34.
À l’aéroport international Houari Boumédiène d’Alger, impossible aux visiteurs de rater les sticks du cinquantenaire de l’indépendance du pays. En cette année de commémoration de la libération du joug de l’ancienne puissance coloniale, c’est pourtant le nouveau président français, François Hollande, qui est reçu en grande pompe, ces 19 et 20 décembre. Une visite qui doit éclairer d’un jour nouveau les relations passionnelles et ombrageuses entre les deux États. Pour un nouveau départ fondé sur un partenariat débarrassé des scories du passé, les deux présidences ont minutieusement préparé ce voyage au cours duquel la symbolique aura toute sa place, à côté d’un contenu dense et varié.
Voir aussi notre chronologie : France-Algérie, 50 ans de rencontres au sommet.
Neuf ministres du gouvernement Ayrault (voir ci-dessous : Le Foll, Montebourg, Bricq, Arif, Valls, Conway-Mouret, Benguigui, Le Drian, Fabius), une trentaine de grands patrons français, des people comme l’acteur Kad Merad, la chanteuse Djur-Djura, l’historien Benjamin Stora et le militant socialiste Georges Morin, accompagnent le chef de l’État français. L’ex-ministre Jean-Pierre Chevènement et l’ancien Premier ministre (UMP), Jean-Pierre Raffarin, toujours engagé dans les relations entre les deux pays, seront aussi de la partie. François Hollande doit être accueilli à l’aéroport d'Alger, le 19 décembre à 13 heures, par son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika. Après avoir écouté les hymnes nationaux, il recevra les honneurs militaires et passera en revue les troupes algériennes.
S’ensuivra une promenade des deux dirigeants méditerranéens sur le front de mer avant qu'ils ne s’enferment à la résidence d’État de Zéralda pour un long entretien. Seront abordées notamment les crises internationale (la Syrie, le conflit israélo-palestinien et le Mali), où les deux pays tentent d’atténuer leurs divergences. Mais il sera aussi question des relations bilatérales, de la relance du dialogue des 5 + 5 et de l’Union pour la Méditerranée (UPM). La question du Sahara occidental pourrait aussi être évoquée alors que Paris soutient le plan d’autonomie proposé par les Marocains. 
Accords de coopération
Hollande recevra en fin de journée la communauté française établie en Algérie - environ 28 000 personnes dont 25 000 binationaux - à la résidence de l'Ambassadeur de France. Plus tard, vers 19 heures 30, il se rendra au Palais de la culture, situé sur les hauteurs de la ville, pour coprésider la cérémonie de signature d’une quinzaine d’accords de coopération, socle du nouveau partenariat que veulent établir les deux pays. Ceux-ci concernent, entre autres, la ratification des instruments de l’accord de 2008 portant sur la coopération militaire, un secteur où la France était très présente jusque dans les années 1990. Devraient aussi être signés des accords pour l’installation d’une usine d’assemblage de véhicules Renault à Oran, pour la création d’une université technologique pour la formation de techniciens supérieurs...  Après cet intense après-midi de travail, le président Bouteflika offrira à son hôte français un dîner officiel au Palais du peuple.
François Hollande prononcera un discours devant les deux chambres réunies du Parlement algérien au Palais des nations, une première pour un chef de l'État français depuis l'indépendance du pays.
Le lendemain matin, le 20 décembre à 9 heures, François Hollande prononcera un discours devant les deux chambres réunies du Parlement algérien au Palais des nations, une première pour un chef de l'État français depuis l'indépendance du pays. Un moment très attendu que certains parlementaires algériens, notamment issus de partis islamistes, ont prévu de boycotter. Il interviendra ensuite à l’occasion des rencontres économiques franco-algériennes organisées à l’hôtel Sheraton. Puis ira se recueillir au cimetière chrétien et juif de Bologhine et devant une plaque commémorative, Place Maurice Audin. Un geste mémoriel fort.
Visite à Tlemcen
Assistant de mathématiques à l'université d'Alger, membre du Parti communiste algérien (PCA), Maurice Audin avait été arrêté le 11 juin 1957 en pleine bataille d’Alger par les parachutistes. Il aurait été atrocement torturé avant de mourir de ses blessures. Mais les autorités civiles, militaires, juridiques françaises ont toujours prétendu qu’il s’était évadé au cours d’un transfert. Après avoir écrit à François Hollande, Josette Audin, sa veuve vient d’annoncer que la France s'était engagée à lui faire remettre tous les documents relatifs à la disparition de son mari.
Enfin, pour son dernier après-midi en Algérie, Hollande se déplacera jusqu’à Tlemcen à l’ouest du pays. Il y prononcera une allocution devant les étudiants de l’Université Aboubakr-Belkaïd de Tlemcen. Cette adresse à la jeunesse devrait être synonyme d’espoir. À cette occasion, il recevra le titre de docteur honoris causa. Le choix de cette ville de 150 000 habitants à plus de 500 km au sud-ouest d’Alger a surpris. Certains y voient un cadeau d’Hollande au président Bouteflika, député de Tlemcen dès 1962, afin de rendre hommage à Messali Hadj, père du nationalisme algérien, ou à l’ex-président Ahmed Ben Bella, tous deux natifs de cette région d’Oranie. Nul doute que durant ces deux jours, ses moindres gestes seront épiés et ses paroles disséquées. Mais s’il passe le test avec succès, le président français pourrait ouvrir avec son voisin algérien une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays.
_______
Par Pascal Airault, envoyé spécial à Alger

