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mardi 18 décembre 2012

Lettre ouverte de Ferhat Mehenni à François Hollande | Vous avez dit


Lettre ouverte de Ferhat Mehenni à François Hollande

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Par Le Matin | 17/12/2012 10:34:00 | 3220 lecture(s) | Réactions (5)
Le président du gouvernement provisoire kabyle interpelle dans cette lettre ouverte le président français à l'occasion de sa venue en Algérie.
Ferhat Mehenni, président du GPKFerhat Mehenni, président du GPK
Monsieur François Hollande
Président de la République française
Monsieur le Président,
Vous allez effectuer un voyage officiel en Algérie. Vous savez que vous aurez des partenaires difficiles qui, pour des raisons de politique interne, cultivent une opposition quasi systématique à la France depuis 50 ans. L’identité de vue sur des questions d’actualité internationale que vous avez avec le voisin marocain est plus problématique avec ceux que vous allez rencontrer. Ceci sera d’autant plus vraisemblable que vous aurez pour interlocuteurs non pas ceux qui représentent la réalité du pouvoir, mais son apparence, et ce, quelles que soient leurs fonctions officielles. Vos conseillers et vos experts ont dû vous en prévenir déjà.
Monsieur le Président,
Je vous écris en tant que président de l’Anavad, le Gouvernement provisoire kabyle. J’ai pour devoir et honneur, comme vous, la défense des intérêts de mon peuple, le peuple kabyle. L’exercice de son droit à l’autodétermination fera bientôt partie de l’actualité internationale. Par conséquent, serait-il heureux que la France distingue enfin nettement la Kabylie de l’Algérie. 
C’est d’ailleurs cette confusion des peuples et des pays qui a été à l’origine de la guerre d’Algérie. La Kabylie n’a jamais admis son annexion forcée à l’ensemble algérien. Elle continue de le faire. Depuis 1962, la Kabylie reste le sujet brûlant de la dramatique actualité algérienne. On peut en juger par les faits : 
1. Conflit armé du 29 septembre 1963 au 16 mars 1964. 
2. 1977 : Affront kabyle fait au dictateur Boumediene dans le plus grand stade d’Alger. 
3. Soulèvement populaire en avril 1980 (appelé Printemps berbère). 
4. 1985 : Création de la 1ère Ligue algérienne des droits de l’homme par des Kabyles dont la plupart des membres se sont retrouvés devant la Cour de sûreté de l’État qui les a condamnés. 
5. Septembre 1985 : manifestations violentes en faveur des prisonniers militants des droits de l’homme. 
6. Octobre 1988 : Grève générale en Kabylie pour laquelle le chanteur Matoub Lounes avait reçu à l’abdomen une décharge de kalachnikov de la part d’un gendarme algérien. 
7. Décembre 1991- janvier 1992 : Le FIS rafle les législatives partout en Algérie, à l’exception de la Kabylie où il n’avait obtenu aucun siège, ni réussi ne serait-ce qu’à être en ballottage. L’arrêt du processus électoral par le pouvoir algérien serait dû uniquement, selon le Général Nezzar, à la situation de dissidence nationale dans laquelle se retrouvait la Kabylie laïque.
8. 1994-95 : Boycott scolaire en Kabylie du primaire aux universités.
9. 1996 : Accord entre le pouvoir et les terroristes de l’Armée islamique du Salut ayant eu pour conséquence le transfert du terrorisme en Kabylie où, jusque-là, il était inexistant et y demeure toujours sans base sociale.
10. 1998 : Assassinat du chanteur Matoub Lounes et révolte populaire pendant plus d’un mois.
11. 2001-2003 : Révolte populaire durant trois ans (150 morts). Création du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie ayant débouché sur la mise sur pied de l’Anavad au nom duquel j’ai l’honneur de vous adresser cette lettre.
Depuis l’arrivée de Bouteflika en 1999 à la présidence, la situation se caractérise par une tension plus accrue qu’elle ne l’a jamais été. En plus des trois ans de bras de fer quotidien du Printemps noir (2001-2003), il est bon de rappeler ces données : la Kabylie boycotte toutes les élections. La seule consultation qu’elle attend est le référendum pour son autodétermination.
Bouteflika n’a jamais été élu par les Kabyles contre lesquels il se venge par des propos indignes. Il se sent en revanche dans l’obligation de nommer à chaque fois un premier ministre kabyle pour mener une sévère politique antikabyle. Les budgets alloués à la Kabylie sont réduits à leur portion congrue. N’eût été la communauté kabyle installée en France, évaluée à 2 millions d’âmes, les Kabyles mourraient de faim. Les ressources minières et hydrauliques kabyles profitent au régime et nullement à la Kabylie.
Le déploiement militaire en Kabylie, décidé après la fronde de 2001-2003, a atteint des chiffres que la France n’avait pas engagés durant la guerre d’Algérie. Et dire que nous sommes en temps de paix ! Cela s’est traduit par une insoutenable insécurité : 80 kidnappings d’entrepreneurs kabyles en 6 ans, insalubrité publique, drogue et fléaux en tous genres et une politique salafiste digne des Ben Laden. Rien qu’en 2010, pas moins de 147 terroristes "repentis" ont été nommés comme imams pour fanatiser les Kabyles. Leur produit sera votre danger de demain. Depuis 2004, nos oliveraies et nos forêts sont systématiquement incendiées volontairement par des militaires qui en ont reçu l’ordre. Ce crime contre la nature est aussi un crime contre l’humanité. L’avancée du désert qu’il provoque va inexorablement atteindre la France.
Monsieur le Président,
La rencontre entre la France et la Kabylie a certes été violente, mais leur relation s’est apaisée au fil du temps. Nous ne voudrions en retenir que les aspects positifs et mutuellement bénéfiques. À l’exception de la condition coloniale qui nous était insupportable, le Kabyle a su acquérir auprès du Français bien des savoirs et des techniques. La France a trouvé en lui un ouvrier et un fonctionnaire, un cadre et un chercheur d’une rare qualité. Ils ont en commun des valeurs qu’ils veulent universelles comme la laïcité et la liberté. Cela s’est enrichi de pratiques et de besoins réciproques. Le Kabyle est devenu un élément positif dans la lutte contre l’islamisme dans les banlieues françaises. La langue et la culture françaises sont intégrées dans les facteurs de résistance que la Kabylie a développés contre son oppression identitaire et linguistique.
Il serait donc plus que jamais temps que la France admette la Kabylie dans la défense de ses intérêts. Elle aura un allié sans précédent dans son environnement Sud méditerranéen.
Durant cette visite que vous allez effectuer en Algérie, même si le Sahel et l’AQMI (le bras armé de nos généraux), l’Azawad et la Syrie seraient les points sur lesquels vous insisteriez, notre souhait est que vous feriez autrement que l’un de vos prédécesseurs. En effet, en 2003, M. Chirac avait ignoré à tort la douleur des dizaines de mères kabyles qui venaient d’être endeuillées par ceux-là mêmes qui lui déroulaient le tapis rouge. Rouge du sang de nos pacifiques jeunes manifestants qui venaient d’être assassinés par le pouvoir raciste algérien. 
Défendre la francophonie en Kabylie sera, à coup sûr, profitable à la France. Son admission au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie est l’une des aspirations du peuple kabyle. En attendant la reconnaissance internationale de son gouvernement provisoire, il serait pour le moins positif que vous fassiez admettre à vos interlocuteurs algériens la nécessité de la réouverture du Consulat de France à Vgayet (ex-Bougie) et du Centre culturel français à Tizi-Ouzou. 
Dans l’espoir que votre voyage, associant la cause kabyle aux intérêts de la France, soit couronné de succès, veuillez croire Monsieur le Président en ma très haute considération.
Ferhat Mehenni
Président du gouvernement kabyle provisoire

François Hollande se rendra à Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011 et du clan d'Oujda


François Hollande se rendra à Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011 et du clan d'Oujda

17/12/2012 - 14:43

PARIS (SIWEL) — François Hollande, qui consacre la première visite d’Etat de son mandat à l’Algérie officielle, celle de Bouteflika et des généraux, se rendra en Algérie les 19 et 20 décembre. Il rendra visite au gouvernement algérien à Alger, capitale de la culture arabe 2007, puis se rendra à Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011, également capitale du clan d'Oujda. Y a-t-il lieu de comprendre que « la messe est dite » ?


