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lundi 17 décembre 2012

Un jour pour l'Algérie : Un témoin accable Alger. Un transfuge algérien affirme dans un hebdo britannique que certains attentats de 1995 à Paris ont été commis par les services secrets. - Libération


Un jour pour l'Algérie : Un témoin accable Alger. Un transfuge algérien affirme dans un hebdo britannique que certains attentats de 1995 à Paris ont été commis par les services secrets.

10 novembre 1997 à 13:35
    Londres, de notre correspondant.
Selon un ancien membre des services secrets algériens cité dans l'Observer d'hier, les attentats commis en France durant l'été 1995 sont l'oeuvre du pouvoir algérien et non des islamistes. «Les bombes faisaient partie d'une opération sophistiquée de contre-propagande destinée à monter l'opinion française contre les islamistes», écrit l'hebdomadaire britannique sur la base du témoignage de «Yussuf», réfugié à Londres. Des sources policières britanniques ont confirmé hier que ce transfuge est bien un ancien agent des services algériens. Selon d'autres informations, «Yussuf» pourrait être un ancien collaborateur du général «Smain» Lamari, considéré comme le numéro deux de la Sécurité militaire algérienne. Si cette information se vérifiait, il s'agirait de l'une des plus importantes défections depuis le début des troubles en Algérie.
«Zeroual (le président algérien) n'est là que pour la garniture», affirme Yussuf dans l'Observer. «Tewfik (le chef de la Sécurité militaire, ndlr) est beaucoup plus important et Smain est son exécutant ["]. Je lisais tous les télex secrets, ajoute-t-il. Je sais que le GIA a été infiltré et manipulé par le gouvernement. Le GIA a été complètement retourné par le gouvernement.»
Selon Yussuf, les attentats de Paris ont été organisés par le colonel Souames Mahmoud, alias Habib, chef des services secrets à l'ambassade d'Algérie à Paris. «Des agents secrets ont été envoyés à Paris par Smain dans l'été de 1995 et ils ont posé aux moins deux des bombes», précise Yussuf, confortant ainsi des informations qui circulaient à l'époque. A Paris, le ministère de l'Intérieur s'est refusé hier à tout commentaire. Selon l'article des journalistes John Sweeney et Leonard Doyle, Yussuf a personnellement payé des Français, journalistes et parlementaires, à des fins de propagande. Il cite nommément «un ancien député, très proche des services secrets français». «Je lui ai apporté une valise contenant 500 000 F», affirme Yussuf à l'Observer. «Le député français, qui a perdu son siège aux dernières élections, est un défenseur connu des régimes irakien et algérien», ajoute le journal qui connaît l'identité du destinataire mais ne le cite pas pour des raisons légales.
Yussuf raconte aussi que «le pouvoir et l'armée sont derrière la plupart des massacres commis en Algérie» et attribués aux islamistes. Sur la centaine d'étrangers tués en Algérie, ajoute ce témoin, un grand nombre ont été massacrés par le pouvoir. Il cite Alan Wilson, un Britannique travaillant sur les oléoducs, tué par les autorités algériennes parce que Londres n'en faisait pas assez pour poursuivre les islamistes réfugiés sur son sol. De même, les sept marins italiens égorgés en juillet 1994 auraient été tués par le gouvernement. «La police voulait faire porter le blâme sur les islamistes, à la veille du G 7 qui se tenait en Italie.» «En 1992, Smain a créé un escadron de la mort», affirme encore Yussuf .

Le Louvre, les Arts de l'Islam et la falsification de l'Histoire.


Le Louvre, les Arts de l'Islam et la falsification de l'Histoire.

17/12/2012 - 12:11

PARIS (SIWEL) — « Le Louvre – une institution culturelle de référence – aurait-il cédé aux pressions politiques et marchandes ? Les régimes changent, les peuples et l'Histoire demeurent. ». C'est sur ces mots que se termine une lettre ouverte envoyée par une citoyenne iranienne qui combat l'intégrisme religieux et la falsification de l'histoire dans son pays, l'Iran. La lettre envoyée au Louvre et à différentes rédactions françaises n'a pas été publiée.


Le palais forteresse d'Alhambra. Une architecture typiquement Berbère.PH/DR
Le palais forteresse d'Alhambra. Une architecture typiquement Berbère.PH/DR
Cette lettre que nous publion est une protestation contre le détournement historique de l'art et de la mémoire des peuples islamisés 

« Les Arts de l’Islam ? 
Que faut-il penser de ce nouveau département au Louvre ? Ce qu’il met en avant, est malheureusement en contradiction totale avec tout ce que l'on peut penser de l’art, de la civilisation et de l’histoire. Commençons par le titre, c’est déjà du parti pris. Bien qu’une des responsables ait expliqué, sur la chaîne Arte, la nuance qui existe, dans la langue française, entre islam et Islam. Soit ! Mais que faire de l’Histoire ? 

Quelle intelligence suprême s’est permis de mettre ces différentes composantes sous une seule dénomination qui de plus, est fictive. Cette exposition anéantit délibérément les civilisations millénaires de l’Inde, de l’Iran et de la Berbérie afin de fabriquer de toute pièce une culture. 

L’ignorance est poussée à son paroxysme en montrant une image des bas-reliefs de Persépolis ! Et une page du Livre des Rois de Ferdowsi. L'auteur avait justement consacré 30 années de sa vie à la rédaction de cette épopée afin de défendre la langue et la civilisation anté-islamique (dans une exposition au musée du Louvre en 1997 son nom a même été transformé en arabe : Al-Ferdowsi). 

Comment des objets usuels de la vie de tous les jours comme des ustensiles de distillation, étui et bâton de khôl, carreaux de revêtement avec des scènes bucoliques, plats au cavalier ailé, brûle-parfum, bassins et bols aux personnages et motifs indiens et mongoles, bracelets, tapis, plats de reliure… venus d’Iran, d’Inde et de Turquie peuvent être rassemblés sous le titre de l’art de l’Islam ? Le site Internet du musée nous apprend que « …l'homogénéité des arts de l'Islam, qui les rendent immédiatement identifiables en tant que tels » ! 

Comment un distique de poème de Hafez, ou un poème turc d’élégie sur la mort du Soleyman peuvent être qualifiés d’islamique ? Toutes les calligraphies en arabe ou en persan ne sont pas des vers sacrés du Coran ; il y a l’image du verbe et aussi le message. C’est ainsi qu’une écriture décorative au bord d’une coupe vante les bienfaits du vin qu’il contiendrait ! 
Dans une autre salle du Louvre est présentée une exposition sur les dernières années de Raphaël. Différents tableaux montrent Saint Jean-Baptiste, La Sainte famille et les peintures exécutées à la demande du Pape pour les chambres du Vatican. A-t-on jamais qualifié ces œuvres de peinture chrétienne ? Et Raphaël de peintre chrétien ? Même Caravage n’a pas cette qualification. A-t-on nommé les bâtisseurs des églises architectes chrétiens ? 