La liste complète de la délégation de François Hollande à Alger :

Ministres :
- M. Laurent FABIUS, Ministre des affaires étrangères
- M. Manuel VALLS, Ministre de l’intérieur
- Mme Nicole BRICQ, Ministre du commerce extérieur
- M. Arnaud MONTEBOURG, Ministre du redressement productif
- M. Jean-Yves LE DRIAN, Ministre de la défense
- M. Stéphane LE FOLL, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt
- Mme Yamina BENGUIGUI, Ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères, chargée de la francophonie
- M. Kader ARIF, Ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants
- Mme Hélène CONWAY-MOURET, Ministre déléguée aux Français de l’étranger
Parlementaires et élus locaux :
- M. Jean-Pierre RAFFARIN, Ancien Premier ministre, Sénateur de la Vienne, Vice-président du Sénat, chargé d’une mission sur les investissements en Algérie
- Mme Elisabeth GUIGOU, Ancienne ministre, Députée de Seine-Saint-Denis, Présidente de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale
- M. Michel VAUZELLE, Ancien ministre, Député des Bouches-du-Rhône, Vice-président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, chargé d’une mission sur la Méditerranée
- M. Daniel VAILLANT, Ancien ministre, Député de Paris
- M. Patrick MENNUCCI, Député des Bouches-du-Rhône, Président du groupe d’amitié France-Algérie de l’Assemblée nationale
- M. Pouria AMIRSHAHI, Député représentant les Français établis hors de France
- M. Razzi HAMMADI, Député de la Seine-Saint-Denis
- Mme Bariza KHIARI, Sénatrice de Paris, Vice-présidente du Sénat
- M. Jean-Pierre CHEVENEMENT, Ancien ministre, Sénateur du Territoire de Belfort, Président de l’Association France-Algérie
- M. Claude DOMEIZEL, Sénateur des Alpes-de-Haute-Provence, Président du Groupe d’amitié France-Algérie du Sénat
- Mme Hélène MANDROUX, Maire de Montpellier, ville jumelée avec Tlemcen
Milieu culturel :
- M. Anouar BENMALEK, Ecrivain
- M. Djamel BENSALAH, Réalisateur
- DJUR-DJURA, Chanteuse
- M. Kad MERAD, Comédien
- M. Bernard MURAT, Metteur en scène
- M. Benjamin STORA, Universitaire, historien
- Mme Zahia ZIOUANI, Chef d’orchestre
Monde associatif :
- M. Georges MORIN, Président du réseau français de coopération décentralisée avec l’Algérie, au sein des Cités Unies France
- M. Jean-Louis VIELAJUS, Délégué général du Comité français pour la solidarité internationale
Chefs d’entreprises
Energie :
- M. Philippe BARRIL, Vice-président exécutif de Technip
- M. Jean-Louis CHAUSSADE, Directeur général exécutif de Suez Environnement
- M. Ricardo CORDOBA, Président Directeur Général de GE Electric
- M. Yves-Louis DARRICARRERE, Membre du comité exécutif de Total, Président de Total Upstream