François Hollande et Abdelaziz Bouteflika. PH/DR
François Hollande et Abdelaziz Bouteflika. PH/DR
La visite de François Hollande au régime de Bouteflika les 19 et 20 décembre est qualifiée d’historique et « intervient alors que l’Algérie célèbre le cinquantième anniversaire de son indépendance» selon l’Elysée, Soit. On se demande alors pourquoi dans le séjour présidentiel il n’est pas prévu une visite du président Hollande dans les Aurès ou en Kabylie, les 2 plus importants bastions de la guerre de libération algérienne. 

La Kabylie, une région qui, selon l’expression du célèbre Kateb Yacine, a pris comme « tribu de guerre » la langue française au colonialisme du même nom est décrétée « zone interdite » en raison soi-disant problèmes sécuritaires. Admettons que le président Français ne puisse pas faire autrement que d’éviter la région, évoquera-t-il pour autant l’opposition du gouvernement despotique d’Alger à l’ouverture d’un Centre culturel français à Tizi-Ouzou ? 

François Hollande qui honorera de sa présence la capitale islamique du clan d’Oujda, apportera-t-il une nouvelle caution au régime de Bouteklika ? Un régime qui a érigé en constante nationale le racisme antikabyle. Un racisme qu’il exprime concrètement sur le terrain par la coexistence d’une sur militarisation du territoire kabyle, un terrorisme « résiduel » qui ne survit que dans la seule région qui rejette la doctrine islamiste , un banditisme qui n’a jamais existé en Kabylie et un étouffement social et économique sans précédent. 

Cette visite, que François Hollande voudrait inscrire dans la «durée» et la «cohérence» s’annonce plus comme une visite d’affaire que comme une visite visant à établir une « relation apaisée » entre l’Algérie réelle et la France et l'on se demande quelle Algérie François Hollande compte-t-il visiter. Le président français sera en effet accompagné d’une importante délégation d’hommes d’affaires. Cela laisse présager qu’il s’agira plus d’une visite à l’Algérie des contrats plutôt qu’à l’Algérie des peuples. Il est fort probable que la France officielle n’évoque pas la gouvernance catastrophique du régime algérien. Une gouvernance qui se caractérise par une déliquescence de l’Etat, une aggravation de la corruption, l’encouragement de l’islamisme à travers notamment sa politique dite de réconciliation nationale_ une pseudo réconciliation établie sur le dos des victimes du terrorisme islamique) et le déni des droits et des libertés fondamentales. 

zp, 
SIWEL 171443 DEC 12

lundi 17 décembre 2012

(3) Hamrani Mouloud...

Hamrani Mouloud
L’autonomie, alternative et espoir ?

Les gens sont toujours sceptiques quand il s’agit de soutenir un projet porteur de mutations profondes dans leur vécu. Ceci s’applique parfaitement sur le projet pour l’autonomie de la kabylie. Partant de ce principe, on comprend aisément les réticences du peuple kabyle a s’unir autour de ce projet dont le seul objectif pourtant est de faire sortir la région d’une longue période de frustration et d’humiliation sur les plans social, économique et identitaire.
Aujourd’hui si on fait une analyse objective de tous les évènements qu’a vécu la Kabylie, la première constante qui saute aux yeux , c’est qu’elle est toujours en quête d’elle-même. Depuis la nuit des temps, le seul souci du kabyle, c’est de vivre sa kabylité en paix, à l’abri des frondeurs dont l’humanité regorge. Le peuple kabyle, a l’égal de tous les peuples amazigh, a lutté pour des idéaux qui sont aujourd’hui les valeurs prônées par les sociétés occidentales. Pouvons-nous rougir de nos coutumes ancestrales ? Au contraire, nous devrions être fiers d’être pionniers sur un terrain que les autres ont mis des siècles à découvrir. 
Or, depuis l’indépendance, notre région est tout le temps dans le collimateur de ceux qui se sont succédé à la gestion du pays. Ils considèrent la Kabylie comme la pépinière des ennuis des peuples d’Algérie. Leurs calomnies ne nous ont cependant pas découragés. Nous nous sommes lancés en offrande pour la libération de tous les peuples de l’Algérie alors même que c’est nous qui ont apporter le plus lourd tribut de l’indépendance territoriale du pays. Au nom de la fraternité et des idéaux sans connotation religieuse ni identitaire, la Kabylie a, une nouvelle fois, sacrifié les meilleurs de ses enfants pour le bien commun. Visiblement, ce n’est pas assez pour prouver aux autres peuples de la grande nation qu’est l’Algérie notre attachement à cette terre et notre intérêt pour son devenir. 
La situation est restée ainsi jusqu'à ce que l’irréparable ne soit commis par le pouvoir et ses relais. « En 2001, dans l’indifférence générale, un massacre est perpétrer par les forces gouvernementales. nous nous somme senti trahit, exclus un peu plus de cette Algérie ,qui se montre compatissante a l’égard des arabes moyen orientaux alors que des mères et des pères kabyle pleurent leurs enfants fauche par les balles des gendarmes algériens ,nous avons des lors réorienté notre réflexion vers la recherche d’une solution globale ,nous voulons avant tous sauvegarder l’unité du pays toute en offrant au peuple kabyle la possibilité de préside a son destin ,mais sans pour autant gêner ses compatriotes mais sans attendre que ceux-ci partage ses aspirations et ses convictions religieuses », pour le dire avec les mots de Ferhat. Ainsi, au lieu de nous contenter de requiem et de lamentations sur notre échec, œuvrons ensemble pour un avenir meilleur pour nous et pour nos enfants. Nous avons le devoir de bâtir une société qui les protège de toute forme de violence. Faisons de » THIMANIT » le socle de cet édifice. 
Aujourd’hui notre région est livrée a elle-même. C’est sa punition pour avoir osé dire non. Non à la corruption, non à la gabegie. Halte a la paupérisation des peuples au profit de l’étranger. Le kabyle aujourd’hui est réduit à de deux choix : accepter de vivre humilié, pauvre, colonisé, ou opter pour l’exil comme un refugié en panne d’espoir chez lui. Lui qui vient de cette terre fertile qui lui permettrait largement de vivre honorablement et a l’abri de tout besoin. Combien de temps continuerons-nous encore à rêver de nous expatrier loin des nôtres, de nos pères et mères, de tous ceux que nous aimons ? Je ne pense pas que cela puisse continuer longtemps ainsi. L’homme se doit toujours de trouver des solutions pour dépasser les obstacles qui entravent sa quête du bonheur. Si l’autonomie de la Kabylie est réclamée, c’est que le peuple kabyle a vu en elle une solution pour sa situation. Il a pris conscience de sa différence des autres peuples d’Algérie. Loin de se considérer supérieur, il chercher juste à ne plus jamais être traité comme inférieur ou immature. Il a vu dans ce projet l’aboutissement logique de toutes les luttes menées auparavant. 
Nous, les étudiants, nous sommes jeunes et représentons les protagonistes de la lutte pour une Kabylie émancipée. A ce titre, avons le devoir d’être a l’avant-garde de notre société et de porter son espoir. Œuvrons ensemble, main dans la main, hommes et femmes, pour une Kabylie prospère, une Algérie meilleur et une démocratie majeure.

