Les Peuples autochtones d’Afrique du Nord et d'Afrique Sub-saharienne à l'honneur au Festival Amazigh de Tanger
16/07/2012 - 23:07
Tanger (SIWEL) — La 8ème édition du Festival TWIZA de Tanger, sous le thème " La liberté est l’identité de l’homme " a prévu dans son programme une conférence sur l’autodétermination des peuples et les droits des peuples autochtones à laquelle ont participé les touaregs, les kabyles, les amazighs du Maroc et de Lybie ainsi que les kurdes de Syrie.
8ème édition du Festival TWIZA de Tanger.PH/DR
La 8ème édition du festival méditerranéen de la culture amazighe "Twiza" qui s'est tenu à Tanger , du 12 au 15 juillet, a été organisée sous le thème "la liberté est l'identité de l'Homme". Le programme de ce festival a prévu un colloque sur les peuples autochtones et le droit à l'autodétermination. Ont participé à ce colloque, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), représenté par Mossa Ag Attaher, le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), représenté par Yasmina Oubouzar, Hassane Id Belkassem, avocat amazigh, membre du forum permanent des peuples autochtones, Oualid Khalifa, représentants des Kurdes de Syrie et opposant à Bachar Al Assad et Fathi Salem Bouzekhar, militant amazigh de Yefren et père des 2 détenus amazighs de Libye sous le régime Kadhafi, Mazigh et Madghis Bouzekhar .
Nous mettons à la disposition de nos lecteurs les intervention des représentants pour l'Azawad et la Kabylie. Nous n'avons pas encore les traduction des interventions en arabe de Hassan Id Belkassem pour le Maroc, de Oualid Khalifa pour les kurdes de Syrie et de Fathi Salem Bouzekhar pour la Libye. Nous y reviendrons dès que les traductions seront disponibles.
Pour l'Azawad, le chargé de communication du MNLA a fait un rappel historique dans lequel il a regroupé les principales dates des soulèvements touaregs dans l'ex Nord-Mali et ce qui a amené son mouvement à entamer une lutte de libération nationale en janvier 2012. Mossa Ag Attaher a axé son argumentaire sur " l'aspect externe " du droit des peuples autochtones stipulant que les peuples vivant sous l'occupation étrangère disposent du droit à l'autodétermination qui prend la forme d'une indépendance totale. L'Histoire ancienne et récente justifiant pleinement la mise en application de ce droit pour les Kel Tamasheq. Le territoire de l'Azawad ayant effectivement été " placé ", contre la volonté clairement exprimée du peuple de l'Azawad sous la domination du nouvel Etat, nommé Mali, artificiellement crée par la France colonial. Le peuple tamashek ne partageant ni la langue, ni la culture, ni l'identité, ni le mode de vie avec le reste du Mali. Il a fait état du fait qu'après la libération du territoire de leur ancêtre, le MNLA s'est retrouvé subitement confronté à une agression islamiste dirigée contre son mouvement et le peuple de l'Azawad.
Mossa Ag Attaher a précisé que le MNLA était soumis aujourd'hui aux tirs croisés de puissances régionales et internationales qui assurent la logistique de groupes islamistes armés pour garantir l'expansion de leur idéologie obscurantiste et spolier l'Azawad et le peuple Tamashek de ses droits inaliénables à la liberté et à la dignité, des droits qu'ils partagent avec l'ensemble de la grande famille amazighe dont ils font partie. Enfin, suite à la récente déclaration de la Maison Blanche , le porte-parole du MNLA a rappelé la disponibilité de son mouvement à apporter sa contribution à la lutte contre l'expansion des groupes terroristes islamistes qui sévissent dans l'Azawad et a affirmé la disponibilité de son mouvement à aider à la distribution de l'aide humanitaire débloquée par Washington en direction des population dans l'Azawad et dans les camps de réfugiés.
Il a conclu en lançant un appel à l'ensemble des amazighs, où qu'ils soient, pour apporter leur aide et leur soutien au MNLA afin de préserver l'existence du jeune Etat de l'Azawad que l'Armée de libération nationale de l'Azawad a arraché à l'occupation malienne mais aujourd'hui menacée par l'internationale islamiste qui est, à terme, une menace pour l'ensemble des peuples amazighs
Pour la Kabylie, la Porte parole du MAK à l'étranger a présenté un argumentaire selon lequel la Kabylie remplissait tous les critères justifiant l'application du droit à l'autodétermination et les droits des peuples autochtones. Yasmina Oubouzar a axé son argumentaire sur le fait que, du point de vue des critères requis aux droits des peuples à disposer deux-même, le peuple kabyle remplissait tous les critères à l'application de ces droits: le peuple kabyle est incontestablement un peuple autochtone ayant la même origine, la même histoire, la même langue, la même culture. Il (le peuple kabyle) manifeste très clairement, et de façon constante depuis l'indépendance de l'Algérie, la volonté inébranlable de former une entité distincte de l'entité officielle algérienne définissant " le peuple algérien" comme un peuple arabe et musulman, ne reflétant en rien une réalité historique; mais uniquement la volonté despotique de groupes occultes qui ont pris en otage un pays au service de l'expansionnisme arabe en Afrique du Nord.
La représentante du MAK a précisé qu'il était étrange que ce soit aux peuples amazighs, dont l'existence sur leur territoire est historiquement avérée depuis des millénaires, d'apporter la preuve de leur existence face à des Etats artificiels, nouvellement crées par des entités coloniales, en dépit de l'Histoire ancienne et contemporaine des peuples de la région; les découpages territoriaux et les Etats qui ont découlés des indépendance n'étant que la conséquence du partage de l'Afrique entre les diverses puissances coloniales. Elle a précisé qu'il devenait urgent d'établir dans les faits, et non pas dans des déclarations de principes, les droits des peuples à disposer d'eux-mêmes. Le peuples kabyle, comme l'ensemble des peuples amazighs qui le réclament, sont directement concernés par l'application effective de ses dispositions internationales; à commencer par les Touaregs de l'Azawad. Elle a ajouté que les Etats-Nations, issues des décolonisations, étaient des systèmes dépassées et qu'il était dans l'intérêt des Etats d'Afrique du Nord d'aller dans le sens de l'histoire qui ne peut que consacrer les droits légitimes des peuples à disposer d'eux-même.
La porte parole du MAK à l'étranger a rappelé que son mouvement rejetait les politiques perverses de "nationalisation" et "d'officialisation de Tamazight", qui n'étaient que des leurres. Elle a précisé que la reconnaissance fictive de l'amazighité était un piège dans lequel le Mouvement autonomiste kabyle ne tomberait pas et qu'il rejetait la notion de "socle identitaire amazighe" qui l'inscrivait de fait dans un passé révolu où les nord africains seraient des amazighs aujourd'hui arabisés. Elle a conclu en disant que : notre identité, avec sa langue, sa culture et sa civilisation ne s'inscrit pas dans un passé révolu; elle est notre passé, notre présent et notre avenir.
np
SIWEL 162307 JUIL12
http://makkabylie.blogspot.fr/
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NEWS : - *14 FEVRIER 2015* EN PREPARATION D'UN NOUVEL ALBUM, ALORS SI JE M'ISOLE C'EST POUR UNE BONNE CAUSE. SOYEZ PATIENT J'Y TRAVAILLE POUR LE PLAISIR DE VOS ...Il y a 15 ans
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mardi 17 juillet 2012
Le Chargé de communication du MNLA dément tout retour sur l'indépendance de l'Azawad
Le Chargé de communication du MNLA dément tout retour sur l'indépendance de l'Azawad
16/07/2012 - 23:57
Paris(SIWEL) — Mossa Ag Attaher, chargé de communication du MNLA, affirme que Mr Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, membre du conseil de l'Azawad, assure que son propos, rapporté dans dans une dépêche Reuters et AFP, a été maladroitement déformé et qu'il se maintient en conformité avec la ligne directrice du MNLA selon laquelle « l'Indépendance de l'Azawad doit être intégrale, c'est à dire politique, économique, sociale, culturelle, militaire et sécuritaire ».
Azawad indépendant.PH/DR
Le chargés de communication du MNLA dément catégoriquement toute déclaration pouvant être interprétée comme un recul sur l'indépendance de l'Azawad. Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du communiqué.
Communiqué de Presse du MNLA
Le MNLA n'acceptera jamais de compromissions
Depuis une semaine certains medias et sites internet font état, sans vérifications préalables, de tractations autour d'une entente entre le MNLA et l'armée malienne pour lutter contre les groupes islamo narco terroristes dans l'Azawad. L'essentiel de leurs informations est fondée sur des contacts entre des officiers du MNLA et le colonel malien réfugié au Niger.
Le MNLA dément catégoriquement toutes démarches allant dans ce sens avec le Mali tant que le conflit l'opposant avec l'Azawad reste pendant. Il saisit cette occasion pour démentir fermement toute rencontre entre le Chef d'Etat général des forces armées de l'Azawad et Elhaji Gamou.
Par ailleurs, si des officiers ou quelques responsables du mouvement ont rencontré des officiers maliens réfugiés au Niger, ces contacts sont intervenus dans le cas privé et n'engagent nullement le MNLA.
Enfin, le MNLA, suite aux propos, attribués à Ibrahim Med Saleh membre du conseil de l'AZAWAD dans une dépêche Reuters et AFP, en date du 15 juillet 21012, rappelle qu'il n'appartient à aucun membre du conseil transitoire de l'Azawad ou du MNLA de remettre unilatéralement en cause les revendications du Peuple de l'Azawad qui ont été clairement et irrévocablement déclinées devant le monde entier, le 6 avril 2012.
Mr Ibrahim Ag Mohamed Assaleh assure que son propos a été déformé maladroitement et maintient en conformité avec la ligne directrice du MNLA que « l'Indépendance de l'Azawad doit être intégrale, c'est à dire politique, économique, sociale, culturelle, militaire et sécuritaire ».
Le MNLA est engagé plus que jamais à consolider les acquis du 6 Avril 2012 pour recouvrer la liberté, la justice, la dignité dans la démocratie pour l'ensemble des composantes historiques de l'Azawad.
Le MNLA, jamais n'acceptera de compromissions dans le strict respect de la mémoire de tous les martyrs depuis 1963.
Le seul choix qui soit permis sera celui édicté par la volonté du Peuple de l'Azawad lorsque les conditions lui permettront, en toute liberté, d'exprimer son droit à l'auto détermination.
Vive le MNLA
Vive l'Azawad libre et indépendant
Le 15 Juillet 2012
Mossa Ag Attaher
Chargé de Communication du MNLA
zp
SIWEL162357 JUIL12
16/07/2012 - 23:57
Paris(SIWEL) — Mossa Ag Attaher, chargé de communication du MNLA, affirme que Mr Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, membre du conseil de l'Azawad, assure que son propos, rapporté dans dans une dépêche Reuters et AFP, a été maladroitement déformé et qu'il se maintient en conformité avec la ligne directrice du MNLA selon laquelle « l'Indépendance de l'Azawad doit être intégrale, c'est à dire politique, économique, sociale, culturelle, militaire et sécuritaire ».
Azawad indépendant.PH/DR
Le chargés de communication du MNLA dément catégoriquement toute déclaration pouvant être interprétée comme un recul sur l'indépendance de l'Azawad. Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du communiqué.
Communiqué de Presse du MNLA
Le MNLA n'acceptera jamais de compromissions
Depuis une semaine certains medias et sites internet font état, sans vérifications préalables, de tractations autour d'une entente entre le MNLA et l'armée malienne pour lutter contre les groupes islamo narco terroristes dans l'Azawad. L'essentiel de leurs informations est fondée sur des contacts entre des officiers du MNLA et le colonel malien réfugié au Niger.