De quel besoin est née cette fabrication ? Et à quel besoin propose-t-il des réponses ? Comment peut-on combattre l’intégrisme quand un haut lieu de la culture du monde éclairé se permet un tel amalgame ? Cette exposition accrédite les velléités des groupes et des pays qui se forgent une Histoire par le révisionnisme, en faisant table rase de l’histoire anté-islamique, et qui réclament un empire de l’islam sans frontières où l’histoire commence avec la naissance du prophète, et où la finalité est la fabrication de « l’homo islamicus », où les peuples deviennent « omat » sans mémoire. 

L’architecture « islamique » de l’Espagne musulmane n’est-elle pas typiquement une architecture berbère. L'Alhambra, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco est pourtant un magnifique exemple de l'architecture Berbère du 10ème siècle, 
Au Louvre, la beauté des objets exposés détourne les visiteurs de l’Histoire des peuples qui ont eu, avant l’avènement de l’Islam, et après, et parfois malgré l’Islam, une culture et un art florissant. Les réduire à une dénomination est un crime, une falsification de l’Histoire. 

Le Louvre – une institution culturelle de référence – aurait-il cédé aux pressions politiques et marchandes ? Les régimes changent, le peuple et l'Histoire demeurent. » 

zp, 
SIWEL 171211 DEC 12 

Diplomatie : lettre de Ferhat Mehenni à François Hollande


Diplomatie : lettre de Ferhat Mehenni à François Hollande

17/12/2012 - 00:27

PARIS (SIWEL) — La présidence de l'Anavad a transmis ce dimanche soir à Siwel un communiqué dans lequel est rendue publique la lettre envoyée le 05 décembre dernier par Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement provisoire kabyle en exil à François Hollande, Président de la République française, deux jours avant la visite d'Etat que ce dernier effectuera en Algérie à partir du 19 décembre.


Ferhat Mehenni (à g.) et François Hollande (à d.) (PH/DR)
Ferhat Mehenni (à g.) et François Hollande (à d.) (PH/DR)
Paris, le 05/12/2012 

Monsieur Ferhat Mehenni 
Président du Gouvernement provisoire kabyle 

À 
Monsieur François Hollande 
Président de la République française 

Monsieur le Président, 
Vous allez effectuer un voyage officiel en Algérie. Vous savez que vous aurez des partenaires difficiles qui, pour des raisons de politique interne, cultivent une opposition quasi systématique à la France depuis 50 ans. L’identité de vue sur des questions d’actualité internationale que vous avez avec le voisin marocain est plus problématique avec ceux que vous allez rencontrer. Ceci sera d’autant plus vraisemblable que vous aurez pour interlocuteurs non pas ceux qui représentent la réalité du pouvoir, mais son apparence, et ce, quelles que soient leurs fonctions officielles. Vos conseillers et vos experts ont dû vous en prévenir déjà. 

Monsieur le Président, 
Je vous écris en tant que président de l’Anavad, le Gouvernement provisoire kabyle. J’ai pour devoir et honneur, comme vous, la défense des intérêts de mon peuple, le peuple kabyle. L’exercice de son droit à l’autodétermination fera bientôt partie de l’actualité internationale. Par conséquent, serait-il heureux que la France distingue enfin nettement la Kabylie de l’Algérie. 

C’est d’ailleurs cette confusion des peuples et des pays qui a été à l’origine de la guerre d’Algérie. La Kabylie n’a jamais admis son annexion forcée à l’ensemble algérien. Elle continue de le faire. Depuis 1962, la Kabylie reste le sujet brûlant de la dramatique actualité algérienne. On peut en juger par les faits : 

1. Conflit armé du 29 septembre 1963 au 16 mars 1964. 

2. 1977 : Affront kabyle fait au dictateur Boumediene dans le plus grand stade d’Alger. 

3. Soulèvement populaire en avril 1980 (appelé Printemps berbère). 

4. 1985 : Création de la 1ère Ligue algérienne des droits de l’homme par des Kabyles dont la plupart des membres se sont retrouvés devant la Cour de sûreté de l’État qui les a condamnés. 

5. Septembre 1985 : manifestations violentes en faveur des prisonniers militants des droits de l’homme. 

6. Octobre 1988 : Grève générale en Kabylie pour laquelle le chanteur Matoub Lounes avait reçu à l’abdomen une décharge de Kalachnikov de la part d’un gendarme algérien. 

7. Décembre 1991- janvier 1992 : Le FIS rafle les législatives partout en Algérie, à l’exception de la Kabylie où il n’avait obtenu aucun siège, ni réussi ne serait-ce qu’à être en ballottage. L’arrêt du processus électoral par le pouvoir algérien serait dû uniquement, selon le Général Nezzar, à la situation de dissidence nationale dans laquelle se retrouvait la Kabylie laïque. 

8. 1994-95 : Boycott scolaire en Kabylie du primaire aux universités. 

9. 1996 : Accord entre le pouvoir et les terroristes de l’Armée islamique du Salut ayant eu pour conséquence le transfert du terrorisme en Kabylie où, jusque-là, il était inexistant et y demeure toujours sans base sociale. 

10. 1998 : Assassinat du chanteur Matoub Lounes et révolte populaire pendant plus d’un mois. 

11. 2001-2003 : Révolte populaire durant trois ans (150 morts). Création du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie ayant débouché sur la mise sur pied de l’Anavad au nom duquel j’ai l’honneur de vous adresser cette lettre. 

Depuis l’arrivée de Bouteflika en 1999 à la présidence, la situation se caractérise par une tension plus accrue qu’elle ne l’a jamais été. En plus des trois ans de bras de fer quotidien du Printemps noir (2001-2003), il est bon de rappeler ces données : 
La Kabylie boycotte toutes les élections. La seule consultation qu’elle attend est le référendum pour son autodétermination. 
Bouteflika n’a jamais été élu par les Kabyles contre lesquels il se venge par des propos indignes. Il se sent en revanche dans l’obligation de nommer à chaque fois un premier ministre Kabyle pour mener une sévère politique antikabyle. 

Les budgets alloués à la Kabylie sont réduits à leur portion congrue. N’eût été la communauté kabyle installée en France, évaluée à 2 millions d’âmes, les Kabyles mourraient de faim. Les ressources minières et hydrauliques kabyles profitent au régime et nullement à la Kabylie. 

Le déploiement militaire en Kabylie, décidé après la fronde de 2001-2003, a atteint des chiffres que la France n’avait pas engagés durant la guerre d’Algérie. Et dire que nous sommes en temps de paix ! Cela s’est traduit par une insoutenable insécurité : 80 kidnappings d’entrepreneurs kabyles en 6 ans, insalubrité publique, drogue et fléaux en tous genres et une politique salafiste digne des Ben Laden. Rien qu’en 2010, pas moins de 147 terroristes « repentis » ont été nommés comme imams pour fanatiser les Kabyles. Leur produit sera votre danger de demain. 