Gloire a nos martyrs ,vive la Kabylie et vive l’Algérie 

HAMRANI MOULOUD

Perdants et gagnants du printemps arabe | Forums


Perdants et gagnants du printemps arabe

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Par Le Matin | 15/12/2012 13:28:00 | 3900 lecture(s) | Réactions (4)
"En public, ils adoptaient un langage intransigeant, nationaliste, fustigeant la corruption dans leur pays, alors qu’au même moment ils vendaient l’Algérie par morceaux aux plus offrants." (1)
Gagnant du printemps arabe, Bouteflika est passé maître des manoeuvres et des fraudes électorales.Gagnant du printemps arabe, Bouteflika est passé maître des manoeuvres et des fraudes électorales.
Les perdants du printemps arabe sont les dictateurs évincés, les  femmes les démocrates et les minorités non musulmanes. Dans l’Egypte de Morsi, on estime à 100000 le nombre de Coptes qui ont fait une demande d’émigration pour les USA et les pays scandinaves. De 15% de la population du Proche-Orient en 1900, les gens du livre ne représentent plus aujourd’hui que 6%. (2) Sur les 131 pays dits chrétiens aucun ne fait référence dans sa législation à Sidna Aissa (Jésus) alors que dans les 49 pays musulmans, 17 interdissent toutes les religions étrangères et 19 reconnaissent la liberté religieuse que sur le papier. En Arabie Saoudite, le grand Mufti a lancé une fatwa interdisant toute construction d’église et appelle à détruire toutes celles existantes dans la Péninsule. Il faut préciser que dans le monde arabe printemps ou pas, musulman ou pas, on n’a besoin ni d’une guerre ni d’une révolution ni d’une crise économique pour engendrer les "fuyards" souvent parmi les plus qualifiés. Curieusement, ces chrétiens qui ont contribué à la renaissance arabe, la Nahda, sont plus protégés par la dictature que l’ouverture démocratique.
Dans une interview dans Le Monde avec Abdelwahab Meddeb, Tarek Ramadan affirme : "Dans le monde arabe, la sécularisation est historiquement associée à la colonisation ou à la dictature." Quant aux gagnants, les islamistes bien sûr sont en première ligne. Chez nous, la police et l’armée ont saisi l’occasion pour montrer leur savoir-faire à défendre un temple sacré loin du champ de bataille. En Occident c’est  les fabricants d’armes qui se frottent les mains, l’immobilier de luxe  et les banques suisses. D’après le Figaro, le printemps arabe  une vraie manne pour l’immobilier de luxe parisien, les grandes familles du Maghreb et du Moyen Orient achètent des résidences par dizaines de millions d’euros. "En 2012, nous avons réalisé 50% de notre chiffre d’affaires avec des particuliers venus de ces pays (Liban, Syrie, Tunisie, Egypte…" affirme Jean Philippe Roux, directeur de John Taylor, spécialiste de l’immobilier haute gamme (3). Le journal français précise que les plus actifs sont les Libanais, préoccupés par la contagion syrienne. L’auteur de l’article ne parle pas de l’Algérie et pour cause, on est censé avoir fait notre printemps en 1988, donc nos "grandes familles" ont pris de l’avance par rapport à leurs consœurs. Même  si "Ce printemps (algérien, 1988) était devenu une espèce d’oiseau qu’un chasseur aurait abattu." (4)
Dès octobre 1962, avant même que l’indépendance ne s’installe que le pays ne commence à fonctionner, l’idée a germé et dare-dare concrétisée. Dans son livre, Corruption et Démocratie en Algérie, Djillali Hadjadj revient sur le fabuleux trésor du FLN (près de  43 millions de francs suisses de l’époque) disparu mystérieusement dans les banques suisses sans laisser de trace. Fortune colossale, fruit de lourds sacrifices de la part de nos émigrés et des sympathisants de la cause nationale contre le colonialisme. Puis rebelote avec la Caisse de Solidarité, Soundouk Ettadhamoun, raflant les bijoux des femmes algériennes et les louis en or représentant souvent toutes les économies des ex familles-indigènes. Personne n’a été inquiété, affaires classées secret d’Etat et le peuple payeur et "oublieur" a circulé sans demander le pourquoi et le comment de cette épidémie de disparitions. Au commencement, le ver était dans le fruit visait l’arbre jusqu’aux racines. La corruption en Algérie a été la seule politique menée avec réussite et en catimini, quiconque menace de lui arracher son voile et c’est la malédiction assurée. Boudiaf y a laissé sa peau et Boumediene est mort à temps, précise Hadjadj en s’étonnant : "Comment l’Algérie, qui possède un potentiel humain magnifique, un territoire gigantesque, une histoire millénaire  et de fantastiques ressources naturelles, peut-elle, 39 ans après son indépendance, compter d’un côté près de la moitie de sa population au-dessous du seuil de pauvreté et de l’autre une caste de nouveaux riches issus des cercles du pouvoir ? Comment, s’il n’existait une corruption généralisée, tentaculaire, féroce, et une caste prête à tout sacrifier à ses intérêts mafieux ?" 11 ans plus tard, on peut hélas affirmer que cette caste a tout sacrifié, on ne voit pas quel domaine a été épargné. Les experts disent que le plus grave ce n’est pas la corruption mais le devenir de l’argent détourné. Que fait-on avec ? On dit que la cause principale du printemps arabe c’est la corruption. Or il y a corruption et corruption. Ne parlons pas de la Chine qui est devenue la deuxième puissance planétaire mais comparons nous seulement avec les pays frères de ces grandes familles qui se délocalisent à Paris. La Tunisie qui nous dépasse dans tous les classements internationaux, ne pesait rien à son indépendance en 1956.
Dès 1982, elle s’est libérée de la dépendance pétrolière et a réajusté son économie. Maintenant, l’industrie manufacturière et non manufacturière représente 82% des exportations au point de la classer 1ere d’Afrique devant l’Afrique du Sud. D’après le Groupement Interprofessionnel des Fruits, la Tunisie en est le 1er exportateur mondial avec des ventes annuelles de 30000 tonnes dont la moitié au marché européen. Elle est le 4eme pays le plus visité après l’Egypte l’Afrique du Sud et le Maroc en Afrique et dans le monde Arabe, sans parler de l’Europe ; 6,5 millions de touristes en 2006. Elle possède 30 aéroports dont 7 internationaux. Les émigrés représentent 22,7% de l’épargne nationale, 4eme apport de devises. En Allemagne, les 4200 Tunisiens rapportent plus de 50 millions d’euros par an. A titre comparatif ça représente à peu près l’or que Leila Trabelsie a pris de la Banque Centrale avant de fuir, et le ¼  des pots-de-vin touchés par Sonatrach en 2007 de la part d’une seule société italienne, Saipem. Grâce à son économie diversifiée et malgré les Trabelsi,  le pays du jasmin avec le Maroc sont les seuls pays de la région dans la catégorie des "pays à revenus moyens". Et enfin, la Tunisie est la 1ere économie la plus compétitive d’Afrique devançant l’Afrique du Sud, et en 2007 occupait la 29eme place sur 128 au niveau mondial. La Tunisie "fait partie de la poignée de nations du monde en développement qui a su tirer profit de la vague du redéploiement d’activités Nord-Sud", affirme André Wilmots. 
Quant à la Syrie, le pétrole ne représente que 30% du PIB et le commerce extérieur 70% du PIB (Figaro). Son économie repose sur l’agriculture, l’artisanat, les télécommunications, le commerce. Ses exportations sont encore plus diversifiées que la Tunisie : pétrole, minéraux, produits pétroliers, fruits légumes, textile, vêtements, viande, animaux et blé. Quand au tourisme, en 2010 elle accueilli plus de 7 millions de visiteurs. Et c’est grâce à Bachar Al Assad que le PIB a plus que doublé en 5 ans au point où l’OMC a ouvert ses portes à Damas en 2010 comme membre observateur. Quant à l’Egypte, 5 rentes l’arrosent : le Nil, les pyramides, le canal de Suez, sa position géopolitique et ses émigrés. En 2008, elles lui rapportent 39 milliards de dollars, le ¼ de son économie : 18 (hydrocarbures) 8 (tourisme) 6 (émigrés) 5 (canal de Suez) et 2 (aide américaine). 
Le Liban, le pays du cèdre, est un véritable aimant pour ses voisins même en temps de crise. Il peut compter sur sa diaspora et les pays du Golfe qui constituent la principale source d’investissement. La part du CCG (Conseil de coopération du Golfe) est de 60% du total IDE (investissement direct étranger) suivie par la France, l’Allemagne, etc. D’après le FMI, les transferts de fonds vers le Liban provenant de ses expatriés en % du PIB sont les plus élevés au monde.  Et selon un rapport récent de la Banque mondiale, le Liban a toujours attiré le flux en provenance de la région au cours des dernières décennies, des flux liés à la richesse pétrolière, l’attractivité de ses actifs immobiliers, la perception de son secteur bancaire etc. Certes beaucoup reste à faire quand on voit que le PIB cumulé de l’Algérie, Tunisie, Egypte Maroc Liban, Jordanie et la Syrie est quasi égal à celui de la minuscule Belgique qui ne possède comme rente que son facteur humain. D’après l’organisation de Washington (GFI) entre 1970 et 2008, l’Egypte l’Algérie le Maroc et la Tunisie ont perdu plus de capital par habitant que tout autre groupe de nations africaines, "niveau incroyable" juge la GFI. Entre 2000 et 2008, l’Egypte l’Algérie et le Maroc se placent dans le Top 6 du continent africain pour les "exportations de capitaux illicites". On voit que l’Algérie est citée toujours dans un groupe à nous de deviner qui pèse le plus dans la balance vu l’état de l’économie algérienne avec un bakchich s’élevant à 25% alors que la norme mondiale ne le tolère qu’à 2% au maximum. Pendant que la Tunisie de Merzouki se propose d’accueillir le 16eme congrès de Transparency International, notre pays accueille pour la 3eme fois le congrès des directeurs généraux et de sécurité arabes pour la manipulation de la foule et l’étouffement des révoltes populaires. On observe en Tunisie, Egypte, Liban et Syrie, un peuple acteur, de l’intérieur et de l’extérieur, dans l’économie nationale. La confiance règne malgré la pauvreté et la corruption.
En Algérie, c’est l’infernale exception, la bête ou l’extraterrestre, "tout absolument tout s’est fait dans la violence et s’est réglé dans la violence" (5). Or comme la violence n’a jamais rien réglé, l’Algérie apparait comme un colosse pourri qui se maintient debout grâce au reflexe musculaire de la grenouille morte traversée par un courant électrique (le pétrole). Soumise à une engeance fantomatique névrosée plongée dans la ruée vers l’or depuis plus d’un demi-siècle saccageant tout sur son passage se "bunkerisant" pour mieux s’envoler au moindre craquement de l’édifice. Comparé aux autres pays arabes, notre retard est abyssal dans tous les domaines sauf celui de l’armée et de la police où on est passé maitre et encore à voir le tapis rouge déroulé sous les pieds des repentis et la terreur face à une poignée de marcheurs pacifiques… En tous les cas le système algérien sort grand gagnant de ce printemps arabe. Il a non seulement récupéré sa force d’avant 1988, acheté un prestige à l’extérieur et surtout neutralisé la "bête", le vote-folklore des dernières élections locales en est la meilleure preuve. "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" (6) 
Mimi Massiva