Le MNLA dément catégoriquement toutes démarches allant dans ce sens avec le Mali tant que le conflit l'opposant avec l'Azawad reste pendant. Il saisit cette occasion pour démentir fermement toute rencontre entre le Chef d'Etat général des forces armées de l'Azawad et Elhaji Gamou.
Par ailleurs, si des officiers ou quelques responsables du mouvement ont rencontré des officiers maliens réfugiés au Niger, ces contacts sont intervenus dans le cas privé et n'engagent nullement le MNLA.
Enfin, le MNLA, suite aux propos, attribués à Ibrahim Med Saleh membre du conseil de l'AZAWAD dans une dépêche Reuters et AFP, en date du 15 juillet 21012, rappelle qu'il n'appartient à aucun membre du conseil transitoire de l'Azawad ou du MNLA de remettre unilatéralement en cause les revendications du Peuple de l'Azawad qui ont été clairement et irrévocablement déclinées devant le monde entier, le 6 avril 2012.
Mr Ibrahim Ag Mohamed Assaleh assure que son propos a été déformé maladroitement et maintient en conformité avec la ligne directrice du MNLA que « l'Indépendance de l'Azawad doit être intégrale, c'est à dire politique, économique, sociale, culturelle, militaire et sécuritaire ».
Le MNLA est engagé plus que jamais à consolider les acquis du 6 Avril 2012 pour recouvrer la liberté, la justice, la dignité dans la démocratie pour l'ensemble des composantes historiques de l'Azawad.
Le MNLA, jamais n'acceptera de compromissions dans le strict respect de la mémoire de tous les martyrs depuis 1963.
Le seul choix qui soit permis sera celui édicté par la volonté du Peuple de l'Azawad lorsque les conditions lui permettront, en toute liberté, d'exprimer son droit à l'auto détermination.
Vive le MNLA
Vive l'Azawad libre et indépendant
Le 15 Juillet 2012
Mossa Ag Attaher
Chargé de Communication du MNLA
zp
SIWEL162357 JUIL12
vendredi 13 juillet 2012
Azawad en débat : I nezra mazal a nzer du 060712_a - YouTube
Publiée le 11 juil. 2012 par TamazghaParis
Émission "I nezra mazal an-nzer", de Mohand Kacioui, sur BRTV, du 6 juillet 2012, consacrée à l'Azawad. Première partie, avec Yasmina Oubouzar et Masin Ferkal.
Émission "I nezra mazal an-nzer", de Mohand Kacioui, sur BRTV, du 6 juillet 2012, consacrée à l'Azawad. Première partie, avec Yasmina Oubouzar et Masin Ferkal.
Matoub Lounès et Ferhat Mehenni honnorés | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie
loula Oumalou
Matoub Lounès et Ferhat Mehenni honnorés
Aux environs de 11h, la foule a été nombreuse devant le monument des martyrs sis à Tavuda, chef lieu de la commune. Nna Wiza, mère de Ferhat Mehenni, et un membre de l’exécutif de l’Apc ont procédé à l’inauguration de deux tableaux dédiés aux deux chantres de l’amazighité ; Matoub et Ferhat.
09/07/2012 - 00:05 mis a jour le 09/07/2012 - 09:27 par Redaction tamurt
Les organisateurs ont donné la paroles aux membres de la famille de Ferhat Mehenni, sa mère et son oncle maternel, Massinissa Saidani, représentant du collectif des associations, et Bouaziz Ait Chebib , Président du MAK.
L’action a été clôturée par l’intervention de Ferhat Mehenni, ému par cette initiative. Après avoir remercié les organisateurs, Ferhat Mehenni a rendu Hommage à Matoub Lounès et a saisi l’occasion pour appeler les Amazighs et tous les militants des droits de l’homme à soutenir le peuple frère d’Azawad.
Pour les organisateurs, cette initiative tend à honorer la mémoire de Matoub, loin de toute instrumentalisation politique, et à honorer Ferhat Mehenni de son vivant pour tous les sacrifices qu’il continue de consentir pour la liberté du peuple kabyle. "C’est notre manière d’affirmer avec force notre attachement à leur combat qui est le nôtre et notre détermination à le poursuivre jusqu’au bout". a déclaré Massinissa Saidani, représentant du collectif des associations d’Ioula Oumalou.
Iloula Oumalou, Tamurt.info
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Portfolio
Matoub Lounès et Ferhat Mehenni honnorés
Aux environs de 11h, la foule a été nombreuse devant le monument des martyrs sis à Tavuda, chef lieu de la commune. Nna Wiza, mère de Ferhat Mehenni, et un membre de l’exécutif de l’Apc ont procédé à l’inauguration de deux tableaux dédiés aux deux chantres de l’amazighité ; Matoub et Ferhat.
09/07/2012 - 00:05 mis a jour le 09/07/2012 - 09:27 par Redaction tamurt
Les organisateurs ont donné la paroles aux membres de la famille de Ferhat Mehenni, sa mère et son oncle maternel, Massinissa Saidani, représentant du collectif des associations, et Bouaziz Ait Chebib , Président du MAK.
L’action a été clôturée par l’intervention de Ferhat Mehenni, ému par cette initiative. Après avoir remercié les organisateurs, Ferhat Mehenni a rendu Hommage à Matoub Lounès et a saisi l’occasion pour appeler les Amazighs et tous les militants des droits de l’homme à soutenir le peuple frère d’Azawad.
Pour les organisateurs, cette initiative tend à honorer la mémoire de Matoub, loin de toute instrumentalisation politique, et à honorer Ferhat Mehenni de son vivant pour tous les sacrifices qu’il continue de consentir pour la liberté du peuple kabyle. "C’est notre manière d’affirmer avec force notre attachement à leur combat qui est le nôtre et notre détermination à le poursuivre jusqu’au bout". a déclaré Massinissa Saidani, représentant du collectif des associations d’Ioula Oumalou.
Iloula Oumalou, Tamurt.info
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L'Allemagne interdit l'islam radical sur son territoire mais le soutient au Moyen-Orient - YouTube
Publiée le 11 juil. 2012 par revolteseneurope
Reportage de la chaîne russe RT sur la menace des musulmans salafistes en Allemagne financés par l'Arabie Saoudite et prêchant dans les mosquées un islam radical et raciste envers les non musulmans, les chrétiens et les juifs considérés comme des infidèles à éradiquer. A tel point que suite à des incidents graves avec la police allemande, le gouvernement a interdit certains groupes de musulmans salafistes sur son territoire (information évidemment occultée par les média français...). Néanmoins, l'attitude du gouvernement allemand est ambigu puisqu'il soutient par ailleurs, comme les autres pays occidentaux, les soi-disant démocraties du printemps arabe notamment en Lybie d'où émerge de puissants mouvements de musulmans extrémistes et intolérants.
Reportage de la chaîne russe RT sur la menace des musulmans salafistes en Allemagne financés par l'Arabie Saoudite et prêchant dans les mosquées un islam radical et raciste envers les non musulmans, les chrétiens et les juifs considérés comme des infidèles à éradiquer. A tel point que suite à des incidents graves avec la police allemande, le gouvernement a interdit certains groupes de musulmans salafistes sur son territoire (information évidemment occultée par les média français...). Néanmoins, l'attitude du gouvernement allemand est ambigu puisqu'il soutient par ailleurs, comme les autres pays occidentaux, les soi-disant démocraties du printemps arabe notamment en Lybie d'où émerge de puissants mouvements de musulmans extrémistes et intolérants.
jeudi 12 juillet 2012
2/3 - Colloque sur la Kabylie : Intervetion du Docteur Boussad Berrichi - YouTube
Publiée le 11 juil. 2012 par hacemess
Boussad BERRICHI, Docteur ès Lettres (littératures comparées françaises/francophones) de l'Université de Paris. Universitaire-chercheur résidant au Canada. Chercheur au Canada-Mediterranean Centre à l'Université York (Toronto). Chercheur invité de la Fondation Kastler de l'Académie des sciences (France). Spécialiste du monde amazigh (berbère), de l'Afrique du nord, des littératures francophones (Afrique du nord, Canada, Chine, France) et des questions des premières Nations Amazighes/Amérindiennes (Afrique du Nord/Amérique du Nord). Il a enseigné les littératures françaises et francophones en Algérie, en France, puis au Canada. Il a dirigé et publié l'ouvrage collectif pluridisciplinaire international « Tamazgha (Afrique du nord) francophone au féminin » (Séguier, 2010) -- préfacé par Hédi Bouraoui, avec le soutien du CRSH (Canada), CELAT (Université Laval) et AUF. Auteur de : « Mouloud Mammeri. Amusnaw » (Séguier, 2009) avec une préface posthume de Pierre Bourdieu, et « Assia Djebar. Une femme, une œuvre, des langues » (Séguier, 2009) préfacé par Mildred Mortimer. Éditeur scientifique des 2 tomes de « Mouloud Mammeri, écrits et paroles » (Alger, éditions du CNRPAH - Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques, en 2008, réédition en juin 2010). Il a collaboré à des revues universitaires et ouvrages collectifs avec des articles et contributions inter-pluridisciplinaires. En septembre 2000, Médaille d'Or du Grand Prix international URTI (Université radiophonique et télévisuelle internationale) à Budapest (Hongrie) /Paris (France) pour son émission « Tiggwura Igenwan » (Les Portes du ciel) en langue kabyle/tamazight à la radio kabyle Chaîne 2 (Alger) d'août 1998 à décembre 2000; producteur/présentateur de l'émission bilingue « Idles/Culture » sur Berbère télévision (Paris) de février 2004 à juillet 2005. Son premier article est écrit et publié en langue kabyle/tamazight dans l'hebdomadaire « Tamurt/LePays » en 1994. Depuis les années 1990, il a collaboré à des revues et journaux (presse écrite) (Algérie, France, Canada) avec des articles grand public.
Boussad BERRICHI, Docteur ès Lettres (littératures comparées françaises/francophones) de l'Université de Paris. Universitaire-chercheur résidant au Canada. Chercheur au Canada-Mediterranean Centre à l'Université York (Toronto). Chercheur invité de la Fondation Kastler de l'Académie des sciences (France). Spécialiste du monde amazigh (berbère), de l'Afrique du nord, des littératures francophones (Afrique du nord, Canada, Chine, France) et des questions des premières Nations Amazighes/Amérindiennes (Afrique du Nord/Amérique du Nord). Il a enseigné les littératures françaises et francophones en Algérie, en France, puis au Canada. Il a dirigé et publié l'ouvrage collectif pluridisciplinaire international « Tamazgha (Afrique du nord) francophone au féminin » (Séguier, 2010) -- préfacé par Hédi Bouraoui, avec le soutien du CRSH (Canada), CELAT (Université Laval) et AUF. Auteur de : « Mouloud Mammeri. Amusnaw » (Séguier, 2009) avec une préface posthume de Pierre Bourdieu, et « Assia Djebar. Une femme, une œuvre, des langues » (Séguier, 2009) préfacé par Mildred Mortimer. Éditeur scientifique des 2 tomes de « Mouloud Mammeri, écrits et paroles » (Alger, éditions du CNRPAH - Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques, en 2008, réédition en juin 2010). Il a collaboré à des revues universitaires et ouvrages collectifs avec des articles et contributions inter-pluridisciplinaires. En septembre 2000, Médaille d'Or du Grand Prix international URTI (Université radiophonique et télévisuelle internationale) à Budapest (Hongrie) /Paris (France) pour son émission « Tiggwura Igenwan » (Les Portes du ciel) en langue kabyle/tamazight à la radio kabyle Chaîne 2 (Alger) d'août 1998 à décembre 2000; producteur/présentateur de l'émission bilingue « Idles/Culture » sur Berbère télévision (Paris) de février 2004 à juillet 2005. Son premier article est écrit et publié en langue kabyle/tamazight dans l'hebdomadaire « Tamurt/LePays » en 1994. Depuis les années 1990, il a collaboré à des revues et journaux (presse écrite) (Algérie, France, Canada) avec des articles grand public.