Depuis 2004, nos oliveraies et nos forêts sont systématiquement incendiées volontairement par des militaires qui en ont reçu l’ordre. Ce crime contre la nature est aussi un crime contre l’humanité. L’avancée du désert qu’il provoque va inexorablement atteindre la France. 

Monsieur le Président, 
La rencontre entre la France et la Kabylie a certes été violente, mais leur relation s’est apaisée au fil du temps. Nous ne voudrions en retenir que les aspects positifs et mutuellement bénéfiques. À l’exception de la condition coloniale qui nous était insupportable, le Kabyle a su acquérir auprès du Français bien des savoirs et des techniques. La France a trouvé en lui un ouvrier et un fonctionnaire, un cadre et un chercheur d’une rare qualité. Ils ont en commun des valeurs qu’ils veulent universelles comme la laïcité et la liberté. Cela s’est enrichi de pratiques et de besoins réciproques. Le Kabyle est devenu un élément positif dans la lutte contre l’islamisme dans les banlieues françaises. La langue et la culture françaises sont intégrées dans les facteurs de résistance que la Kabylie a développés contre son oppression identitaire et linguistique. 

Il serait donc plus que jamais temps que la France admette la Kabylie dans la défense de ses intérêts. Elle aura un allié sans précédent dans son environnement Sud méditerranéen. 

Durant cette visite que vous allez effectuer en Algérie, même si le Sahel et l’AQMI (le bras armé de nos généraux), l’Azawad et la Syrie seraient les points sur lesquels vous insisteriez, notre souhait est que vous feriez autrement que l’un de vos prédécesseurs. En effet, en 2003, M. Chirac avait ignoré à tort la douleur des dizaines de mères kabyles qui venaient d’être endeuillées par ceux-là mêmes qui lui déroulaient le tapis rouge. Rouge du sang de nos pacifiques jeunes manifestants qui venaient d’être assassinés par le pouvoir raciste algérien. 

Défendre la francophonie en Kabylie sera, à coup sûr, profitable à la France. Son admission au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie est l’une des aspirations du peuple kabyle. En attendant la reconnaissance internationale de son gouvernement provisoire, il serait pour le moins positif que vous fassiez admettre à vos interlocuteurs algériens la nécessité de la réouverture du Consulat de France à Vgayet (ex Bougie) et du Centre Culturel français à Tizi-Ouzou. 

Dans l’espoir que votre voyage, associant la cause kabyle aux intérêts de la France, soit couronné de succès, veuillez croire Monsieur le Président en ma très haute considération. 

ANAVAḌ AQVAYLI UΣḌIL 
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE 

wbw 
SIWEL 170027 DEC 12

dimanche 16 décembre 2012

Meeting du MAK à AT-Dwala : « La Kabylie confirme sa rupture avec le régime algérien »


Meeting du MAK à AT-Dwala : « La Kabylie confirme sa rupture avec le régime algérien »

16/12/2012 - 13:30

AT-DWALA (SIWEL) — La délégation du MAK, conduite par son président M. Bouaziz Ait-Chebib était composée MM. Hachim Mohand Ouamer, Hocine Azem, Mourad Imach, Bousaad Becha et Hsen medrouk, respectivement membres du comité exécutif, et membres de la confédération locale d’At Dwala, a été accueillie par une foule nombreuse. Ils étaient nombreux, en effet, à venir assister à cette rencontre.


Avant le début du meeting, une minute de silence a été observée à la mémoire du père du nationalisme canarien, feu Antonio Cubillo, à qui a été dédiée cette rencontre ainsi qu’à son son combat pour la liberté du peuple canarien. 

Prenant la parole en premier, M. Bousaad Becha, cadre du MAK à Ath Dwala, a dénoncé les tentatives de normalisation de la Kabylie à travers les mascarades électorales qui se suivent et se ressemblent. Ceci sans épargner les alliances jugées d’"infâmes" par l’orateur. 

Pour sa part, le président du MAK, M. Bouaziz Ait-Chebib a soulevé les dangers de la politique d’arabisation de la Kabylie depuis 1962. Il dira à cet effet que tous "les moyens répressifs et idéologiques ont été déployés pour dékabyliser la Kabylie" notamment "l’école, les médias, les mosquées et même le paysage kabyle qui est en train d’être arabisé". 
Le peuple Kabyle a boudé majoritairement le scrutin de la honte 

Évoquant les dernières élections locales, M. Bouaziz Ait-Chebib a rappelé que le peuple kabyle qui a boudé dans sa majorité écrasante ce scrutin de la honte a confirmé pour la énième fois sa rupture avec le régime raciste d’Alger et réclame son droit à l’autodétermination". 

Poursuivant son analyse de la situation, le président du MAK soutiendra que le fait de se présenter sous les couleurs du RND et du FLN n’est qu’une "trahison pure et simple". Il rajoutera que le MPA de Benyounes est un pseudo-parti : "il n’est même pas né et il est classé comme troisième force politique, c’est l’Algérie des miracles", affirme-t-il. 

Dans le même ordre d’idées, le président du MAK ajoutera que ces élections ont connu deux étapes. La première, c’est la fraude électorale avec le bourrage des urnes et l’annonce de chiffres imaginaires ; quant à la deuxième étape, c’est la corruption électorale à travers la vente de voix qui a suscité des affrontements lors de l’installation des pseudo APC". 

S’agissant des résultats des élections, l’orateur n’a pas manqué de rappeler que sa formation avait bien attiré l’attention des participants dès le début du scrutin et ce pour éviter de tels dérapages. "Mais ces formations politiques, a t-il encore ajouté, ont pris part aux élections sans conditionner leur participation par le changement du code communal et de la loi électorale. Dans des pays qui se respectent, on ne peut pas parler de vote ni d’élus quand le taux de participation est inférieur à 50% ". Il enchaînera ensuite avec cette vérité : "cela ne sert à rien de dénoncer une fraude et siéger dans des assemblées fantoches, c’est une consolidation du pouvoir infâme". 

Le FFS est désormais un parti du pouvoir 

Pour le président du MAK, le premier secrétaire du FFS, est en train de "pervertir ce parti et que son patrimoine appartient à toute la Kabylie". M. Bouaziz Ait-Chebib, n’a pas oublié de souligner que le même premier secrétaire en question, qui n’est qu’un ancien membre de l’UNJA et du parti unique, a demandé au pouvoir de réprimer le MAK. Cet appel à Bouteflika, prouve à quel notre mouvement qui avance à des pas de géants fait peur au régime et ses nouveaux relais locaux". 

"Le néo-FFS est désormais un parti du pouvoir" tonne le président du MAK et d’ajouter : "Ali Laskri a passé une alliance avec les diables du RND et du FLN, au lieu de s’unir avec son frère rival le RCD". 