Un jour pour l'Algérie : Un témoin accable Alger. Un transfuge algérien affirme dans un hebdo britannique que certains attentats de 1995 à Paris ont été commis par les services secrets. - Libération


Un jour pour l'Algérie : Un témoin accable Alger. Un transfuge algérien affirme dans un hebdo britannique que certains attentats de 1995 à Paris ont été commis par les services secrets.

10 novembre 1997 à 13:35
    Londres, de notre correspondant.
Selon un ancien membre des services secrets algériens cité dans l'Observer d'hier, les attentats commis en France durant l'été 1995 sont l'oeuvre du pouvoir algérien et non des islamistes. «Les bombes faisaient partie d'une opération sophistiquée de contre-propagande destinée à monter l'opinion française contre les islamistes», écrit l'hebdomadaire britannique sur la base du témoignage de «Yussuf», réfugié à Londres. Des sources policières britanniques ont confirmé hier que ce transfuge est bien un ancien agent des services algériens. Selon d'autres informations, «Yussuf» pourrait être un ancien collaborateur du général «Smain» Lamari, considéré comme le numéro deux de la Sécurité militaire algérienne. Si cette information se vérifiait, il s'agirait de l'une des plus importantes défections depuis le début des troubles en Algérie.
«Zeroual (le président algérien) n'est là que pour la garniture», affirme Yussuf dans l'Observer. «Tewfik (le chef de la Sécurité militaire, ndlr) est beaucoup plus important et Smain est son exécutant ["]. Je lisais tous les télex secrets, ajoute-t-il. Je sais que le GIA a été infiltré et manipulé par le gouvernement. Le GIA a été complètement retourné par le gouvernement.»
Selon Yussuf, les attentats de Paris ont été organisés par le colonel Souames Mahmoud, alias Habib, chef des services secrets à l'ambassade d'Algérie à Paris. «Des agents secrets ont été envoyés à Paris par Smain dans l'été de 1995 et ils ont posé aux moins deux des bombes», précise Yussuf, confortant ainsi des informations qui circulaient à l'époque. A Paris, le ministère de l'Intérieur s'est refusé hier à tout commentaire. Selon l'article des journalistes John Sweeney et Leonard Doyle, Yussuf a personnellement payé des Français, journalistes et parlementaires, à des fins de propagande. Il cite nommément «un ancien député, très proche des services secrets français». «Je lui ai apporté une valise contenant 500 000 F», affirme Yussuf à l'Observer. «Le député français, qui a perdu son siège aux dernières élections, est un défenseur connu des régimes irakien et algérien», ajoute le journal qui connaît l'identité du destinataire mais ne le cite pas pour des raisons légales.
Yussuf raconte aussi que «le pouvoir et l'armée sont derrière la plupart des massacres commis en Algérie» et attribués aux islamistes. Sur la centaine d'étrangers tués en Algérie, ajoute ce témoin, un grand nombre ont été massacrés par le pouvoir. Il cite Alan Wilson, un Britannique travaillant sur les oléoducs, tué par les autorités algériennes parce que Londres n'en faisait pas assez pour poursuivre les islamistes réfugiés sur son sol. De même, les sept marins italiens égorgés en juillet 1994 auraient été tués par le gouvernement. «La police voulait faire porter le blâme sur les islamistes, à la veille du G 7 qui se tenait en Italie.» «En 1992, Smain a créé un escadron de la mort», affirme encore Yussuf .

Le Louvre, les Arts de l'Islam et la falsification de l'Histoire.


Le Louvre, les Arts de l'Islam et la falsification de l'Histoire.

17/12/2012 - 12:11

PARIS (SIWEL) — « Le Louvre – une institution culturelle de référence – aurait-il cédé aux pressions politiques et marchandes ? Les régimes changent, les peuples et l'Histoire demeurent. ». C'est sur ces mots que se termine une lettre ouverte envoyée par une citoyenne iranienne qui combat l'intégrisme religieux et la falsification de l'histoire dans son pays, l'Iran. La lettre envoyée au Louvre et à différentes rédactions françaises n'a pas été publiée.


Le palais forteresse d'Alhambra. Une architecture typiquement Berbère.PH/DR
Le palais forteresse d'Alhambra. Une architecture typiquement Berbère.PH/DR
Cette lettre que nous publion est une protestation contre le détournement historique de l'art et de la mémoire des peuples islamisés 

« Les Arts de l’Islam ? 
Que faut-il penser de ce nouveau département au Louvre ? Ce qu’il met en avant, est malheureusement en contradiction totale avec tout ce que l'on peut penser de l’art, de la civilisation et de l’histoire. Commençons par le titre, c’est déjà du parti pris. Bien qu’une des responsables ait expliqué, sur la chaîne Arte, la nuance qui existe, dans la langue française, entre islam et Islam. Soit ! Mais que faire de l’Histoire ? 

Quelle intelligence suprême s’est permis de mettre ces différentes composantes sous une seule dénomination qui de plus, est fictive. Cette exposition anéantit délibérément les civilisations millénaires de l’Inde, de l’Iran et de la Berbérie afin de fabriquer de toute pièce une culture. 

L’ignorance est poussée à son paroxysme en montrant une image des bas-reliefs de Persépolis ! Et une page du Livre des Rois de Ferdowsi. L'auteur avait justement consacré 30 années de sa vie à la rédaction de cette épopée afin de défendre la langue et la civilisation anté-islamique (dans une exposition au musée du Louvre en 1997 son nom a même été transformé en arabe : Al-Ferdowsi). 