Lettre ouverte de Salem Chaker au Ministre de l’Intérieur et au Ministre de l’Enseignement Supérieur algériens.
Lettre ouverte de Salem Chaker au Ministre de l’Intérieur et au Ministre de l’Enseignement Supérieur algériens.
10/07/2012 - 14:04
Paris (SIWEL) — Suite à son interpellation à l’aéroport d’Alger les 30 juin et 4 juillet, Salem CHAKER, Professeur des Universités (Berbère) et Directeur de l’Encyclopédie berbère, répond par une lettre ouverte aux « tracasseries» dont il fait régulièrement l’objet à la police des frontières algériennes.
Salem CHAKER.PH/DR
Universitaire Kabyle mondialement connu, Salem Chaker est professeur des universités, docteur en lettres, spécialiste de linguistique berbère. Auteur de nombreux ouvrages et de nombreuses études de linguistique et de sociolinguistiques berbères, il succède brillamment à André Basset et Lionel Galand, deux éminents spécialistes en linguistique berbère. Il dirige actuellement l'Encyclopédie berbère initialement éditée par Edisud puis par les éditions Peters.
L’éminent spécialiste a commis une lettre ouverte aux autorités algérienne, publiée ce jour dans le quotidien algérien El Watan. Nous la reproduisons dans son intégralité .
Salem CHAKER
Professeur des Universités (Berbère)
Université d’Aix-Marseille
Directeur de l’Encyclopédie berbère.
Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de l’Intérieur et à Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur algériens.
Messieurs les Ministres,
J’ai été invité par l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou à présider un jury de doctorat en langue et culture amazighes dont la soutenance a eu lieu ce 1er juillet 2012.
A mon arrivée à l’aéroport d’Alger, le 30 juin, j’ai été interpellé par les services de police de l’aéroport et retenu pendant environ deux heures. La seule explication qui m’a été donnée par les officiers de police faisait référence à « un mandat d’arrêt de 1986 » (!).
Or, depuis 1986, je me suis rendu en Algérie une bonne quinzaine de fois, pour des raisons familiales ou, le plus souvent, à l’invitation de l’Université algérienne, pour assurer des enseignements ou participer à des soutenances. Par ailleurs, depuis cette date, les autorités consulaires algériennes en France m’ont toujours renouvelé mon passeport sans la moindre difficulté. On a quelque peine à comprendre comment une personne sous mandat d’arrêt depuis plus d’un quart de siècle aurait pu circuler vers l’Algérie et se voir renouveler régulièrement ses documents d’identité algériens.
Lorsque l’on m’a restitué mon passeport et autorisé à partir, l’officier de police m’a précisé que toute procédure contre moi était annulée. Ma stupéfaction fut donc grande quand, le 4 juillet, jour de mon départ vers la France, je fus de nouveau retenu pendant un bon quart d’heure par la police de l’aéroport « pour vérification » avant de pouvoir embarquer.
Il convient de remettre cet incident en perspective et de préciser qu’en réalité c’est depuis 1980, c’est-à-dire depuis le « Printemps berbère » que je fais assez régulièrement l’objet de telles tracasseries lors de mes voyages en Algérie.
Il en ressort que l’explication qui m’a été fournie lors de l’incident initial du 30 juin est totalement farfelue et manifestement artificielle. A l’évidence, les ennuis subis – les derniers comme ceux plus anciens − n’ont aucune base judiciaire. Et comme ils sont récurrents, il ne peut s’agir d’un simple dysfonctionnement ou d’un « excès de zèle » local.
J’y vois donc une volonté planifiée d’intimidation politique à mon égard, visant à dissuader un intellectuel, libre dans sa parole et ses écrits, de se rendre en Algérie.
Permettez-moi de vous dire, Messieurs les Ministres que, après près de quarante ans d’engagement pour la reconnaissance des droits des Berbérophones et pour la démocratie en Algérie, je n’ai pas l’intention de changer de ligne de conduite, ni de renoncer à une totale liberté d’expression et de critique par rapport à l’Etat algérien (et à tout autre) et à son régime politique. Je continuerai aussi à me rendre en Algérie chaque fois que je le jugerai utile.
En conséquence, je vous prie de donner les instructions nécessaires aux services concernés pour qu’il soit mis fin de manière définitive aux tracasseries dont je fais l’objet ; de telles pratiques, que l’on croyait disparues depuis longtemps, sont parfaitement inutiles et inefficaces et ne peuvent que contribuer à ternir l’image de l’Algérie.
Vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer mes salutations respectueuses,
Marseille, le 05/07/2012
[Parue dans El Watan du 10/07/2012 ]
zp
SIWEL 101404 JUIL12
10/07/2012 - 14:04
Paris (SIWEL) — Suite à son interpellation à l’aéroport d’Alger les 30 juin et 4 juillet, Salem CHAKER, Professeur des Universités (Berbère) et Directeur de l’Encyclopédie berbère, répond par une lettre ouverte aux « tracasseries» dont il fait régulièrement l’objet à la police des frontières algériennes.
Salem CHAKER.PH/DR
Universitaire Kabyle mondialement connu, Salem Chaker est professeur des universités, docteur en lettres, spécialiste de linguistique berbère. Auteur de nombreux ouvrages et de nombreuses études de linguistique et de sociolinguistiques berbères, il succède brillamment à André Basset et Lionel Galand, deux éminents spécialistes en linguistique berbère. Il dirige actuellement l'Encyclopédie berbère initialement éditée par Edisud puis par les éditions Peters.
L’éminent spécialiste a commis une lettre ouverte aux autorités algérienne, publiée ce jour dans le quotidien algérien El Watan. Nous la reproduisons dans son intégralité .
Salem CHAKER
Professeur des Universités (Berbère)
Université d’Aix-Marseille
Directeur de l’Encyclopédie berbère.
Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de l’Intérieur et à Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur algériens.
Messieurs les Ministres,
J’ai été invité par l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou à présider un jury de doctorat en langue et culture amazighes dont la soutenance a eu lieu ce 1er juillet 2012.
A mon arrivée à l’aéroport d’Alger, le 30 juin, j’ai été interpellé par les services de police de l’aéroport et retenu pendant environ deux heures. La seule explication qui m’a été donnée par les officiers de police faisait référence à « un mandat d’arrêt de 1986 » (!).
Or, depuis 1986, je me suis rendu en Algérie une bonne quinzaine de fois, pour des raisons familiales ou, le plus souvent, à l’invitation de l’Université algérienne, pour assurer des enseignements ou participer à des soutenances. Par ailleurs, depuis cette date, les autorités consulaires algériennes en France m’ont toujours renouvelé mon passeport sans la moindre difficulté. On a quelque peine à comprendre comment une personne sous mandat d’arrêt depuis plus d’un quart de siècle aurait pu circuler vers l’Algérie et se voir renouveler régulièrement ses documents d’identité algériens.
Lorsque l’on m’a restitué mon passeport et autorisé à partir, l’officier de police m’a précisé que toute procédure contre moi était annulée. Ma stupéfaction fut donc grande quand, le 4 juillet, jour de mon départ vers la France, je fus de nouveau retenu pendant un bon quart d’heure par la police de l’aéroport « pour vérification » avant de pouvoir embarquer.
Il convient de remettre cet incident en perspective et de préciser qu’en réalité c’est depuis 1980, c’est-à-dire depuis le « Printemps berbère » que je fais assez régulièrement l’objet de telles tracasseries lors de mes voyages en Algérie.
Il en ressort que l’explication qui m’a été fournie lors de l’incident initial du 30 juin est totalement farfelue et manifestement artificielle. A l’évidence, les ennuis subis – les derniers comme ceux plus anciens − n’ont aucune base judiciaire. Et comme ils sont récurrents, il ne peut s’agir d’un simple dysfonctionnement ou d’un « excès de zèle » local.
J’y vois donc une volonté planifiée d’intimidation politique à mon égard, visant à dissuader un intellectuel, libre dans sa parole et ses écrits, de se rendre en Algérie.
Permettez-moi de vous dire, Messieurs les Ministres que, après près de quarante ans d’engagement pour la reconnaissance des droits des Berbérophones et pour la démocratie en Algérie, je n’ai pas l’intention de changer de ligne de conduite, ni de renoncer à une totale liberté d’expression et de critique par rapport à l’Etat algérien (et à tout autre) et à son régime politique. Je continuerai aussi à me rendre en Algérie chaque fois que je le jugerai utile.
En conséquence, je vous prie de donner les instructions nécessaires aux services concernés pour qu’il soit mis fin de manière définitive aux tracasseries dont je fais l’objet ; de telles pratiques, que l’on croyait disparues depuis longtemps, sont parfaitement inutiles et inefficaces et ne peuvent que contribuer à ternir l’image de l’Algérie.
Vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer mes salutations respectueuses,
Marseille, le 05/07/2012
[Parue dans El Watan du 10/07/2012 ]
zp
SIWEL 101404 JUIL12
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Nina Wallet Intalou adresse une " Lettre au monde libre "
Nina Wallet Intalou adresse une " Lettre au monde libre "
12/07/2012 - 12:24
Nouakchott (SIWEL) — Nina Wallet Intalou, une des principales figures du MNLA, adresse une « lettre au monde libre » où elle « interpelle les nations libres et démocratique » sur le drame vécu par les Azawadiens et rappelle que « le bons sens aurait voulu que le MNLA, qui est le seul mouvement à affronter les islamistes dans l'Azawad, soit soutenu et aidé par l'ensemble des Etats qui luttent contre le terrorisme »
Nina wallet Intalou, membre de l'Exécutif du MNLA.PH/DR
Nina wallet Intalou, principale figure politique du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), adresse une lettre au monde libre dans laquelle elle parle de la Nation Tamashek « qui a existé bien avant les invasions coloniales et les découpages territoriaux…». Cette figure emblématique du combat touareg exprime, en toute franchise, son incompréhension face au monde qui ignore la lutte légitime du peuple Tamashek après tant d'années de massacres, de souffrances et de sacrifices. Nous reproduisons ci-dessous, sa déclaration dans son intégralité.
Lettre ouverte au monde libre
Le 17 janvier 2012, nous avons entrepris de mener un combat pour notre liberté et notre dignité parce que le peuple de l'Azawad n'a que trop souffert dans l'ignorance du monde entier. Notre Nation, niée encore aujourd'hui a pourtant existé bien avant les invasions coloniales et les découpages territoriaux dont nous avons été, nous les Kel Tamasheq, les principales victimes. Nous ne comprenons pas que le monde ignore notre lutte légitime après tant d'années de massacres, de souffrances et de sacrifices.
Nous avons libéré seuls notre territoire et voilà que les islamistes venus de partout parasitent notre combat libérateur, martyrisent notre peuple, détruisent notre patrimoine et menacent gravement notre culture millénaire qui a fait de la femme touarègue un modèle en terme de droit et de liberté.
Nous assistons à la destruction de notre patrimoine mis à sac par des hordes de terroristes sans culture et sans Histoire. Ils ont entrepris de réduire à néant toute trace de notre civilisation car il n'y a pas que les mausolées de Tombouctou qui font partie du patrimoine de l'humanité. La culture touarègue, de tradition matrilinéaire, est aussi un patrimoine de l'humanité qui ne concerne pas seulement les touaregs mais l'humanité toute entière.
Les islamistes détruisent tout sur leur passage, ils endoctrinent de jeunes enfants et arrivent à corrompre des jeunes désœuvrés. Les femmes touarègues ont subi, pour la première fois de leur longue Histoire, une humiliation qu'elles n'avaient jamais connue auparavant, jusqu'au sombre jour où les hommes de Ansar Dine ont frappé les manifestantes de Kidal.