- M. Jean-Marie DAUGER, Directeur général adjoint de GDF-Suez, Président du Conseil de chefs d’entreprise France-Algérie
- M. Jacques GERAULT, Directeur des Affaires publiques d’Areva
- M. Michel SABATIER, Directeur de Midisun
- M. Robert VINCENT, Président directeur général de Vincent Industrie
Transports :
- M. Habib FEKIH, Président d’Airbus Moyen-Orient Afrique du Nord, Président d’Airbus Corporate Jets
- M. Patrick GRUAU, Président Directeur Général de GRUAU
- M. Jean-Pierre BERTRAND, Directeur général délégué de Colas Rail
- M. Philippe DELLEUR, Président directeur général d’Alstom International
- M. Jean-Christophe KUGLER, Directeur de la Région Euromed de Renault
- M. Meziane IDJEROUIDENE, Aigle Azur
- M. Pierre MONGIN, Président directeur général de la RATP
- M. Jacques SAADÉ, Président directeur général de CMA-CGM
- M. Reynald SEZNEC, Président directeur général de Thalès International
- M. Jean SOUCHAL, Président du directoire de Pomagalski
Bâtiments et Travaux Publics :
- M. René CAMART , Président du directoire de La pierre de France
- M. Christian COMBES, Directeur du développement grand international, Eiffage Travaux Publics
- M. Laurent FAYAT, Président Directeur général de Razel
- Mme Ouarda KARRAÏ, Directrice développement chez Bouygues Construction
- M. Bruno LAFONT, Président directeur général de Lafarge
- Mme Agnès LENOIR, Président directeur général d’Actiplast
- M. Olivier-Marie RACINE, Président directeur général de Bouygues Bâtiment International
- Mme Isabelle SCHLUMBERGER, Directrice générale commerce et développement,  J.C. Decaux
- M. Christian TERRASSOUX, Président directeur général de Pitch Promotion
- M. Jean-Jacques WAGNER, Directeur général de Ceric Technologies
Santé :
- M. Jean-Marc CHALOT, Président directeur général de Peters Surgical
- M. Arnaud GOBET, Président d’Innothera
- M. Antoine ORTOLI, Senior vice-president, Opérations pharmaceutiques intercontinentales, Sanofi Aventis
- M. Frédéric VAILLANT, Président directeur général de Medasys
Agro-alimentaire :
- M. Christian COUILLEAU, Groue Even
- M. Marc GILLAUX, SWING
- M. Bertrand PIGNOLET, Directeur général de Tecnoma
- M. Armel REMINIAC, Groupe Emeraude SFPI
- M. Benoît RIGAL, Gérant de France Exportea
- M. Emmanuel VALLENTIN-DULAC, Directeur général de SH Biaugeaud
Technologie de l’Information et de la Communication :
- M. Jean-François BEUZE, Président directeur général de Sifaris
- M. Nicolas DALLERY, Président de Thomson Broadcast
- Mme Nathalie MARTHE-BISMUTH, Directrice générale d’IGN France-International
- M. Stéphane RICHARD, Président directeur général de France Telecom Orange
MEDEF International :
- M. Thierry COURTAIGNE, Vice-président, directeur général du Medef International