Comment des objets usuels de la vie de tous les jours comme des ustensiles de distillation, étui et bâton de khôl, carreaux de revêtement avec des scènes bucoliques, plats au cavalier ailé, brûle-parfum, bassins et bols aux personnages et motifs indiens et mongoles, bracelets, tapis, plats de reliure… venus d’Iran, d’Inde et de Turquie peuvent être rassemblés sous le titre de l’art de l’Islam ? Le site Internet du musée nous apprend que « …l'homogénéité des arts de l'Islam, qui les rendent immédiatement identifiables en tant que tels » ! 

Comment un distique de poème de Hafez, ou un poème turc d’élégie sur la mort du Soleyman peuvent être qualifiés d’islamique ? Toutes les calligraphies en arabe ou en persan ne sont pas des vers sacrés du Coran ; il y a l’image du verbe et aussi le message. C’est ainsi qu’une écriture décorative au bord d’une coupe vante les bienfaits du vin qu’il contiendrait ! 
Dans une autre salle du Louvre est présentée une exposition sur les dernières années de Raphaël. Différents tableaux montrent Saint Jean-Baptiste, La Sainte famille et les peintures exécutées à la demande du Pape pour les chambres du Vatican. A-t-on jamais qualifié ces œuvres de peinture chrétienne ? Et Raphaël de peintre chrétien ? Même Caravage n’a pas cette qualification. A-t-on nommé les bâtisseurs des églises architectes chrétiens ? 

De quel besoin est née cette fabrication ? Et à quel besoin propose-t-il des réponses ? Comment peut-on combattre l’intégrisme quand un haut lieu de la culture du monde éclairé se permet un tel amalgame ? Cette exposition accrédite les velléités des groupes et des pays qui se forgent une Histoire par le révisionnisme, en faisant table rase de l’histoire anté-islamique, et qui réclament un empire de l’islam sans frontières où l’histoire commence avec la naissance du prophète, et où la finalité est la fabrication de « l’homo islamicus », où les peuples deviennent « omat » sans mémoire. 

L’architecture « islamique » de l’Espagne musulmane n’est-elle pas typiquement une architecture berbère. L'Alhambra, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco est pourtant un magnifique exemple de l'architecture Berbère du 10ème siècle, 
Au Louvre, la beauté des objets exposés détourne les visiteurs de l’Histoire des peuples qui ont eu, avant l’avènement de l’Islam, et après, et parfois malgré l’Islam, une culture et un art florissant. Les réduire à une dénomination est un crime, une falsification de l’Histoire. 

Le Louvre – une institution culturelle de référence – aurait-il cédé aux pressions politiques et marchandes ? Les régimes changent, le peuple et l'Histoire demeurent. » 

zp, 
SIWEL 171211 DEC 12 

Diplomatie : lettre de Ferhat Mehenni à François Hollande


Diplomatie : lettre de Ferhat Mehenni à François Hollande

17/12/2012 - 00:27

PARIS (SIWEL) — La présidence de l'Anavad a transmis ce dimanche soir à Siwel un communiqué dans lequel est rendue publique la lettre envoyée le 05 décembre dernier par Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement provisoire kabyle en exil à François Hollande, Président de la République française, deux jours avant la visite d'Etat que ce dernier effectuera en Algérie à partir du 19 décembre.


Ferhat Mehenni (à g.) et François Hollande (à d.) (PH/DR)
Ferhat Mehenni (à g.) et François Hollande (à d.) (PH/DR)
Paris, le 05/12/2012 

Monsieur Ferhat Mehenni 
Président du Gouvernement provisoire kabyle 

À 
Monsieur François Hollande 
Président de la République française 

Monsieur le Président, 
Vous allez effectuer un voyage officiel en Algérie. Vous savez que vous aurez des partenaires difficiles qui, pour des raisons de politique interne, cultivent une opposition quasi systématique à la France depuis 50 ans. L’identité de vue sur des questions d’actualité internationale que vous avez avec le voisin marocain est plus problématique avec ceux que vous allez rencontrer. Ceci sera d’autant plus vraisemblable que vous aurez pour interlocuteurs non pas ceux qui représentent la réalité du pouvoir, mais son apparence, et ce, quelles que soient leurs fonctions officielles. Vos conseillers et vos experts ont dû vous en prévenir déjà. 

Monsieur le Président, 
Je vous écris en tant que président de l’Anavad, le Gouvernement provisoire kabyle. J’ai pour devoir et honneur, comme vous, la défense des intérêts de mon peuple, le peuple kabyle. L’exercice de son droit à l’autodétermination fera bientôt partie de l’actualité internationale. Par conséquent, serait-il heureux que la France distingue enfin nettement la Kabylie de l’Algérie. 

C’est d’ailleurs cette confusion des peuples et des pays qui a été à l’origine de la guerre d’Algérie. La Kabylie n’a jamais admis son annexion forcée à l’ensemble algérien. Elle continue de le faire. Depuis 1962, la Kabylie reste le sujet brûlant de la dramatique actualité algérienne. On peut en juger par les faits : 

1. Conflit armé du 29 septembre 1963 au 16 mars 1964. 

2. 1977 : Affront kabyle fait au dictateur Boumediene dans le plus grand stade d’Alger. 

3. Soulèvement populaire en avril 1980 (appelé Printemps berbère). 

4. 1985 : Création de la 1ère Ligue algérienne des droits de l’homme par des Kabyles dont la plupart des membres se sont retrouvés devant la Cour de sûreté de l’État qui les a condamnés. 

5. Septembre 1985 : manifestations violentes en faveur des prisonniers militants des droits de l’homme. 

6. Octobre 1988 : Grève générale en Kabylie pour laquelle le chanteur Matoub Lounes avait reçu à l’abdomen une décharge de Kalachnikov de la part d’un gendarme algérien. 

7. Décembre 1991- janvier 1992 : Le FIS rafle les législatives partout en Algérie, à l’exception de la Kabylie où il n’avait obtenu aucun siège, ni réussi ne serait-ce qu’à être en ballottage. L’arrêt du processus électoral par le pouvoir algérien serait dû uniquement, selon le Général Nezzar, à la situation de dissidence nationale dans laquelle se retrouvait la Kabylie laïque. 

8. 1994-95 : Boycott scolaire en Kabylie du primaire aux universités. 

9. 1996 : Accord entre le pouvoir et les terroristes de l’Armée islamique du Salut ayant eu pour conséquence le transfert du terrorisme en Kabylie où, jusque-là, il était inexistant et y demeure toujours sans base sociale. 

10. 1998 : Assassinat du chanteur Matoub Lounes et révolte populaire pendant plus d’un mois. 

11. 2001-2003 : Révolte populaire durant trois ans (150 morts). Création du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie ayant débouché sur la mise sur pied de l’Anavad au nom duquel j’ai l’honneur de vous adresser cette lettre. 

Depuis l’arrivée de Bouteflika en 1999 à la présidence, la situation se caractérise par une tension plus accrue qu’elle ne l’a jamais été. En plus des trois ans de bras de fer quotidien du Printemps noir (2001-2003), il est bon de rappeler ces données : 
La Kabylie boycotte toutes les élections. La seule consultation qu’elle attend est le référendum pour son autodétermination. 
Bouteflika n’a jamais été élu par les Kabyles contre lesquels il se venge par des propos indignes. Il se sent en revanche dans l’obligation de nommer à chaque fois un premier ministre Kabyle pour mener une sévère politique antikabyle. 

Les budgets alloués à la Kabylie sont réduits à leur portion congrue. N’eût été la communauté kabyle installée en France, évaluée à 2 millions d’âmes, les Kabyles mourraient de faim. Les ressources minières et hydrauliques kabyles profitent au régime et nullement à la Kabylie. 

Le déploiement militaire en Kabylie, décidé après la fronde de 2001-2003, a atteint des chiffres que la France n’avait pas engagés durant la guerre d’Algérie. Et dire que nous sommes en temps de paix ! Cela s’est traduit par une insoutenable insécurité : 80 kidnappings d’entrepreneurs kabyles en 6 ans, insalubrité publique, drogue et fléaux en tous genres et une politique salafiste digne des Ben Laden. Rien qu’en 2010, pas moins de 147 terroristes « repentis » ont été nommés comme imams pour fanatiser les Kabyles. Leur produit sera votre danger de demain. 