Dans tout l'Azawad, les leaders féminines du MNLA sont victimes d'intimidations et de menaces par les islamistes d’Ansar Dine, du Mujao et de l'Aqmi sans que cela ne soulève l'indignation générale à laquelle nous nous attendions de la part du monde libre. Malgré leur isolement, elles continuent de se battre seules et résistent du mieux qu'elles peuvent.
Mais combien de temps pourront-elles résister contre cette internationale islamiste soutenue pas des puissances occultes disposant de moyens gigantesque avec lesquels il nous est impossible de rivaliser si nous ne sommes pas aidés et soutenus. L'absence de soutien international au MNLA a profité aux divers groupes intégristes insidieusement installés sur notre territoire depuis plus de 15 ans.
Le "bons sens" aurait voulu que le MNLA, qui est le seul mouvement à affronter les islamistes dans l'Azawad, soit soutenu et aidé par l'ensemble des Etats qui luttent contre le terrorisme. Au lieu de cela, à notre grande surprise, les résolutions de l'ONU ne font aucune injonction aux divers groupes terroristes qui occupent notre territoire.
Mieux encore, malgré l'historique macabre des années de massacres des populations touarègues par le Mali, les Nations Unies exhortent le MNLA à renoncer à l'indépendance de l'Azawad et occultent le droits des peuples à disposer d'eux-mêmes, alors-même que nous réunissons toutes les conditions requises à son application.
La sombre histoire que nous fait vivre le Mali depuis 1963 n'a donc aucune importance ? Les 100 000 victimes de ce qu'il convient d'appeler « épuration ethnique » n'a donc aucun poids ? Nous sommes indignés de toute cette indifférence face à notre drame mais nous continuerons à lutter, quoi qu'il nous en coute pour notre dignité et notre liberté.
Le MNLA ne pliera pas et poursuivra sa lutte légitime pour la liberté de l'Azawad. Nous interpellons les nations libres et démocratiques et nous les appelons à venir en aide au peuple de l'Azawad dont le seul représentant légitime est le MNLA.
Il est tout à fait inadmissible que Ansar Dine et le Mujao, soient considérés comme des partenaires fréquentables alors que le MNLA, seul mouvement légitime du peuple de l'Azawad est ignoré.
Nina Walet Intalou,
Membre de l’Exécutif du MNLA
zp
SIWEL 121224 JUIL 12
12/07/2012 - 12:24
Nouakchott (SIWEL) — Nina Wallet Intalou, une des principales figures du MNLA, adresse une « lettre au monde libre » où elle « interpelle les nations libres et démocratique » sur le drame vécu par les Azawadiens et rappelle que « le bons sens aurait voulu que le MNLA, qui est le seul mouvement à affronter les islamistes dans l'Azawad, soit soutenu et aidé par l'ensemble des Etats qui luttent contre le terrorisme »
Nina wallet Intalou, membre de l'Exécutif du MNLA.PH/DR
Nina wallet Intalou, principale figure politique du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), adresse une lettre au monde libre dans laquelle elle parle de la Nation Tamashek « qui a existé bien avant les invasions coloniales et les découpages territoriaux…». Cette figure emblématique du combat touareg exprime, en toute franchise, son incompréhension face au monde qui ignore la lutte légitime du peuple Tamashek après tant d'années de massacres, de souffrances et de sacrifices. Nous reproduisons ci-dessous, sa déclaration dans son intégralité.
Lettre ouverte au monde libre
Le 17 janvier 2012, nous avons entrepris de mener un combat pour notre liberté et notre dignité parce que le peuple de l'Azawad n'a que trop souffert dans l'ignorance du monde entier. Notre Nation, niée encore aujourd'hui a pourtant existé bien avant les invasions coloniales et les découpages territoriaux dont nous avons été, nous les Kel Tamasheq, les principales victimes. Nous ne comprenons pas que le monde ignore notre lutte légitime après tant d'années de massacres, de souffrances et de sacrifices.
Nous avons libéré seuls notre territoire et voilà que les islamistes venus de partout parasitent notre combat libérateur, martyrisent notre peuple, détruisent notre patrimoine et menacent gravement notre culture millénaire qui a fait de la femme touarègue un modèle en terme de droit et de liberté.
Nous assistons à la destruction de notre patrimoine mis à sac par des hordes de terroristes sans culture et sans Histoire. Ils ont entrepris de réduire à néant toute trace de notre civilisation car il n'y a pas que les mausolées de Tombouctou qui font partie du patrimoine de l'humanité. La culture touarègue, de tradition matrilinéaire, est aussi un patrimoine de l'humanité qui ne concerne pas seulement les touaregs mais l'humanité toute entière.
Les islamistes détruisent tout sur leur passage, ils endoctrinent de jeunes enfants et arrivent à corrompre des jeunes désœuvrés. Les femmes touarègues ont subi, pour la première fois de leur longue Histoire, une humiliation qu'elles n'avaient jamais connue auparavant, jusqu'au sombre jour où les hommes de Ansar Dine ont frappé les manifestantes de Kidal.
Dans tout l'Azawad, les leaders féminines du MNLA sont victimes d'intimidations et de menaces par les islamistes d’Ansar Dine, du Mujao et de l'Aqmi sans que cela ne soulève l'indignation générale à laquelle nous nous attendions de la part du monde libre. Malgré leur isolement, elles continuent de se battre seules et résistent du mieux qu'elles peuvent.
Mais combien de temps pourront-elles résister contre cette internationale islamiste soutenue pas des puissances occultes disposant de moyens gigantesque avec lesquels il nous est impossible de rivaliser si nous ne sommes pas aidés et soutenus. L'absence de soutien international au MNLA a profité aux divers groupes intégristes insidieusement installés sur notre territoire depuis plus de 15 ans.
Le "bons sens" aurait voulu que le MNLA, qui est le seul mouvement à affronter les islamistes dans l'Azawad, soit soutenu et aidé par l'ensemble des Etats qui luttent contre le terrorisme. Au lieu de cela, à notre grande surprise, les résolutions de l'ONU ne font aucune injonction aux divers groupes terroristes qui occupent notre territoire.
Mieux encore, malgré l'historique macabre des années de massacres des populations touarègues par le Mali, les Nations Unies exhortent le MNLA à renoncer à l'indépendance de l'Azawad et occultent le droits des peuples à disposer d'eux-mêmes, alors-même que nous réunissons toutes les conditions requises à son application.
La sombre histoire que nous fait vivre le Mali depuis 1963 n'a donc aucune importance ? Les 100 000 victimes de ce qu'il convient d'appeler « épuration ethnique » n'a donc aucun poids ? Nous sommes indignés de toute cette indifférence face à notre drame mais nous continuerons à lutter, quoi qu'il nous en coute pour notre dignité et notre liberté.
Le MNLA ne pliera pas et poursuivra sa lutte légitime pour la liberté de l'Azawad. Nous interpellons les nations libres et démocratiques et nous les appelons à venir en aide au peuple de l'Azawad dont le seul représentant légitime est le MNLA.
Il est tout à fait inadmissible que Ansar Dine et le Mujao, soient considérés comme des partenaires fréquentables alors que le MNLA, seul mouvement légitime du peuple de l'Azawad est ignoré.
Nina Walet Intalou,
Membre de l’Exécutif du MNLA
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SIWEL 121224 JUIL 12
mercredi 11 juillet 2012
Rassemblement de solidarité avec les Touaregs et le MNLA - TAMAZGHA le site berbériste
Rassemblement de solidarité avec les Touaregs et le MNLA - TAMAZGHA le site berbériste
Paris, le 7 juillet 2012 lundi 9 juillet 2012 par Masin Il y avait environ deux cents personnes sur le Parvis des droits de l’Homme au Trocadéro à Paris, ce samedi 7 juillet 2012. Toutes avaient répondu à l’appel au rassemblement de solidarité avec les Touaregs et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) lancé à l’initiative de Mossa Ag Attaher, chargé de communication du MNLA. Même si la météo n’était pas au rendez-vous, Imazighen de Paris et d’ailleurs ainsi que les amis des Touaregs se sont déplacés et ont tenu à exprimer leur solidarité avec le MNLA qui se bat seul contre une coalition internationale décidée à lui voler l’indépendance qu’il a proclamée le 6 avril 2012. Il s’agit du quatrième rassemblement de ce genre à Paris où, depuis le déclenchement des hostilités le 17 janvier 2012 par le MNLA, les épris de justice et de liberté renouvellent leur solidarité avec un peuple qui se bat pour son existence dans la liberté et la dignité. Après avoir ignoré le MNLA, puis l’avoir fustigé et associé à un mouvement islamiste (Ansar Dine qui est pourtant aujourd’hui reçu par certains États notamment l’État algérien), voilà que la communauté internationale, à travers le projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, somme le MNLA de renoncer à l’indépendance de son territoire qu’il a arrachée au prix fort du sang de ses combattants. Nombre d’interventions ont d’ailleurs rappelé à cette communauté internationale sa responsabilité historique face au peuple de l’Azawad aujourd’hui en souffrance. En ces temps où certains s’inquiètent davantage de bâtis, certes à valeur historique inestimable, que de vies humaines, l’intervention de Zakiatou Ouallet Halatine a notamment sonné comme un cri d’alarme pour que cesse cet aveuglement des instances internationales face à la souffrance des réfugiés de l’Azawad vivant dans la tourmente depuis plusieurs mois. Nous nous réjouissons de cette mobilisation qui doit, et nous l’appelons de tous nos vœux, se renforcer et aller au delà de ces rassemblements. Les associations et organisations amazighes devront susciter une réelle solidarité sur le terrain en Afrique du Nord, et leur engagement doit se concrétiser par des actions à même de desserrer l’étau sur le MNLA. Nous vous proposons un reportage vidéo du rassemblement. La Rédaction . Intervention de Masin Ferkal Au nom de Tamazgha Intervention de Mossa ag Attaher Chargé de communication du MNLA Intervention de Zakiatou Ouallet Halatine Porte parole de l’ARVRA Intervention de Mossa ag Assarid Chargé de communication du Conseil transitoire de l’Etat d’Azawad Intervention de Ferhat Mehenni Intervention de Lili (Internationale Touarègue) Intervention de Mohand Barrache (Taferka) Intervention de Hacène Hirèche Intervention de Hend (Hocine) Sadi Articles dans la rubrique :
10/07/12
3
Dans une lettre adressée aux ministres algériens de l’Intérieur et de (...)
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2
Nous publions ci-après le communiqué de la Coordination des cadres de l’Azawad, (...)
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06/07/12
7
Né en 1945, Jeremy Keenan est anthropologue britannique. Professeur à l’Université de (...)