En concluant le volet des élections locales, l’orateur indiquera : que le nombre des éléments des corps constitués qui ont voté en Kabylie dépasse le nombre des voix que la majorité des partis politiques ont obtenu à l’échelle nationale. " 

"Les partis qui ont indignement confirmé les résultats déclarés par le sinistre Ould Kablia en Kabylie, ont échoué dans leur mission qui consistait à faire voter la région pour la normaliser, puisque le taux de participation est insignifiant devant l’abstention massive de la Kabylie. Le peuple kabyle ne changera pas de cap : il ira toujours dans le sens de sa libération ", conclut-il. 

La Kabylie solidaire avec l’AZAWAD 

Le président du MAK, a réaffirmé le soutien indéfectible de son mouvement aux frères de l’AZAWAD qui luttent contre la coalition franco-islamique, avant de poursuivre : "la cause du peuple de l’AZAWAD est une cause juste, elle finira par triompher,et ce, malgré le sentiment de la haine à l’égard des Amazighs et les tentatives d’empêchement de l’avènement du premier État amazigh indépendant". 

Avant de conclure le meeting populaire, le président du MAK est revenu en détail sur le volet économique de la Kabylie. Il a répondu aux militants et aux citoyens qui le sollicitaient sur cette question. L’occasion a été saisie pour éclairer l’assistance sur les potentialités économiques de la Kabylie*.

Pour sa part, Hachim Mohand Ouamer, membre du comité exécutif du MAK et conseiller du président, a clôturé le rassemblement à travers une allocution percutante. Il a appelé les Kabyles à la fraternité et l’union : « nous sommes exposés au danger de la disparition » affirme-t-il et de poursuivre : « l’autodétermination est un droit inaliénable, il s’inscrit dans le droit international ». 

Notons enfin, que la délégation du MAK a appelé la population d’At Dwala, à venir massivement au rassemblement du 19 décembre, prévue à Tizi-Wezzu. 
Le MAK rend hommage aux transporteurs d’At Dwala qui ont déplacé leur lieu de stationnement pour permettre au rassemblement de se tenir dans les meilleures conditions. 

*Étude intitulée : Quelle économie pour la Kabylie (06 partie), publiée surwww.tamurt.info 

tamurt 
SIWEL 161330 DEC12

Quand l’islam radical devient une valeur refuge au Nord-Mali « tamoudre


uand l’islam radical devient une valeur refuge au Nord-Mali

JolPress- André Bourgeot
La crise au Nord-Mali a rythmé l’actualité du Sahel cette année. Entre coup d’État politique, invasion islamiste, tentative de sécession et préparation d’une intervention militaire, le Mali est aujourd’hui plus que jamais divisé. Retour sur une année mouvementée avec André Bourgeot, spécialiste du Sahel au CNRS.
Photo : John Spooner/Flickr / cc
Le Sahel a connu une année chargée. Depuis le coup d’État du 22 mars dernier au Mali, qui a renversé le président Amadou Toumani Touré, les évènements se sont succédés et en quelques mois, le nord du pays a été envahis par plusieurs mouvements islamistes radicaux, forçant la communauté internationale à envisager l’intervention militaire.
Aujourd’hui, cette intervention menée par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest est en attente et, selon les Nations unies, ne pourra pas être effective avant septembre 2013.
Quel bilan tirer de cette année au Sahel ? André Bourgeot, chercheur au CNRS, répond aux questions de JOL Press.
Le Sahel a été au cœur de l’actualité cette année, notamment depuis le coup d’État du 22 mars au Mali. Il semble que cette région soit devenue une véritable poudrière ?
On ne peut pas vraiment parler de région poudrière. Seul le Mali relève de cette terminologie.
Les tensions qui existent dans la région sont, pour la plupart, les conséquences de la guerre civile en Libye. Bien entendu, les conséquences directes sur le Mali ont à leur tour eu des répercussions sur les pays voisins.
On estime aujourd’hui que 500 000 Maliens se sont réfugiés en Mauritanie, au Niger, en Algérie et au Burkina Faso.
La crise malienne a également fait 200 000 déplacés à l’intérieur du pays.
Vous estimez donc que ces derniers évènements sont des conséquences du conflit libyen ?
Le conflit en Libye a eu des répercussions directes sur le Mali, et d’une manière indirecte sur ses voisins.
Au Mali, les Touaregs qui avaient d’abord gagné les légions islamiques libyennes dans les années 70 puis versé dans l’armée nationale libyenne sont revenus dans leur pays d’origine, armés, et prêts à mener une offensive. Le gouvernement a été inactif et rien n’a été fait contre ce phénomène.
Au Niger, par exemple, la configuration est différente. Des Nigériens ont également rejoint la Libye dans les mêmes conditions que celles des Touaregs maliens puis ont rejoint ponctuellement les forces de la transition anti Kadhafi avant de regagner leur pays d’origine. Les Nigériens sont revenus et ont été désarmés par les autorités.
On ne peut pas dire pour autant que la crise malienne aurait pu se produire au Niger. Les configurations des deux pays sont très différentes.
Lors du coup d’État du 22 mars dernier, trois mouvements islamistes se sont emparés du nord du Mali. Depuis, ces mouvements font régner la charia auprès des populations. Assiste-t-on à une vague d’islamisation de cette région ?
On ne peut pas parler d’islamisation car l’invasion du Nord-Mali n’a absolument pas apporté l’islam au Sahel.
En revanche, nous assistions à une « salafisation » de la région, sous l’impulsion d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et d’Ansar Dine.
Il y a effectivement un certain écho à l’égard du salafisme et de l’influence politique de l’islam.
On le voit distinctement au Mali, et de nombreux indicateurs, comme le port du voile, témoignent de l’adoption d’un islam rigoureux par la population.
La population malienne a donc été séduite par une forme plus rigoriste de l’islam ?
Il faut remettre les choses dans leur contexte. L’islam radical s’est installé dans un pays où lapauvreté prolifère, où les valeurs portées par l’Occident sont rejetées pour leurs aspects moraux. L’islam radical a donc été vu comme une alternative et un refuge.
Le discours de l’islam est politique et religieux mais il n’est pas économique. Les salafistes ne rejettent pas l’économie de marché. Ils remettent simplement la morale, les valeurs, les modes de vie et de pensées occidentaux en cause.
Ces salafistes ont pu trouver leur place au Nord-Mali car ils sont arrivés en plein chaos, avec un discours porteur d’ordre moral qui a trouvé un écho auprès d’une partie de la population concernée.
La population malienne s’est donc convertie aux pratiques de la charia ?
C’est une confusion à ne pas faire. L’écho que les salafistes reçoivent auprès des Maliens ne correspond pas à une adhésion de la part de la population.
La population, pour la plupart, n’accepte pas un grand nombre des règles imposées par les islamistes. Simplement, une partie de cette population perçoit ces mêmes règles comme un retour espéré à l’ordre.
L’année 2013 sera-t-elle l’année de l’intervention militaire au Mali ?
C’est une problématique à laquelle personne ne peut répondre. La crise malienne se suit au jour le jour et tout peut changer à chaque instant.
Récemment, alors que l’Union africaine avait affirmé que l’intervention serait imminente,l’ONU a considéré que celle-ci, selon des critères que l’on ignore, ne pourrait pas être effective avant septembre 2013.
Qu’en est-il des otages ? L’intervention au Mali va-t-elle être l’occasion de déclencher une opération de libération ?
Il y a effectivement un lien direct entre l’intervention militaire au Nord-Mali et la libération des otages puisque les mouvements islamistes ont menacé de les tuer, notamment si la France s’investissait dans ce conflit.
François Hollande n’a pas cédé à la menace, et affiche son soutien au gouvernement de Bamako et à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour poursuivre les opérations avec le soutien financier et logistique de la France.
Lorsque l’on parle des otages, il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas que des Français. Aujourd’hui,cinq Algériens sont notamment retenus en otage par le Mujao.
Est-ce pour cette raison que l’Algérie est réticente à voir une intervention étrangère au Mali ?
La politique algérienne a toujours été ferme sur ce point. Les autorités, depuis l’indépendance de l’Algérie, refusent d’envoyer des soldats algériens en territoire étranger.
L’Algérie ne veut pas revenir sur cette position mais va sans doute être amenée à assouplir son discours. Nous aurons plus d’éléments d’interprétation à la suite de la visite de François Hollande au président Abdelaziz Bouteflika, les 19 et 20 décembre prochains.
Comment analysez-vous la politique de François Hollande sur cette question ?
Le Président a généralement un discours de va-t-en guerre. Au côté du président nigérienMahamadou Issoufou, François Hollande a toujours prôné l’intervention avec véhémence.
Ce discours est plus nuancé aujourd’hui, mais le fond reste le même.
Est-il néanmoins certain que l’engagement français ne se réduira qu’à un appui technique et logistique ?
C’est ce qui est annoncé. Néanmoins, des militaires français sont en ce moment à Niamey, au Niger et sont chargés de la formation de l’armée nigérienne, en vue d’une intervention. C’est une situation ambigüe.
N’oublions pas qu’en Libye, en Côte d’Ivoire ou encore en Afghanistan, l’armée française ne devait pas, à l’origine, intervenir directement sur le terrain.