Depuis 2004, nos oliveraies et nos forêts sont systématiquement incendiées volontairement par des militaires qui en ont reçu l’ordre. Ce crime contre la nature est aussi un crime contre l’humanité. L’avancée du désert qu’il provoque va inexorablement atteindre la France. 

Monsieur le Président, 
La rencontre entre la France et la Kabylie a certes été violente, mais leur relation s’est apaisée au fil du temps. Nous ne voudrions en retenir que les aspects positifs et mutuellement bénéfiques. À l’exception de la condition coloniale qui nous était insupportable, le Kabyle a su acquérir auprès du Français bien des savoirs et des techniques. La France a trouvé en lui un ouvrier et un fonctionnaire, un cadre et un chercheur d’une rare qualité. Ils ont en commun des valeurs qu’ils veulent universelles comme la laïcité et la liberté. Cela s’est enrichi de pratiques et de besoins réciproques. Le Kabyle est devenu un élément positif dans la lutte contre l’islamisme dans les banlieues françaises. La langue et la culture françaises sont intégrées dans les facteurs de résistance que la Kabylie a développés contre son oppression identitaire et linguistique. 

Il serait donc plus que jamais temps que la France admette la Kabylie dans la défense de ses intérêts. Elle aura un allié sans précédent dans son environnement Sud méditerranéen. 

Durant cette visite que vous allez effectuer en Algérie, même si le Sahel et l’AQMI (le bras armé de nos généraux), l’Azawad et la Syrie seraient les points sur lesquels vous insisteriez, notre souhait est que vous feriez autrement que l’un de vos prédécesseurs. En effet, en 2003, M. Chirac avait ignoré à tort la douleur des dizaines de mères kabyles qui venaient d’être endeuillées par ceux-là mêmes qui lui déroulaient le tapis rouge. Rouge du sang de nos pacifiques jeunes manifestants qui venaient d’être assassinés par le pouvoir raciste algérien. 

Défendre la francophonie en Kabylie sera, à coup sûr, profitable à la France. Son admission au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie est l’une des aspirations du peuple kabyle. En attendant la reconnaissance internationale de son gouvernement provisoire, il serait pour le moins positif que vous fassiez admettre à vos interlocuteurs algériens la nécessité de la réouverture du Consulat de France à Vgayet (ex Bougie) et du Centre Culturel français à Tizi-Ouzou. 

Dans l’espoir que votre voyage, associant la cause kabyle aux intérêts de la France, soit couronné de succès, veuillez croire Monsieur le Président en ma très haute considération. 

ANAVAḌ AQVAYLI UΣḌIL 
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE 

wbw 
SIWEL 170027 DEC 12

dimanche 16 décembre 2012

Meeting du MAK à AT-Dwala : « La Kabylie confirme sa rupture avec le régime algérien »


Meeting du MAK à AT-Dwala : « La Kabylie confirme sa rupture avec le régime algérien »

16/12/2012 - 13:30

AT-DWALA (SIWEL) — La délégation du MAK, conduite par son président M. Bouaziz Ait-Chebib était composée MM. Hachim Mohand Ouamer, Hocine Azem, Mourad Imach, Bousaad Becha et Hsen medrouk, respectivement membres du comité exécutif, et membres de la confédération locale d’At Dwala, a été accueillie par une foule nombreuse. Ils étaient nombreux, en effet, à venir assister à cette rencontre.


Avant le début du meeting, une minute de silence a été observée à la mémoire du père du nationalisme canarien, feu Antonio Cubillo, à qui a été dédiée cette rencontre ainsi qu’à son son combat pour la liberté du peuple canarien. 

Prenant la parole en premier, M. Bousaad Becha, cadre du MAK à Ath Dwala, a dénoncé les tentatives de normalisation de la Kabylie à travers les mascarades électorales qui se suivent et se ressemblent. Ceci sans épargner les alliances jugées d’"infâmes" par l’orateur. 

Pour sa part, le président du MAK, M. Bouaziz Ait-Chebib a soulevé les dangers de la politique d’arabisation de la Kabylie depuis 1962. Il dira à cet effet que tous "les moyens répressifs et idéologiques ont été déployés pour dékabyliser la Kabylie" notamment "l’école, les médias, les mosquées et même le paysage kabyle qui est en train d’être arabisé". 
Le peuple Kabyle a boudé majoritairement le scrutin de la honte 

Évoquant les dernières élections locales, M. Bouaziz Ait-Chebib a rappelé que le peuple kabyle qui a boudé dans sa majorité écrasante ce scrutin de la honte a confirmé pour la énième fois sa rupture avec le régime raciste d’Alger et réclame son droit à l’autodétermination". 

Poursuivant son analyse de la situation, le président du MAK soutiendra que le fait de se présenter sous les couleurs du RND et du FLN n’est qu’une "trahison pure et simple". Il rajoutera que le MPA de Benyounes est un pseudo-parti : "il n’est même pas né et il est classé comme troisième force politique, c’est l’Algérie des miracles", affirme-t-il. 

Dans le même ordre d’idées, le président du MAK ajoutera que ces élections ont connu deux étapes. La première, c’est la fraude électorale avec le bourrage des urnes et l’annonce de chiffres imaginaires ; quant à la deuxième étape, c’est la corruption électorale à travers la vente de voix qui a suscité des affrontements lors de l’installation des pseudo APC". 

S’agissant des résultats des élections, l’orateur n’a pas manqué de rappeler que sa formation avait bien attiré l’attention des participants dès le début du scrutin et ce pour éviter de tels dérapages. "Mais ces formations politiques, a t-il encore ajouté, ont pris part aux élections sans conditionner leur participation par le changement du code communal et de la loi électorale. Dans des pays qui se respectent, on ne peut pas parler de vote ni d’élus quand le taux de participation est inférieur à 50% ". Il enchaînera ensuite avec cette vérité : "cela ne sert à rien de dénoncer une fraude et siéger dans des assemblées fantoches, c’est une consolidation du pouvoir infâme". 

Le FFS est désormais un parti du pouvoir 

Pour le président du MAK, le premier secrétaire du FFS, est en train de "pervertir ce parti et que son patrimoine appartient à toute la Kabylie". M. Bouaziz Ait-Chebib, n’a pas oublié de souligner que le même premier secrétaire en question, qui n’est qu’un ancien membre de l’UNJA et du parti unique, a demandé au pouvoir de réprimer le MAK. Cet appel à Bouteflika, prouve à quel notre mouvement qui avance à des pas de géants fait peur au régime et ses nouveaux relais locaux". 

"Le néo-FFS est désormais un parti du pouvoir" tonne le président du MAK et d’ajouter : "Ali Laskri a passé une alliance avec les diables du RND et du FLN, au lieu de s’unir avec son frère rival le RCD". 

En concluant le volet des élections locales, l’orateur indiquera : que le nombre des éléments des corps constitués qui ont voté en Kabylie dépasse le nombre des voix que la majorité des partis politiques ont obtenu à l’échelle nationale. " 

"Les partis qui ont indignement confirmé les résultats déclarés par le sinistre Ould Kablia en Kabylie, ont échoué dans leur mission qui consistait à faire voter la région pour la normaliser, puisque le taux de participation est insignifiant devant l’abstention massive de la Kabylie. Le peuple kabyle ne changera pas de cap : il ira toujours dans le sens de sa libération ", conclut-il. 

La Kabylie solidaire avec l’AZAWAD 

Le président du MAK, a réaffirmé le soutien indéfectible de son mouvement aux frères de l’AZAWAD qui luttent contre la coalition franco-islamique, avant de poursuivre : "la cause du peuple de l’AZAWAD est une cause juste, elle finira par triompher,et ce, malgré le sentiment de la haine à l’égard des Amazighs et les tentatives d’empêchement de l’avènement du premier État amazigh indépendant". 

Avant de conclure le meeting populaire, le président du MAK est revenu en détail sur le volet économique de la Kabylie. Il a répondu aux militants et aux citoyens qui le sollicitaient sur cette question. L’occasion a été saisie pour éclairer l’assistance sur les potentialités économiques de la Kabylie*.