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Paris, le 7 juillet 2012 lundi 9 juillet 2012 par Masin Il y avait environ deux cents personnes sur le Parvis des droits de l’Homme au Trocadéro à Paris, ce samedi 7 juillet 2012. Toutes avaient répondu à l’appel au rassemblement de solidarité avec les Touaregs et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) lancé à l’initiative de Mossa Ag Attaher, chargé de communication du MNLA. Même si la météo n’était pas au rendez-vous, Imazighen de Paris et d’ailleurs ainsi que les amis des Touaregs se sont déplacés et ont tenu à exprimer leur solidarité avec le MNLA qui se bat seul contre une coalition internationale décidée à lui voler l’indépendance qu’il a proclamée le 6 avril 2012. Il s’agit du quatrième rassemblement de ce genre à Paris où, depuis le déclenchement des hostilités le 17 janvier 2012 par le MNLA, les épris de justice et de liberté renouvellent leur solidarité avec un peuple qui se bat pour son existence dans la liberté et la dignité. Après avoir ignoré le MNLA, puis l’avoir fustigé et associé à un mouvement islamiste (Ansar Dine qui est pourtant aujourd’hui reçu par certains États notamment l’État algérien), voilà que la communauté internationale, à travers le projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, somme le MNLA de renoncer à l’indépendance de son territoire qu’il a arrachée au prix fort du sang de ses combattants. Nombre d’interventions ont d’ailleurs rappelé à cette communauté internationale sa responsabilité historique face au peuple de l’Azawad aujourd’hui en souffrance. En ces temps où certains s’inquiètent davantage de bâtis, certes à valeur historique inestimable, que de vies humaines, l’intervention de Zakiatou Ouallet Halatine a notamment sonné comme un cri d’alarme pour que cesse cet aveuglement des instances internationales face à la souffrance des réfugiés de l’Azawad vivant dans la tourmente depuis plusieurs mois. Nous nous réjouissons de cette mobilisation qui doit, et nous l’appelons de tous nos vœux, se renforcer et aller au delà de ces rassemblements. Les associations et organisations amazighes devront susciter une réelle solidarité sur le terrain en Afrique du Nord, et leur engagement doit se concrétiser par des actions à même de desserrer l’étau sur le MNLA. Nous vous proposons un reportage vidéo du rassemblement. La Rédaction . Intervention de Masin Ferkal Au nom de Tamazgha Intervention de Mossa ag Attaher Chargé de communication du MNLA Intervention de Zakiatou Ouallet Halatine Porte parole de l’ARVRA Intervention de Mossa ag Assarid Chargé de communication du Conseil transitoire de l’Etat d’Azawad Intervention de Ferhat Mehenni Intervention de Lili (Internationale Touarègue) Intervention de Mohand Barrache (Taferka) Intervention de Hacène Hirèche Intervention de Hend (Hocine) Sadi Articles dans la rubrique :
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RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AU MNLA A PARIS, 1er partie - YouTube
RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AU MNLA A PARIS, 1er partie - YouTube
Publiée le 10 juil. 2012 par IZENNAXEN
Intervention du président du gouvernement provisoire kabyle mas Ferhat Mehenni, de Josiane Sberro, Ass. France-Izraël (Primo-info), Richard Rossin, Ex. SG de Médecins du monde et de Mme LILLI responsable de l'International Touareg.
Publiée le 10 juil. 2012 par IZENNAXEN
Intervention du président du gouvernement provisoire kabyle mas Ferhat Mehenni, de Josiane Sberro, Ass. France-Izraël (Primo-info), Richard Rossin, Ex. SG de Médecins du monde et de Mme LILLI responsable de l'International Touareg.
dimanche 8 juillet 2012
Algérie Express - 5 JUILLET : la régression pédante
5 JUILLET : la régression pédante
NOTE UTILISATEUR: %1$S / %2$S: / 1
MAUVAISTRÈS BIEN
Détails Publié le Dimanche, 08 juillet 2012 16:34 Écrit par Rachid Bali
Il fut triste et, pour dire vrai, ridicule, ce cinquantenaire.
Tout responsable politique peut commettre des erreurs, tout projet, si bien conçu soit-il, peut se traduire par une contre-performance. Un imprévu, des conditions extérieures défavorables risquent à tout instant de contrarier un programme. L’échec algérien n’est dû ni à la surprise ni au manque de moyens. La régression nationale est une méthode et un objectif. Cette conception involutive de l’exercice du pouvoir est d’autant plus préjudiciable que le système se plait à en nier l’impopularité, maquiller les travers pour, ensuite, la revendiquer et mieux la perpétuer.
Le problème n’est pas d’avoir dissout un capital symbolique exceptionnel ni d’avoir dilapidé des ressources humaines et naturelles dont peu d’anciennes colonies pouvaient se prévaloir. Non, en Algérie, le problème est dans ce refus ou cette incapacité à faire un bilan avec lucidité et rigueur. Du coup, les mêmes fautes se reproduisent en toute impunité depuis un demi-siècle. Les voix qui se sont élevées à mille et une reprises pour avertir, supplier, alerter ou dénoncer des politiques qui ont coûté si cher financièrement et condamné, chaque fois un peu plus, les chances du pays sont ignorées ou stipendiées. On n’interpelle pas le divin. Et, en Algérie, on ne change pas un système qui échoue.
Des observateurs de la scène nationale, situent le basculement du destin algérien à 1957 ; date de l’assassinat d’Abane Ramdane. La violence politique, en tant que moyen de règlement du contentieux politique, venait de s’imposer au plus haut niveau de la hiérarchie du pouvoir. Mais il y a pire ; l’esprit de la Soummam, porté par la rupture du combat anti-colonial et les aspirations à la justice et au progrès fut enterré avec l’architecte du congrès de 1956. L’Algérie ne s’est jamais remise de cette embuscade tendue à la démocratie.
Ben Bella, mis en scène par de Gaule et Nacer, servit d’appât à l’armée des frontières qui consacra l’élimination d’Abane en inaugurant l’indépendance par un coup d’Etat. Le populisme sanglant venait de dénaturer et de détourner un des plus grands mouvements de libération nationale du XXéme siècle.
La rigueur et la pertinence de la Soummam cédèrent devant les emphases et les improvisations démagogiques. Aucun domaine ne fut épargné par un infantilisme politique d’autant plus dévastateur qu’il sévissait dans un pays sans grande tradition de débat et une collectivité exsangue. « L’Algérie a enterré un million et demi de martyrs », avait lâché Ben Bella dans une de ses fougueuses sorties. Le chiffre, démenti par toutes les lois de la démographie, est devenu un tabou qui piège le débat historique. A de très rares exceptions près, aucun intellectuel n’ose aujourd’hui encore libérer la nation de ce mensonge originel. Installé par les baïonnettes, d’un tempérament sans nuance, Ben Bella, conjuguant l’outrance à la violence, prépara le terrain de l’absolutisme démagogique au clan d’Oujda qui n’en demandait pas tant. Il décrète que l’indépendance de l’Algérie a été consacrée le 5 juillet alors que l’évènement a eu lieu le 3 du même mois et annonce de Tunis - avant même de fouler le sol national - « nous sommes Arabes, nous sommes Arabes, nous sommes Arabes ». Imposture symbolique, falsification historique et déflagration socio-culturelle ; le départ était bien plombé. Et ça dure.
Renversé deux ans plus tard par ceux-là même qui l’avait utilisé comme paravent, Ben Bella avait laissé derrière lui la voie funeste de la violence et de la confiscation des attributs de la nation. La lignée Messali- Ben Bella se poursuit aujourd’hui par Bouteflika : le même égo, la même impudeur et le même aveuglement.
En 2012, l’Algérie importe trois calories sur les quatre qu’elle consomme. Le métro d’Alger a coûté 14 fois son coût initial. L’autoroute est-ouest, sensée être livrée en quatre ans et demi, est en chantier depuis douze ans. L’enveloppe de cinq milliards de dollars qui devait couvrir l’intégralité des travaux est multipliée par trois. Et ce n’est pas fini. Pour autant, il est inconcevable d’envisager que les pouvoirs publics en viennent à répondre aux interpellations de l’opposition qui s’alarme de tant de gâchis.
La dernière escroquerie politico-médiatique, financée à coup de millions d’euros, dans les média étrangers est typique de la fuite en avant du régime. Bouteflika sait que ses publi-reportages ne convainquent personne. Peu importe. Quand on est agonisant chaque seconde gagnée compte. S’épargner provisoirement les critiques de l’étranger est vital pour un responsable qui sait que le divorce avec le peuple est consommé depuis longtemps. Comme toutes les stratégies du pouvoir l’opération a été un fiasco lamentable. Il ne changera pas de démarche pour autant. Leurrer encore et toujours.
Admettre le principe d’une évaluation publique apparaît pour les dirigeants algériens comme une mise à nue dont ils pensent, à juste titre, qu’elle sonnerait la fin d’un concept de gestion qui postule la nation comme la propriété de celui qui a su accaparer le premier les leviers de commande.
Depuis 1957, la gouvernance en Algérie relève d’une captation brutale des centres de décisions et en aucune manière d’une compétition basée sur la proposition arbitrée par le débat. Par ce que niée pendant un demi-siècle, la réparation de l’hécatombe ayant résulté de ce hold-up national sera terrible.
Le ministre de l’éducation français, Claude Allègre, constatant l’amateurisme suicidaire du parti socialiste, dont il était membre, après la déroute de la candidate Ségolène Royal, publia un pamphlet qu’il intitula « la défaite en chantant ». Provocateur, l’écrit eut quand même le mérite d’ouvrir les yeux à la gauche française ; et à voir les derniers résultats de l’élection présidentielle, la gifle a recadré la réflexion politique et intellectuelle d’un parti qui refusait de voir sa déconnexion des enjeux dans un monde en pleine mutation. Il faudrait une encyclopédie caricaturant les outrages subis par l’Algérie pour bousculer un système qui se nourrit de ses propres échecs.
En 1962, l’agronome et écologiste René Dumont écrivit un opuscule mémorable au titre prémonitoire : « l’Afrique noire est mal partie ». A terme, l’Afrique sub-saharienne commence à entendre la voix de la raison. Malgré les frontières qui ont déchiré ethnies et territoires, des pays comme le Ghana, le Sénégal ou le Bénin semblent durablement installés dans une pratique du pouvoir régie par le contrôle démocratique. L’Afrique blanche, elle, resta longtemps hermétique à toute forme de remise en question d’une conception politique paranoïaque qui a enterré deux générations.
Aujourd’hui, et par le biais d’une communication mondialisée, tous les pays d’Afrique du nord, à l’exception de l’Algérie, se cherchent avec plus ou moins d’efficacité. Même la Libye, qu’Alger désigne comme le contre-exemple d’une révolution populaire pour justifier son immobilisme, vient de s’engager, avec les perturbations prévisibles, dans des élections législatives dont les résultats seront, pour l’essentiel, fidèles à la volonté des citoyens. Tous les peuples sont en mouvement. Il y aura des réussites et des reculs dans ces expériences mais, à l’inverse de l’Algérie, il y a prospection et donc évolution sous la pression de la rue et par la volonté des citoyens. L’Histoire enseigne que dans ces dynamiques les nations avancent et se confortent.
A voir Bouteflika, titubant dans les faméliques exhibitions mises sous cellophane de ce cinquantenaire, on constate de visu un pouvoir momifié. Sa moue de cire n’a d’égal que la vacuité de son programme. Dans la rue les services de sécurité embarquent sans ménagements des jeunes qui ont voulu déposer une gerbe de fleurs sur le monument dédié aux martyrs de la guerre. Comme tout le reste, les martyrs sont la propriété de leurs fossoyeurs.
Les hydrocarbures ont permis cinquante ans de paralysie, d’abus et d’opacité. L’Algérie de 2012 se prépare à une précarité financière inattendue et se trouve en état de rupture politique et sociologique. On peut tout faire face à la dynamique de l’Histoire, sauf l’arrêter.
Rachid Bali
NOTE UTILISATEUR: %1$S / %2$S: / 1
MAUVAISTRÈS BIEN
Détails Publié le Dimanche, 08 juillet 2012 16:34 Écrit par Rachid Bali
Il fut triste et, pour dire vrai, ridicule, ce cinquantenaire.
Tout responsable politique peut commettre des erreurs, tout projet, si bien conçu soit-il, peut se traduire par une contre-performance. Un imprévu, des conditions extérieures défavorables risquent à tout instant de contrarier un programme. L’échec algérien n’est dû ni à la surprise ni au manque de moyens. La régression nationale est une méthode et un objectif. Cette conception involutive de l’exercice du pouvoir est d’autant plus préjudiciable que le système se plait à en nier l’impopularité, maquiller les travers pour, ensuite, la revendiquer et mieux la perpétuer.