Rassemblement au parvis des droits de l’Homme à Paris aujourd’hui à 15 h | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



« Chacun d’entre vous est en devoir de venir avec ses amis pour faire entendre notre voix auprès de la France qui nous froisserait si elle apportait, à travers ce voyage, sa caution à un Etat militaire raciste, antikabyle et antidémocratique », estime l’Anavad.
16/12/2012 - 10:31 mis a jour le 16/12/2012 - 10:27 par La Rédaction
Le réseau Anavad mis en place il y a quelques jours seulement va organiser, aujourd’hui, un rassemblement au parvis des droits de l’Homme, au Trocadéro ( Paris) , à partir de 15 h pour interpeller le Président français sur son voyage en Algérie qui aura lieu le 19 décembre prochain et lui demander d’évoquer avec ses interlocuteurs la question kabyle et le droit du peuple kabyle à son autodétermination. « Chacun d’entre vous est en devoir de venir avec ses amis pour faire entendre notre voix auprès de la France qui nous froisserait si elle apportait, à travers ce voyage, sa caution à un Etat militaire raciste, antikabyle et antidémocratique », estime l’Anavad.
Un autre rassemblement aura lieu à Tizi Ouzou, devant le siège du Musée de la ville (ancienne mairie) le jour même de la visite de Hollande, à partir de 11h. « La France, connue pour sa politique pro-arabe et son soutien à tous les régimes totalitaires d’Afrique, tourne le dos aux Amazighs qu’elle tient responsables de la décolonisation de leur pays respectif » est-il écrit dans l’appel au rassemblement.
Le MAK estime aussi que « les Kabyles sont en droit voire en devoir d’exiger que le France cesse de faire leur malheur en sacrifiant leurs droits en tant que peuple et en tant que nation sur l’autel de ses intérêts économiques. En tournant le dos à l’aspiration profonde de la Kabylie à son autodétermination, la France ne fait que compromettre son avenir dans cette région du monde ». Il s’agit donc de dire « non à la politique de deux poids deux mesures prônée par l’occident en général et la France en particulier en Afrique du nord », de « soutenir le peuple frère d’Azawad contre les islamistes et Bamako et dénoncer l’attitude injuste dont il est victime de la part de la communauté internationale » et de « réitérer le droit du peuple kabyle à son auto-déterminationé ».
La Rédaction

"Le peuple Kabyle confirme pour la énième fois sa rupture avec le régime raciste d’Alger " | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