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Hollande et Bouteflika : un nouveau chapitre dans l'histoire des relations franco-algériennes | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 

mardi 18 décembre 2012

Déclaration du Réseau ANAVAD


Déclaration du Réseau ANAVAD

18/12/2012 - 11:44

PARIS (SIWEL) — Le Réseau Anavad nous a fait parvenir une déclaration suite à son premier rassemblement à la place du Trocadéro « Pour sa première action, le Réseau Anavad a réuni plus de 300 personnes. C’est un très bon début et même une réussite au vu du très court délai entre la publication de l’appel à rassemblement et l’affluence enregistrée. »


Rassemblement du Réseau Anavad, le 16 décembre 2012 au parvis des droits de l'Homme du Trocadéro.PH/DR
Rassemblement du Réseau Anavad, le 16 décembre 2012 au parvis des droits de l'Homme du Trocadéro.PH/DR
Déclaration du réseau de l’ANAVAD 

Au nom du réseau ANAVAD, nous tenons à remercier toutes celles et tous ceux qui ont participé au rassemblement sur le parvis des droits de l'homme du Trocadéro à Paris pour : 

1) Dire à la France qu'elle se tromperait lourdement à apporter son soutien au régime assassin d’Alger 

2) Exiger que le droit à l’autodétermination du peuple kabyle soit évoqué par le Président François Hollande avec son homologue algérien 

3) Exprimer notre solidarité avec la Kabylie et son Gouvernement Provisoire en exil, l’Anavad. 

Pour sa première action, le Réseau Anavad a réuni plus de 300 personnes. C’est un très bon début et même une réussite au vu du très court délai entre la publication de l’appel et l’affluence enregistrée. 

Cependant, lors du rassemblement, un étrange évènement s’est produit. 

En effet, au moment de l’intervention du président de l’Anavad, Mass Ferhat Mehenni, un homme portant une barbe (pouvant être un islamiste ou la couverture d’un agent du régime algérien) s’est discrètement rapproché du côté gauche du cercle formé autour du président. Arrivé à proximité l’homme à la barbe échange un regard avec un autre homme, celui-ci en cravate, qui lui fait un signe de la tête signifiant « vas y ». N’était-ce la vigilance de nos jeunes qui se sont interposés entre le « barbu » et le président, on ne sait ce qui se serait passé. Le réseau Anavad tiens à remercier nos jeunes kabyles pour leur vigilance. Aussi, suite à l’interposition de nos jeunes, le barbu a fait demi-tour et a quitté la place. Questionné sur son signe de tête à l’adresse du barbu, l’homme en cravate déclare ne pas le connaître et s’est éloigné à son tour. 

Nous sommes actuellement en train de vérifier des informations sur l’homme en cravate que certaines personnes présentes au rassemblement connaissaient. Un de nos militants a affirmé que cette personne avait publiquement déclaré sur une chaîne de télévision qu’il était du DRS. Cependant, nous ne pouvons pas avons des personnes sans preuves dans des faits ce genre. Nous attendons donc de corroborer toutes nos informations. 

Nous avons longuement réfléchi avant communiquer cette information. Il nous semble cependant important de rendre publique ce type d’informations dans la perspective d’attirer l’attention de nos concitoyens sur l’attitude de vigilance que chacun d’entres-nous devra apporter pour la sécurité de tous. Nous avons toujours su et dit que le DRS se cache derrière les barbus et autres personnes peu recommandables pour éliminer nos hommes de valeur. 

Le cas de Matoub Lounès et de tant d’autres sont édifiants. Tahar Djaout a déclaré savoir qui allait ordonner son assassinat et à travers qui cette lâche besogne allait être exécutée. Nous savons aussi que des crimes, de ce genre, ont été commis à l’étranger, comme ce fut le cas à Paris pour le cas d’Ali-André Mécili et Ameziane Mehenni, fils ainé du président de l'Anavad. 