Le problème n’est pas d’avoir dissout un capital symbolique exceptionnel ni d’avoir dilapidé des ressources humaines et naturelles dont peu d’anciennes colonies pouvaient se prévaloir. Non, en Algérie, le problème est dans ce refus ou cette incapacité à faire un bilan avec lucidité et rigueur. Du coup, les mêmes fautes se reproduisent en toute impunité depuis un demi-siècle. Les voix qui se sont élevées à mille et une reprises pour avertir, supplier, alerter ou dénoncer des politiques qui ont coûté si cher financièrement et condamné, chaque fois un peu plus, les chances du pays sont ignorées ou stipendiées. On n’interpelle pas le divin. Et, en Algérie, on ne change pas un système qui échoue.
Des observateurs de la scène nationale, situent le basculement du destin algérien à 1957 ; date de l’assassinat d’Abane Ramdane. La violence politique, en tant que moyen de règlement du contentieux politique, venait de s’imposer au plus haut niveau de la hiérarchie du pouvoir. Mais il y a pire ; l’esprit de la Soummam, porté par la rupture du combat anti-colonial et les aspirations à la justice et au progrès fut enterré avec l’architecte du congrès de 1956. L’Algérie ne s’est jamais remise de cette embuscade tendue à la démocratie.
Ben Bella, mis en scène par de Gaule et Nacer, servit d’appât à l’armée des frontières qui consacra l’élimination d’Abane en inaugurant l’indépendance par un coup d’Etat. Le populisme sanglant venait de dénaturer et de détourner un des plus grands mouvements de libération nationale du XXéme siècle.
La rigueur et la pertinence de la Soummam cédèrent devant les emphases et les improvisations démagogiques. Aucun domaine ne fut épargné par un infantilisme politique d’autant plus dévastateur qu’il sévissait dans un pays sans grande tradition de débat et une collectivité exsangue. « L’Algérie a enterré un million et demi de martyrs », avait lâché Ben Bella dans une de ses fougueuses sorties. Le chiffre, démenti par toutes les lois de la démographie, est devenu un tabou qui piège le débat historique. A de très rares exceptions près, aucun intellectuel n’ose aujourd’hui encore libérer la nation de ce mensonge originel. Installé par les baïonnettes, d’un tempérament sans nuance, Ben Bella, conjuguant l’outrance à la violence, prépara le terrain de l’absolutisme démagogique au clan d’Oujda qui n’en demandait pas tant. Il décrète que l’indépendance de l’Algérie a été consacrée le 5 juillet alors que l’évènement a eu lieu le 3 du même mois et annonce de Tunis - avant même de fouler le sol national - « nous sommes Arabes, nous sommes Arabes, nous sommes Arabes ». Imposture symbolique, falsification historique et déflagration socio-culturelle ; le départ était bien plombé. Et ça dure.
Renversé deux ans plus tard par ceux-là même qui l’avait utilisé comme paravent, Ben Bella avait laissé derrière lui la voie funeste de la violence et de la confiscation des attributs de la nation. La lignée Messali- Ben Bella se poursuit aujourd’hui par Bouteflika : le même égo, la même impudeur et le même aveuglement.
En 2012, l’Algérie importe trois calories sur les quatre qu’elle consomme. Le métro d’Alger a coûté 14 fois son coût initial. L’autoroute est-ouest, sensée être livrée en quatre ans et demi, est en chantier depuis douze ans. L’enveloppe de cinq milliards de dollars qui devait couvrir l’intégralité des travaux est multipliée par trois. Et ce n’est pas fini. Pour autant, il est inconcevable d’envisager que les pouvoirs publics en viennent à répondre aux interpellations de l’opposition qui s’alarme de tant de gâchis.
La dernière escroquerie politico-médiatique, financée à coup de millions d’euros, dans les média étrangers est typique de la fuite en avant du régime. Bouteflika sait que ses publi-reportages ne convainquent personne. Peu importe. Quand on est agonisant chaque seconde gagnée compte. S’épargner provisoirement les critiques de l’étranger est vital pour un responsable qui sait que le divorce avec le peuple est consommé depuis longtemps. Comme toutes les stratégies du pouvoir l’opération a été un fiasco lamentable. Il ne changera pas de démarche pour autant. Leurrer encore et toujours.
Admettre le principe d’une évaluation publique apparaît pour les dirigeants algériens comme une mise à nue dont ils pensent, à juste titre, qu’elle sonnerait la fin d’un concept de gestion qui postule la nation comme la propriété de celui qui a su accaparer le premier les leviers de commande.
Depuis 1957, la gouvernance en Algérie relève d’une captation brutale des centres de décisions et en aucune manière d’une compétition basée sur la proposition arbitrée par le débat. Par ce que niée pendant un demi-siècle, la réparation de l’hécatombe ayant résulté de ce hold-up national sera terrible.
Le ministre de l’éducation français, Claude Allègre, constatant l’amateurisme suicidaire du parti socialiste, dont il était membre, après la déroute de la candidate Ségolène Royal, publia un pamphlet qu’il intitula « la défaite en chantant ». Provocateur, l’écrit eut quand même le mérite d’ouvrir les yeux à la gauche française ; et à voir les derniers résultats de l’élection présidentielle, la gifle a recadré la réflexion politique et intellectuelle d’un parti qui refusait de voir sa déconnexion des enjeux dans un monde en pleine mutation. Il faudrait une encyclopédie caricaturant les outrages subis par l’Algérie pour bousculer un système qui se nourrit de ses propres échecs.
En 1962, l’agronome et écologiste René Dumont écrivit un opuscule mémorable au titre prémonitoire : « l’Afrique noire est mal partie ». A terme, l’Afrique sub-saharienne commence à entendre la voix de la raison. Malgré les frontières qui ont déchiré ethnies et territoires, des pays comme le Ghana, le Sénégal ou le Bénin semblent durablement installés dans une pratique du pouvoir régie par le contrôle démocratique. L’Afrique blanche, elle, resta longtemps hermétique à toute forme de remise en question d’une conception politique paranoïaque qui a enterré deux générations.
Aujourd’hui, et par le biais d’une communication mondialisée, tous les pays d’Afrique du nord, à l’exception de l’Algérie, se cherchent avec plus ou moins d’efficacité. Même la Libye, qu’Alger désigne comme le contre-exemple d’une révolution populaire pour justifier son immobilisme, vient de s’engager, avec les perturbations prévisibles, dans des élections législatives dont les résultats seront, pour l’essentiel, fidèles à la volonté des citoyens. Tous les peuples sont en mouvement. Il y aura des réussites et des reculs dans ces expériences mais, à l’inverse de l’Algérie, il y a prospection et donc évolution sous la pression de la rue et par la volonté des citoyens. L’Histoire enseigne que dans ces dynamiques les nations avancent et se confortent.
A voir Bouteflika, titubant dans les faméliques exhibitions mises sous cellophane de ce cinquantenaire, on constate de visu un pouvoir momifié. Sa moue de cire n’a d’égal que la vacuité de son programme. Dans la rue les services de sécurité embarquent sans ménagements des jeunes qui ont voulu déposer une gerbe de fleurs sur le monument dédié aux martyrs de la guerre. Comme tout le reste, les martyrs sont la propriété de leurs fossoyeurs.
Les hydrocarbures ont permis cinquante ans de paralysie, d’abus et d’opacité. L’Algérie de 2012 se prépare à une précarité financière inattendue et se trouve en état de rupture politique et sociologique. On peut tout faire face à la dynamique de l’Histoire, sauf l’arrêter.
Rachid Bali
Algérie Express - 5 JUILLET : la régression pédante
5 JUILLET : la régression pédante
NOTE UTILISATEUR: %1$S / %2$S: / 1
MAUVAISTRÈS BIEN
Détails Publié le Dimanche, 08 juillet 2012 16:34 Écrit par Rachid Bali
Il fut triste et, pour dire vrai, ridicule, ce cinquantenaire.
Tout responsable politique peut commettre des erreurs, tout projet, si bien conçu soit-il, peut se traduire par une contre-performance. Un imprévu, des conditions extérieures défavorables risquent à tout instant de contrarier un programme. L’échec algérien n’est dû ni à la surprise ni au manque de moyens. La régression nationale est une méthode et un objectif. Cette conception involutive de l’exercice du pouvoir est d’autant plus préjudiciable que le système se plait à en nier l’impopularité, maquiller les travers pour, ensuite, la revendiquer et mieux la perpétuer.
Le problème n’est pas d’avoir dissout un capital symbolique exceptionnel ni d’avoir dilapidé des ressources humaines et naturelles dont peu d’anciennes colonies pouvaient se prévaloir. Non, en Algérie, le problème est dans ce refus ou cette incapacité à faire un bilan avec lucidité et rigueur. Du coup, les mêmes fautes se reproduisent en toute impunité depuis un demi-siècle. Les voix qui se sont élevées à mille et une reprises pour avertir, supplier, alerter ou dénoncer des politiques qui ont coûté si cher financièrement et condamné, chaque fois un peu plus, les chances du pays sont ignorées ou stipendiées. On n’interpelle pas le divin. Et, en Algérie, on ne change pas un système qui échoue.
Des observateurs de la scène nationale, situent le basculement du destin algérien à 1957 ; date de l’assassinat d’Abane Ramdane. La violence politique, en tant que moyen de règlement du contentieux politique, venait de s’imposer au plus haut niveau de la hiérarchie du pouvoir. Mais il y a pire ; l’esprit de la Soummam, porté par la rupture du combat anti-colonial et les aspirations à la justice et au progrès fut enterré avec l’architecte du congrès de 1956. L’Algérie ne s’est jamais remise de cette embuscade tendue à la démocratie.
Ben Bella, mis en scène par de Gaule et Nacer, servit d’appât à l’armée des frontières qui consacra l’élimination d’Abane en inaugurant l’indépendance par un coup d’Etat. Le populisme sanglant venait de dénaturer et de détourner un des plus grands mouvements de libération nationale du XXéme siècle.
La rigueur et la pertinence de la Soummam cédèrent devant les emphases et les improvisations démagogiques. Aucun domaine ne fut épargné par un infantilisme politique d’autant plus dévastateur qu’il sévissait dans un pays sans grande tradition de débat et une collectivité exsangue. « L’Algérie a enterré un million et demi de martyrs », avait lâché Ben Bella dans une de ses fougueuses sorties. Le chiffre, démenti par toutes les lois de la démographie, est devenu un tabou qui piège le débat historique. A de très rares exceptions près, aucun intellectuel n’ose aujourd’hui encore libérer la nation de ce mensonge originel. Installé par les baïonnettes, d’un tempérament sans nuance, Ben Bella, conjuguant l’outrance à la violence, prépara le terrain de l’absolutisme démagogique au clan d’Oujda qui n’en demandait pas tant. Il décrète que l’indépendance de l’Algérie a été consacrée le 5 juillet alors que l’évènement a eu lieu le 3 du même mois et annonce de Tunis - avant même de fouler le sol national - « nous sommes Arabes, nous sommes Arabes, nous sommes Arabes ». Imposture symbolique, falsification historique et déflagration socio-culturelle ; le départ était bien plombé. Et ça dure.
Renversé deux ans plus tard par ceux-là même qui l’avait utilisé comme paravent, Ben Bella avait laissé derrière lui la voie funeste de la violence et de la confiscation des attributs de la nation. La lignée Messali- Ben Bella se poursuit aujourd’hui par Bouteflika : le même égo, la même impudeur et le même aveuglement.
En 2012, l’Algérie importe trois calories sur les quatre qu’elle consomme. Le métro d’Alger a coûté 14 fois son coût initial. L’autoroute est-ouest, sensée être livrée en quatre ans et demi, est en chantier depuis douze ans. L’enveloppe de cinq milliards de dollars qui devait couvrir l’intégralité des travaux est multipliée par trois. Et ce n’est pas fini. Pour autant, il est inconcevable d’envisager que les pouvoirs publics en viennent à répondre aux interpellations de l’opposition qui s’alarme de tant de gâchis.