Rassemblement du MAK à At Dwala
La délégation du MAK, conduite par son président M. Bouaziz Ait-Chebib était composée MM. Hachim Mohand Ouamer, Hocine Azem, Mourad Imach,Bousaad Becha et Hsen medrouk, respectivement membres du comité exécutif, et membres de la confédération locale d’At Dwala, a été accueillie par une foule nombreuse. Ils étaient nombreux, en effet, à venir assister à cette rencontre.
16/12/2012 - 00:10 mis a jour le 16/12/2012 - 09:19 par Aziz Ait-Amirouche
Avant le début du meeting, une minute de silence a été observée à la mémoire du père du nationalisme canarien, feu Antonio Cubillo, à qui a été dédiée cette rencontre ainsi qu’à son son combat pour la liberté du peuple canarien.
Prenant la parole en premier, M. Bousaad Becha, cadre du MAK à Ath Dwala, a dénoncé les tentatives de normalisation de la Kabylie à travers les mascarades électorales qui se suivent et se ressemblent. Ceci sans épargner les alliances jugées d’"infâmes" par l’orateur.
Pour sa part, le président du MAK, M. Bouaziz Ait-Chebib a soulevé les dangers de la politique d’arabisation de la Kabylie depuis 1962. Il dira à cet effet que tous "les moyens répressifs et idéologiques ont été déployés pour dékabyliser la Kabylie" notamment "l’école, les médias, les mosquées et même le paysage kabyle qui est en train d’être arabisé".
Le peuple Kabyle a boudé majoritairement le scrutin de la honte :
Évoquant les dernières élections locales, M. Bouaziz Ait-Chebib a rappelé que le peuple kabyle qui a boudé dans sa majorité écrasante ce scrutin de la honte a confirmé pour la énième fois sa rupture avec le régime raciste d’Alger et réclame son droit à l’autodétermination".
Poursuivant son analyse de la situation, le président du MAK soutiendra que le fait de se présenter sous les couleurs du RND et du FLN n’est qu’une "trahison pure et simple". Il rajoutera que le MPA de Benyounes est un pseudo-parti : "il n’est même pas né et il est classé comme troisième force politique, c’est l’Algérie des miracles", affirme-t-il.
Dans le même ordre d’idées, le président du MAK ajoutera que ces élections ont connu deux étapes. La première, c’est la fraude électorale avec le bourrage des urnes et l’annonce de chiffres imaginaires ; quant à la deuxième étape, c’est la corruption électorale à travers la vente de voix qui a suscité des affrontements lors de l’installation des pseudo APC". S’agissant des résultats des élections, l’orateur n’a pas manqué de rappeler que sa formation avait bien attiré l’attention des participants dès le début du scrutin et ce pour éviter de tels dérapages. "Mais ces formations politiques, a t-il encore ajouté, ont pris part aux élections sans conditionner leur participation par le changement du code communal et de la loi électorale. Dans des pays qui se respectent, on ne peut pas parler de vote ni d’élus quand le taux de participation est inférieur à 50% ". Il enchaînera ensuite avec cette vérité : "cela ne sert à rien de dénoncer une fraude et siéger dans des assemblées fantoches, c’est une consolidation du pouvoir infâme".
Le FFS est désormais un parti du pouvoir :
Pour le président du MAK, le premier secrétaire du FFS, est en train de "pervertir ce parti et que son patrimoine appartient à toute la Kabylie". M. Bouaziz Ait-Chebib, n’a pas oublié de souligner que le même premier secrétaire en question, qui n’est qu’un ancien membre de l’UNJA et du parti unique, a demandé au pouvoir de réprimer le MAK. Cet appel à Bouteflika, prouve à quel notre mouvement qui avance à des pas de géants fait peur au régime et ses nouveaux relais locaux". "Le néo-FFS est désormais un parti du pouvoir" tonne le président du MAK et d’ajouter : "Ali Laskri a passé une alliance avec les diables du RND et du FLN, au lieu de s’unir avec son frère rival le RCD".
En concluant le volet des élections locales, l’orateur indiquera : que le nombre des éléments des corps constitués qui ont voté en Kabylie dépasse le nombre des voix que la majorité des partis politiques ont obtenu à l’échelle nationale. "
"Les partis qui ont indignement confirmé les résultats déclarés par le sinistre Ould Kablia en Kabylie, ont échoué dans leur mission qui consistait à faire voter la région pour la normaliser, puisque le taux de participation est insignifiant devant l’abstention massive de la Kabylie. Le peuple kabyle ne changera pas de cap : il ira toujours dans le sens de sa libération. ", conclut-il.
La Kabylie solidaire avec l’AZAWAD :
Le président du MAK, a réaffirmé le soutien indéfectible de son mouvement aux frères de l’AZAWAD qui luttent contre la coalition franco-islamique, avant de poursuivre : "la cause du peuple de l’AZAWAD est une cause juste, elle finira par triompher,et ce, malgré le sentiment de la haine à l’égard des Amazighs et les tentatives d’empêchement de l’avènement du premier État amazigh indépendant".
Avant de conclure le meeting populaire, le président du MAK est revenu en détail sur le volet économique de la Kabylie. Il a répondu aux militants et aux citoyens qui le sollicitaient sur cette question. L’occasion a été saisie pour éclairer l’assistance sur les potentialités économiques de la Kabylie*.
Pour sa part, Hachim Mohand Ouamer, membre du comité exécutif du MAK et conseiller du président, a clôturé le rassemblement à travers une allocution percutante. Il a appelé les Kabyles à la fraternité et l’union : « nous sommes exposés au danger de la disparition » affirme-t-il et de poursuivre : « l’autodétermination est un droit inaliénable, il s’inscrit dans le droit international ».
Notons enfin, que la délégation du MAK a appelé la population d’At Dwala, à venir massivement au rassemblement du 19 décembre, prévue à Tizi-Wezzu.
Le MAK rend hommage aux transporteurs d’At Dwala qui ont changé de place de stationnement pour permettre au rassemblement de se tenir dans les meilleures conditions.
Aziz Ait-Amirouche
*Étude intitulée : Quelle économie pour la Kabylie (06 partie), publiée sur Tamurt.info

samedi 15 décembre 2012

Lettre de M. Ferhat Mehenni aux militants kabyles : « Un peuple sans Etat n’a pas d’existence officielle »


Lettre de M. Ferhat Mehenni aux militants kabyles : « Un peuple sans Etat n’a pas d’existence officielle »

15/12/2012 - 13:53

PARIS (SIWEL) — Dans une lettre adressée aux militants kabyles, M. Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad), a appelé les Kabyles à redoubler d'engagement pour extraire la région des griffes du pouvoir criminel algérien. M. Mehenni a mis sur pied un réseau de soutien à l'Anavad et a défini les contours des activités de ce réseau.


Lettre de M. Ferhat Mehenni aux militants kabyles : « Un peuple sans Etat n’a pas d’existence officielle »
Nous remercions l’association Taferka d’avoir eu l’amabilité de mettre à notre disposition son local pour la tenue de cette réunion qui consacre la création du Réseau Anavad et de l’Association de Solidarité Kabyle. Mais avant d’entamer nos travaux, je souhaiterais délivrer ce message. 

Dans le monde moderne, un peuple sans Etat n’a pas d’existence officielle. Il est annexé et assimilé à un autre peuple dont l’Etat le domine. Un peuple qui n’a pas son propre Etat est un peuple colonisé. Il ne décide pas de son destin sur lequel d’autres ont le monopole. Force est de reconnaître que le peuple kabyle est malheureusement encore dans ce cas. 

Cela fait plus de dix ans que nous en avons dramatiquement pris conscience, notamment après le bain de sang du Printemps Noir, en 2001. L’évocation de ce douloureux épisode de notre vie me fait obligation morale de m’incliner à la mémoire de ceux qui sont tombés pour l’honneur de la Kabylie. C’était timidement que nous nous sommes avancés pour revendiquer, à l’époque, un statut d’autonomie pour la Kabylie qui devait rester au sein de l’Algérie. Notre tâche était ardue face à une opinion kabyle qui, jusque-là, n’avait pas de proposition politique de ses élites autre que celle de se fondre dans l’Algérie. La classe politique kabyle, dont je fais partie, proposait au mieux de se battre pour une Algérie plurielle et démocratique avec cet espoir naïf de faire aboutir notre revendication linguistique, elle-même biaisée par une autre aliénation confondant la langue kabyle avec la langue amazighe mise en avant. Les élites kabyles, de peur d’une imputation « séparatiste », avaient de la gêne à s’assumer en tant que Kabyles. 

Aujourd’hui, le miracle est là. L’opinion générale en Kabylie sait que notre avenir ne peut se réaliser que dans et avec nos propres institutions. Le président du MAK l’a si bien exprimé dans son intervention du 23/11/2012 à At Hemdun, en affirmant que "La solution réside dans la mise en place d’un État Kabyle qui, seul, pourra garantir les droits du peuple Kabyle." (In www.tamurt.info du 24/11/2012). Le MAK œuvre désormais pour l’exercice de notre droit à l’autodétermination en tant que peuple kabyle. 