Notre objectif dans cette troublante histoire est avant tout d’alerter l’opinion kabyle et française sur ce qui pourrait se produire et sur ce que pourrait projeter le DRS pour nous faire taire ainsi que sur le genre de complicité ou de couverture qu’il pourrait se donner dans l’hexagone. 

Bien que le Gouvernement provisoire ne dispose pas des moyens lui permettant d’engager des professionnels de la sécurité, nous demandons néanmoins au président du GPK de se doter d’une protection rapprochée mais nous avons des kabyles militants et de confiances en mesure d’accomplir cette mission. 

Nous reviendrons sur cette affaire dès que nous aurons plus d’informations. 

Notons par ailleurs un autre fait inhabituel : pour la première fois depuis la création du GPK, il y avait un journaliste de l’APS présent sur les lieux. 

Merci à tous 

Le Réseau Anavad, 

SIWEL 181144 DEC 12 

L’Algérie, le pays le plus ennuyeux du monde !


Par   | décembre 17, 2012 2:56
Ennui photo
L’ennui est devenu une constante nationale en Algérie. Nous en avons beaucoup parlé et l’avons soutenu à maintes reprises : en Algérie la vie routinière est si étouffante qu’il devient impossible de s’épanouir. Dans notre pays, l’ennui est devenu dès lors une maladie chronique. Une maladie que la sécurité sociale ne peut guère rembourser. Des salles de cinémas qui se comptent sur les doigts d’une main, des concerts et des spectacles aussi rares que certaines pierres précieuses, des animations culturelles épisodiques, des tournois sportifs et des matchs de foot insipides,  l’Algérie offre chaque jour à ses habitants un tableau maussade qui déprimerait le plus optimiste et jovial des hommes.
Rythmée par les mêmes et sempiternelles tâches, la vie quotidienne enfonce encore davantage les Algériens dans une spirale de stress. Embouteillages, bureaucratie, problèmes de stationnement, des réseaux de transports en commun catastrophiques, une présence policière disproportionnée et suffocante, des institutions publiques inhospitalières, toutes ces raisons, et d’autres encore, contribuent à rendre la vie morose. Les conséquences de cette sombre situation ne se sont pas fait attendre : un sentiment de malaise national et une qualité de vie des plus piètres dans le monde. Les classements mondiaux et les rapports internationaux confirment ce constat amer d’une année à une autre : en Algérie, il ne fait pas bon vivre !
De leur côté, les opérateurs privés ne font rien pour développer aussi une industrie du loisir en Algérie. Rares sont encore les investisseurs qui osent défricher ce créneau pourtant prometteur. Et pourtant, certaines expériences sont encourageantes à l’image des Piscines Kiffan Club à Bordj El Kiffan, Alger, qui sont devenues en l’espace de quelques années un pôle d’attraction notamment durant l’été. Le parc de loisir et d’attractions des Pins Maritimes à Alger, géré lui aussi par un opérateur privé, draine également une foule nombreuse notamment durant les Week-end. Ces exemples de réussite devraient inciter d’autres investisseurs à s’intéresser au secteur des loisirs. Un secteur qui demeure, au grand dam des algériens, vierge et inexploité.
Peu importe donc les milliards détenus dans nos réserves de change. L’argent ne fait pas notre bonheur et le pétrole encore moins. Un peuple heureux ne s’achète pas. Une société ouverte et joyeuse ne s’importe pas. Et l’épanouissement des citoyens ne se mesure certainement pas par les subventions accordées à tel ou tel produit alimentaire. Aujourd’hui, l’Algérie n’a pas besoin uniquement d’un plan de relance économique. Son état désespérant nécessite aussi un plan national de lutte contre l’ennui dont elle est victime depuis des années. Construire des logements et des autoroutes, c’est bien. Mais procurer le sentiment de bonheur et de plaisir à ses concitoyens, c’est mieux. De grâce, chers gouvernants, libérez-nous de cet ennui mortel…