La dernière escroquerie politico-médiatique, financée à coup de millions d’euros, dans les média étrangers est typique de la fuite en avant du régime. Bouteflika sait que ses publi-reportages ne convainquent personne. Peu importe. Quand on est agonisant chaque seconde gagnée compte. S’épargner provisoirement les critiques de l’étranger est vital pour un responsable qui sait que le divorce avec le peuple est consommé depuis longtemps. Comme toutes les stratégies du pouvoir l’opération a été un fiasco lamentable. Il ne changera pas de démarche pour autant. Leurrer encore et toujours.
Admettre le principe d’une évaluation publique apparaît pour les dirigeants algériens comme une mise à nue dont ils pensent, à juste titre, qu’elle sonnerait la fin d’un concept de gestion qui postule la nation comme la propriété de celui qui a su accaparer le premier les leviers de commande.
Depuis 1957, la gouvernance en Algérie relève d’une captation brutale des centres de décisions et en aucune manière d’une compétition basée sur la proposition arbitrée par le débat. Par ce que niée pendant un demi-siècle, la réparation de l’hécatombe ayant résulté de ce hold-up national sera terrible.
Le ministre de l’éducation français, Claude Allègre, constatant l’amateurisme suicidaire du parti socialiste, dont il était membre, après la déroute de la candidate Ségolène Royal, publia un pamphlet qu’il intitula « la défaite en chantant ». Provocateur, l’écrit eut quand même le mérite d’ouvrir les yeux à la gauche française ; et à voir les derniers résultats de l’élection présidentielle, la gifle a recadré la réflexion politique et intellectuelle d’un parti qui refusait de voir sa déconnexion des enjeux dans un monde en pleine mutation. Il faudrait une encyclopédie caricaturant les outrages subis par l’Algérie pour bousculer un système qui se nourrit de ses propres échecs.
En 1962, l’agronome et écologiste René Dumont écrivit un opuscule mémorable au titre prémonitoire : « l’Afrique noire est mal partie ». A terme, l’Afrique sub-saharienne commence à entendre la voix de la raison. Malgré les frontières qui ont déchiré ethnies et territoires, des pays comme le Ghana, le Sénégal ou le Bénin semblent durablement installés dans une pratique du pouvoir régie par le contrôle démocratique. L’Afrique blanche, elle, resta longtemps hermétique à toute forme de remise en question d’une conception politique paranoïaque qui a enterré deux générations.
Aujourd’hui, et par le biais d’une communication mondialisée, tous les pays d’Afrique du nord, à l’exception de l’Algérie, se cherchent avec plus ou moins d’efficacité. Même la Libye, qu’Alger désigne comme le contre-exemple d’une révolution populaire pour justifier son immobilisme, vient de s’engager, avec les perturbations prévisibles, dans des élections législatives dont les résultats seront, pour l’essentiel, fidèles à la volonté des citoyens. Tous les peuples sont en mouvement. Il y aura des réussites et des reculs dans ces expériences mais, à l’inverse de l’Algérie, il y a prospection et donc évolution sous la pression de la rue et par la volonté des citoyens. L’Histoire enseigne que dans ces dynamiques les nations avancent et se confortent.
A voir Bouteflika, titubant dans les faméliques exhibitions mises sous cellophane de ce cinquantenaire, on constate de visu un pouvoir momifié. Sa moue de cire n’a d’égal que la vacuité de son programme. Dans la rue les services de sécurité embarquent sans ménagements des jeunes qui ont voulu déposer une gerbe de fleurs sur le monument dédié aux martyrs de la guerre. Comme tout le reste, les martyrs sont la propriété de leurs fossoyeurs.
Les hydrocarbures ont permis cinquante ans de paralysie, d’abus et d’opacité. L’Algérie de 2012 se prépare à une précarité financière inattendue et se trouve en état de rupture politique et sociologique. On peut tout faire face à la dynamique de l’Histoire, sauf l’arrêter.
Rachid Bali
NOTE UTILISATEUR: %1$S / %2$S: / 1
MAUVAISTRÈS BIEN
Détails Publié le Dimanche, 08 juillet 2012 16:34 Écrit par Rachid Bali
Il fut triste et, pour dire vrai, ridicule, ce cinquantenaire.
Tout responsable politique peut commettre des erreurs, tout projet, si bien conçu soit-il, peut se traduire par une contre-performance. Un imprévu, des conditions extérieures défavorables risquent à tout instant de contrarier un programme. L’échec algérien n’est dû ni à la surprise ni au manque de moyens. La régression nationale est une méthode et un objectif. Cette conception involutive de l’exercice du pouvoir est d’autant plus préjudiciable que le système se plait à en nier l’impopularité, maquiller les travers pour, ensuite, la revendiquer et mieux la perpétuer.
Le problème n’est pas d’avoir dissout un capital symbolique exceptionnel ni d’avoir dilapidé des ressources humaines et naturelles dont peu d’anciennes colonies pouvaient se prévaloir. Non, en Algérie, le problème est dans ce refus ou cette incapacité à faire un bilan avec lucidité et rigueur. Du coup, les mêmes fautes se reproduisent en toute impunité depuis un demi-siècle. Les voix qui se sont élevées à mille et une reprises pour avertir, supplier, alerter ou dénoncer des politiques qui ont coûté si cher financièrement et condamné, chaque fois un peu plus, les chances du pays sont ignorées ou stipendiées. On n’interpelle pas le divin. Et, en Algérie, on ne change pas un système qui échoue.
Des observateurs de la scène nationale, situent le basculement du destin algérien à 1957 ; date de l’assassinat d’Abane Ramdane. La violence politique, en tant que moyen de règlement du contentieux politique, venait de s’imposer au plus haut niveau de la hiérarchie du pouvoir. Mais il y a pire ; l’esprit de la Soummam, porté par la rupture du combat anti-colonial et les aspirations à la justice et au progrès fut enterré avec l’architecte du congrès de 1956. L’Algérie ne s’est jamais remise de cette embuscade tendue à la démocratie.
Ben Bella, mis en scène par de Gaule et Nacer, servit d’appât à l’armée des frontières qui consacra l’élimination d’Abane en inaugurant l’indépendance par un coup d’Etat. Le populisme sanglant venait de dénaturer et de détourner un des plus grands mouvements de libération nationale du XXéme siècle.
La rigueur et la pertinence de la Soummam cédèrent devant les emphases et les improvisations démagogiques. Aucun domaine ne fut épargné par un infantilisme politique d’autant plus dévastateur qu’il sévissait dans un pays sans grande tradition de débat et une collectivité exsangue. « L’Algérie a enterré un million et demi de martyrs », avait lâché Ben Bella dans une de ses fougueuses sorties. Le chiffre, démenti par toutes les lois de la démographie, est devenu un tabou qui piège le débat historique. A de très rares exceptions près, aucun intellectuel n’ose aujourd’hui encore libérer la nation de ce mensonge originel. Installé par les baïonnettes, d’un tempérament sans nuance, Ben Bella, conjuguant l’outrance à la violence, prépara le terrain de l’absolutisme démagogique au clan d’Oujda qui n’en demandait pas tant. Il décrète que l’indépendance de l’Algérie a été consacrée le 5 juillet alors que l’évènement a eu lieu le 3 du même mois et annonce de Tunis - avant même de fouler le sol national - « nous sommes Arabes, nous sommes Arabes, nous sommes Arabes ». Imposture symbolique, falsification historique et déflagration socio-culturelle ; le départ était bien plombé. Et ça dure.
Renversé deux ans plus tard par ceux-là même qui l’avait utilisé comme paravent, Ben Bella avait laissé derrière lui la voie funeste de la violence et de la confiscation des attributs de la nation. La lignée Messali- Ben Bella se poursuit aujourd’hui par Bouteflika : le même égo, la même impudeur et le même aveuglement.
En 2012, l’Algérie importe trois calories sur les quatre qu’elle consomme. Le métro d’Alger a coûté 14 fois son coût initial. L’autoroute est-ouest, sensée être livrée en quatre ans et demi, est en chantier depuis douze ans. L’enveloppe de cinq milliards de dollars qui devait couvrir l’intégralité des travaux est multipliée par trois. Et ce n’est pas fini. Pour autant, il est inconcevable d’envisager que les pouvoirs publics en viennent à répondre aux interpellations de l’opposition qui s’alarme de tant de gâchis.
La dernière escroquerie politico-médiatique, financée à coup de millions d’euros, dans les média étrangers est typique de la fuite en avant du régime. Bouteflika sait que ses publi-reportages ne convainquent personne. Peu importe. Quand on est agonisant chaque seconde gagnée compte. S’épargner provisoirement les critiques de l’étranger est vital pour un responsable qui sait que le divorce avec le peuple est consommé depuis longtemps. Comme toutes les stratégies du pouvoir l’opération a été un fiasco lamentable. Il ne changera pas de démarche pour autant. Leurrer encore et toujours.
Admettre le principe d’une évaluation publique apparaît pour les dirigeants algériens comme une mise à nue dont ils pensent, à juste titre, qu’elle sonnerait la fin d’un concept de gestion qui postule la nation comme la propriété de celui qui a su accaparer le premier les leviers de commande.
Depuis 1957, la gouvernance en Algérie relève d’une captation brutale des centres de décisions et en aucune manière d’une compétition basée sur la proposition arbitrée par le débat. Par ce que niée pendant un demi-siècle, la réparation de l’hécatombe ayant résulté de ce hold-up national sera terrible.
Le ministre de l’éducation français, Claude Allègre, constatant l’amateurisme suicidaire du parti socialiste, dont il était membre, après la déroute de la candidate Ségolène Royal, publia un pamphlet qu’il intitula « la défaite en chantant ». Provocateur, l’écrit eut quand même le mérite d’ouvrir les yeux à la gauche française ; et à voir les derniers résultats de l’élection présidentielle, la gifle a recadré la réflexion politique et intellectuelle d’un parti qui refusait de voir sa déconnexion des enjeux dans un monde en pleine mutation. Il faudrait une encyclopédie caricaturant les outrages subis par l’Algérie pour bousculer un système qui se nourrit de ses propres échecs.
En 1962, l’agronome et écologiste René Dumont écrivit un opuscule mémorable au titre prémonitoire : « l’Afrique noire est mal partie ». A terme, l’Afrique sub-saharienne commence à entendre la voix de la raison. Malgré les frontières qui ont déchiré ethnies et territoires, des pays comme le Ghana, le Sénégal ou le Bénin semblent durablement installés dans une pratique du pouvoir régie par le contrôle démocratique. L’Afrique blanche, elle, resta longtemps hermétique à toute forme de remise en question d’une conception politique paranoïaque qui a enterré deux générations.
Aujourd’hui, et par le biais d’une communication mondialisée, tous les pays d’Afrique du nord, à l’exception de l’Algérie, se cherchent avec plus ou moins d’efficacité. Même la Libye, qu’Alger désigne comme le contre-exemple d’une révolution populaire pour justifier son immobilisme, vient de s’engager, avec les perturbations prévisibles, dans des élections législatives dont les résultats seront, pour l’essentiel, fidèles à la volonté des citoyens. Tous les peuples sont en mouvement. Il y aura des réussites et des reculs dans ces expériences mais, à l’inverse de l’Algérie, il y a prospection et donc évolution sous la pression de la rue et par la volonté des citoyens. L’Histoire enseigne que dans ces dynamiques les nations avancent et se confortent.
A voir Bouteflika, titubant dans les faméliques exhibitions mises sous cellophane de ce cinquantenaire, on constate de visu un pouvoir momifié. Sa moue de cire n’a d’égal que la vacuité de son programme. Dans la rue les services de sécurité embarquent sans ménagements des jeunes qui ont voulu déposer une gerbe de fleurs sur le monument dédié aux martyrs de la guerre. Comme tout le reste, les martyrs sont la propriété de leurs fossoyeurs.