C’est l’objectif que nous nous sommes assignés. Nous en avons lancé le chantier il y a bientôt 3 ans. Cela s’est traduit par la mise sur pied de l’Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle) qui nous a valu de coriaces tentatives de déstabilisation interne aussi bien en France qu’en Kabylie. L’Anavad est la pierre angulaire de l’édifice étatique kabyle à construire. Patiemment, il dote la Kabylie des institutions et des attributs de souveraineté nécessaires à la reconnaissance internationale de l’Etat kabyle. Après l’Agence d’Information Kabyle appelée « SIWEL », l’hymne national kabyle, la carte d’identité kabyle, nous entamons la réalisation d’un emblème national, le drapeau kabyle. La proposition d’un Conseil National Kabyle est, elle aussi, en train de faire son chemin au sein de nos élites. 

La feuille de route reste encore longue et nous avançons prudemment. Toutefois, nous accélérons le pas dès que nous le pouvons. Ainsi, viendra aussi le temps pour la création d’organes de protection de la Kabylie car si l’Etat est la colonne vertébrale d’un peuple, ses corps de sécurité en sont son bouclier. 

Je voudrais, à ce niveau, clarifier un certain nombre d’éléments sur notre propre évolution. Nous sommes partis de la revendication d’un statut de large autonomie pour notre région et nous avons abouti à celle de l’autodétermination qui, elle-même va probablement déboucher sur l’indépendance de la Kabylie. Après la visite officielle que nous avons effectuée en Israël, en mai dernier, j’ai été personnellement interpellé sur cette évolution. 

Voici l’extrait d’un mail que j’ai envoyé alors à quelques responsables du MAK qui m’avaient posé la question sur ce sujet. 

« C’est en 2003, lors de mon 1er voyage aux USA que j’ai remarqué combien l’autonomie n’était pas une cause défendable sur le plan international. Tous les lobbies étaient ravis de me rencontrer. Mais dès que je commençais à parler d’autonomie, je voyais des sourires de déception fleurir les visages autour de moi car cela ne les concernait plus ; c’était une affaire interne à l’Algérie. Ils n’étaient intéressés que par ce qui allait changer la géopolitique. 

Ensuite, j’ai beaucoup fréquenté les Catalans, les Basques, les Canariens, les Flamands, les Québécois, les Siciliens, les Sardes..., j’ai lu sur les Ecossais et je me suis même penché sur les autonomies ethniques en Chine. A ce jour, je n’ai pas trouvé de peuple autonome heureux ! Pour un peuple il n’y a de vrai bonheur que dans la souveraineté et l’indépendance. Conscient de ce fait, il serait criminel de ma part d’engager la Kabylie pour de nombreuses générations sur la voie d’une impasse politique, comme l’autonomie. 

Néanmoins, cette option nous a permis de reconstituer notre identité et notre conscience nationales kabyles. Lorsque nous avons procédé à la mise sur pied du Gouvernement Provisoire Kabyle, l’idée d’une autonomie régionale était déjà dépassée. Jamais, un gouvernement de défiance et de combat n’a été installé au monde pour une autonomie. 

Je sais que je bouscule beaucoup notre bien-pensance, mais aussi une base militante acquise beaucoup plus au concept d’autonomie qu’à celui de l’indépendance. Toutefois, en le faisant, je suis dans mon rôle. C’est à moi qu’incombe la délicate tâche de tirer la machine vers le haut, de la tracter vers l’avant et éviter de s’enliser dans le slogan d’autonomie comme s’était englué le MCB dans celui de la seule revendication de Tamazight Langue Nationale et Officielle durant plus de 20 ans (…) 

Après les dégâts occasionnés au MAK-France par les déstabilisations orchestrées par les adversaires de l’Anavad ayant agi par le biais des infiltrés à la solde du régime algérien et qui ont fait quelques victimes parmi nos éléments, il nous faut rebâtir une organisation à la mesure des défis qui nous attendent. C’est la raison pour laquelle je vous ai demandé aimablement d’être présents à cette fondatrice réunion. 

Nous avons à mettre sur pied deux importants départements qui, statutairement, seront organisés sous forme associative. Le département politique qui sera le Réseau Anavad et le département financier qui sera dédiée aux dons pour financer la Kabylie. 

Pourquoi le Réseau Anavad ? Il aura pour mission de travailler en réseau pour soutenir le Gouvernement Provisoire Kabyle, en relayer la communication, les mots d’ordre, mobiliser, renforcer les rangs de la cause kabyle autant par les Kabyles eux-mêmes que par tous les citoyens du monde. Le développement d’un réseau d’associations d’amitié avec la Kabylie est un important objectif. Tisser des liens avec d’autres peuples et des organisations politiques démocratiques à travers le monde, créer un réseau d’amis journalistes dans les pays occidentaux pour aider à faire passer le message de l’Anavad sont autant de priorités du moment. 

Sur le plan financier, c’est peu de dire que l’argent est le nerf de la guerre. Le Kabyle où qu’il soit se doit de prendre conscience que désormais il faut « donner régulièrement de l’argent pour la liberté de la Kabylie ». C’est ce département financier qui aura à mobiliser les fonds destinés à renforcer nos rangs en Kabylie, à venir en aide aux villageois en détresse, aux quartiers en difficulté dans nos villes, aux associations et aux enseignants de la langue kabyle que nous prendrons en charge. Nous n’avons plus à attendre un drame ou une catastrophe pour courir derrière des dons hypothétiques susceptibles d’en limiter les effets. Il nous faut cet argent bien avant les urgences qui ne manqueront pas de survenir toujours à l’improviste. 

J’ai un ami d’une autre communauté dont je tairai le nom et qui m’a fait cette confidence, hier même : « chez nous, quand un riche nous envoie un chèque de 100 000 $, nous nous sentons indignés et nous le lui renvoyons pour lui en exiger un autre d’un million. Aussi, solennellement, j’appelle nos plus grandes fortunes à participer à la défense et à la construction de l’avenir de notre peuple et de nos enfants, en étant généreux à notre égard. Leur honneur, celui de leur nom et de leur famille le leur commande. Il est temps que chaque Kabyle réalise qu’il n’y a aucun salut qui puisse venir de quelqu’un d’autre que de nous-mêmes. Nous avons notre avenir entre nos propres mains. La seule garantie que je sois en mesure et en devoir de donner pour cet argent est celle de la TRANSPARENCE autant pour la collecte que pour l’affectation des budgets à toute opération sensible et vitale de la cause kabyle et ce, en concertation avec une commission qui sera créée aussitôt la machine de la collecte des fonds est lancée. 

Il n’y a pas que les riches et les plus aisés qui sont appelés à contribuer au budget. Les plus modestes ont aussi l’obligation morale de donner ne serait-ce qu’un Euro par semaine. Quand on sait combien de bières dans les pays occidentaux, nos concitoyens consomment, ils peuvent de temps en temps inviter notre cause commune à leur séance de boisson en mettant un Euro, un dollar, à chaque fois dans la boite de la solidarité kabyle. 