Pour sa part, Hachim Mohand Ouamer, membre du comité exécutif du MAK et conseiller du président, a clôturé le rassemblement à travers une allocution percutante. Il a appelé les Kabyles à la fraternité et l’union : « nous sommes exposés au danger de la disparition » affirme-t-il et de poursuivre : « l’autodétermination est un droit inaliénable, il s’inscrit dans le droit international ». 

Notons enfin, que la délégation du MAK a appelé la population d’At Dwala, à venir massivement au rassemblement du 19 décembre, prévue à Tizi-Wezzu. 
Le MAK rend hommage aux transporteurs d’At Dwala qui ont déplacé leur lieu de stationnement pour permettre au rassemblement de se tenir dans les meilleures conditions. 

*Étude intitulée : Quelle économie pour la Kabylie (06 partie), publiée surwww.tamurt.info 

tamurt 
SIWEL 161330 DEC12

Quand l’islam radical devient une valeur refuge au Nord-Mali « tamoudre


uand l’islam radical devient une valeur refuge au Nord-Mali

JolPress- André Bourgeot
La crise au Nord-Mali a rythmé l’actualité du Sahel cette année. Entre coup d’État politique, invasion islamiste, tentative de sécession et préparation d’une intervention militaire, le Mali est aujourd’hui plus que jamais divisé. Retour sur une année mouvementée avec André Bourgeot, spécialiste du Sahel au CNRS.
Photo : John Spooner/Flickr / cc
Le Sahel a connu une année chargée. Depuis le coup d’État du 22 mars dernier au Mali, qui a renversé le président Amadou Toumani Touré, les évènements se sont succédés et en quelques mois, le nord du pays a été envahis par plusieurs mouvements islamistes radicaux, forçant la communauté internationale à envisager l’intervention militaire.
Aujourd’hui, cette intervention menée par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest est en attente et, selon les Nations unies, ne pourra pas être effective avant septembre 2013.
Quel bilan tirer de cette année au Sahel ? André Bourgeot, chercheur au CNRS, répond aux questions de JOL Press.
Le Sahel a été au cœur de l’actualité cette année, notamment depuis le coup d’État du 22 mars au Mali. Il semble que cette région soit devenue une véritable poudrière ?
On ne peut pas vraiment parler de région poudrière. Seul le Mali relève de cette terminologie.
Les tensions qui existent dans la région sont, pour la plupart, les conséquences de la guerre civile en Libye. Bien entendu, les conséquences directes sur le Mali ont à leur tour eu des répercussions sur les pays voisins.
On estime aujourd’hui que 500 000 Maliens se sont réfugiés en Mauritanie, au Niger, en Algérie et au Burkina Faso.
La crise malienne a également fait 200 000 déplacés à l’intérieur du pays.
Vous estimez donc que ces derniers évènements sont des conséquences du conflit libyen ?
Le conflit en Libye a eu des répercussions directes sur le Mali, et d’une manière indirecte sur ses voisins.
Au Mali, les Touaregs qui avaient d’abord gagné les légions islamiques libyennes dans les années 70 puis versé dans l’armée nationale libyenne sont revenus dans leur pays d’origine, armés, et prêts à mener une offensive. Le gouvernement a été inactif et rien n’a été fait contre ce phénomène.
Au Niger, par exemple, la configuration est différente. Des Nigériens ont également rejoint la Libye dans les mêmes conditions que celles des Touaregs maliens puis ont rejoint ponctuellement les forces de la transition anti Kadhafi avant de regagner leur pays d’origine. Les Nigériens sont revenus et ont été désarmés par les autorités.
On ne peut pas dire pour autant que la crise malienne aurait pu se produire au Niger. Les configurations des deux pays sont très différentes.
Lors du coup d’État du 22 mars dernier, trois mouvements islamistes se sont emparés du nord du Mali. Depuis, ces mouvements font régner la charia auprès des populations. Assiste-t-on à une vague d’islamisation de cette région ?
On ne peut pas parler d’islamisation car l’invasion du Nord-Mali n’a absolument pas apporté l’islam au Sahel.
En revanche, nous assistions à une « salafisation » de la région, sous l’impulsion d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et d’Ansar Dine.
Il y a effectivement un certain écho à l’égard du salafisme et de l’influence politique de l’islam.
On le voit distinctement au Mali, et de nombreux indicateurs, comme le port du voile, témoignent de l’adoption d’un islam rigoureux par la population.
La population malienne a donc été séduite par une forme plus rigoriste de l’islam ?
Il faut remettre les choses dans leur contexte. L’islam radical s’est installé dans un pays où lapauvreté prolifère, où les valeurs portées par l’Occident sont rejetées pour leurs aspects moraux. L’islam radical a donc été vu comme une alternative et un refuge.
Le discours de l’islam est politique et religieux mais il n’est pas économique. Les salafistes ne rejettent pas l’économie de marché. Ils remettent simplement la morale, les valeurs, les modes de vie et de pensées occidentaux en cause.
Ces salafistes ont pu trouver leur place au Nord-Mali car ils sont arrivés en plein chaos, avec un discours porteur d’ordre moral qui a trouvé un écho auprès d’une partie de la population concernée.
La population malienne s’est donc convertie aux pratiques de la charia ?
C’est une confusion à ne pas faire. L’écho que les salafistes reçoivent auprès des Maliens ne correspond pas à une adhésion de la part de la population.
La population, pour la plupart, n’accepte pas un grand nombre des règles imposées par les islamistes. Simplement, une partie de cette population perçoit ces mêmes règles comme un retour espéré à l’ordre.
L’année 2013 sera-t-elle l’année de l’intervention militaire au Mali ?
C’est une problématique à laquelle personne ne peut répondre. La crise malienne se suit au jour le jour et tout peut changer à chaque instant.
Récemment, alors que l’Union africaine avait affirmé que l’intervention serait imminente,l’ONU a considéré que celle-ci, selon des critères que l’on ignore, ne pourrait pas être effective avant septembre 2013.
Qu’en est-il des otages ? L’intervention au Mali va-t-elle être l’occasion de déclencher une opération de libération ?
Il y a effectivement un lien direct entre l’intervention militaire au Nord-Mali et la libération des otages puisque les mouvements islamistes ont menacé de les tuer, notamment si la France s’investissait dans ce conflit.
François Hollande n’a pas cédé à la menace, et affiche son soutien au gouvernement de Bamako et à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour poursuivre les opérations avec le soutien financier et logistique de la France.
Lorsque l’on parle des otages, il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas que des Français. Aujourd’hui,cinq Algériens sont notamment retenus en otage par le Mujao.
Est-ce pour cette raison que l’Algérie est réticente à voir une intervention étrangère au Mali ?
La politique algérienne a toujours été ferme sur ce point. Les autorités, depuis l’indépendance de l’Algérie, refusent d’envoyer des soldats algériens en territoire étranger.
L’Algérie ne veut pas revenir sur cette position mais va sans doute être amenée à assouplir son discours. Nous aurons plus d’éléments d’interprétation à la suite de la visite de François Hollande au président Abdelaziz Bouteflika, les 19 et 20 décembre prochains.
Comment analysez-vous la politique de François Hollande sur cette question ?
Le Président a généralement un discours de va-t-en guerre. Au côté du président nigérienMahamadou Issoufou, François Hollande a toujours prôné l’intervention avec véhémence.
Ce discours est plus nuancé aujourd’hui, mais le fond reste le même.
Est-il néanmoins certain que l’engagement français ne se réduira qu’à un appui technique et logistique ?
C’est ce qui est annoncé. Néanmoins, des militaires français sont en ce moment à Niamey, au Niger et sont chargés de la formation de l’armée nigérienne, en vue d’une intervention. C’est une situation ambigüe.
N’oublions pas qu’en Libye, en Côte d’Ivoire ou encore en Afghanistan, l’armée française ne devait pas, à l’origine, intervenir directement sur le terrain.