Les hydrocarbures ont permis cinquante ans de paralysie, d’abus et d’opacité. L’Algérie de 2012 se prépare à une précarité financière inattendue et se trouve en état de rupture politique et sociologique. On peut tout faire face à la dynamique de l’Histoire, sauf l’arrêter.
Rachid Bali
samedi 7 juillet 2012
Des représentants du mouvement islamiste armé MUJAO reçus à Alger
Des représentants du mouvement islamiste armé MUJAO reçus à Alger
07/07/2012 - 15:12
GAO (SIWEL) — D'après un message envoyé à notre rédaction et signé par le bureau d'information du MNLA, une délégation du Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) a été reçue à Alger, le 06-07-2012 au soir.
Hamada Ould Khaïrou, créateur et chef du MUJAO. (PH/DR)
Hanoune ould Omar et abderhamane ould, deux chefs politiques du mouvement terroriste, ont été, selon la même source, transportés d'Adrar vers Alger par un avion algérien, hier soir.
Dans le même message, le MNLA affirme avoir des preuves que les services secrets algériens travaillent en étroite collaboration avec le MUJAO. « Le jour précédent l'attaque de Gao (capitale de l'Azawad) fin Juin par ces islamistes, une rencontre s'est tenue dans la zone de Tombouctou entre les chefs du MUJAO et un général algérien », assure ce membre du bureau d'information du MNLA. Selon ce dernier « c'est à partir de cette rencontre qu'ont été établies les stratégies de l'attaque de Gao contre le MNLA » qui a fait plusieurs morts.
A rappeler qu'une délégation d'un autre mouvement islamiste armé qui active dans l'Azawad, Ansar Dine, a été reçu à Alger « pour des discussion avec le pouvoir », a affirmé un représentant de ce mouvement terroriste, le 20-06-2012.
mld
SIWEL 07 1616 JUI12
07/07/2012 - 15:12
GAO (SIWEL) — D'après un message envoyé à notre rédaction et signé par le bureau d'information du MNLA, une délégation du Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) a été reçue à Alger, le 06-07-2012 au soir.
Hamada Ould Khaïrou, créateur et chef du MUJAO. (PH/DR)
Hanoune ould Omar et abderhamane ould, deux chefs politiques du mouvement terroriste, ont été, selon la même source, transportés d'Adrar vers Alger par un avion algérien, hier soir.
Dans le même message, le MNLA affirme avoir des preuves que les services secrets algériens travaillent en étroite collaboration avec le MUJAO. « Le jour précédent l'attaque de Gao (capitale de l'Azawad) fin Juin par ces islamistes, une rencontre s'est tenue dans la zone de Tombouctou entre les chefs du MUJAO et un général algérien », assure ce membre du bureau d'information du MNLA. Selon ce dernier « c'est à partir de cette rencontre qu'ont été établies les stratégies de l'attaque de Gao contre le MNLA » qui a fait plusieurs morts.
A rappeler qu'une délégation d'un autre mouvement islamiste armé qui active dans l'Azawad, Ansar Dine, a été reçu à Alger « pour des discussion avec le pouvoir », a affirmé un représentant de ce mouvement terroriste, le 20-06-2012.
mld
SIWEL 07 1616 JUI12
AIT CHALLAL Ahviv - YouTube
AIT CHALLAL Ahviv - YouTube
Ajoutée par AITCHALLAL95 le 8 mars 2011
Toi mon ami
Tu ne m'as jamais laissé
Tu m'as blanchi de toutes accusations (mauvaises rumeurs)
Puisque toi mon ami tu sais
Tu connais la raison cachée à tout ça
La racine de mon mal suffoque
Elle ne pourrit pas, ne meurt pas x2
Mon bonheur se conjugue au passé
La corde enlace mon cou x2
Le cœur blessé noyé dans les ténèbres
Il a espéré regagner la lumière
Les miens, chacun où il a enfoui sa tête
Mais toi (mon ami) t'es la force de mes épaules
Que n'as-tu pas enduré Ô mon âme solitaire
Ravagé par les morsures de chiens errants
Les blessures, et le froid glacial
Les canines me perçant la peau
Toi mon ami
Tu ne m'as jamais laissé
Tu m'as blanchi de toutes accusations (mauvaises rumeurs)
Puisque toi mon ami tu sais
Tu connais la raison cachée à tout ça
Je vois tout ça d'un mauvais œil
Je chante cette complainte, j'écoute x2
Si je parle, j'ai peur de blesser
Je me suis tus, j'ai peur du déclin x2
Seul coincé entre les chiens
C'est toi que j'ai trouvé à mes côtés
Quand je suis tombé et cru voir advenir ma fin
Tu étais la raison de mon redressement x2
Que n'as-tu pas enduré Ô mon âme solitaire
Ravagé par les morsures de chiens errants
Les blessures, et le froid glacial
Les canines me perçant la peau
Toi mon ami
Tu ne m'as jamais laissé
Tu m'as blanchi de toutes accusations (mauvaises rumeurs)
Puisque toi mon ami tu sais
Tu connais la raison cachée à tout ça
Ajoutée par AITCHALLAL95 le 8 mars 2011
Toi mon ami
Tu ne m'as jamais laissé
Tu m'as blanchi de toutes accusations (mauvaises rumeurs)
Puisque toi mon ami tu sais
Tu connais la raison cachée à tout ça
La racine de mon mal suffoque
Elle ne pourrit pas, ne meurt pas x2
Mon bonheur se conjugue au passé
La corde enlace mon cou x2
Le cœur blessé noyé dans les ténèbres
Il a espéré regagner la lumière
Les miens, chacun où il a enfoui sa tête
Mais toi (mon ami) t'es la force de mes épaules
Que n'as-tu pas enduré Ô mon âme solitaire
Ravagé par les morsures de chiens errants
Les blessures, et le froid glacial
Les canines me perçant la peau
Toi mon ami
Tu ne m'as jamais laissé
Tu m'as blanchi de toutes accusations (mauvaises rumeurs)
Puisque toi mon ami tu sais
Tu connais la raison cachée à tout ça
Je vois tout ça d'un mauvais œil
Je chante cette complainte, j'écoute x2
Si je parle, j'ai peur de blesser
Je me suis tus, j'ai peur du déclin x2
Seul coincé entre les chiens
C'est toi que j'ai trouvé à mes côtés
Quand je suis tombé et cru voir advenir ma fin
Tu étais la raison de mon redressement x2
Que n'as-tu pas enduré Ô mon âme solitaire
Ravagé par les morsures de chiens errants
Les blessures, et le froid glacial
Les canines me perçant la peau
Toi mon ami
Tu ne m'as jamais laissé
Tu m'as blanchi de toutes accusations (mauvaises rumeurs)
Puisque toi mon ami tu sais
Tu connais la raison cachée à tout ça
Je n'ai ni tué, ni volé
Et pourtant j'ai fini exilé x2
Que je reste ou que je parte
Où que j'aille je serai un étranger x2
Dans les pays étrangers j'étouffe
C'est le verdict de l'homme kabyle
Chaque village sur lequel je questionne
On me dit qu'il a un exilé
Que n'as-tu pas enduré Ô mon âme solitaire
Ravagé par les morsures de chiens errants
Les blessures, et le froid glacial
Les canines me perçant la peau
Toi mon ami
Tu ne m'as jamais laissé
Tu m'as blanchi de toutes accusations (mauvaises rumeurs)
Puisque toi mon ami tu sais
Tu connais la raison cachée à tout ça
Traduction: Sephora
vendredi 6 juillet 2012
Pour Ferhat Mehenni le pouvoir algérien est « le véritable séparatiste »
Pour Ferhat Mehenni le pouvoir algérien est « le véritable séparatiste »
Pour Ferhat Mehenni le pouvoir algérien est « le véritable séparatiste »
06/07/2012 - 14:39
PARIS (SIWEL) — Dans un communiqué envoyé à notre rédaction, Ferhat Mehenni, le président du Gouvernement Provisoire Kabyle, a dressé « un bilan plutôt sombre » pour la Kabylie, 50 ans après l'indépendance de l'Algérie. « Le pouvoir algérien n’a qu’un seul objectif en Kabylie : TUER », a-t-il déploré.
Ferhat Mehenni lors de la commémoration des victimes kabyles du 17 Octobre 1961 à Paris, le 17-10-2010 (PH/SIWEL)
« Tuer nos enfants, tuer nos femmes et nos hommes de renom, tuer notre âme et nos symboles, notre langue et notre identité, notre économie et notre écologie, nos valeurs et notre conscience… », c'est à cela que le président de l'Anavad résume « ces 50 années algériennes » durant lesquelles la Kabylie a été « colonisée, ostracisée, niée, humiliée et réprimée », fustige-til.
Ferhat Mehenni assure que « c’est ce même pouvoir qui s’apprête à fêter ce cinquantenaire qui est le véritable séparatiste, car c’est lui qui, depuis la confiscation de l’indépendance, élargit chaque jour davantage, le fossé entre l’Algérie de plus en plus arabo-islamisée et la Kabylie toujours attachée à ses racines. »
Optimiste pour l'avenir, le président de l'Anavad affirme, dans son communiqué, que « c’est parce que la Kabylie a compris qu’à terme c’est sa mort qui est programmée, par ce régime raciste, qu’elle s’est dotée depuis le 01/06/2010 d’un Gouvernement Provisoire Kabyle, l’ANAVAD ».
Il conclu « qu'aujourd'hui, le peuple kabyle, conscient de ses droits et de ses devoirs, se dresse comme un seul homme pour reconquérir sa liberté ».
mld
SIWEL 06 1547 JUI12
Pour Ferhat Mehenni le pouvoir algérien est « le véritable séparatiste »
06/07/2012 - 14:39
PARIS (SIWEL) — Dans un communiqué envoyé à notre rédaction, Ferhat Mehenni, le président du Gouvernement Provisoire Kabyle, a dressé « un bilan plutôt sombre » pour la Kabylie, 50 ans après l'indépendance de l'Algérie. « Le pouvoir algérien n’a qu’un seul objectif en Kabylie : TUER », a-t-il déploré.
Ferhat Mehenni lors de la commémoration des victimes kabyles du 17 Octobre 1961 à Paris, le 17-10-2010 (PH/SIWEL)
« Tuer nos enfants, tuer nos femmes et nos hommes de renom, tuer notre âme et nos symboles, notre langue et notre identité, notre économie et notre écologie, nos valeurs et notre conscience… », c'est à cela que le président de l'Anavad résume « ces 50 années algériennes » durant lesquelles la Kabylie a été « colonisée, ostracisée, niée, humiliée et réprimée », fustige-til.
Ferhat Mehenni assure que « c’est ce même pouvoir qui s’apprête à fêter ce cinquantenaire qui est le véritable séparatiste, car c’est lui qui, depuis la confiscation de l’indépendance, élargit chaque jour davantage, le fossé entre l’Algérie de plus en plus arabo-islamisée et la Kabylie toujours attachée à ses racines. »
Optimiste pour l'avenir, le président de l'Anavad affirme, dans son communiqué, que « c’est parce que la Kabylie a compris qu’à terme c’est sa mort qui est programmée, par ce régime raciste, qu’elle s’est dotée depuis le 01/06/2010 d’un Gouvernement Provisoire Kabyle, l’ANAVAD ».
Il conclu « qu'aujourd'hui, le peuple kabyle, conscient de ses droits et de ses devoirs, se dresse comme un seul homme pour reconquérir sa liberté ».
mld
SIWEL 06 1547 JUI12
Publiée le 6 juil. 2012 par Tanazurt
Je pose une question à toutes les autres équipes sportives berbères, notamment la JSK qui est la plus connue, qu'est-ce qui les empêche de faire de même ? De montrer leur Amazighité et d'en être fières ?
Quant à nos frères libyens ils siègent dans nos coeurs à tout jamais.
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