Chers amis. Le moment est venu de nous mettre au travail. Déjà, un rassemblement nous attend dimanche 16/12/2012 à 15 h au Trocadéro pour interpeller le Président français sur son voyage en Algérie et lui demander d’évoquer avec ses interlocuteurs la question kabyle et le droit du peuple kabyle à son autodétermination. Chacun d’entre vous ici présent est déjà en devoir de venir avec ses amis pour faire entendre notre voix auprès de la France qui nous froisserait si elle apportait, à travers ce voyage, sa caution à un Etat militaire raciste, antikabyle et antidémocratique. J’ajoute qu’en Kabylie, un rassemblement est aussi organisé par le MAK devant l’ancienne mairie de Tizi-ouzou le mercredi 19/12/2012 à 11H du matin. 

Enfin, pour la création de ces deux départements, je vous propose que nous nommions provisoirement à leur tête M. Ahcene Hettal comme président du Réseau Anavad, et Gaya Izennaxen comme président de la Solidarité Kabyle. 

Tanemmirt 

M. Ferhat Mehenni président du GPK 
Montreuil, le 08/12/2012 

SIWEL 151353 DEC12

« Il y a régression en matière des droits de l’homme en Algérie » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Le président de la LADDH à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou :
Cette rencontre initiée par le comité estudiantin de l’institut des sciences politiques à l’occasion de la commémoration de la journée internationale des droits de l’homme a été l’occasion pour le conférencier de dénoncer le système de la gouvernance en Algérie qui « a freiné ou carrément chamboulé les mécanismes mis en avant à partir des années 1990 et 1991 pour assurer les libertés individuelles et collectives ».
15/12/2012 - 09:28 mis a jour le 14/12/2012 - 14:32 par Saïd Tissegouine
Le président de la Ligue Algérienne de la Défense des Droits de l’Homme (LADDH), M. Nourredine Ben Issad estime qu’il y a « une régression en matière des droits de l’homme en Algérie au cours de ces dernières années ». C’est l’ultime conclusion qu’il a tirée jeudi dernier à l’issue d’une conférence qu’il a animée à l’auditorium de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou autour du thème : « réformes législatives de 2012 : quel impact sur les droits de l’homme ? ».
Cette rencontre initiée par le comité estudiantin de l’institut des sciences politiques à l’occasion de la commémoration de la journée internationale des droits de l’homme a été l’occasion pour le conférencier de dénoncer le système de la gouvernance en Algérie qui « a freiné ou carrément chamboulé les mécanismes mis en avant à partir des années 1990 et 1991 pour assurer les libertés individuelles et collectives ». Le conférencier n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour signaler qu’en Algérie, l’exécutif a pris réellement le dessus sur le législatif et le judiciaire.
Le Parlement est réduit par le président de la LADDH à « une simple chambre d’enregistrement » et, au même temps , a souligné que la justice n’est pas « indépendante » d’où les « égarements que l’on connaît ».
Pour appuyer sa thèse, M. Ben Issad cite l’exemple de l’administration et sa bureaucratie qui, appuyées par les dernières lois votées au Parlement, vont dans le sens de la restriction des libertés collectives et individuelles et surtout la mise à l’écart de tout appareil devant assurer l’équilibre des pouvoirs. Dans ce contexte précis, le conférencier cite l’exemple de la mainmise de l’administration sur le monde associatif ainsi le non respect dans la plus part des cas du non respect des délais quant à la délivrance d’agréments au associations quand il ne s’agit même pas de refuser l’activité associative.
S’agissant du phénomène de la corruption, le président de la LADDH l’impute à la dépendance de la justice du politique. Le conférencier ira jusqu’à définir le mot « corruption » « qui est, assure-t-il, d’origine grecque, qui signifie « destruction ». Tout en affirmant que la corruption n’est pas propre à l’Algérie, le président de la LADDH avertira quand même l’assistance sur le danger qu’elle présente. « La corruption peut être carrément la destruction de la société », dit-il en substance.
S’agissant de la pratique politique et des revendications politiques, M. Ben Issad estime que personne n’a le droit d’empêcher un individu ou un groupe d’individus d’exercer la politique ou tout simplement de faire des revendications politiques. Pour préserver et défendre les droits de l’homme, le conférencier a préconisé que chaque individu, chaque association et chaque parti politique doit s’y impliquer. Sur un autre plan, M. Ben Issad a affirmé que nonobstant la levée de l’état d’urgence qui a laminé pendant 20 ans le pays, rien n’a encore changé. Voulant mettre en avant la dichotomie existante entre le gouverneur et les gouvernés ainsi les droits confisqués aux citoyens, le conférencier cite l’exemple des élections. « Si 70% des Algériens ne votent pas, dit-il, c’est par ce qu’ils savent que leurs voix ne sont pas prises en considération par l’administration dans le choix des personnes à élire ». De ce fait, M. Ben Issad déclare qu’ en matière d’élections, l’Algérie est loin des standards internationaux.
Saïd Tissegouine

Malika Matoub: Vous avez assassiné mon frère, vous ne me ferez pas taire - Observatoire des Droits de l'Homme Tizi-Ouzou


Vendredi 14 décembre 2012
matoubCe matin, j’ai constaté que mon compte face book a été désactivé, suite à des réclamations que j’ai posté hier soir,pour dénoncer l’ usurpation d’identité dont j’ai été victime depuis que j’ai décidé d’avoir une présence sur les réseaux sociaux.Les assassins de mon frère et leurs complices ont réussi à imposer le silence aux médias Algériens sur l’affaire MATOUB.

Les rares journalistes qui nous approchent sont inquiétés dans leur profession. Le pouvoir et ses laquais serviles en Kabylie ont eu le leur parodie de procès en juillet 2011 et pour eux c’est enfin la délivrance.Ma famille a subi les pires attaques et invectives depuis l’assassinat de Lounès le 25 juin 1998 et sa continue.Aujourd’hui que j’ai la possibilité de m’adresser à mes frères Amazighs et à toute les personnes éprises de justice sans supplier un quelconque média, je ne vais pas me taire, je partagerai la souffrance de ma mère et notre soif de vérité et de justice, dans un pays ou l’injustice et l’infamie règnent en maître des lieux.Messieurs, les assassins et les laquais serviles, vous avez assassiné mon frère, détrompez vous, sa voie continue de réveiller un peuple. Vous avez le langage des armes et de la fourberie, nous portons la vérité et la
loyauté.Vous continuez à vouloir nous intimider, nous avons retiré nos baillons.Vous voulez continuer à nous tromper, nous avons appris à nous méfier.Vous voulez nous corrompre, désormais, nous sommes des enfants probes.

Je suis femme, héritière de la mémoire de mon frère je continuerai à la défendre,Vous croyez que je suis seule, détrompez vous les enfants de Tamazgha sont mes frères.Vous croyez avoir gagner, mais vous courez vers votre perte.Vous êtes les ténèbres, nous sommes la lumière.Vous êtes la mort, nous respirons à la vie.Comme disait Lounès « MA NNAN-IYI-D S ANDA TLEHUD ? A SEN-INIGH NEK D AMAZIGH. Je n’ai pas peur je suis dans le vrai.

Malika MATOUB
Paris le 13 Décembre 2012