Rassemblement au parvis des droits de l’Homme à Paris aujourd’hui à 15 h | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



« Chacun d’entre vous est en devoir de venir avec ses amis pour faire entendre notre voix auprès de la France qui nous froisserait si elle apportait, à travers ce voyage, sa caution à un Etat militaire raciste, antikabyle et antidémocratique », estime l’Anavad.
16/12/2012 - 10:31 mis a jour le 16/12/2012 - 10:27 par La Rédaction
Le réseau Anavad mis en place il y a quelques jours seulement va organiser, aujourd’hui, un rassemblement au parvis des droits de l’Homme, au Trocadéro ( Paris) , à partir de 15 h pour interpeller le Président français sur son voyage en Algérie qui aura lieu le 19 décembre prochain et lui demander d’évoquer avec ses interlocuteurs la question kabyle et le droit du peuple kabyle à son autodétermination. « Chacun d’entre vous est en devoir de venir avec ses amis pour faire entendre notre voix auprès de la France qui nous froisserait si elle apportait, à travers ce voyage, sa caution à un Etat militaire raciste, antikabyle et antidémocratique », estime l’Anavad.
Un autre rassemblement aura lieu à Tizi Ouzou, devant le siège du Musée de la ville (ancienne mairie) le jour même de la visite de Hollande, à partir de 11h. « La France, connue pour sa politique pro-arabe et son soutien à tous les régimes totalitaires d’Afrique, tourne le dos aux Amazighs qu’elle tient responsables de la décolonisation de leur pays respectif » est-il écrit dans l’appel au rassemblement.
Le MAK estime aussi que « les Kabyles sont en droit voire en devoir d’exiger que le France cesse de faire leur malheur en sacrifiant leurs droits en tant que peuple et en tant que nation sur l’autel de ses intérêts économiques. En tournant le dos à l’aspiration profonde de la Kabylie à son autodétermination, la France ne fait que compromettre son avenir dans cette région du monde ». Il s’agit donc de dire « non à la politique de deux poids deux mesures prônée par l’occident en général et la France en particulier en Afrique du nord », de « soutenir le peuple frère d’Azawad contre les islamistes et Bamako et dénoncer l’attitude injuste dont il est victime de la part de la communauté internationale » et de « réitérer le droit du peuple kabyle à son auto-déterminationé ».
La Rédaction

"Le peuple Kabyle confirme pour la énième fois sa rupture avec le régime raciste d’Alger " | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



Rassemblement du MAK à At Dwala
La délégation du MAK, conduite par son président M. Bouaziz Ait-Chebib était composée MM. Hachim Mohand Ouamer, Hocine Azem, Mourad Imach,Bousaad Becha et Hsen medrouk, respectivement membres du comité exécutif, et membres de la confédération locale d’At Dwala, a été accueillie par une foule nombreuse. Ils étaient nombreux, en effet, à venir assister à cette rencontre.
16/12/2012 - 00:10 mis a jour le 16/12/2012 - 09:19 par Aziz Ait-Amirouche
Avant le début du meeting, une minute de silence a été observée à la mémoire du père du nationalisme canarien, feu Antonio Cubillo, à qui a été dédiée cette rencontre ainsi qu’à son son combat pour la liberté du peuple canarien.
Prenant la parole en premier, M. Bousaad Becha, cadre du MAK à Ath Dwala, a dénoncé les tentatives de normalisation de la Kabylie à travers les mascarades électorales qui se suivent et se ressemblent. Ceci sans épargner les alliances jugées d’"infâmes" par l’orateur.
Pour sa part, le président du MAK, M. Bouaziz Ait-Chebib a soulevé les dangers de la politique d’arabisation de la Kabylie depuis 1962. Il dira à cet effet que tous "les moyens répressifs et idéologiques ont été déployés pour dékabyliser la Kabylie" notamment "l’école, les médias, les mosquées et même le paysage kabyle qui est en train d’être arabisé".
Le peuple Kabyle a boudé majoritairement le scrutin de la honte :
Évoquant les dernières élections locales, M. Bouaziz Ait-Chebib a rappelé que le peuple kabyle qui a boudé dans sa majorité écrasante ce scrutin de la honte a confirmé pour la énième fois sa rupture avec le régime raciste d’Alger et réclame son droit à l’autodétermination".
Poursuivant son analyse de la situation, le président du MAK soutiendra que le fait de se présenter sous les couleurs du RND et du FLN n’est qu’une "trahison pure et simple". Il rajoutera que le MPA de Benyounes est un pseudo-parti : "il n’est même pas né et il est classé comme troisième force politique, c’est l’Algérie des miracles", affirme-t-il.
Dans le même ordre d’idées, le président du MAK ajoutera que ces élections ont connu deux étapes. La première, c’est la fraude électorale avec le bourrage des urnes et l’annonce de chiffres imaginaires ; quant à la deuxième étape, c’est la corruption électorale à travers la vente de voix qui a suscité des affrontements lors de l’installation des pseudo APC". S’agissant des résultats des élections, l’orateur n’a pas manqué de rappeler que sa formation avait bien attiré l’attention des participants dès le début du scrutin et ce pour éviter de tels dérapages. "Mais ces formations politiques, a t-il encore ajouté, ont pris part aux élections sans conditionner leur participation par le changement du code communal et de la loi électorale. Dans des pays qui se respectent, on ne peut pas parler de vote ni d’élus quand le taux de participation est inférieur à 50% ". Il enchaînera ensuite avec cette vérité : "cela ne sert à rien de dénoncer une fraude et siéger dans des assemblées fantoches, c’est une consolidation du pouvoir infâme".
Le FFS est désormais un parti du pouvoir :
Pour le président du MAK, le premier secrétaire du FFS, est en train de "pervertir ce parti et que son patrimoine appartient à toute la Kabylie". M. Bouaziz Ait-Chebib, n’a pas oublié de souligner que le même premier secrétaire en question, qui n’est qu’un ancien membre de l’UNJA et du parti unique, a demandé au pouvoir de réprimer le MAK. Cet appel à Bouteflika, prouve à quel notre mouvement qui avance à des pas de géants fait peur au régime et ses nouveaux relais locaux". "Le néo-FFS est désormais un parti du pouvoir" tonne le président du MAK et d’ajouter : "Ali Laskri a passé une alliance avec les diables du RND et du FLN, au lieu de s’unir avec son frère rival le RCD".
En concluant le volet des élections locales, l’orateur indiquera : que le nombre des éléments des corps constitués qui ont voté en Kabylie dépasse le nombre des voix que la majorité des partis politiques ont obtenu à l’échelle nationale. "
"Les partis qui ont indignement confirmé les résultats déclarés par le sinistre Ould Kablia en Kabylie, ont échoué dans leur mission qui consistait à faire voter la région pour la normaliser, puisque le taux de participation est insignifiant devant l’abstention massive de la Kabylie. Le peuple kabyle ne changera pas de cap : il ira toujours dans le sens de sa libération. ", conclut-il.
La Kabylie solidaire avec l’AZAWAD :
Le président du MAK, a réaffirmé le soutien indéfectible de son mouvement aux frères de l’AZAWAD qui luttent contre la coalition franco-islamique, avant de poursuivre : "la cause du peuple de l’AZAWAD est une cause juste, elle finira par triompher,et ce, malgré le sentiment de la haine à l’égard des Amazighs et les tentatives d’empêchement de l’avènement du premier État amazigh indépendant".
Avant de conclure le meeting populaire, le président du MAK est revenu en détail sur le volet économique de la Kabylie. Il a répondu aux militants et aux citoyens qui le sollicitaient sur cette question. L’occasion a été saisie pour éclairer l’assistance sur les potentialités économiques de la Kabylie*.
Pour sa part, Hachim Mohand Ouamer, membre du comité exécutif du MAK et conseiller du président, a clôturé le rassemblement à travers une allocution percutante. Il a appelé les Kabyles à la fraternité et l’union : « nous sommes exposés au danger de la disparition » affirme-t-il et de poursuivre : « l’autodétermination est un droit inaliénable, il s’inscrit dans le droit international ».
Notons enfin, que la délégation du MAK a appelé la population d’At Dwala, à venir massivement au rassemblement du 19 décembre, prévue à Tizi-Wezzu.
Le MAK rend hommage aux transporteurs d’At Dwala qui ont changé de place de stationnement pour permettre au rassemblement de se tenir dans les meilleures conditions.
Aziz Ait-Amirouche
*Étude intitulée : Quelle économie pour la Kabylie (06 partie), publiée sur Tamurt.info